Moira
La journée risque d'être encore très longue pour ma petite fille, j'aimerai qu'elle aille à l'école aujourd'hui mais je ne sais pas si je vais arriver à faire en sorte qu'elle y aille, en trois semaines elle n'y est allée que quatre fois.
L'institutrice m'a dit qu'elle ne faisait que pleurer et qu'il valait peut être mieux qu'elle reste avec nous jusqu'a ce que les choses s'arrangent. Je passe une main sur mon visage, je suis fatiguée, ces trois dernières semaines ont été épuisante, heureusement pour moi, Théa est en vacance et elle m'aide beaucoup à gérer Lexie. Honnêtement si Théa n'était pas aussi présente je ne sais pas comment je m'en sortirai car Lexie est toujours dans nos jambes. Nous devons la distraire un maximum pour éviter qu'elle ne pense trop ou qu'elle ne pleure de trop, je comprends qu'elle est inquiète nous le sommes tous...
Je sors du bureau en emportant les dossiers que Walter a oublié ce mâtin, son chauffeur doit passer les prendre. Je me dirige vers le vestibule, j'ai dit au chauffeur que les dossiers se trouveraient sur le guéridon. J'avance d'un pas pressé, j'ai encore plein de chose à préparer et je n'ai guère le temps de passer du temps avec le chauffeur de mon mari. j'espère qu'il les prendra et qu'il partira sans me poser de questions.
Je relève la tête et me fige laissant tomber tout les documents sur le sol, les feuilles s'éparpillent autour de moi, merde il va falloir tout ramasser et classer... Quelle idiote..
J'écarquille les yeux, non c'est impossible, je dois être prise d'hallucination, ça ne peut pas être lui, impossible, Oliver est mort depuis cinq ans. Nous n'avons jamais retrouvé son corps ni celui de son père mais la police a été claire ils ne reviendront jamais. Nous avons réussi tant bien que mal à faire notre deuil, Lexie nous a aidé, beaucoup même. Je regarde l'homme qui se tient à un mètre de moi, il a le même regard qu'Oliver, il est beaucoup plus musclé que lui, il a également une barbe, enfin pas très grande elle est soigneusement taillé. Je suis persuadée que c'est lui, mais on nous a dit qu'il n'y avait aucun espoir de le retrouver vivant... Si cet homme est mon fils je me demande où il est passé durant ces cinq dernière années et pourquoi il reviendrai que maintenant, pourquoi !
Sa famille était tout ce qu'il adorait, surtout sa femme, jamais il n'aurait laissé sa femme sans nouvelle, ces deux la s'aimaient plus que tout, je n'ai jamais vu des gens s'aiment aussi fort que mon fils et ma belle fille.
Je lui pose la question qui me brûle les lèvres depuis l'instant où j'ai découvert cet homme dans le vestibule qui semblait prêt à prendre la fuite. Je prie pour que celui ci me dise que oui même si tout ça me parait impossible mais qui pourrait t'il être d'autre ? On ne rentre pas chez nous comme ça, il y a des mesures de sécurité, Hamilton n'aurai pas laisser un inconnu entrer dans le manoir ou alors il serait resté avec lui jusqu'a ce que j'arrive. Si Hamilton lui a laissé l'accès libre à notre résidence c'est que c'est lui, c'est mon fils...
- Oliver... C'est bien toi ?
Malheureusement pour moi il n'a pas le temps de me répondre que Lexie hurle à travers toute la pièce. Lexie la fille d'Oliver et de Felicity. Ma petite fille, celle qui a réussi à nous redonner le sourire à tous. Je vois l'homme qui détaille Lexie, si c'est vraiment Oliver alors il verra a quel point elle ressemble à Felicity.
Ma petite fille ne veut pas aller à l'école, je sais qu'elle n'est pas malade, elle exagère toujours, elle me pointe sa gorge de son index, je regarde pour lui faire plaisir mais elle n'est même pas rouge. Je lui propose qu'elle aille prendre son déjeuner et ensuite nous verrons si elle a toujours des douleurs. Elle me gratifie d'un petit sourire avant de répliquer.
Ca me fait sourire, elle a toujours le dernier mot cette petite. Elle a vraiment un caractère bien trempé comme Oliver et Felicity, remarque ces deux parents ont du caractère il aurait été étonnant que cet enfant n'en ai pas.
Je souris, je me souviens lorsque Felicity est arrivé en pleures au manoir peu de temps après le naufrage du Gambit, elle m'a dit qu'elle était enceinte et qu'elle ne savait pas si elle pouvait élever cet enfant seule... Nous l'avons rassuré malgré le fait que nous portions encore tous le deuil de Robert et d'Oliver. Pour nous il était hors de question que cet enfant ne naisse pas, c'était un cadeau qu'Oliver nous avait laissé avant de nous quitter, un cadeau que nous chérissons depuis le jour où nous avons su qu'elle était présente.
Durant ces huit mois de grossesse nous avons toujours soutenue Felicity et lorsque Lexie est née ça été un véritable bonheur, ma petite fille nous a redonné à toutes une raison de nous lever le mâtin, une raison de sourire, une raison d'être de nouveau heureux.
Lexie s'aperçoit enfin qu'il y a quelqu'un avec nous, d'ailleurs elle s'approche un peu plus de lui et le regarde puis elle lui dit qu'il ressemble à son papa avant de partir en courant vers la cuisine. Des l'instant ou Lexie à prononcé cette phrase le doute à fui mon esprit parce que Lexie ne connaît Oliver qu'au travers de nos histoires et des photos qu'elle regarde chaque soir avant de s'endormir. Je m'avance alors rapidement vers lui et je le serre très fort dans mes bras, il me dit qu'il va bien... Plein de question affluent dans ma tête.
Je l'emmène au salon je pense que nous avons plein de chose à nous dire. Oliver s'assoit, je n'ai pas le temps d'en faire de même, pourtant j'aimerai, je n'attends que ça que nous passions la matinée ensemble, qu'il m'explique qu'il me réconforte et que j'en fasse de même mais j'ai l'impression que mon petit garçon à changé, ce n'est plus le même, je le vois, je le sens. Il n'y a plus cette étincelle au fond des yeux cette lueur qui faisait de lui un homme heureux et qui rendait les gens heureux.
Mon téléphone sonne, je dois répondre je n'ai pas le choix. Je m'excuse lui promettant que je reviens rapidement.
Une fois ma conversation achevé je retourne au salon, Tim est la avec Lexie. Je lui explique qu'elle n'ira pas à l'école puis je l'emmène à l'écart, Oliver ne sait toujours pas qu'il a une petite fille et je n'ai pas encore pu lui dire, je ne sais comment lui dire surtout après avoir passé cinq ans loin de nous.
- Tim, je suis désolé de vous avoir fait venir pour rien, Lexie restera toute la semaine à la maison.
- Moira, l'homme dans votre salon, on dirait votre fils... Je sais que c'est dingue mais on dirait vraiment lui.
- C'est parce que c'est lui Tim... Il est revenu. Veillez m'excuser mais je dois parler à mon fais dix minutes qu'il a passé la porte d'entrée et je n'ai pas encore eut un moment avec lui...
Je n'ai pas le temps de me rendre au salon que le chauffeur de mon mari apparaît au bout du couloir, zut les dossiers. Je me précipite vers lui, les documents gisent toujours sur le sol. Je lui montre les dossiers de la main.
- Je suis désolé, je vais tout remettre en ordre, j'en ai pour quinze minutes.
Décidément rien ne va aujourd'hui enfin si Oliver est la en vie et rien que pour ça je peux dire que c'est la plus belle journée de ma vie, de notre vie.
Je récupère le tout et pars dans mon bureau. Tout s'est mélangé mais heureusement pour moi toute les pages sont numérotés ce qui rend la tâche moins compliqués. Je range les dernières feuilles et j'amène le tout au chauffeur. Ca y'est, je pense que je vais enfin pouvoir accorder du temps à mon fils.
