Oliver

La journée à été longue, après notre retour du cinéma j'ai rencontré Walter, je le connaissais déjà, enfin un peu... Notre échange a été cordial mais froid. Je ne savais pas du tout quoi lui dire et lui non plus apparemment, il avait l'air gêné. Heureusement que Lexie est arrivé après notre poignée de main, elle lui a sauté dans les bras et lui a demandé pour qu'il joue avec elle, elle en a jamais assez, elle est inépuisable. Intérieurement j'ai remercié ma fille. Walter lui a pris la main et est allée avec elle dans le jardin.

J'ai ensuite passé du temps avec ma mère, nous avons beaucoup discuté, elle m'a posé tout un tas de question auxquelles j'ai préféré ne pas répondre. Je ne veux pas qu'elle sache à quel point je suis détruit de l'intérieur parce que oui je le suis même si Tatsue à fait un travail remarquable, la lumière n'est qu'en surface pour le moment, il me faudra du temps pour me libérer de toute ces horribles choses qui peuple mes pensées, mes nuits...

Après avoir discuté longuement avec ma mère, je suis allée marcher avec ma petite soeur à l'extérieur du manoir bien sur nous avions toujours un garde du corps collé à nos basques mais celui ci m'a l'air bien plus cool que celui qui protège Lexie. Enfin cool, disons qu'il laisse plus d'espace entre ma soeur et lui.

Théa m'a raconté sa descente aux enfers, la drogue, l'alcool... J'ai voulu savoir pourquoi elle en était arrivé la. Elle m'a simplement dit que la vie n'était pas facile et que les personnes que nous croyons connaître n'était pas forcément celle que l'ont croyait. Je ne sais pas ce qu'elle a voulu dire en me racontant ça mais je n'ai rien obtenu de plus.

Nous sommes rentrés une fois la nuit tombé, je suis monté à l'étage, j'ai embrassé Lexie qui dormait profondément et je suis allé dans ma chambre. J'ai ouvert la porte et je suis resté pétrifier sur le seuil. Je n'ai pas pu avancer cette chambre me rappelé bien trop ma vie d'avant, les moments passé ici avec ma femme, mes amis... Rien n'a changé, ma mère la gardé telle quelle. J'ai refermé la porte et plutôt que de choisir le canapé je suis allé m'allonger dans le lit de ma fille. Je l'ai serré dans mes bras et j'ai prié pour que ma femme se réveille.

- Papa, papa qu'est ce que tu fais dans mon lit ?

- Bonjour Lexie... J'avais envie de te serrer dans mes bras et je crois que je me suis endormi. Je suis désolé Lexie.

- Oh papa, c'est rien. Des fois je dors avec maman aussi, surtout quand maman est triste.

J'ai un gros pincement au coeur, je déteste l'idée que ma femme soit triste mais je dois admettre que ces cinq dernières années n'ont sûrement pas été une partie de plaisir pour elle.

Je prends Lexie à nouveau dans mes bras, elle me fait de gros bisous sur la joue avant de quitter le lit.

- Papa, aujourd'hui je veux aller à l'école.

Je souris et me lève, je l'aide à se préparer, je suis un peu maladroit surtout lorsqu'elle me tend le peigne.

- Je veux une queue comme maman.

J'essaie de m'appliquer un maximum mais bon sang ce n'est pas facile, je passe l'élastique dans ses cheveux. Je suis satisfait ça ressemble à la coiffure de Felicity et mon dieu, quand je regarde Lexie coiffait ainsi je me rends compte qu'elle lui ressemble encore plus. Je me demande comment j'ai fait pour ne pas voir cela hier mâtin.

Nous descendons les escaliers, ma mère est déjà dans la cuisine.

- Oh ma puce, tu es déjà prête ?

- Mamie je veux aller à l'école et je veux que c'est papa qui m'accompagne.

- Tu veux y aller... D'accord mais promet moi que tu ne vas pas pleurer... Et viens ici, je vais te recoiffer, je t'ai déjà dis que si tu voulais faire une queue il valait mieux me le demander. La dernière fois maman à du couper tes cheveux parce que tu avait tout emmêlé. Tu te souviens !

- Mais mamie j'ai demandé... C'est papa qui l'a fait.

Ma mère me regarde en souriant...

- Je trouvais ça bien pourtant...

- C'est pas trop mal Oliver... Si elle était resté ici, mais pour l'école non, il y a des bosses partout et des cheveux qui ne sont pas pris dans l'élastique.

Je me mets a rire, je ne suis vraiment pas doué... Si Lexie avait été un garçon ça aurai été plus simple.

Après avoir déposé Lexie à l'école non sans être accompagné de Tim, je rejoins la clinique.

Je passe la journée assis dans la chambre de Felicity, je lui parle sans cesse de ma vie. Je lui raconte aussi mon aventure de ce mâtin. J'ai l'impression qu'elle esquisse un petit sourire mais je suis sur que c'est le fruit de mon imagination. J'ai rencontré beaucoup d'infirmière durant la journée, elles prennent vraiment soin de ma femme. J'ai discuté avec celle que j'avais croisé hier dans la chambre, elle est bavarde et elle me fait vraiment pensé à Felicity par moment surtout quand elle babille.

La porte s'ouvre encore, je pense que c'est encore une infirmière mais non, c'est une petite tornade, elle me grimpe dessus et m'enlace, elle a l'air radieuse.

- Ta journée c'est bien passé ?

- Oui, j'ai dis à toute mes copines que tu étais vivant. Mais Stacy a dit que je mentais alors j'ai pleuré. Mais madame Hizt lui a dit que c'était vrai alors elle s'est excusé... Papa tu crois que maman va se réveiller ?

- Je ne sais pas Lexie, personne ne sait... Malheureusement on doit patienter... Je sais que pour toi c'est long et que tu aimerais que ta maman se réveille et moi aussi j'aimerai. Allez viens, nous devons nous préparer pour ce soir.

Nous sommes tous assis dans le salon, nous attendons patiemment l'arrivé de la famille Merlyn, parce que même si Laurel se fait appeler maître Lance, j'ai vu qu'elle portait une alliance hier donc j'en déduis qu'ils sont mariés, puis j'ai eu la confirmation hier en discutant avec Théa.

La sonnette de l'entrée retentit, nous nous levons tous pour aller accueillir nos invités. Ma mère ouvre la porte et la famille fait son entrée. Tommy ne prête pas attention à ma mère, il file droit sur moi et me serre dans ses bras.

- Quand Laurel m'a dit que tu étais en vie, je n'y croyait pas... C'est bon de te revoir Oliver.

Nous discutons un moment dans le vestibule, je fais connaissance avec Adam, il est plus grand que sur la photo que j'ai aperçu dans le bureau de Laurel mais il ressemble énormément à mon meilleur ami. Lexie prend le petit par la main et l'emmène au salon la où elle a déposé des jouets pour lui et elle.

La soirée se déroule bien, nous mangeons, buvons, discutons et rions. Nous nous rappelons le bon vieux temps. Nous évitons de parler de Felicity parce que ça nous fait mal. Pas seulement à moi et Lexie mais à tout le monde.

Il est plus de minuit lorsque Tommy et Laurel se décide à partir, Adam et Lexie tombe de fatigue mais ni l'un ni l'autre n'a sombré dans le sommeil.

- (Laurel) Oliver, j'ai eu la date pour la séance au tribunal, ce sera vendredi à dix heure.

- Ca va vite dis donc... Même pas trois jours !

- Oui dans un cas comme le tient ils sont obligés. Bonne nuit.

Une fois la porte refermée, je file dans la chambre de Lexie, ma mère est avec elle, elle l'a déjà couché.

- Papa tu dors avec moi ce soir ?

- Je pense que oui.

- Oliver pourquoi tu ne dors pas dans ta chambre ?

- Il y a trop de souvenir maman, mais ne t'inquiète pas, Lexie est ravie de partager son lit.

Ma mère quitte la chambre sans rien me dire, je sais que cette idée ne lui plais pas mais je ne me vois pas dormir dans le canapé alors que ma fille à un grand lit pour elle toute seule.

Moira

Oliver n'est de retour que depuis deux jours et je vois déjà du changement dans le comportement de Lexie, elle semble moins triste. Elle a retrouvé le sourire, je ne pensais vraiment pas que le fait de voir son père qu'elle n'a jamais connu lui ferai cet effet la.

Elle m'a vraiment surprise hier lorsqu'elle m'a dit vouloir aller à l'école et en plus ça c'est bien passé.

Oliver s'en occupe bien, il pense ne pas être à la hauteur, Théa me l'a dit mais, je trouve qu'il fait un travail remarquable, il ne faut pas qu'il oublie qu'il n'est père que depuis deux jours et que sa fille a grandi sans lui. L'autre soir lorsque je l'ai couché après qu'Oliver l'ait accompagné au cinéma, elle m'a dit qu'elle l'aimait déjà beaucoup. Qu'il avait passé un super moment et que pour elle c'était comme si il avait toujours été la. Elle m'a demandé aussi si je pensais qu'il l'aimait et je lui ai dit que oui, parce qu'un papa qui n'aime pas ses enfants n'essaie pas de tout faire pour vous rendre le sourire et c'est ce qu'il a fait en l'emmenant au big belly puis au cinéma. Il la rendu le temps d'une soirée heureuse et ça faisait bien longtemps que ça n'était pas arrivé.

Il est plus de midi et toute la maison dort encore, je suis la seule levé avec Walter mais il est déjà parti travailler. Je me prépare, j'enfile une veste légère et demande à mon chauffeur de me déposer au restaurant où nous avons l'habitude de déjeuner Walter et moi.

Je m'installe à notre place habituelle et j'attends mon mari, il ne devrait pas tarder. Tout les mercredis nous mangeons ici, c'est devenu notre petit rituel.

-Désolé du retour, ta matinée c'est bien passée ? Lexie ne t'a pas trop embêtée pour venir ?

- Non, elle dormait encore lorsque j'ai quitté la maison. Tu sais depuis qu'Oliver est revenu, je la trouve mieux.

- J'ai remarqué aussi... En fait tout le monde est mieux... Il ne manque plus que Felicity se réveille et tout sera parfait.

J'acquiesce d'un hochement de tête, nous espérons tous cela et encore plus maintenant que nous savons qu'Oliver est en vie. Nous mangeons en prenant notre temps, Walter ne reprend qu'a quatorze heure. Après le repas, nous marchons dans le parc, nos gardes du corps ne sont qu'a quelque mètre derrière nous. Nous avons hâte que la police retrouve cette fille qui a semé la zizanie dans notre foyer. Lorsqu'elle sera sous les verrous, nous pourrons enfin retrouver notre liberté.

Walter m'a ramené à ma voiture avant de me quitter, il n'a pas fini sa journée de travail.

- Tu vas à la clinique ?

- Oui, je vais profiter que je n'ai pas Lexie pour passer un peu de temps seule avec Felicity.

- A ce soir.

Je m'engouffre dans la voiture et indique au chauffeur la clinique.

Je m'installe sur le siège et prend la main de ma belle fille entre les miennes. Je l'apprécie tellement, pour moi elle est comme ma fille, elle a toujours été la pour nous et vice versa... Elle travaille toujours pour l'entreprise familiale et son intelligence m'épate toujours autant.

Je me souviens lorsqu'Oliver nous la présenté il y a sept ans. Il est arrivé avec elle au manoir, elle venait d'emménager à Starling, elle s'était inscrite à l'université pour sa dernière année. Il l'a de suite accosté dans les couloirs, elle lui a plu et a nous aussi. Lorsqu'elle a passé la porte de chez nous j'ai su de suite qu'entre eux il y aurai eu plus qu'une amitié et j'avais raison deux semaines plus tard ils étaient ensembles, ils avaient des difficultés a rester éloignés... Oliver s'inquiété toujours pour elle, comme ci elle était une petite chose fragile... Alors qu'en fait c'est l'inverse, elle est forte, bien plus qu'on ne pourrait le penser...Robert avait remarqué combien elle était intelligente et il lui avait dit diplôme ou pas il la voulait dans son entreprise et ceux bien avant qu'Oliver et elle soit ensemble peu de jour avant en fait.

Il se sont mariés trois mois avant le naufrage, c'était un beau mariage mais très simple Felicity ne voulait pas de grande chose, et j'ai respecté son choix. Nous avons convié juste sa famille proche, la notre et leur amie, nous étions qu'une trentaine de convives mais c'était suffisant et bien...

- Felicity ma chérie, si tu m'entends et j'espère que oui, j'aimerai que tu te réveilles... Tu nous manques beaucoup, surtout à Lexie. Je t'en prie ma belle réveille toi, ta fille à besoin de toi et nous aussi.

Je sens ses doigts bouger sous ma paume de main. Non impossible j'ai probablement du rêver. Son rythme cardiaque s'accélère un peu, je relâche sa main... J'ai les yeux rivés sur l'écran... Je ne comprends pas ce qu'il se passe, pourquoi cette machine s'affole alors que Felicity semble toujours aussi calme.

- Moira !