Felicity
Des gens hurlent dans les locaux de chez Queen, je me lève et sort de mon bureau je n'ai pas le temps de me mettre à l'abri qu'une détonation me projette loin de où je me trouvais. Je rebondis plusieurs fois sur le sol à plusieurs mètre de mon bureau. Mes jambes mes font atrocement mal, de même que mon bras qui semble complètement tordu... J'ai des bourdonnements dans les oreilles, puis une douleur aigue me vrille la tête... Je ne vois plus et n'entends plus, je crois que je m'évanouie sous la douleur qui est insupportable.
Je suis dans une bulle, je voyage au dessus des nuages, je suis bien ici à l'abri de tout. Je suis seule, détendue, je n'ai plus aucun soucis, plus aucun doute. J'aimerai y passer le reste de ma vie. Je ne croise personne, je suis seule et cette solitude me fait le plus grand bien.
Je ne sais pas depuis combien de temps je suis dans cette bulle à flotter mais je sais que je veux passer plus de temps ici. Ma vie était tellement triste sans Oliver.
Oliver, je vois passer une bulle près de moi, la première depuis des heures, des jours, je ne sais plus... La bulle est vide, elle vient se coller sur la mienne et la fait exploser.
Je tombe, la chute est lente et longue, je pense que je vais mourir, je suis certaine que je vais mourir. Une partie de moi est heureuse, je retrouverai enfin mon amour, l'homme de ma vie celui que je n'ai cessé d'aimer mais l'autre partie me dit de me battre pour quelqu'un, quelqu'un à qui je tiens mais impossible de me rappeler qui... Dans ma tête il n'y a que lui et la douleur que j'ai ressenti lorsqu'on m'a dit qu'il ne reviendrait pas...
Je tombe, je vois le sol se rapprocher... De l'eau, c'est de l'eau.. Mon corps s'écrase sur l'eau,
ça fait légèrement mal, je nage jusqu'à ce que mes pieds touchent le sable, je me redresse un peu étourdie, je relève la tête, le ciel est bleu, il n'y a plus aucun nuage les bulles dans lesquelles je voyageais on disparu également, je n'y comprends rien. Je m'avance vers l'étendue de sable, il y a deux transats pourquoi deux alors que je suis seule, je ne vois personne... Je m'allonge sur l'un deux, ils sont placés sous un cocotier qui offre un peu d'ombre. Il fait chaud ici, très chaud un peu de vent frais ne me ferai pas de mal mais je ne pense pas qu'il y en aura, tout est si calme, il n'y pas de bruit, pas d'oiseau dans le ciel pas de bruit de vague qui s'écrase sur le sable rien, l'eau est plate, il n'y a aucun mouvement tout semble figé. Il y a un cocktail sur la petite table, je le prends et le sirote... Il est bon, il ressemble beaucoup à celui que j'aime boire. Le malibu ananas, avec de la liqueur de coco et du jus. Humm il est divin et très frais ce qui me fait le plus grand bien étant donné la chaleur qui règne sur cette plage. J'avais tellement soif que je l'ai bu sans me poser de question mais maintenant elle afflue dans mon cerveau, qui les a posé la, et surtout quand parce qu'il était tellement frais qu'on aurait dit qu'il sortait du réfrigérateur. Je regarde de nouveau partout mais il n'y a rien, ni personne.
Je me demande ce que je fais ici, je suis peut être au paradis, si c'est ça le paradis j'aimerai y rester. Je m'allonge et ferme les yeux, je ne sais pas combien de temps je reste ici mais je suis bien aussi bien que lorsque je voyageais dans cette bulle.
Une main se pose sur mon bras, je sursaute et ouvre les yeux, mon dieu j'avais raison je suis au paradis, Oliver est la, il se tient devant moi. Je lui prends les mains et lui souris. Il serre doucement ma main dans la sienne et me demande de m'asseoir il doit me dire quelque chose. Je fais ce qu'il dit. Il me raconte son histoire celle où il était durant ces cinq années. Je l'écoute avec beaucoup d'attention, il me raconte le naufrage, sa vie sur une île, il me parle d'un homme dont je ne retiens pas le nom, il y a beaucoup trop d'information. Ensuite il me dit que j'ai sauvé des gens, je souris, je suis ravi que ce que je lui ai appris sur l'ordinateur ai pu lui servir. Il me dit qu'il a été blessé, mon dieu faite que ce ne soit rien de grave. Il ne me montre pas ses blessures, il continue son récit. Il a vraiment vécu des choses horribles. Je n'ose pas le stopper il est la et c'est tout ce qui compte, j'ai peur que si je l'interromps qu'il disparaisse à nouveau.
Il me dit qu'il m'a vue tenant un lit à barreau... J'essaie de me rappeler ce que je faisais devant ce lit mais rien ne vient, rien je ne vois que le vide. Il me parle de la chine et de ce petit garçon qui est mort, il semblait beaucoup y tenir. Puis toute les choses qu'il a fait dans une ville. Il a sauver des tonnes de vie, je savais qu'Oliver était un héros.
Lorsqu'il prononce ce prénom Lexie, je ressens des picotements dans tout mon corps,
Lexie ! Bon sang j'espère qu'elle va bien. Lexie notre fille, c'est ce qu'il dit... Oliver est toujours devant moi mais son image s'estompe petit à petit, il se relève et je sens légèrement ses lèvres collés sur mon front... J'ai envie d'hurler "non ne me quitte pas, reste "mais je vois bien qu'il doit partir. Je me relève longtemps après son départ et j'erre sur cette plage seule, encore...
Je vois une petite maison aux couleurs vives au bout de la petite jetée, je cours vers elle, elle n'est pas fermé, j'entre, il n'y a qu'une seule pièce, un sofa est posé dans un coin et la cheminé est allumé, une bûche crépite dans le foyer procurant une douce et agréable chaleur. Je m'allonge sur le sofa et je m'endors.
Lorsque je me réveille, le décor a de nouveau changé, je me trouve dans un parc bondé de monde et d'enfant. Au loin j'aperçois Lexie, elle est avec Oliver. Je cours vers eux et je les embrasse, nous passons une super journée je profite au maximum d'Oliver, j'ai toujours une main posé sur lui, je suis si bien avec lui, avec eux... J'aimerai rester ici pour l'éternité. Lexie me demande à plusieurs reprise de me réveiller, elle me dit que maintenant que son papa est la, il ne manque plus que moi... Je ne veux pas me réveiller, je ne veux pas quitter ce monde où tout est bien et beau, ce monde où Oliver est avec nous. Comme la veille l'image s'estompe et le ciel se voile, tout disparaît. Je retourne à la petite maison triste et je prie pour qu'on m'accorde encore une journée avec Oliver, ici rien n'a changé par contre, la cheminée est toujours accueillante avec son bois qui crépite dans l'antre et le chaleur est réconfortante. Je m'allonge épuisé et m'endors.
Lorsque j'ouvre les yeux Oliver est la, il ne fait que me tenir la main et me regarder, il a l'air triste. Il me parle de Lexie, il me dit qu'il faut que je me réveille pour elle parce que je lui manque. Je lui promet que je vais essayer mais que je lui dis que je ne veux pas le quitter que je me sens bien ici avec lui, que lui aussi me manque, que c'est dur sans lui. Je laisse échapper une larme, je sais que bientôt tout cela sera terminé, que je vais devoir à nouveau ouvrir les yeux parce que Lexie à besoin de moi et qu'Oliver lui semble aller bien.
J'ai du m'endormir pendant qu'il était prêt de moi et je me maudis car je sais que je ne le reverrai plus, il est parti et au fond de moi j'ai vraiment l'impression que c'était la dernière fois qu'il me rendait visite... J'essuie mes larmes, je ne sais pas combien de temps j'ai passé ici avec lui, mais j'ai apprécié chaque moment, chaque conversation, chacun de ses gestes envers moi... J'aimerai tellement retrouver tout ça mais c'est impossible je le sais, je le sens au fond de moi. Oliver est parti il y a un moment déjà et j'ai du apprendre à vivre sans lui et je vais devoir continuer ainsi.
Je sors de la petite maison, le soleil a disparu une pluie éparse tombe sur la route qui se trouve face à moi. Il n'y a rien autour juste la maison et une longue avenue qui semble ne jamais se terminer. Je m'avance vers elle, au loin j'entends la voix de ma belle mère mais je ne comprends pas ce qu'elle me raconte, se sont juste des murmures. Je m'avance sur la route et je vois ma petite fille... Je ne peux m'empêcher de courir vers elle, elle semble si triste, elle porte son pyjama préféré celui avec un gros coeur rose sur le devant, son lapin traîne sur le sol, Lexie le tient par son oreille et ma fille a son pouce dans la bouche. Mon coeur se serre, ça faisait bien longtemps qu'elle n'avait plus sucé son pouce. J'arrive près d'elle je la serre contre moi en criant son prénom.
- Lexie!
J'ouvre les yeux, je suis éblouie par la lumière. Je les referme et les rouvre plus doucement, j'essaie de m'acclimater mais mes yeux me font mal, je me force cependant je veux voir où je me trouve. Le plafond est blanc, une machine émet des bruits qui me gêne, je tourne la tête vers la source et je rencontre le profil d'une femme qui n'est autre que ma belle mère.
- Moira !
- Felicity dieu soit loué tu es réveillé, enfin réveillé. Je vais chercher un médecin.
Je n'ai pas le temps de dire quoi que ce soit que Moira a quitté la pièce, je tente de bouger mes jambes mais elles sont lourdes, très lourdes, de même que mon bras. Je regarde d'un peu plus près, il est recouvert d'un truc blanc... Un plâtre. De mon regard je fais le tour de la pièce, je suis dans un hôpital... Je me demande ce que je fais la et surtout depuis combien de temps je suis la. Je repense à ce que j'ai vécu, je suis triste, tout cela n'était que le fruit de mon imagination...
Ma belle mère revient accompagné d'un médecin. Je vois que Moira pleure, elle s'avance vers moi et me prend la main tandis que le médecin me demande de suivre un objet des yeux. Il vérifie mon pouls, ma tension, regarde l'appareil qui émet des bruits et me pose enfin une question.
- Comment vous vous sentez ?
- Fatigué...
- Vous vous souvenez de ce qui vous est arrivé ?
Je cherche dans ma mémoire et n'y trouve rien que le vide...
- Non...
- De quoi vous souvenez vous ?
- De ma fille Lexie... Moira où est elle ? Je veux la voir...
- J'appelle à la maison pour qu'on la ramène, si le docteur est d'accord.
- Oui aucun problème, cette petite a attendu assez longtemps que sa maman se réveille.
Mme Queen de quoi d'autre vous vous souvenez à part votre fille ?
- De mon mari Oliver, qui est mort... De mon travail chez Queen consolidated... Et de ma famille, mes amis... C'est tout pour le moment.
- C'est déjà pas mal... Je vais vous laisser vous reposer.
La porte se referme sur le médecin, ma belle mère n'est toujours pas réapparu. Je ferme les yeux, j'essaie de revoir le visage d'Oliver mais impossible pourtant lorsque je dormais il était la près de moi, on se tenait la main c'était magnifique, j'aimerai tellement retourner auprès de lui, mais je sais que c'est impossible, j'ai ouvert les yeux pour ma fille parce qu'elle a besoin de moi... Oliver lui n'est plus la, il est parti pour de bon...
- Felicity est ce que ça va ?
- Oui Moira... Ca fais combien de temps que je suis ici ?
- Un peu plus de trois semaines... Nous avons eut peur que tu ne te réveilles jamais... Oh ma belle tu nous as fait peur...
Trois semaines, bon sang je ne me souviens de rien enfin si juste de ce que j'ai vécu durant ces trois semaines.
- Moira, je sais que je ne devrai pas te le dire mais j'ai besoin de partager cela et je pense que le faire avec toi et ce qui est le mieux... Pendant que je dormais j'ai vu Oliver... Il était si beau... Je ne voulais pas le quitter...
Ma dernière phrase se meurt dans un sanglot. Ma belle mère s'approche de moi et essuie mes larmes, elle est silencieuse elle ne dit rien.
- Moira, pourquoi je n'arrive pas à bouger mes jambes... Est ce que je suis paralysées ?
- Quoi ! Non bien sur que non tu ne l'es pas, tu es plâtrée... Tu as deux énormes plâtre aux jambes... Felicity tu ne te rappelles vraiment de rien ?
- Non, mais si je suis dans cet état, je suppose que j'ai été victime d'un accident...
- Une grenade a explosé dans les locaux de Qc... Près du département informatique... Je suis désolé ma chérie...
Une grenade ! Qui a bien pu balancer une grenade... Je suis allongé sur ce lit parce que je me trouvais la ce jour la... Comme tout les jours d'ailleurs. Je n'ai pas le temps de poser d'autre question à ma belle mère que l'on frappe doucement à la porte. Elle s'ouvre, j'aperçois la chevelure châtain de ma fille, elle est comme d'habitude dans les bras de son garde du corps enfin c'est ce que je pense jusqu'a ce que je pose les yeux sur l'homme.
- Oliver !
Je ne sais que penser mais je suis sur que c'est lui, alors je n'ai pas rêvé, c'est bien lui qui me parlait, toute ces choses qu'il m'a dite, c'est bien lui qui les a prononcé pendant tout ce temps où je pensais rêver il était la... Je n'y comprends rien, il est censé être mort et enterré.
- Maman...
Lexie se jette doucement sur moi, Moira la soulève et l'assoit sur mon lit. Oliver quand à lui est resté près de la porte, il n'a pas bougé... Ma fille m'embrasse, je la serre contre moi avec mon bras valide.
- Maman, papa est revenu... Il est la maman... Et tu avais raison il est très gentil...
Je regarde Moira, je ne comprends pas ce qui se passe, pourquoi Oliver est la, il s'avance vers moi doucement. Il pose une main sur l'épaule de sa mère, il a les yeux embués...
Ma belle mère se lève et prend la main de Lexie.
- Vient ma puce, allons voir si maman peut avoir quelque chose à manger...
Ma fille m'embrasse avant de poser sa main dans celle de Moira le sourire sur les lèvres.
Une fois la porte close, Oliver prend place sur le fauteuil qu'occupait sa mère avant son arrivé.
