Oliver

Ca ne fait pas longtemps que nous sommes réveillés, j'ai profité de Lexie. Je l'ai câliné un long moment. Elle m'a parlé de sa mère, de moi, de Moira, de Théa et beaucoup d'Adam le fils de Tommy et Laurel.

-Lexie il est plus de treize heure, ce serait bien qu'on se lève. Maman doit t'attendre.

- Papa, tu crois qu'elle m'entend quand je lui parle ?

- Je ne sais pas Lexie mais j'espère que oui...

Ma fille me sourit, j'aime son sourire, il est comme celui de sa mère. Je retrouve beaucoup les mimiques de Felicity en elle... Excepté son regard, celui la elle le tient de moi... Je repense aux dernières paroles qu'a eu Maséo pour Tatsue, il lui a dit qu'il ne pouvait pas rester avec elle, pas alors que lorsqu'il croisé son regard, c'était les yeux et le regard de son fils qu'il voyait. Je me détourne de ma fille et ferme les yeux. J'espère que Felicity n'a jamais pensé une chose comme celle la même si je pense que ça n'a pas du être facile de me voir dans les yeux de notre fille...

- Papa qu'est ce qu'il y a ?

- Rien ne t'inquiète pas, je repensais juste à un ami... Bon et si tu t'habillais. Est ce que tu sais ce que tu vas mettre ?

- Euh mamie a préparé ma tenue... Je vais voir dans la salle de bain.

Je passe rapidement un jeans avec un tee shirt gris, j'ai l'impression qu'il fait beau à l'extérieur. Je rejoins ma fille dans la salle de bain elle est en train de se battre pour enfiler sa petite robe.

- Tu veux de l'aide ?

Elle me tend la robe. Je regarde attentivement dans quel sens elle va... Je lui passe, elle est vraiment très belle dedans. C'est une petite robe bleu marine faite de dentelle.

- Wahou dis donc tu es ravissante. Tu sais mettre tes chaussures tout seule ?

- Oui, je suis une grande fille papa...

Je la laisse se débrouiller, puis ensuite nous descendons à la cuisine.

Raisa a dû nous entendre arriver car la table est rempli de nourriture, des céréales, des fruits, des pancakes, des viennoiseries, du lait, du café, du jus de fruit frais...

Je sers ma fille, je ne sais pas trop ce qu'elle apprécie le matin alors je lui mets un peu de tout dans son plateau à l'exception du café.

Elle mange un pancake avec de la confiture et un croissant puis elle boit un grand verre de lait.

- J'ai fini papa... On peut aller voir maman maintenant.

- Va d'abord te laver les dents ensuite nous irons... Il faut juste que j'appelle Tim pour qu'il vienne avec nous.

Ca m'agace de devoir faire appelle à ce type mais Lexie l'a toujours connue, elle a passé les quatre années de sa vie avec cet homme. Je sais qu'il ne représente rien pour elle, nous en avons discuté ensemble, elle m'a juste dit qu'il était la pour la protégé mais qu'il était son ami parce qu'elle le connaissait depuis toujours. Je ne peux m'empêcher quand même d'être jaloux parce que lui connaît ma fille mieux que moi, de même que Fel...

- Tiens salut Ollie, tu vas bien.

- Oui et toi ? Tu as prévu quelque chose aujourd'hui ?

- Oui, je vais au cinéma avec Roy, d'ailleurs je suis déjà en retard... Oh juste une chose Ollie, il est mercredi, ne cherche pas à joindre maman, le mercredi elle le passe avec Walter...

- Et qui s'occupe de Lexie le mercredi alors...

- Moi en principe, mais comme tu es la je n'ai pas besoin de rester ici... A ce soir...

Je souris, elle est incroyable... Je sors le téléphone de ma poche, je n'ai pas le temps de contacter Tim qu'il se met à sonner. Le nom de ma mère s'affiche à l'écran.

- Oliver, il faut que tu viennes de suite à la clinique, prend Lexie avec...

- Maman est ce qu'elle est réveillé ?

- Oui Ollie elle l'est... Tim est en route vers le manoir.

Je raccroche, je suis excité, je remets rapidement le téléphone dans ma poche et monte à l'étage. Lexie vient juste de terminer sa toilette. Je souris comme un idiot, je vais enfin revoir Felicity. Je me lave les dents rapidement, je n'ai encore rien dit à Lexie. Elle est dans la pièce avec moi, elle se peigne les cheveux et a beaucoup de difficultés pour le faire, je lui prends le peigne et le fait pour elle, par contre je ne lui attache pas, hors de question, je veux qu'elle soit belle pour sa maman.

- Tu es prête ? J'ai une surprise pour toi.

Lexie essaie de savoir ce que c'est mais je ne lui dis rien pour le moment, je m'en chargerai une fois que nous serons dans le couloir de la clinique. Le trajet me semble bien plus long que d'habitude, je suis nerveux, je n'arrête pas de taper mon pied sur le sol et de jouer avec mes doigts... Heureusement personne ne le remarque...

Ca y'est nous y voilà, je tiens ma fille dans mes bras, je décide de prendre les escaliers, l'ascenseur est rempli de personne, puis ça ira plus vite à pied.

- Lexie, il faut que je te dise... Maman a ouvert les yeux...

- C'est vrai... Oh papa... Dépêche toi, je veux la voir...

Je me dépêche, voila pourquoi je ne voulais pas lui dire de suite pour éviter qu'elle ne demande au chauffeur tout les deux minutes de se dépêcher.

Nous arrivons devant la porte, j'ai le coeur qui bat très fort, les mains moites, je sens un voile de transpiration parcourir mon dos... Je ne suis pas rassuré et si Felicity me demandait de partir, si elle me demandait de disparaître de sa vie, de leur vie... Je frappe légèrement puis j'ouvre doucement. Lexie tourne la tête vers sa maman, Felicity a le regard rivé sur elle, puis ses yeux remontent vers les miens et nos regards se croisent. Je pose ma fille sur le sol pendant que Felicity prononce mon prénom. Elle n'a pas le temps d'en dire plus et moi non plus parce que Lexie est déjà sur elle. Elle embrasse sa maman et la câline. Je referme la porte, j'ai les larmes au bords des yeux en voyant ma femme et ma fille réunie. Je suis resté sur le bord de la chambre, je n'ose pas interrompre leur retrouvaille. Lorsque ma fille dit à sa mère qu'elle avait raison que je suis gentil je m'avance près d'elle. Ma mère demande alors à Lexie de la suivre. Je la regarde et lui souffle un merci.

Une fois qu'elles ont passé la porte je m'assoie sur le siège. Je regarde Felicity, je ne sais pas par quoi commencé. C'est elle qui brise le silence.

- J'ai rêvé de toi, tu me racontais tes cinq années d'enfer... Je ne me souviens pas de tout, juste que ton père est mort et que je t'ai aidé a sauver des gens...Tu m'a dit aussi que tu m'avais vu devant un lit... Puis je me souviens d'un petit garçon auquel tu tenais mais qui est mort... Je suis désolé pour ce petit garçon Oliver... Je n'ai pas vraiment rêver hein, tout ça c'est toi qui me l'a dit n'est ce pas.

- Oui, il y deux jours, lundi... Je suis venu ici et je t'ai raconté mes cinq années d'exile... Je suis désolé Felicity... Désolé que tu es eu à vivre sans moi, désolé de ne pas avoir été la pour toi et Lexie, désolé de ne pas avoir fait ce qu'il fallait quand je t'ai vu ce soir la... Je pensais tellement que tu avais refait ta vie... Je ne savais pas que l'enfant qui se tenait dans le lit était ma fille...

- Où étais tu Oliver ?

- En chine les quatre premières années... Et la dernière à Coast city. Je ne pouvais pas revenir Felicity, si je revenais vous auriez été tué... Toi, ma mère ma soeur et Lexie aussi... Tu as le droit de m'en vouloir mais sache que si je ne suis pas revenu c'était pour vous protéger.

Felicity

Je n'arrive pas à croire que c'est bien Oliver, pourtant c'est lui mais il est diffèrent... Il semble brisé, il a perdu la flamme qui brillait dans ses yeux, celle qui faisait battre mon coeur. Je tends la main vers lui et sa main se pose sur la mienne. Son contact me fait toujours le même effet, je ressens plein de petits papillons au creux de mon ventre et je me sens de suite rassuré. Mes sentiments sont toujours présent même après tout ce temps. Mon amour pour lui ne sait pas éteint au contraire il a continué à grandir malgré son absence. Il serre ma main tout en me regardant.

Je ne sais pas trop quoi lui dire... Je ne m'attendais pas à ce qu'il soit la et même si c'était mon désir le plus cher je ne sais absolument pas comment m'y prendre.

J'ai passé les cinq dernières années de ma vie sans lui, croyant qu'il était mort, j'étais anéantie... Heureusement que sa famille était la, ils m'ont beaucoup soutenue de même que Tommy et Laurel. Les trois premiers mois après le naufrage je n'ai fait que pleurer, je n'allais même plus au travail, je passais mes journées allongée sur son lit dans sa chambre... Je n'allais vraiment pas bien, je ne mangeais plus, je ne faisais que dormir. Moira m'a emmené de force à l'hôpital, j'avais perdu six kilos et j'étais de plus en plus faible... J'étais triste affreusement triste, je n'avais qu'une envie mourir pour rejoindre Oliver. A mon arrivé, les médecins m'ont mise sous perfusion pour me réhydrater et m'alimenter, ils m'ont fait une prise de sang, je me suis toujours demandé pourquoi... J'avais mes taux très bas, quelque chose les a inquiétés quand ils ont eut les résultats. Ils sont alors venus me voir et m'ont demandé si j'étais enceinte...Je ne voulais pas leur dire que oui, oui je l'étais... Ils m'ont fait une échographie, j'en étais au quatrième mois, le médecin m'a dit que c'était une petite fille mais qu'elle était bien en dessous de la normale pour son poids, il m'a dit qu'il comprenait mon chagrin que ça ne devait pas être facile, mais que si je voulais que ma fille vive je devais de nouveau m'alimenter et reprendre des forces... . J'ai pleuré encore et encore. Lorsqu'ils m'on remis dans ma chambre je me suis mis une claque mentalement, je devais me reprendre. J'avais un bébé dans mon ventre, une petite fille qui n'était autre que celle d'Oliver, avant de partir il m'a fait le plus cadeau que la vie puisse nous offrir et il en était de mon devoir de la protéger, je me suis promis qu'a partir de maintenant je ferai tout pour elle, parce qu'elle n'a rien demandé et qu'elle ne mérite pas que je la traite de cette façon... Je pu sortir au bout de quinze jours, avec tout un tas de vitamines et un rendez vous tout les quinze jours avec le gynécologue pour surveiller le poids de ma puce. Elle avait repris un peu mais pas suffisamment... J'ai vécu chez les Queen pendant toute ma grossesse et même après l'accouchement.

Je n'ai jamais rien caché à ma fille, je lui ai toujours dit qui était son père et comment il était mort. Je ne cessais de lui parlé de lui.

Je lui ai dit que je regrettais qu'elle ne puisse le connaître parce qu'il était si gentil, si protecteur, si beau et amoureux. Et le voila, la devant moi. J'essuie les larmes qui coulent de mon visage.

Oliver me lâche la main et passe ses pouces sur mes joues. Je prends sa main et dépose un baiser dans sa paume.

- Je t'aime Oliver, je n'ai jamais cessé de t'aimer.

Oliver

Lorsqu'elle prononce ces mots je ne suis plus moi même, j'attendais qu'elle me dise ce mot depuis si longtemps, je la prends dans mes bras en faisant bien attention de ne pas lui faire mal et je la serre contre moi. Je l'aime tellement moi aussi...

- Je t'aime aussi Felicity, bon sang je n'ai jamais cessé de t'aimer... Quand je t'ai vu avec cet homme il y a deux ans, j'ai pensé que tu avais refait ta vie... Que tu étais heureuse...

Felicity si je m'étais imaginé une seule seconde que le bébé était aussi le mien je serai revenu plus tôt, j'aurai fait tout ce qu'il fallait pour... Je suis désolé pour tout...

Lexie et ma mère entre à ce moment la dans la chambre, ma mère tient dans ses mains un verre de jus d'orange et un yaourt.

- Tient ils m'ont dit que tu devais d'abord boire et manger ça et si ça passe, ils t'apporteront autre chose.

Felicity prend le verre que lui tend ma mère mais sa main tremble tellement qu'elle manque d'en renverser sur elle. Je lui prends le verre et je le porte doucement à ses lèvres. Elle boit deux petites gorgés.

Je pose le verre sur la petite table de nuit et je m'assois près d'elle, Lexie vient s'asseoir sur mes genoux.

Nous restons un moment avec Felicity mais elle est très vite fatigué, elle s'endort...

- Papa, tu crois qu'elle va se réveiller ?

- Oui ma puce elle dort... Ne t'inquiète pas.

Ma mère regarde Lexie, puis elle la prend dans ses bras.

- Viens ma puce, rentrons à la maison annoncer la bonne nouvelle à Théa et papi. Nous reviendrons ce soir... Maman sera en meilleur forme.

- Papa tu viens ?

- Je vais rester un peu... Je rentrerai plus tard.