Oliver

Déjà quinze jours que Felicity est réveillé. Comme chaque matin depuis quinze jours j'emprunte le couloir du second étage qui mène à sa chambre. J'entre après avoir frappé, Felicity est dans son lit souriante.

Je m'approche d'elle et dépose un tendre baisé sur ses lèvres. Cela est nouveau depuis deux jours, avant je n'osais pas, je ne savais pas comment l'aurait pris Felicity alors je me contentais de l'embrasser sur la joue ou le front. Mais y'a deux jours, je me suis endormi à ses côté, j'étais éreinté... J'avais passé la journée loin d'elle, avec Roy et ma soeur, nous avons aménagé l'ancien bureau de mon père en chambre. Nous avons refait la décoration, et avons monté un lit dans la pièce puis des meubles.

J'ai été réveillé par les lèvres de ma femme sur les miennes. J'ai gardé les yeux fermés et j'ai approfondi notre baiser. Je ne voulais pas prendre l'initiative même si elle m'avait dit qu'elle m'aimait, je ne voulais pas la brusquer mais comme elle a fait le premier pas depuis je pose systématiquement mes lèvres sur les siennes, des que j'en ai l'occasion. Ca m'avait manqué.

- Bonjour mon ange, Tu m'as manqué.

- Toi aussi... Et regarde.

Elle me montre son bras gauche qui ne porte plus de plâtre. Elle me demande d'ouvrir ma paume de main et y dépose son alliance. Je m'empresse de lui prendre et je lui mets à l'annulaire. J'entrelace ensuite nos doigts et je contemple nos deux alliances un petit sourire aux lèvres.

- Ils te l'ont retiré quand ?

- Ce mâtin, juste avant que tu arrives. Ils ont retiré aussi celui de ma jambe droite. Pour la gauche c'est encore trop tôt.

Je l'embrasse à nouveau et la serre dans mes bras.

- Tu es prête ? Parce que moi oui... J'ai déjà signé tes papiers de sortie, ta chambre est prête et toute la famille est impatiente que tu rentres surtout notre fille.

- Je le suis.

Je la prends doucement dans mes bras et je la dépose sur le fauteuil roulant.

- Allons-y !

Felicity

Oliver me pousse dans le couloir, je suis heureuse de rentrer, de retrouver ma famille et surtout heureuse qu'Oliver soit avec moi. Nous arrivons devant la voiture, Oliver ouvre la portière côté passager avant de me reprendre dans ses bras pour me déposer sur le siège. Il m'embrasse avant de refermer la porte. Je souris en le voyant batailler avec le fauteuil, il s'est pourtant entraîné durant trois jours à l'ouvrir et le fermer. Il monte dans la voiture après avoir mis le fauteuil dans le coffre. Il démarre et sors du parking de la clinique tout en me tenant la main.

Nous arrivons devant le manoir, la porte s'ouvre et Lexie se rue sur la voiture, elle ouvre ma porte et vient se lover contre moi.

- Maman je suis contente, tu vas enfin rester avec nous.

- Oui ma puce.

Oliver prend notre fille dans ses bras et l'embrasse, j'aime les voir ensemble. Ils ne se connaissent pas depuis très longtemps mais on ne dirait pas, on a l'impression en les voyant qu'Oliver a toujours fait parti de sa vie. Pour Oliver s'est pareil il s'en occupe comme ci il l'avait toujours fait.

Théa m'emmène dans l'ancien bureau de son père.

- Wahou ! Dis donc vous avez bien travaillé.

- Tu as vu ça, on a tout déchiré, Oliver voulait que se soit près.

- Merci Théa.

Je passe ma journée dans les bras d'Oliver, nous regardons tout un tas de film à la télévision, de temps en temps Lexie viens nous voir, elle nous fait un câlin puis repars dans sa chambre.

- Elle est vraiment adorable notre puce.

- Oui et elle te ressemble beaucoup, enfin elle a surtout tes yeux et ton regard... Ah et aussi ton caractère.

- Mon caractère... Tu plaisantes ! J'aurai plutôt dis le tiens moi... Elle est coriace et têtue.

- Et c'est tout à fait toi ça...

Nous rigolons de bon coeur parce que nous savons très bien que nous avons tout les deux ces deux traits de caractère.

Oliver

Il commence à se faire tard, Lexie est avec nous dans le salon de même que le reste de la famille. Nous avons manger assez tard ce soir car nous avons fêté le retour de Felicity à la maison mais aussi l'arrestation de Julia Martinez, elle a été repéré par les caméras de la ville hier elle s'était caché pendant plus de cinq semaines dans un vieux bâtiment dans les glades mais comme elle était à court de nourriture elle a été obligé de quitter son refuge. Elle a été arrêté juste après être entrée dans la petite superette. Je suis soulagé de savoir que ses six personnes sont en prison, nous allons enfin pouvoir vivre notre vie tranquillement sans être obligé d'être protégé par des gardes du corps à chacune de nos sortie.

- Lexie, tu viens je vais te coucher.

- Tu dors avec moi papa. S'il te plait dis oui.

Je souris, je me doutais qu'elle m'aurait posé la question. Je ne lui réponds pas, j'embrasse ma femme et je lui murmure à l'oreille.

- Des qu'elle dort je descends.

Je grimpe avec ma fille, je lui donne une douche la met en pyjama et m'allonge avec elle dans son lit. Je lui caresse les cheveux doucement, je sens qu'elle s'apaise. Sa respiration ralentit. Je me lève doucement en vérifiant qu'elle est endormie, il ne lui a fallu que quinze minutes pour trouver son sommeil. Je ne dors plus avec elle depuis une semaine, mais tout les soirs je reste jusqu'a ce qu'elle s'endorme et tout les soirs elle me supplie pour que je dorme avec elle, je pense que je n'aurai jamais du commencer.

- Oh ça a été rapide !

- Elle était fatiguée

Felicity baille depuis dix bonne minutes, j'éteins la télévision et me lève.

- Hey pourquoi tu as éteint ?

- Tu sembles fatigué.

Elle me sourit, je la prends dans mes bras et l'emmène dans la chambre qui se trouve au rez de chaussé, je la dépose doucement sur le lit et je l'aide à se déshabiller, elle n'a pas grand chose à retirer, juste sa robe de chambre. Ce soir je l'ai aidé pour sa toilette, ce n'est pas évident avec un plâtre à la jambe puis elle ne peut pas marcher, pas encore... Sa jambe droite et bien trop affaiblie. Les médecins disent qu'il lui faudra six mois de rééducations. La blessure à sa jambe mettra bien plus de temps à guérir parce qu'elle a été bien plus endommagé que la droite.

Je m'allonge à ses côtés, je ne sais pas si je vais passer la nuit ici, nous n'en avons pas parlé.

- Tu ne te mets pas sous les couettes ?

- Tu veux ?

- Bien sur ! Tu es mon mari que je sache.

Je souris, je suis heureux, je n'osais vraiment pas m'y mettre. Felicity se colle à moi, je laisse une de mes mains caresser son dos doucement, puis je m'aventure sur sa taille, ses cuisses.

Felicity se montre entreprenante, elle passe une main sur le bas de mon ventre et remonte sur mon torse pour redescendre plus bas. Je la plaque doucement sur le lit et l'embrasse avec passion, j'essaie de ne pas lui faire mal. Felicity pousse des petits gémissement à chacune de mes caresses, je lui fais toujours autant d'effet. J'entre en elle doucement, tout en continuant ma valse de caresse et de baiser. Je fais de lent va et vient et je savoure ce contact qui m'avait manqué ces cinq dernières années.

Felicity

Nous venons de faire l'amour, Oliver a été aussi tendre que dans mes souvenirs, c'est vraiment un bon amant. Je me pelotonne contre lui et laisse mes émotions prendre le dessus, je n'en reviens toujours pas qu'il soit de retour. Je passe une main sur son torse, sous ma paume je sens ces cicatrices, il y en a plein sur le torse des petites, des plus grandes... Il a également des traces de brûlures... Oliver ne dis rien, je sens juste sa respiration s'accélérer. Je retire ma main et vient la passer sur son visage pour le rassurer. Je ne veux pas qu'il ait honte de lui, de son corps car moi ça ne me fait rien. Ces marques représentent ces cinq années où il a vécu le pire des enfers. Il m'a livré quelque détails sur sa vie, mais pas tout. Je lui laisse le temps, un jour je sais qu'il me racontera tout enfin il l'a déjà fait mais je n'ai pas tout retenu, quelque bride.

- Oliver...

- Humm !

- Je t'aime, avec ses marques, avec tes craintes, avec ton passé. Je t'ai toujours aimé et maintenant que tu es la avec moi je compte bien te le prouver. Ma vie sans toi a été terne et depuis que j'ai rouvert les yeux elle se colore peu à peu de lumière. Et ça, c'est grâce à toi, à ta présence.

Je sens qu'il sourit, il est heureux. Il se retourne et me prend dans ses bras.

- Je t'aime aussi... Tellement... Et Felicity... Merci pour tout...

Je sais pourquoi il me remercie, c'est parce que j'ai accepté le fait qu'il ait eut une relation... Je ne lui en veux pas, je ne vois pas pourquoi je lui en voudrai surtout que moi aussi j'en ai eu une il y a deux ans avec le frère de Tim... Personne n'en n'a jamais rien su en même temps je ne voulais pas que quiconque le sache mais je voulais essayer de mettre mon passé de côté et me construire un avenir avec un autre homme mais j'ai rompu au bout de trois mois, j'ai été incapable de l'aimé parce qu'au fond de moi j'étais persuadé qu'Oliver était en vie.