Disclaimer : Mis à part l'OC et son histoire, tout l'univers et les autres personnages appartiennent à Tolkien.
Note de l'auteur : Pardon pour le premier post, problème de mise en page, c'était illisible ! J'ai aussi aéré le texte sous conseil de Kanli que je remercie. N'hésitez pas à faire entendre vos suggestions et impressions !
Chapitre 1
Je regardai mon téléphone, il était 21 :30. Je sortis de mon lit bon gré mal gré, d'ici une demi-heure je devais me présenter au bar. J'enlevai mon jogging et mon énorme T-shirt. Je pris de quoi m'habiller et pris soin de choisir mes dessous. Motivée par l'envie de me faire belle, je sortis de ma chambre pour me diriger dans la vieille salle de bain de ma vieille propriétaire.
Je louais une chambre chez l'habitant à un prix pas si modique que ça. J'étais étudiante, dans une ville éloignée de chez moi. Je me déshabillais et commençais ma toilette. Quelques minutes plus tard, La main sur la poignée de la porte je me décalai pour me regarder une dernière fois dans le miroir à coté de celle-ci. Malgré mon carré plongeant le bout de mes cheveux, au creux de ma nuque, était humide. J'espérais ne pas attraper froid ! Tant pis, pas le temps pour un coup de sèche-cheveux. Je grimaçai, je dormais très mal, dès que quelque chose me perturbais je faisais des cauchemars digne d'un film de Spielberg. Du coup, j'avais de belles valises. Ce qui faisait bien rire mes amies !
Le temps de mes réflexions, J'avais traversée le centre ville et marchais jusqu'à la rue où tous les étudiants de la ville se réunissent le soir pour décompresser. J'entrais dans le plus petit bar de la rue. Le César. La soirée passa lentement, le mardi il n'y avait pas foule, à 2 :30 le ménage était fait de fond en comble ! Mon amie Chloé et moi regardions le patron baisser le rideau de fer. Je les saluais en souriant et m'éloignais rapidement dans les ruelles faiblement éclairées. La tension du travail disparaissait et la fatigue engourdissait mes membres.
J'étouffais un bâillement quand au détour d'une rue, j'entendis des éclats de voix. Je me figeai. Un groupe de jeunes surement, mais moi je suis courageuse, pas téméraire. Je marchais à petit pas rapide dans une autre direction, sur le qui vive, les bras croisés sur ma poitrine, coinçant chaque pan de ma veste sous mes aisselles. Mon coeur se mit à battre plus vite. Une petite bande arriva en face et je bifurquai prestement entre deux bâtiments. Une impasse, la peur m'étreignit le ventre. Je me rapprochais du mur, attendant qu'ils me dépassent.
Ce qu'ils firent sans tarder, ils blaguaient bruyamment. Je me détendis quand je n'entendis plus rien, en soupirant je posai une main sur le mur prés de moi et, tournant la tête pour regarder l'endroit où reposait ma main, je remarquais quelque chose. Intriguée, j'écartai mes doigts et y vit peint un petit signe étrange. Soudain j'entendis des bruits de pas. Je me penchais pour vérifier à l'angle du mur, un garçon avançait, seul, avec la capuche de son sweat rabattu sur la tête. Je me reculais vivement et m'appuyais le dos à l'endroit même où reposait ma main en retenant mon souffle.
Au même instant, tandis que mon dos se pressait sur le mur je le sentis s'abattre, m'emportant vers l'arrière. Ma vision se troubla, tout était encore plus sombre, pas de lumière jaune des lampadaires de la ville, je ne voyais même plus les affiches sur le mur d'en face. Vivant tout ça au ralenti, je fermais les yeux aussi forts que possible et me crispais, comme si ma chute allait être amortie par quelques muscles inexistants. Je m'entendis couiner en me sentant atterrir sur quelque chose de plutôt mou. J'ouvris les yeux et vis… le ciel, avec des étoiles, mais seulement une partie, comme si je regardais à travers un grand hublot… Je clignais des yeux, sous le choc, je tournais la tête et vit que le hublot en question avait une porte, verte et un vestibule, ou un tunnel, en tout cas il était rond aussi, en bois. J'entendis des bruits sourds, des voix puis on m'attrapa brusquement par les bras et je repris pied en couinant à nouveau. Remise sur pieds je restais interdite, fixant des yeux rond l'homme qui me faisait face.
- « Et bien, êtes-vous parmi nous, jeune fille ? » M'interrogeât-il, surpris.
il me lâcha et me détailla.
- « Je ne crois pas. » M'entendis-je répondre, figée dans ma stupeur.
- « C'est ce que je vois, on dirait que vous avez vu un troll ! Détendez vous ma petite, entrons donc. » Fit-il en posant une main dans mon dos pour me faire quitter de pas de la porte, « Bilbo mon cher, apportez un fauteuil ! »
Je regardais autour de moi, l'intérieur était tout en bois clair, très cosy, l'entrée avait pour meuble une malle de rangement et des patères. Étrangement tout me semblait familier. Je me tournais légèrement vers l'entrée et vis un attroupement de petites personnes vêtu lourdement sur le pas de la porte, dont une était par terre et visiblement en difficulté pour se relever. J'étais donc tombée sur eux. Je me détournais sans avoir le temps de m'excuser car déjà on me fit asseoir sur un fauteuil devant la cheminée du salon. Je levais les yeux vers les deux personnes près de moi, le premier étant un petit homme, un peu rondouillard, avec des cheveux châtains clair, bouclés, de petites oreilles légèrement pointues et habillé à l'anglaise, avec son veston vert aux beaux boutons d'or. Je baissais les yeux vers ses pieds, énorme et recouvert de poil bouclés. Stupéfaite j'ouvris la bouche en me tournant vers la seconde personne. Un vieux bonhomme en gris. Et là mon cerveau se remit en route dans un déclic :
- « Gandalf ?! » Hurlais-je.
Les deux hommes se regardèrent puis se tournèrent vers moi.
- « C'est moi. » Fit-il lentement « Mais vous je ne vous connais pas, d'ailleurs je me demande comment vous avez fait pour apparaître ainsi sur le pas de la porte ? »
- « Je n'ai rien fais j'étais… simplement appuyé contre un mur. »
- « Hm… je vois. » Lâchât-il, mâchonnant sa pipe en fronçant des sourcils sur moi.
- « Non non non non ! Posez-ça s'il vous plait ! » Cria Bilbo en se dirigeant vers une autre pièce.
Gandalf resta penché sur moi, me fixant toujours, sa pipe coincé entre ses lèvres.
- « Vous n'êtes pas d'ici. » Me dit-il en se redressant.
- « Non j'étais en ville je rentrais du… »
- « Vous n'êtes pas… de notre monde. » Me coupa-t-il avec un regard appuyé.
- « Pas du tout. » Soufflais-je, sentant la migraine me gagner je passais une main dans mes cheveux.
- « Restez tranquille. » M'indiqua-t-il en se détournant.
Je m'avachis sur le fauteuil, me demandant sérieusement si je perdais la tête. Bien-sur que je savais où j'étais, mon grand-père m'avait offert le livre du Hobbit de Tolkien mais… je ne me souvenais pas vraiment de la suite des événements. Incapable de rester à rien faire, je me levai et rejoignis Bilbo, entre la cuisine et le garde mangé. Le pauvre semblait perdre la tête au milieu d'un défilé de nains qui dévalisaient ses réserves, sans même lui prêter attention. J'observais ce petit manège un moment, quand Bilbo se rendit compte que j'étais derrière lui et leva la tête vers moi, me détaillant comme si j'étais un extra-terrestre. Je lui souris, désolée de sa mésaventure. Il aperçu soudain un nain énorme, et c'est un euphémisme, qui portait plusieurs énormes fromages.
- « C'est un peu excessif non ? Avez-vous un couteau à fromage ? » Demanda-t-il piteusement.
- « Il les mange en entier. » Répondit un autre nain au chapeau étrange.
Je suivis le mouvement dans la cuisine et m'assis autour de la table, très, mais alors très mal à l'aise. Etant plutôt petite avec mon mètre quarante-cinq, je faisais néanmoins tache parmi tout ces hommes. L'un d'entre eux, aux cheveux et à la barbe blanche se présenta devant moi.
- « Balïn, pour vous servir, vous êtes une amie de Gandalf ? » Me questionna-t-il accompagné d'un sourire.
- « Oh ! Enchanté ! Je veux dire, Lily, pour vous servir également ! Je… »
- « Elle est avec moi. » Me coupa Gandalf.
- « Bien mais, est-il au courant …? »
- « Hum, j'en fais mon affaire. » Fit le mage pour couper court à la discussion.
Oula, ça, ça promet des ennuis. Je regardais Gandalf s'installer à coter de moi, il me regarda avec un air de « je t'avais dis de rester tranquille ». Je lui souris d'un air désolée. Les nains dans la pièce vinrent se présenter : Dori, Nori, Ori, Oïn, Gloïn, Bifur, Bofur et Bombur. Non mais attendez, j'ai pas tout suivis là, ça aurait été trop demandé d'avoir des noms un peu plus différents ?! Impossible de me rappeler qui était qui. Je m'excusais auprès de ceux sur qui j'étais tombée.
- « Un peu de camomille mademoiselle ? »
- « Merci mais je n'aime pas vraiment ça, euh… »
- « Dori, mademoiselle. » Me rappela-t-il en souriant puis alla proposer ses services à Gandalf.
- « Il en manque un » Déclara tout à coup ce dernier, puis remarquant Dori. « Non merci Dori, un peu de vin rouge pour moi serait parfait ! »
- « Il va arriver, il devait assister à une réunion de clan dans le nord. » Le rassura Balïn.
J'entendis le bruit de quelque chose de lourd qui roule sur le parquet et deux nains apparurent avec un énorme tonneau. Ils le mirent debout à l'entrée de la cuisine et se rendirent compte que je les regardais. L'un était brun et ne portait pas une énorme barbe, il n'y avait qu'une ombre sur sa mâchoire tandis que l'autre était blond avait une petite barbe et une moustache dont les extrémités étaient tressées. Et il avait aussi des yeux bleu magnifiques, il faut le dire.
- « Kili ! Pour vous servir. » Déclara le brun.
- « Fili ! » Enchaîna le blond.
- « Lily, à votre service. » Dis-je dans un sourire, heureuse de voir qu'ils avaient l'air aussi jeune que moi.
- « On ne nous avait pas dis qu'il y aurait une jolie jeune femme pour nous tenir compagnie ! » Lança Kili avec un sourire charmeur. « Bien que vous ayez de drôle de vêtement- Aouch ! »
Fili donna une tape derrière la tête de Kili puis me souris avec un air « fais pas attention » qui me fit rire. Il rit également puis rejoignit son frère pour mettre la table. Je me levais pour contournais la table et fouiller les placards. Je trouvai les assiettes et entrepris d'aider, ne sachant que faire d'autre.
- « Combien sommes-nous ? » Lançais-je à la cantonade.
- « Quinze, p'tite dame. »
Je me retournais, la voix avait un accent proche du Russe et provenait de l'homme juste derrière moi. Il était plutôt grand, un peu plus que moi du moins. Une armoire à glace tatouée, une barbe noire et le crane chauve, du moins sur le dessus. Avec une crête j'aurais juré voir un personnage de World of Wacraft. Ça y est, je perd la boule.
- « Un coup de main ? Pas bien grande pour une humaine. » Lâchât-il avec un petit sourire moqueur.
- « N-non merci, Monsieur… » Tentais-je, légèrement impressionné par la bête.
- « Dwalïn. »
- « Euh… ce sont de vraies haches dans votre dos ? »
J'étais déjà blanche comme un cachet d'aspirine, mais là je sentais que j'atteignais un record. Ma question resta suspendue dans l'air puis un tonnerre de rire retentis. Je fronçais les sourcils, j'aime pas trop quand on se moque de moi, on se calme les gars !
- « Pour sur ! Mais d'où sort-elle ?! » Il en prit une dans son dos et la laissa tomber dans mes mains.
- « Mon dieu ! » M'étouffais-je, les genoux pliés, mes bras maigrelets tentant de retenir sa foutu hache.
Ça les fit encore plus rire, Dwalin la repris et revint s'installer à table avec les autres. A un mètre de moi était Kili qui se moquait allègrement, des verres à la main. Je le fixais avec un haussement de sourcil, pas du tout amusée. Il s'arrêta et retourna a ses verres, penaud. Je retournais à mes assiettes en bougonnant, le feu aux joues. Se balader avec de vraies armes, n'importe quoi.
Déposant les cinq dernières assiettes sur la table, je vis Gandalf le dos courbé dans le hall entre le garde-manger et la cuisine qui me fit signe. Je me frayais un chemin jusqu'à lui dans la cuisine envahis de nains mâles agités. Arrivée devant lui il me prit par l'épaule et m'emmena dans un long couloir avec de multiple portes, ouvrit l'une d'entre elles et m'y fit entrer la première.
Une petite pièce crème avec un grand lit dont le couvre-lit fleurit reflétait l'esprit campagnard de notre hobbit. Il y avait des vêtements posé dessus. Je m'assis sur le lit tandis que Gandalf s'installa dans un fauteuil qui paraissait trop petit pour lui, près de la porte. Il me demanda de lui expliquer d'où je venais et comment j'étais arrivée là. Après mon récit il resta un moment silencieux.
- « Étrange, un signe dîtes-vous… » Après une pause il enchaîna. « Mais si vous n'êtes pas de ce monde, comment nous connaissez-vous ? »
- « Dans mon monde il y a… des histoires. » Répondis-je, en cherchant comment expliquer. « Dont une qui parle de la quête d'Erebor, mais malgré des impressions de déjà-vu, ou mes souvenirs de certains d'entre vous, je ne parviens pas à me rappeler de tout, je sais juste que nous sommes dans la Comté. Bon sang mais qu'est ce que c'est que ce bins ! » M'exclamais-je en mettant mon visage dans mes mains.
- « Vous dites ? »
- « Cette histoire, vous pouvez me ramener chez moi par hasard ? »
- « Peut-être en utilisant la même marque, si nous la retrouvons. » Proposa le vieil homme. « Vous pourrez la reconnaître ? »
- « Oui, je pense, mais... »
Tout à coup il se leva, je le questionnai du regard. Il me fit signe de le suivre et il se dirigea vers le salon ou nous retrouvions toute la troupe qui s'arrêta en l'apercevant. Le hobbit, à la traîne, s'essuyait le font nerveusement.
- « On a encore toqué. » Déclara Bilbo, les poings sur les hanche et visiblement à bout de nerf.
- « Hum… C'est lui. » Répliqua solennellement le magicien.
