Disclaimer : Mis à part l'OC et son histoire, tout l'univers et les autres personnages appartiennent à Tolkien.
Note de l'auteur : Bonsoir ! Ca fait des années que je n'ai pas écris, mon style reste un peu strict, mais je sens que je me détend un peu. Qu'en pensez vous ? Merci à Darkklinne pour ses impressions ! Bonne lecture !
Tout à coup il se leva, je le questionnais du regard. Il me fit signe de le suivre et il se dirigea vers le salon ou nous retrouvions toute la troupe qui s'arrêta en l'apercevant. Le hobbit, à la traîne, s'essuyait le font nerveusement.
- « On a encore toqué. » Déclara Bilbo, les poings sur les hanche et visiblement à bout de nerf.
- « Hum… C'est lui. » Répliqua solennellement le magicien.
Chapitre 2
Il alla vers la porte tandis que toute la troupe suivait, Bilbo, Fili et Kili en tête. Et moi, en bonne dernière. Soudainement la tension dans l'air monta, je préférai battre en retraite momentanément. Je ne savais pas à quoi m'attendre, par contre mon cœur qui battait la chamade, oui. Gandalf ouvrit, un nain aussi grand que Dwalin se tenait là. Rien qu'a l'ambiance je devinais que ça n'était pas n'importe qui. D'après ses vêtements aussi, paré de fourrure et d'une ceinture d'or. Il toisa un moment le magicien.
- « Gandalf. » Le salua-t-il, il marqua une pause puis entra en regardant autour de lui et en défaisant sa cape qu'il posa sur une patère libre, il poursuivit « Vous aviez dis que ce serait facile à trouver. Je me suis perdu. Deux fois. Je n'aurais jamais trouvé s'il n'y avait pas eu le signe sur la porte. » Il adressa un micro-sourire au magicien puis répondit d'un signe de tête aux nains qui s'inclinaient.
Disons que je compris lorsque son regard survola l'assemblée sans s'arrêter sur moi, pourquoi est ce que mon palpitant papillonnait. Il était imposant. Pas dans le sens où il inspirait de la peur mais plutôt qu'il dégageait une force inébranlable, un roc je vous dis. Une barbe noire et des cheveux tous aussi noirs mais parsemés de rares fils d'argent, bouclés et coiffés vers l'arrière, comme une crinière. Et des yeux, avec lesquels le noir contrastaient terriblement, étaient d'un bleu azurin. Limpide, désarmant.
Et moi je me sentis vraiment de trop, il y avait vraiment trop de nains, ce qui m'arrivait était trop impossible pour quelqu'un de trop rationnel. Un nain, c'est pas sensé être agréable à regarder. En fait c'est pas sensé exister tout court. Je suis à deux doigts de péter une durite, tellement mon sang pulse sous mes tempes.
- « Un signe ? N-non il n'y a pas de signe sur la porte. Elle a été peinte la semaine dernière ! » S'insurgea le hobbit.
Tandis qu'il s'avançait vers celle-ci pour l'inspecter, le sorcier la ferma précipitamment. Il lança un regard que j'interceptai, je fronçai les sourcils. Qu'est ce qu'il mijotait ?
- « Il y a un signe, je l'ai tracé moi-même » Fit-il rapidement, embarrassé. Puis il reprit d'un ton cérémonieux. « Bilbo Sacquet, permettez que je vous présente le chef de cette compagnie. Thorïn Ecu-De-Chêne. »
Le plus drôle c'est qu'il avait l'air fier de lui. Le chef en question s'avança près de Bilbo, croisant les bras sur son torse et le toisa.
- « Alors, c'est le hobbit. » dit-il lentement. Il se mit à arpenter la pièce autour de lui et enchaîna un interrogatoire en règle. « Monsieur Sacquet vous êtes vous souvent battu ? »
- « Je vous demande pardon ? » Le pauvre ne savait plus où se mettre.
- « La hache ou l'épée, quelle arme préférez-vous ? »
Personnellement, la hache, bien lourde, de préférence, ha ha… Il est sérieux ?
- « Et bien je ne suis pas maladroit aux fléchettes, pour ne rien vous cacher. » Déclara le semi-Homme avec fierté.
Moi non plus, il parait. Je vis Gandalf rouler des yeux, visiblement, c'était une question sérieuse. Je passe mon tour alors ! En remarquant le regard incrédule de Thorïn, Bilbo sembla redescendre d'un étage.
- « Mais je ne vois pas pou-pourquoi est-ce si important ? » Bégayât-il, sentant les regards moqueurs du reste de la compagnie.
- « C'est ce que je pensais. » Le chef se retourna vers ses compagnons avec un petit sourire en coin. « Il fait plus épicier que cambrioleur. » Et il s'en alla vers la cuisine avec sa suite qui riait aux éclats.
Gandalf se joignit aux rires, jaune. Puis quand tout le monde fut éloigné, trop occupé à déplacer les meubles pour faire plus de place, il se tourna vers le hobbit et moi. Je m'aperçu qu'il n'était pas si à l'aise que ça quant aux présentations lorsqu'il s'appuya sur l'une des poutres au plafond, soupirant bruyamment. Il avait l'air terriblement vieux, et l'était surement. Nous, nous n'avions pas bougé, chacun se demandait ce qu'il se passait. Lui parce qu'il était envahis de nains inconnus qu'il n'avait pas invité et qui, en plus, se moquait de lui et n'avait aucun respect pour son joli trou de hobbit. Et moi parce que je venais de voir plus de nains en une heure qu'en toute une vie, ne me doutant même pas de leur existence jusqu'à les avoirs –littéralement- sous le nez, et que mon cerveau était en black-out complet.
Inquiet, ce fut Bilbo qui bougea le premier pour aller surveiller les envahisseurs. Je restais silencieuse un moment face au magicien qui semblait réfléchir.
- « Je délire n'est ce pas ? »
J'avançai, ouvris la porte et sortis rapidement. La respiration saccadé, j'avais espéré qu'en franchissant à nouveau cette porte peut-être… Mais devant moi s'étalait le manteau de la nuit, noire, à travers laquelle je découvrais des près et des petites collines. Sur lesquelles je distinguais des hublots lumineux, petite fenêtre de hobbit. Et un ciel immense que je n'ai jamais pris le temps de regarder entre les immeubles. Quand bien même je l'aurai fais, il n'aurait ressemblé qu'à un voile opaque. Alors qu'ici j'avais sous les yeux une voûte incrusté d'étoiles, comme des milliers de petits diamants.
Gandalf se tenait derrière moi, la porte fermée sur nous. Je me tournai vers lui, la panique me gagnait.
- « Regardez la porte, le signe sur la porte. »
Ce que je fis avec empressement.
- « C'est le même ! » M'exclamais-je avec un énorme soulagement, un énorme sourire pris place sur mon visage.
Je repensai en vitesse à la façon dont j'étais arrivée. J'appuyais donc ma main sur le symbole. Le mage n'eut pas le temps d'ouvrir la bouche, comme je ne vis pas ses sourcils froncés et sa mine contrariée. A peine j'eux posé ma main, ce fut comme si j'avais mis la main dans un feu. Je la retirais vivement en criant. Je vis la rougeur en son creux et sentis une douleur cuisante.
- « Lily ! » S'écria Gandalf.
Il voulu prendre ma main mais je me dégageais et le repoussais : En relevant les yeux vers la porte, je voyais la marque rougeoyer et se résorber dans un crépitement d'étincelles. J'écarquillai les yeux et précipita à nouveau ma main dessus. Je percutai la porte si fort qu'elle s'ouvrit à la volée et me laissa tomber à plat ventre sur le parquet.
- « Vous allez bien ?! » S'inquiéta le magicien.
Il se précipita à son tour vers moi, s'accroupis tout près et me releva en position assise. Ma main me brûlait tellement, je serrais les lèvres en gémissant. J'ouvris les doigts doucement à la demande de Gandalf. Ma peau était légèrement boursouflée, rouge, la marque imprimée comme si elle avait été faite au fer rouge. Je levais les yeux vers lui, le cœur au bord des cils.
- « Il faut peut-être la retracée ? » Tentais-je, la voix tremblante.
- « Je ne pense pas que ça change quoique ce soit, malheureusement. »
Il me regardait gravement.
- « Je crois, qu'on a détourné le signe que j'avais tracé sur cette porte. C'était un repérage magique certes mais… Ce n'était pas assez fort pour vous faire venir d'un autre monde. » Il sembla en colère. « Jamais ma magie ne vous aurait brûlée. »
L'écoutant, l'horreur m'envahis. Je comprenais qu'il était impuissant. Mon corps se mit à trembler, un sanglot remonta dans ma gorge et je ne pu retenir mes larmes une seconde de plus. La panique me fit perdre pied.
- « Tout ça n'est pas réel ! Enfin les nains n'existent pas ! Les mondes parallèles sont du domaine de la science-fiction, c'est… Dans des livres ! Vous comprenez ? Je… » Je repris mon souffle et déglutis, les lèvres tremblantes.
Le vieillard me caressa le dos pour m'apaisé, compatissant, tandis que je pleurais sans retenue. Il n'y avait plus de place pour le déni.
- « Qu'est ce que je vais faire ? » Fis-je piteusement.
Mes pleurs cessèrent progressivement, le choc passé. Je me sentais juste… perdue. Gandalf soupira, m'aida à me relever. Je prêtais attention aux échos de rire provenant de la cuisine, ils devaient manger là bas.
- « Vous allez venir avec moi. »
- « Où ça ? »
- « Nous partons pour une aventure. »
Je le regardais en haussant un sourcil. Quelque chose me disait que ça n'allait pas être aussi pittoresque que « la grande aventure de Winnie l'Ourson », peut-être était-ce un troupeau de petits hommes trapus armés jusqu'aux dents.
- « Vous êtes sur que c'est une bonne idée ? »
- « Vous en avez une meilleure peut-être ?! » Dit-il sévèrement.
- « Non ! Mais je suis... »
- « Bien. Peut-être découvrirons-nous quelque chose pendant notre voyage. »
Il se dirigea vers la cuisine. Je le rattrapais en trottinant. Ca devenait une manie de ne pas me laisser finir mes phrases.
- « Vous n'avez pas l'air de savoir ce que vous faites… » Déclarais-je en faisant une moue.
Il s'arrêta, soupira à nouveau et baissa les yeux vers moi. Il répondit lentement.
- « En effet. »
Super rassurant.
- « Retournez dans la chambre de toute à l'heure et changez-vous, j'ai demandé à Bilbo de tout mettre sur le lit. La salle d'eau est dans le couloir. Nettoyez-moi ces larmes ! » Reprit-il avec un sourire entendu, puis il se joignit aux autres.
Je me sentais vidée, je me dirigeais d'un pas las dans le couloir. Je fis un brin de toilette –après vingt minutes de recherche pour la salle d'eau- puis retournais dans la chambre crème afin de me changer. J'avais l'air d'une paysanne, mais je trouvais ça plutôt sympa comme tenue. Je portais un chemisier blanc cassé à col bateau avec un corset en cuir brun lacé sur le devant. Heureusement que je n'étais pas grosse, sérieusement, les Hobbits ont de l'embonpoint d'après ce que j'ai pu voir sur les tableaux du salon, alors comment les femmes pouvaient respirer ?! Je remontais bien la chemise sur ma poitrine, un peu trop mise en valeur à mon gout. Je portais une longue jupe brune également. Par contre pour les souliers, ça va poser problème. Les Hobbits n'en portent pas. On va rester en chaussette pour l'instant…
Je remarquais une lanière de tissu brune auquel je n'avais pas fait attention. Surement pour s'attacher les cheveux. Les miens n'étaient pas assez longs. Sur le devant ils s'arrêtaient juste au-dessus de mes seins. Le plus grand des réconforts pour une fille, c'est le shopping. Ok je n'avais rien dépensé, et ça n'était pas vraiment à moi mais prendre soin de moi, me remontait au moins un peu le moral ! J'eus l'idée d'utiliser la lanière pour me faire un ras de cou que j'attachais en nœud dans ma nuque nue. Cette tenue plutôt sombre mettait en valeur le blond doré de mes cheveux. Prête, je retournais voir le groupe, je m'arrêtais à l'entrée de la cuisine. Le beau bordel que voilà ! Ils avaient visiblement mangé avec les doigts et se les léchaient allègrement. La nourriture avait appris à voler, il y en avait absolument partout, même sur le lustre. Et je vis carrément Fili marcher à même la table pour distribuer de la bière ! Les yeux ronds je trouvais le regard de Gandalf.
- « Ah vous voilà, avez-vous faim ? » Il me proposa d'un sourire une assiette qu'il avait réussis à mettre de coter.
- « C'est gentil Monsieur Gandalf mais je n'ai pas faim. » Répondis-je d'un sourire timide.
L'assiette fut réquisitionnée par Bombur, nain à l'appétit d'ogre. Je me demande si ça existe, les ogres… Je vis que Bilbo était dans un coin de la pièce, l'air complètement dégoûté.
- « Monsieur Bilbo ! Merci pour les vêtements ! »
- « Oh ! De rien Mademoiselle, ils vous vont à ravir. » Fit-il d'un sourire poli en se dandinant sur ses pieds.
- « Excusez-moi, je suis désolé de vous déranger mais qu'est ce que je dois faire de mon assiette ? »
Avant même que le hobbit puisse répondre à Ori, Fili la lui pris des mains.
- « Moi je sais Ori, donne la moi. »
Puis il la lança à Kili qui la lança dans la cuisine. Bilbo hurla au scandale, le pauvre !
- « Non arrêtez ! C'était à ma mère ! Cette vaisselle du quartier Ouest à plus d'un siècle ! » Puis les nains encore attablés commencèrent à entrechoquer fourchette et couteau. « Ne faites pas ça vous allez les émoussez ! »
- « Oh, vous entendez ça les gars ? Il dit qu'on va émousser les couteaux. » Se moqua Bofur.
- « Émoussez les couteaux et tordez les fourchettes ! » Entonna Kili.
Et tous les nains, excepté Thorïn, qui présidait l'assemblée d'un regard amusé, et Balïn qui semblait se trouver trop vieux pour ces enfantillages, se mirent à chanter :
« Ébréchez les verres et fêlez les assiettes !
Voilà exactement ce que Bilbo Sacquet déteste !
Brisez les bouteilles et brûlez les bouchons !
Coupez la nappe et marchez dans la graisse !
Versez le lait sur le sol de la réserve !
Laissez les os sur le tapis de la chambre !
Éclaboussez de vin toutes les portes !
Déversez les pots dans une bassine bouillante,
Martelez-les d'une perche broyante ;
Et, cela fait, s'il en reste d'entiers,
Envoyez-les rouler dans le vestibule !
Voilà ce que Bilbo Sacquet déteste ! »
Les jongleries, passes, coups de tête –Si si- et lancées de vaisselle en tout genre rythmèrent la chanson, si bien qu'a la fin elle finit bien empilée dans l'évier. Rien n'avait été cassé ! Si j'étais restée interdite de prime abord et que j'aurais juré que tout y serait passé, en voyant l'habileté des nains je me pris au jeu et finis par battre la mesure dans mes mains. Le plus risible fut quand même la tête de Bilbo, surtout quand Kili, un énorme sourire aux lèvres, lui tapa dans le dos en le gratifiant d'un « Ca va Monsieur Socquet ? ». Là, je ne pu retenir un fou rire, qui me fit un bien incroyable ! -You're Killi'n me !- Kili le remarqua et me gratifia d'un regard malicieux puis me fit signe de le suivre. Peu à peu tous le monde se réunis à table. Thorïn en bout, avec Dwalin, Gandalf et Balïn à sa droite et à sa gauche Fili. Kili me fit passer devant lui et Fili me fit signe de venir à coter de lui. Kili s'assit à coter de moi. Je me retrouvais donc en face de Gandalf. Je lui lançais un regard interrogateur, il me fit discrètement signe de me taire. Bon, et il se passe quoi maintenant ?
Balïn demanda des nouvelles de la réunion de clan, leur chef n'avait pu recevoir l'appui de personne. Des murmures déçus se firent entendre.
- « Ils disent que cette quête est la notre, et seulement la notre. »
- « Vous vous lancez dans une quête ? »
Le semi-homme se tenait derrière Gandalf et semblait intrigué. Tous se retournèrent vers lui. Avec un air fucking shit tu comprends quedal.
- « Mon cher Bilbo, nous avons besoin d'un peu de clarté. » Fit le magicien.
Sinon tu veux pas une bougie plutôt ?
Il sortit un parchemin où figurait une carte. Il parla de la montagne solitaire, je compris donc que la compagnie se rendait à Erebor. Enfin je le compris après les salamalecs « Par delà les arbres, par delà les prairies… ». Ah non, ça c'était le Roi Lion 3, autant pour moi ! Gloïn parla des présages d'Oïn, qui ne faisaient pas l'unanimité apparemment. Ce dernier parla de corbeau s'en retournant à la montagne. Quel rapport avec les corbeaux ?!
- « Quand on verra les oiseaux d'antan vers Erebor s'en retournant, le règne de la bête prendra fin. » Récita l'Oïn en question, tel un mantra.
- « Les p'tite bêtes mangent pas les grosses. » Murmurais-je pour moi-même avec une moue dubitative.
Fili et Kili me regardèrent surpris. Merde ! Je fis une petit sourire en baissant la tête –vous avez rien entendu ok ?- Ils rirent discrètement dans leur barde.
- « Euh… Quelle bête ? » S'inquiéta Bilbo.
- « Oh c'est surement une allusion à Smaug le terrible, première et principale calamité de notre âge. » Expliqua Bofur comme si c'était sans importance. « Un cracheur de feu ailé, des crocs comme des rasoirs, des griffes comme des crocs de boucher, grand amateur de métal précieux. »Termina-t-il sur un ton anecdotique.
- « Oui je sais ce qu'est un dragon. »
- « J'ai pas peur de lui, je me sens prêt, il va voir c'que c'est le fer des nains quand il l'aura dans le troufignon ! » Déclara Ori avec fierté.
Une clameur s'éleva, je regardais Gandalf. Au secours, c'est ça qui nous attends ? -On passe sous silence le « troufignon »- Dori fit se rasseoir Dori. Non Ori pardon ! Ori fit asseoir Dori… Ou l'inverse ?
- « Ce serait déjà difficile avec une armée derrière nous. Or, nous ne sommes que treize. Et pas les treize meilleurs. » Il lança un coup d'œil à Bofur. « Ni les plus intelligents. » Lâcha Balïn.
Nouvelle clameur. Nains pas contents qu'on les trouve débiles. Les nains sont susceptibles. Noté.
- « Nous ne sommes peut-être pas nombreux. Mais nous sommes des guerriers. Chacun d'entre nous » Tous se turent, Fili prit le temps de tous les regarder puis reprit avec ferveur. « Tous autant que nous sommes ! »
Je dus avouer qu'il avait de la verbe, pour son âge. Il tourna la tête vers moi et eu un petit sourire fier en voyant mon regard impressionné. J'ai dejà vu ce petit sourire quelque part.
- « Et vous oubliez que nous avons un magicien dans cette compagnie ! Gandalf à du tuer des centaines de dragons dans sa vie ! » Rajouta Kili, histoire de pas être en reste.
Nouvelle clameur. Grand moment de solitude pour Kili, qui prend Gandalf pour Merlin l'enchanteur. Et pour Gandalf qui ne sait plus où se mettre sous les questions des nains, n'ayant jamais tué de dragon d'après son air j'y touche pas. Thorïn regardait le malaise du mage gris avec malice. Ce regard là aussi, je l'ai déjà vu. Je fronçais les sourcils, cherchant dans mes souvenirs. Les nains montèrent d'un ton, chacun y allant de son petit commentaire. Et il faut comprendre ici qu'ils se prenaient littéralement la tête, avec menace à l'appui. Le chef de la compagnie se leva et hurla quelque chose comme « Ohnorah ! ». En fait je n'ai rien compris. Mais tous s'assirent et se turent.
- « Si nous avons vu ces signes, ne croyez vous pas que d'autre les auront vu aussi ? » Demanda-t-il réthoriquement. Il reprit sur un ton mystérieux. « Des rumeurs ont commencé à se répandre. Le dragon Smaug n'a pas été vu depuis 60 ans. Certain tournent leur regard vers la montagne, évaluant, s'interrogeant, mesurant les risques. Les immenses richesses de notre peuple sont peut-être sans protection désormais. Resterons-nous en retrait ? Pendant que d'autres s'emparent de ce qui nous appartient ?! Où saisissons-nous cette chance de reprendre Erebor ! » Finit-il dans un cri qui sonnait comme une affirmation.
Ce fut une véritable Standing Ovation. Je comprenais maintenant l'enjeu. Une reconquête. Dans les « Pour Erebor ! » s'éleva la voix le Balïn.
- « Vous oubliez que la grande porte est scellée. On ne peut pénétrer dans la montagne. » Déplora-t-il.
- « Cela, mon cher Balïn, n'est pas tout à fait vrai. »
Avec un petit sourire mutin Gandalf fit apparaître, comme sortie de sa manche, une clé épaisse et anguleuse. Il la présenta à Thorïn qui eu l'air hypnotisé par celle-ci.
- « Comment avez-vous eu ça ? » Il murmura.
Il expliqua qu'il lui venait de Thraïn, son père, qui voulait qu'elle soit en lieu sur pour un jour échoir à son fils, le moment venu. Qui était venu. Moment solennel où un nouvel espoir surgit dans les cœurs.
- « S'il y a une clef, il doit y avoir une porte ! » Enonça Fili, à l'évidence.
- « Les runes sur la carte parlent d'un passage dérobé dans les salles inférieures. »
- « Il y a une autre entrée ! » Se réjouit Kili.
- « Encore faut-il la trouvée » Répliqua Gandalf. « Les portes des nains sont invisibles lorsqu'elles sont closes. » Expliqua-t-il en levant le regard vers moi. Il reprit en soupirant, agacé. « La réponse est quelque part sur cette carte. Je ne suis pas en mesure de la trouvée mais… Dans la Terre Du Milieu d'autres le peuvent. »
Il tourna le regard vers Thorïn cette fois-ci. Qui y répondit par un air peu avenant. L'idée ne l'enchantait guère.
- « La tache à laquelle je pense exige une grande discrétion et non moins de courage. » Il se tourna vers Bilbo, qui ne sembla pas se sentir concerné le moins du monde. « Mais si nous nous montrons prudent et astucieux, je pense que c'est faisable. »
- « Donc il faut un cambrioleur ! » S'émerveilla Ori.
Dans la pièce, tous les yeux se tournèrent vers Bilbo qui approuva.
- « Et un bon ! Un expert, j'imagine. »
- « Et, vous l'êtes ? » Demanda Gloïn.
Le pauvre Bilbo, regarda derrière lui. Il eut peur de comprendre et fit répéter.
- « Je suis quoi ? »
- « Il dit qu'il est un expert ! » Cria Oïn, qui n'avait rien entendu. Il était sourd.
- « Oh non non non ! Je ne suis pas un cambrioleur ! Je n'ai rien volé de ma vie. »
- « J'ai bien peur d'être d'accord avec Monsieur Sacquet, il n'a guère l'étoffe d'un cambrioleur. » Confirma avec dépit Balïn.
Le pessimiste en chef.
- « Les terres sauvages ne sont pas faites pour les gens de bonne famille qui ne savent ni se battre ni se débrouillé seuls. » Déclara prosaïquement Dwalin.
Tous semblèrent plus ou moins d'accord, même Bilbo qui sentait que sa durée de vie serait écourtée par une telle épreuve. Je remerciais le ciel d'être passée inaperçu jusque là ! Gandalf sortis hors de ses gond et se leva, les magiciens aussi sont susceptibles. Noté.
- « Ca suffit, si je dis que Bilbo Sacquet est un cambrioleur, c'est un cambrioleur, compris ?! » Tonna-t-il, sa magie se déploya comme une ombre dans la pièce. « Les Hobbits ont le pas extrêmement léger, si bien qu'il peuvent passé inaperçu quand ils le veulent. Et alors que le dragon est accoutumé à l'odeur d'un nain, celle d'un Hobbit lui est totalement inconnue. Ce qui est un net avantage. »
Il se rassit tranquillement, ignora Bilbo qui voulu le contredire et poursuivit à l'adresse de Thorïn.
- « Vous m'avez demandé de trouver le quatorzième de cette compagnie et j'ai choisis Monsieur Sacquet. Il a plus de ressource que le suggèrent les apparences. Et beaucoup plus à offrir que vous ne l'imaginez ! Ou même qu'il ne l'imagine. Vous devez me faire confiance. »
- « … Entendu, nous le feront à votre façon. Donne-lui le contrat, Balïn. » Ordonna le chef.
Bofur criait « On est partant ! » a qui mieux mieux, Balïn expliquait les grande lignes du contrat. Bilbo le pris, il tiqua sur « prise en charge des obsèques ». Il
s'éloigna pour lire en détail. Thorïn se pencha sur Gandalf, je n'entendis rien à ce qu'ils se dirent. Mais ce dernier me fixait.
- « Lacération ? Éviscération ? Incinération ?! » S'étrangla le hobbit.
- « Ah oui, il fait fondre la chair sur vous… »
Je ne pris même as la peine d'écouter les explications de Bofur, j'étais déjà pas dans mon assiette, il ne faudrait pas en plus que je fasse une galette sur la table… Puis on entendit :
- « Non. »
Et un semi-Homme à terre, un !
- « Vous êtes d'un grand secours Bofur ! » S'exclama le vieux sorcier.
Il installa l'inconscient dans un fauteuil, celui-ci se réveilla quelques minutes plus tard. Nori –Et c'était bien Nori- lui apporta une infusion. Je laissais Gandalf parlementer avec le hobbit. Tout le monde s'était éparpillé dans la maison, pipe à la main. Je trouvais le vieux Balïn dans un couloir, sur un banc. Je me joignis à lui et lui posais des questions sur les nains. Je découvris que c'était un érudit ! Puis nous vîmes passé Bilbo, le pas pressé, en direction des chambres.
- « Je crois que nous avons perdu notre cambrioleur. C'est sans doute mieux ainsi, tout est contre nous. » Me dit-il.
- « Rien n'est joué d'avance, je crois. » Tentais-je.
- « Nous ne sommes que des marchands, des mineurs, des rétameurs, des gens qui font des jouets, sais-tu. » Il me tutoyait, j'étais une enfant pour lui. « Pas de quoi faire des héros ! »
- « Il y a quelques guerriers parmi nous. »
Thorïn arriva vers nous et se posta sur le mur d'en face. Il me regarda brièvement puis reporta son attention sur le vieux nain qui répondit.
- « De vieux guerriers… »
Je m'éclipsais en m'excusant doucement. Je rejoignis Gandalf et les autres dans le salon.
- « Lily, allez-vous coucher si vous le désirez. » Me dit-il avec bienveillance.
J'étais restée un moment devant l'âtre, les yeux dans le vague. Fatiguée par mes pleurs un peu plus tôt.
- « Nous nous levons tôt demain. D'ailleurs dîtes moi, préférez vous les poneys ou les chevaux ? »
- « Elle est bizarre votre question ! » Je ris doucement. « Les chevaux, je suppose. »
- « Vous ne comptez pas l'emmener avec nous j'espère ? »
Thorïn arriva, il s'était exprimé d'une voix dure. Je n'avais pas la force de m'expliquer, je laissais le magicien mener bataille seul.
- « Vous avez dis que nous feront les choses à ma façon. Et ma façon est que Bilbo et Mademoiselle Lily seront de la compagnie. Sous ma responsabilité comme nous l'avons convenu. »
- « Vous ne m'aviez pas spécifié qu'elle l'était aussi ! » S'insurgea-t-il.
- « C'est un voyage dangereux, pour une souris. » Précisa Dwalin.
Je le regardais en haussant un sourcil. Prend garde à la sourie elle est susceptible, elle aussi !
- « Faites moi confiance, Thorïn Ecu-De-Chêne ! » Gronda-t-il. « Par tous les Valar. Nous ne seront pas trop de deux pour garder la tête froide durant le voyage. »
- « C'est une fille des hommes et c'est à peine une femme ! Par l'amour d'Aulë, que voulez-vous que tout ceci lui rapporte à part la mort ? De la richesse ? » Il me toisa. « N'aurons ne serait-ce qu'une pièce d'or que ceux qui le mérite. Et son seul mérite sera de nous apporter des ennuis. »
Je fulminais. Je me relevais face à eux. Je devais à peine levé les yeux pour le regarder. J'inspirais, contenant ma fureur. Je souris, mais mon sourire n'atteint pas mes yeux. Je le fixais comme si par la force du regard je pouvais le brûler.
- « Je ne veux rien. De vous. Vraiment. » J'insistais sur chaque mot. « Sachez que rien, de ce dont je suis capable ne vaut tout l'or de ce monde. Gardez- le ! »
Je marchais vers le couloir mais m'arrêtais sur le pas.
- « N'oubliez jamais, le battement d'aile d'un papillon peut provoquer le plus terrible des ouragans. »
Je te prouverais que tu as tors, tu t'en mordras les doigts.
Je me mis rapidement au lit. Après la colère vint la peine. Perdu dans un monde où je n'ai pas de place, hostile. Même avec ce que j'ai dis, même si je ne veux pas qu'on me mette sur la touche, je veux m'en sortir. Mais je ne suis que faiblesse dans cette aventure où tout me reste à apprendre. Je m'endormis en laissant silencieusement mes larmes coulées. Bercée par la chanson des nains.
« Loin au-delà des montagnes froides et embrumées
Vers des cachots profonds et d'antiques cavernes
Il nous faut aller avant le lever du jour
En quête de l'or pâle et enchanté.
Les nains de jadis jetaient de puissants charmes
Quand les marteaux tombaient comme des cloches sonnantes
En des lieux profonds, où dorment les choses ténébreuses
Dans les salles caverneuses sous les montagnes.
Pour un antique roi et un seigneur lutin,
Là, maints amas dorés et miroitants
Ils façonnèrent et forgèrent, et la lumière ils attrapèrent
Pour la cacher dans les gemmes sur la garde de l'épée.
Sur des colliers d'argent ils enfilèrent
Les étoiles en fleur ; sur des couronnes ils accrochèrent
Le feu-dragon ; en fils torsadés ils maillèrent
La lumière de la lune et du soleil.
Loin au-delà des montagnes froides et embrumées,
Vers des cachots profonds et d'antiques cavernes
Il nous faut aller avant le lever du jour
Pour réclamer notre or longtemps oublié… »
