Disclaimer : Mis à part l'OC et son histoire, tout l'univers et les autres personnages appartiennent à Tolkien.
Note de l'auteur : Bonsoir ! J'avance doucement mais surement ! J'espère que pour l'instant ça vous plait. Merci à Darkklinne et Syriaworld pour leur suggestions et avis. J'ai aussi mis à jour le Prologue et les premiers chapitres. Bonne lecture !
Chapitre 3
J'émergeais doucement, la joue profondément enfoncée dans un délicieux oreiller moelleux à souhait. Une voix rauque et super sexy chantait encore dans ma tête. J'avais une fois de plus fais un rêves de fou. Totalement détendue sous la couette. J'inspirais profondément pour soupirer de bien-être. Attendez, l'odeur des draps…
Je papillonnais des yeux en me redressant. La lumière du jour entrait par la fenêtre et se réfléchissait sur les murs beiges. Je plissais des yeux. J'ai mal à la tête, la tête dans le coton et mal à la gorge. J'avais ronflé. Pitié que personne ne m'ai entendu !
Je suis où là ? C'est pas mon lit, y'a des napperons sur la table de nuit et la commode, une grande carte encadrée sur le mur. En face de moi une armoire avec une vitre sur la porte. Je baillais à m'en décrocher la mâchoire en me regardant. J'ai les cheveux qui partent un peu dans tout les sens. Je remis deux-trois mèches du bon coté, passais mes doigts dans la longueur pour démêler et réfléchis dans le même temps. Ah ! Ça y est ça m'est revenu. Je me remémorais les conversations d'hier soir. J'ai l'impression d'avoir été la spectatrice d'un film fantastique à gros budget. Je constatais que je portais un chemisier. Je rabattis la couette pour descendre du lit. Je baissais la tête sur mon corps, il descendait jusqu'à mis cuisse. Je fronçais les sourcils en cherchant du regard le reste de mes vêtements. Ils étaient sur le fauteuil. Le corset et la jupe. Je m'approchais de la fenêtre, à moitié éblouie je me penchais pour regarder dehors. Bug.
- « J'ai vraiment pas rêvé. »
Pour confirmer tout de même, je me collais une beigne. Je suis pas sado, mais aux grand maux les grands moyens. J'inspirais entre mes dents sous la douleur. Là, c'est confirmé.
Je contournais le lit et m'habillais en vitesse, en me battant avec le lacet. Je regardais mes pieds un instant. Tant pis, j'aurais pas la classe. Je remis mes baskets puis sortis de la chambre. Pas de bruits. Je parcourais les pièces jusqu'au salon. Plus de capuchon sur les patères. Ils étaient partis.
- « Bilbo ! » Criais-je en courant dans le couloir.
Je l'appelais plusieurs fois en ouvrant différentes portes puis je le vis au fond du couloir. Visiblement à peine réveillé lui aussi.
- « Que se passe-il ? » dit-il d'une voix pâteuse.
- « Ils sont partis sans nous ! »
Je le regardais, affolée. Son visage s'éclaira et il partit en courant vers l'entrée. Il avisa ses patères lui aussi.
- « C'est merveilleux ! » Explosa-t-il au bout d'un instant en se retournant vers moi.
C'était pas exactement mon point de vue. La peur m'étreignit le ventre. Gandalf avait changé d'avis ? Il était revenu sur sa parole ? Je m'assis sur la banquette du salon, qu'est ce que j'allais faire à présent ?
- « Je vais faire le petit déjeuner ! Vous joindrez-vous à moi ? » S'enquit-il.
- « Euh oui, s'il vous plait ! Je n'ai pas vraiment le choix. » Terminais-je doucement en lui emboîtant le pas.
- « Vous n'étiez pas avec Gandalf ? »
- « Je suis tombée sur lui devant votre porte. »
- « Pourquoi étiez-vous devant ma porte ? » Il me regardait avec curiosité.
- « C'est bien ça le problème, je ne sais pas ! Je ne sais pas où je suis, chez moi les Hobbits ça n'existe que dans les contes… C'est bien une des rares choses que je sache. »
Il eut l'air sincèrement surpris, il s'excusa de sa curiosité qui ne me gênait pas du tout. Il n'y avait pas beaucoup de choses qui me gênaient à vrai dire, on n'a peur que de ce qu'on ne nomme pas comme on dit. Il m'invita à table pendant qu'il préparait un petit dej' typiquement anglais. Il me posa d'autres questions, notamment sur mes vêtements « masculins » selon lui.
- « Mais qu'est ce que vous faites encore à table ?! »
Nous sursautâmes en entendant la grosse voix de Gandalf qui se tenait au debout devant le garde mangé. Il nous regardait les poings sur les hanches.
- « Nous vous attendons depuis une demie heure déjà ! Dépêchez-vous ! »
Il fit demi-tour en direction du couloir. Nous nous regardâmes brièvement puis nous courûmes après lui. Bien conservé le magicien, et des jambes immense !
- « Bilbo ! » Aboya-t-il. « Prenez deux sacs avec le nécessaire de voyage. Où sont les affaires de votre mère ? »
- « D-Dans la chambre où était… »
Mais il ne l'écouta plus et entra dans « ma » chambre. Il ouvrit l'armoire et pris un change mais il emprunta aussi des braies d'homme. Je ne fis aucun commentaire, mais jurais de garder mon soutien-gorge et mon tanga sous ma chemise. Il prit également une cape bordeaux qu'il me lança. Il m'intima ensuite de le suivre. Je pris mes anciens vêtements au cas où et les fourraient avec le reste. Dans la cuisine il prit ce qu'il restait du passage des nains. Une pomme et un petit pain. Un couteau aussi.
- « Voilà. » Il me mit le sac dans les mains. « Vous êtes prêtes ! »
- « Merci mais vous auriez pu me réveiller, j'ai cru que vous m'aviez laissée ! » L'accusai-je.
- « A vrai dire, j'ai eu un certains mal à retenir… la troupe. » Fit-il, embarrassé.
- « La troupe ou son chef ? » Insistai-je avec ironie.
Il se mit à rire. Autrement dis y'en a un qui a tenté de partir sans moi.
- « Voilà un voyage plein de promesse ! » S'exclama-t-il.
Je le suivis jusque dehors, mon sac sur une épaule et ma cape sur l'autre. C'est dingue, il fait trois pas j'en fais six. Arrivée dehors, je ralentis. Putain, on se croirait en Angleterre. D'ailleurs je parle français … J'interpellais Gandalf.
- « Dîtes-moi, quelle langue parlons nous, là maintenant ? »
- « Le Westron, la langue commune. Mais bien-sur chaque peuple à la sienne propre. » M'enseigna-t-il.
- « Mais moi je ne… »
Mais il était déjà partis. Encore une fois sans me laisser finir. Il avait rejoins le groupe qui attendait patiemment dans le près un peu plus bas. Enfin plus ou moins, je voyais de loin Thorïn faire les cents pas. Me revint ce que j'avais dis hier soir, je le pensais mais… J'étais ridicule, franchement. Une fille de la ville pommée dans la cambrousse. Rien d'extraordinaire. C'était pas pur esprit de contradiction. Qu'il aille se faire voir avec ses grands airs ! La parité, il va voir ce que c'est, l'homme des cavernes. Je riais dans ma barbe !
Je dévalais le chemin en trottinant. Ils s'étaient pour la plupart assis dans l'herbe avec leur pipe, ou alors discutaient autour de leurs armes, comme Dwalin et Fili. Personne ne me remarqua tout d'abord puis j'avançais au milieu du groupe. Ils se retournaient brièvement vers moi pour me saluer sur mon passage, avant de retourner à leur conversation. Je répondais poliment avec un grand sourire, tentant d'engager la conversation mais sans succès. Waouh, ça s'annonçait bien !
- « Ah, la souris est sortie de son trou ! »
J'arrivais près du tatoué et de Fili. Tandis que Dwalin s'en retournait à ses armes avec un petit rire, le second me fit signe de m'approcher. Je les rejoins, contente que quelqu'un me prête attention ! Je gratifiais donc les deux hommes d'un grand sourire.
- « Qu'est ce que vous faites ? »
- « J'explique à Fili certaines techniques de combat. » Répondit Dwalin en regardant fixement le blondinet. Voici l'air T'as intérêt de m'écouter jusqu'au bout.
- « Dwalin est maître d'armes aux Montagnes Bleues ! Il nous a appris à nous battre à mon frère et moi. » M'expliqua ce dernier en l'ignorant superbement.
- « Ton frère ? »
- « Kili. » Fit-il dans un clin d'œil.
- « C'est pas vrai ! Vous avez à peu près le même âge non ? »
- « A une vingtaine d'année près. »
- « Attends, c'est pas possible tu dois avoir le même âge que moi ! » M'exclamai-je.
Il rit puis me demande.
- « Et quel est-il ? »
- « J'ai vingt-trois ans. »
Il rit de plus belle et reprend en souriant.
- « J'en ai quatre-vingt-cinq. » Rétorqua-t-il avec un air fier.
- « Tu te moque de moi ! » Fis-je en lui donna une tape sur l'épaule.
- « Mais non je t'assure, nous vieillissons moins vite que vous, nous les nains. » Il reprit avec une lueur de malice dans les yeux. « Mais si j'avais été un humain j'aurais été à peine plus âgé que toi tu sais… »
- « Et ton frère alors ? » Questionnais-je dans le même jeu.
- « Trop jeune pour toi ! »
Je le regardai et ouvris la douche la bouche grand pour répliquer, mi surprise mi amusée.
- « Parce que tu es un homme toi hein ? Enfin tu me comprends ! » Rajoutais-je en le voyant se moquer de moi.
- « Bien entendu, regarde cette carrure ! »
- « Quel vantard ! Et puis peut-être que je préfère les hommes plus jeunes… J'aime beaucoup l'humour de Kili d'ailleurs. » Le narguais-je, Gandalf m'appela au loin et je rajoutais en m'éloignant. « Mais j'avoue que tu as vraiment de beaux cheveux. »
Je vis par-dessus mon épaule qu'il me suivait du regard, surpris. Il ne réagit pas lorsque Dwalin commença à lui parler. J'émis un petit rire. Ses yeux aussi étaient magnifiques… Je secouais la tête en arrivant vers Gandalf.
- « Un problème ? » Fit-il, intrigué.
- « Non non, et vous ? »
- « Je pense que vous devriez garder pour vous vos origines. » Il marqua une pause. « Pour l'instant du moins. »
- « Bien. » Fis-je, au garde-à-vous. « Juste, Bilbo est au courant. »
Il me regarda avec amusement. Il avait l'air satisfait de voir quelqu'un d'attentif et balaya ma remarque.
- « A propos, je m'étonne moi aussi que nous arrivions à communiquer, mais peut-être que votre langue correspond à celle que nous utilisons communément. »
Nous n'étions pas plus avancés, donc. S'éleva une voix au loin et tous se levèrent pour regarder dans la direction du trou de Bilbo –qui en était vraiment un, dans la colline- où Bilbo lui-même arrivait en courant et criant « attendez-moi, je l'ai signé ! ». Dès qu'il nous rejoignit, il donna un parchemin à Balïn. Celui-ci l'inspecta et déclara.
- « Le contrat et en ordre. Bienvenu dans la compagnie de Thorïn Ecu-de-Chêne ! »
Tous récupérèrent leurs bagages à terre. Je fronçais les sourcils et m'adressais au nain à la barbe blanche.
- « Excusez-moi Monsieur Balïn mais moi je n'ai rien signé est-ce que c'est… »
- « Vous vous n'êtes qu'un bagage de plus ! » Me coupa Thorïn avec humeur quand il passa devant moi.
Je n'eu pas le temps de rétorquer que le magicien le suivit avec un regard appuyé qui disait ne réponds surtout pas ! Mais Thorïn enchaina de toute manière.
- « Nous partons pour Bree, nous devons y être a la tombée de la nuit, en route ! »
Cet homme est tellement attachant me dis-je avec ironie. Je suivis donc le groupe sur la route. Les nains sont trapus, même s'ils n'étaient pas beaucoup plus petits que moi pour la plupart, je n'avais pas de mal à rejoindre le chef de file qui allait bon train. Je décidais de garder l'allure et de maintenir ma position jusqu'à destination. Mon gars, le bagage il a les jambes longues, lui !
Nous avions traversé Hobbit-bourg et Lézeau. Nous marchions à présent sur une route qui bordait une forêt. Gandalf se tenait à coté de moi et me décrivait les endroits que nous traversions, ponctuant d'anecdotes souvent drôles. Bilbo suivait lui aussi derrière Gandalf et se joignait à la conversation surtout pour parler des Hobbits. J'appris donc qu'il avait un parent qui s'appelait Taureau-Rugissant et qui était véritablement énorme. Ce qui me fit beaucoup rire, ça sonnait Indien. Bien-sur lorsque je fis la remarque personne ne compris. J'expliquais alors de façon très très évasive que ce peuple était aussi surnommé les Peaux-rouges parce qu'ils vivaient dans une endroit où il faisait très chaud en conséquence de quoi ils avaient une peau très mate et qu'ils avaient des noms composé comme Nuage-Dansant ou Petit-Tonnerre. Je sais, pas de commentaire sur mes références à Docteur Queen et Yakari.
Gandalf m'apprit que ce même parent inventa le golf pendant une bataille, ce qui n'avait pas l'air de convaincre Bilbo. Je n'aimais pas spécialement le golf et n'y connaissais rien. Kili qui écoutait, comme toute la compagnie me rendis-je compte, me demanda quel sport j'aimais. Je cru à une blague, enfin mes bras s'apparentent à des cure-dents ! C'est assez évident que je n'était pas très portée activités physique. Mais non, il était curieux. Je mis un moment à répondre.
- « Sincèrement, je préfère de loin une bibliothèque à une salle d'exercice, mais je dirais la plongée, c'est plutôt ludique. » Fis-je en haussant les épaules. « Il y a la mer pas loin de chez moi. »
Il me regarda avec les yeux ronds, j'entendis des chuchotements du coté de Dori. Le Mage m'expliqua que les nains ne savaient pas nager, il ajouta plus bas que vu leur carrure je pouvais aisément comprendre pourquoi. J'imaginais soudain Bombur en pleine mer. Une enclume. Je demandais à Bilbo si lui, il savait. Il me répondit que oui mais pas très bien.
- « Les Hobbits sont, pour la plupart, des êtres craintifs ! » Notifia Gandalf.
- « Pourtant Bilbo est là, non ? » Le contredis-je dans une moue.
Gandalf regarda par-dessus son épaule Bilbo qui se raclait la gorge en bombant le torse.
- « En effet, les Hobbits sont vraiment étonnant. » Rajouta-t-il avec un petit sourire.
- « Aller Nori, il faut payer ! »
Je n'eu pas le temps d'identifier la voix qu'une multitude de petits sacs volèrent dans tous les sens.
- « Que se passe-t-il ? » Demandai-je.
- « Ils ont parié sur la participation de Bilbo à cette quête. »
- « Vous avez parié sur moi ?! » S'insurgea le concerné.
- « Alors, verdict ? » Insistai-je, intriguée.
Le vieillard intercepta un des sacs, une petite bourse plutôt bien remplie.
- « Bilbo, sachez que je n'ai pas douté de vous un seul instant ! » Déclara-t-il à l'évidence, fier.
Ce qui me fit rire à nouveau. Je me sentais bien, j'avais plutôt l'impression de faire une randonnée entre amis. Je ne me sentais aucunement en danger, l'idée qu'il y ai un dragon au bout du périple était restée dans la cuisine de Bilbo. Et celle qui impliquait quelques péripéties que ce soit, fut-elles dangereuses, ne m'avait même pas effleuré l'esprit ! Je m'imaginais même que ce n'était l'affaire que d'une semaine tout au plus.
La journée touchait à sa fin, j'avais les pieds en compotes depuis un moment mais j'anesthésiais la douleur en m'occupant l'esprit. Par la conversation surtout, l'observation du paysage et un jeu de devinette avec Bilbo. J'étais déterminée à garder le rythme, je n'avais pas bougé du flan droit de Thorïn. Quand j'avais une idée en tête je l'avais pas au c… 'Fin vous voyez. Le silence se fit progressivement à mesure que nous nous rapprochions de la ville, dont on apercevait les portes.
- « On fatigue ? » Fit une voix rocailleuse.
Je levais les yeux au ciel. Qu'il se taise était trop beau, fallait bien qu'il la ramène. Et c'était bien évidement pas pour se soucier de mes jambes. Lui, agréable ? Je commençais à croire que ça relevait du miracle.
- « A peine. Mais si vous vous proposez pour porter le bagage, c'est pas de refus. » Terminai-je dans un énorme sourire ironique.
Bien-sur le bagage, c'était moi. Il ne répondit pas et nous entendîmes des rires étouffés à l'arrière. Nous restâmes un moment impassible, ignorant l'autre. Mais je finis par pouffer moi-même. Trop fière, Lily 1 – Thorïn 0.
Gandalf prit la tête une fois que nous passâmes la grande porte. Bree était un village protégé par un fossé et une haie percée pour laisser passer la route de part en part. Les maisons et commerces étaient construits sur et autour de la colline. Nous nous arrêtâmes à une auberge au pied de celle-ci, le Poney Fringant. Encore un nom à coucher dehors ! Je ricanais toute seule. Moins quand nous fûmes à l'intérieur. Je m'attendais à quelque chose de plus… sympa. C'était humide, éclairé par des lampions qui émettait une lumière jaune. Le parquet collait, toute l'auberge était littéralement pourrie. Je grimaçais. Des rires éméchés fusaient. Je rebattis ma capuche, pas rassurée.
- « Finalement, y'a pas que le nom qui est à couché dehors. » Grinçai-je.
Ce qui fit rire grassement Gloïn qui me poussa en avant.
- « Eh, doucement ! » Grognai-je.
- « Attention Gloïn, la souris mord. » Me nargua Thorïn.
- « Tu crois pas si bien dire ! » Sifflai-je
Nous nous toisâmes pendant un instant, il avait l'air d'avoir très envie de m'assomer. Et moi j'étais fatiguée et irritable. Gandalf revint.
- « Allons y. »
Il nous guida jusqu'à l'endroit où avait été mis bout à bout plusieurs tables pour tous nous accueillir. De bon cœur nous prîmes place. La fatigue s'imposa et me terrassa, je m'étalais sur la table, la tête posée sur mes bras croisés. J'écoute vaguement les discutions, mes jambes étaient engourdies et je ne sentais même plus mes pieds. On me secouais et je vis Gandalf qui me souriait gentiment en poussant une assiette de ragoût devant moi.
- « Merci bien. » Chuchotais-je.
- « En voilà une qui va pas faire long feu ! Tu veux toujours dormir dehors ? » Me taquina Kili.
- « Tais-toi. » Fis-je en riant doucement.
Je finis rapidement mon assiette, remerciant le magicien. S'il était pas là, je n'aurais ni toit, ni nourriture ce soir.
- « Lily, si vous voulez les chambres sont prêtes. » Me proposa doucement celui-ci.
- « J'y vais, bonne nuit à tous. »
Je manquais de m'étaler sur le parquet en me levant de ma chaise quand une main m'attrapa par le bras. Je levais les yeux et remerciais Fili, il me proposa de m'accompagner jusqu'à la chambre au cas où. Je n'eu pas le temps de protester qu'il me poussait, la main dans le dos, à la suite d'une serveuse.
La chambre était en fait une sorte de dortoir, il y avait huit lits. J'entendis plus ou moins Fili me dire bonsoir lorsque je me laissais tomber sur le premier lit à ma portée.
J'ouvris les yeux, j'étais habillée sur le lit à peine défait. Je tournais la tête et vis que cinq des huit lits étaient pris, dont un par Gandalf au vu de la taille. Le lit à coté de moi était vide. La lune était pleine et éclairait la pièce. Soudain la porte grinça, je posais la tête en fermant les yeux, faisant mine d'être endormie. Il y eu des pas, lent et lourd. Je sentis quelque chose de chaud s'étaler sur moi puis le bord des draps sous mon nez. J'entendis les pas s'éloigner puis se rapprocher à nouveau. Un lit grinça, le bruit sourd de chaussures qui tombèrent sur le sol. Le lit grinça à nouveau puis plus rien. Au bout d'un moment une respiration douce s'éleva. J'osais ouvrir les yeux. Le lit d'à coté était à présent occuper. Sur le dos, paisible, était Thorïn.
