L'épisode passé, il y avait alors eu toute cette histoire avec Teresa et ses apparitions régulières plus étranges les unes que les autres. Elle avait d'ailleurs fini par s'allier à Aris pour lui faire endurer ses diverses folies et ainsi trahir définitivement la confiance qu'il avait en elle. Il avait eu du mal à s'en remettre et avait désormais résolu de ne plus y faire attention. Après tout il n'avait jamais été plus proche d'elle qu'il ne l'était des autres. Seulement elle lui avait fait croire qu'elle l'aimait et il avait du mal à accepter qu'elle ait réussi à le rouler aussi facilement. Il n'arrivait toujours pas à se décider entre lui garder rancœur et la pardonner. D'un autre côté, si elle avait réellement été obligée de commettre ces actes, ce n'était pas vraiment sa faute...

Enfin, à l'orée de leur victoire face à la terre brûlée, ce fut l'affrontement final avec les créatures à ampoules sous un orage déchaîné qu'ils avaient enduré. Thomas avait du mal à se rappeler entièrement ce combat, il se souvenait juste de la montée d'adrénaline qui l'avait fait tenir encore un peu, assez longtemps pour rejoindre l'appareil et aider les autres à en faire de même. Ils avaient failli ne pas réussir à tous monter dans ce foutu berg à cause de la tempête qui faisait rage. Mais l'épreuve était terminée. Il avait du mal à en ressentir un quelconque soulagement, on leur avait déjà dit une fois qu'ils n'avaient plus rien à craindre. Qu'est-ce qui leur prouvait maintenant que ce n'était pas un nouveau faux sauvetage pour tester leur aptitude à gérer ce genre d'événements ?

Thomas s'était levé, reprenant son souffle. Il était parti s'asseoir entre Newt et Brenda. De tout ceux qui étaient arrivés jusqu'au ''refuge'', aucun n'avait échoué à rejoindre le berg. Il soupira de soulagement, ses amis les plus proches avaient survécu une nouvelle fois. Mu par une envie soudaine de le sentir près de lui après tant de temps de séparation, il avait tenté de prendre discrètement la main du second. Comme s'il s'était brûlé, Newt l'avait vivement retirée de son emprise, s'était levé en maugréant tout bas « retourne avec ta Teresa chérie » et il était parti bavarder avec Chuck et Minho, toute trace de colère disparue de son visage.

Newt était jaloux, ça ne faisait aucun doute. Jaloux parce qu'amoureux. Un violent sentiment de honte s'immisça en Thomas. Il se sentait le dernier des tocards. Évidement qu'il n'était pas le seul à avoir perçu l'attitude de la brune à son égard. Pour le second, comme pour les autres, voir Thomas et Teresa revenir vers eux pratiquement main dans la main sans aucune colère ou mépris apparents... Ils en avaient sûrement tiré les mauvaises conclusions.

Pendant le trajet il avait cherché à s'entretenir avec le blocard, seul à seul. Malheureusement ce dernier faisait tout pour l'éviter. Il était clair qu'il ne pouvait pas en parler librement devant les autres, personne n'était au courant de ce qu'il y avait entre eux et ce n'était certainement pas lui qui allait déballer ça sans le consentement préalable du second. Et ça, Newt aussi le savait parfaitement. Il s'était donc assuré d'être toujours entouré et s'éloignait soigneusement du brun dès que celui-ci s'approchait d'un peu trop près. Étant donné que ce comportement du chat et de la souris commençait à éveiller les soupçons, Thomas abandonna, laissant à son ami le temps qu'il lui faudrait pour accepter de lui parler. Il avait donc cessé d'attirer son attention et avait passivement attendu la fin de leur voyage.


Remember me as I am not as I was
Souviens toi de moi tel que je suis, non tel que j'étais

~-Je t'ai toujours détesté Tommy ! Toujours ! C'était de ta faute, c'est à cause de toi qu'on nous a fait subir tout ça !
-Newt, s'il te plaît...
-Tu veux savoir pourquoi je boite comme ça Tommy ? Je ne crois pas que je te l'ai déjà raconté.
-Que t'est-il arrivé ?
-J'ai essayé de me suicider. Dans le labyrinthe. Je suis monté sur un de ces foutus mur et je me suis jeté dans le vide. Alby m'a retrouvé et ramené au bloc avant la fermeture des portes. Je détestais cet endroit ! Et tout était de ta faute !
-Newt, je t'en pris arrête.
Il ne l'avait pas écouté et était parti s'enfermer dans le petit bureau du quartier général.~

Les images de la mort de Chuck revenaient sans cesse au premier plan de ses pensées, se rejouant en boucle à l'infini. Il avait tiré. Il avait tiré et il l'avait tué. Il lui avait promis de le protéger et c'est pourtant lui qui avait mis fin à ses jours. Mais comment faire autrement ?Newt, Mihno et lui l'avaient rencontré sur le chemin du quartier général du Bras Droit. Le jeune garçon n'était pas immunisé, il avait été capturé par des Immunes et emmené ils ne savaient où. En le voyant seul au milieu de la route ils avaient voulu l'aider... Ils étaient sortis de la voiture et avait avancé lentement vers le garçon. Il avait d'abord paru conscient et avait semblé se souvenir d'eux...

Le temps qu'ils comprennent que leur ami n'existait plus il était déjà trop tard. Newt s'était retrouvé plaqué au sol par le plus jeune. Minho avait voulu s'interposer, Thomas ne lui en avait pas laissé l'occasion. Il l'avait attrapé par la taille, les faisant tomber tous les deux et refusait de le lâcher. Le maton n'avait rien pour se défendre et il n'était pas prudent de le laisser partir. Il lui criait qu'il fallait faire quelque chose, il faisait tout pour se libérer de son emprise mais le brun s'assit sur lui et ne céda pas. Il avait du se dépêcher d'agir, le blond -même s'il avait réussi à se remettre debout- ne tiendrait pas longtemps face à la force que déployait le fondu.

Tandis que son cœur plongeait dans un abîme de ténèbres, il avait dégainé son arme, visé du mieux qu'il avait pu et pressé la détente. Minho avait alors cessé de se débattre, Newt avait lâché le bâton qui lui servait de défense, et Chuck s'était effondré devant leurs yeux, sans vie.

Il ne pouvait s'empêcher de regretter son geste, évidemment que si ça n'avait tenu qu'à lui il n'aurait jamais agi ainsi. Voir le jeune blocard dans cet état avait été déjà assez éprouvant pour qu'il ne soit obligé d'ajouter sa mort à ses actes les plus impardonnables. Malheureusement Chuck n'avait plus rien de l'ami rieur et sensible qu'il avait été. Si Thomas l'avait laissé faire, non seulement il s'en serait voulu toute sa vie de ne pas avoir eu le courage d'intervenir, mais en plus Newt serait mort avec lui. Le choix avait été pénible, mais vite fait. Dans le feu de l'action il n'avait pas eu le temps d'explorer plus d'options. Chuck n'aurait jamais voulu tuer qui que ce soit, surtout dans de telles conditions où il n'était plus lui-même.

La perte de leur ami les avait tous trois beaucoup affectés. Minho ne lui en tenait pas rigueur, il était venu le voir pour lui dire qu'il comprenait la nécessité de son geste et il avait avoué qu'il aurait fait la même chose à sa place. Cependant c'était la première fois qu'il avait essayé de renouer le contact avec le second depuis ce moment. C'était seulement à cet instant qu'il avait eu le courage nécessaire pour l'affronter. Il s'était alors rendu compte de la douleur de l'autre, à quel point il en avait souffert. Chuck était mort à quelques centimètres de son visage parce que Thomas voulait lui sauver la vie. Le brun supposait qu'il s'en voulait autant qu'il lui en voulait à lui ou au W.I.C.K.E.D d'avoir commis un acte si horrible. Il lui faudrait sûrement beaucoup de temps pour s'en relever.

Thomas ne pouvait même pas lui faire entendre raison. Encore une fois, il manquait atrocement de temps. Il avait l'impression de n'être jamais libre de ses mouvements. Mais s'il voulait lancer une offensive pour faire payer le W.I.C.K.E.D une bonne fois pour toutes, il fallait se dépêcher. Encore une fois, il devrait attendre avant d'avoir un tête à tête avec le blond. S'il ne mourrait pas avant. Dans un état second, il écouta les directives de Gally qui mettait au point une stratégie sous l'œil approbateur de Minho.


You need to lower your standards cause it's never getting any better than this
Tu dois revoir tes ambitions à la baisse car ça ne sera jamais mieux que ça

Tout s'était passé très vite. Trop même pour le crâne déjà surchargé de Thomas. Tout ce qu'il savait à présent c'est qu'il devait rejoindre les autres qui se trouvaient probablement dans le bâtiment. Pantelant, il sortit du lit d'hôpital et se mit en route à travers le dédale de couloirs. En chemin il croisa Aris et Minho, ce dernier lui fit signe de le suivre, sans s'arrêter de courir une seule seconde.

-Hey Thomas, sympa ces petites vacances ?

-J'ai raté quoi ?

-Bah ! Rien d'inhabituel, plusieurs morts, pas trop de blessés... pas de nouveauté en somme. Ah si en fait ! Pour une fois c'est du côté du W.I.C.K.E.D, pas du notre. Enfin ça risque pas de durer si on se magne pas un peu de sortir de là !

-J'ai un plan pour...

-Je sais, Brenda aussi. C'est pour ça que là on va libérer les Immunes, parce que tu vois, aussi étonnant que ça puisse paraître, je ne cours pas juste pour le fun.

-Alors tu sais pour le transplat ?

-Oui, Brenda, Poêle-à-frire et d'autres s'occupent de le trouver, ils viendront nous rejoindre après. Je sais pas pourquoi on a la vague impression que c'est nous qui prendrons le plus de temps.

-Où est Newt ?

-Aux dernières nouvelles il était avec certains du Bras Droit et une petite partie de notre groupe pour retenir les membres du W.I.C.K.E.D qui nous courraient encore après. Que veux-tu, ils me veulent tous. Je sais que je suis irrésistible mais ça devient lassant tu sais. Jorge est là-bas aussi, tout comme toi et Brenda, il avait les plans, il me les a filés.

Thomas n'avait aucune idée de comment son ami pouvait paraître aussi désinvolte. Enfin c'était bien le dernier de ses soucis, il voulait voir Newt, tout de suite. Il ne pouvait pas supporter de le savoir encore en danger, surtout après leur dispute.

Minho dû remarquer sa mine inquiète car, toujours sans s'arrêter, il lui déclara.

-Tu sais Thomas on n'a pas besoin de toi ici. Je sais que tu es notre héros national mais je pense qu'on pourra se débrouiller sans toi cette fois. Va voir comment les autres s'en sortent et aide les eux, ils en ont sûrement plus besoin. On s'est séparés dans le couloir 3 du premier étage, ils doivent encore y être.

-Merci Minho. A tout à l'heure !

-C'est ça, à plus le bleu.

Il lui fit un clin d'œil et accéléra encore tandis que Thomas repartait en sens inverse.

Retrouver les autres ne fut pas une mince affaire, tous les plans du bâtiment s'embrouillaient dans sa tête. Ce ne fut qu'au bout d'un quart d'heure qu'il tomba enfin sur leur groupe, mené par Jorge et Teresa.

-Tom !

Elle se jeta dans ses bras et le serra contre elle à l'en étouffer.

-Je suis tellement soulagée que tu ailles bien ! Ça va ? Qu'est-ce qu'ils t'ont fait ? Tu n'as rien ?

-Ça va Teresa, content de te revoir aussi.

Il s'arracha à son emprise et chercha désespéramment des yeux le second.

-Tu ne saurais pas où est Newt ? Minho m'a dit qu'il devait être avec vous.

-Newt... Oh Tom je suis désolée... Il était avec nous mais... Ils étaient trop nombreux et on a du s'enfuir. D'autres membres du Bras Droit sont arrivés et nous ont aidés mais certains étaient déjà morts lors du premier affrontement et... on n'a pas vu Newt depuis.

-Non...

-Tom, je suis désolée.

-Non ! C'est pas vrai ! Où est-ce que c'était ? Teresa ! Ou étiez-vous ?

-Là-bas, juste à l'étage en dessous, mais s'il te plaît Tom... Tom reviens !

Sans réfléchir Thomas s'était remis à courir jusqu'à l'endroit indiqué, il entendit la voix lointaine de Jorge disant à Teresa de ne pas s'inquiéter pour lui, qu'il savait surement ce qu'il faisait. Pas que ce soit entièrement faux, même si pas totalement vrai non plus... Il atteint le couloir rapidement. Essoufflé il mit ses mains sur ses genoux pour reprendre de l'air. Heureusement, le couloir était désert suite à l'intervention du Bras Droit et seuls les cadavres des créateurs jonchaient le sol. Il ne vit pas celui du blocard. Il l'appela doucement, espérant le trouver non loin de là.

-Newt ? Newt, tu es là ?

Pas de réponse. Il réitéra l'appel une ou deux fois avant d'entendre une respiration saccadée. Il se rapprocha prudemment de la source du bruit. Il y avait quelqu'un dans la pièce juste à côté. Quand il fut assez près de la porte pour voir de qui il s'agissait, il poussa une exclamation de soulagement mêlée à un hoquet d'horreur en constatant l'état du second. Adossé contre la porte, il tenait son pied blessé à deux mains. Il s'était pris une balle dans sa mauvaise jambe. Il n'avait pas l'air d'avoir vraiment mal mais Thomas se doutait qu'il contrôlait sa souffrance du mieux possible, ça devait faire un moment qu'il était là. Les traces de sang que Thomas aperçu du coin de l'œil signifiaient qu'il n'avait pas réussi à marcher plus de deux mètres avant de tomber. Il se précipita vers son ami puis s'accroupit devant lui.

If my love is a weapon there's no second guessing when I say...
Si mon amour est une arme, il n'y a pas de second questionnement quand je dis...

-Newt ! Newt est-ce que ça va ?

-Dégage !

-Attends, je vais t'aider, on peut pas rester là, il faut partir. Accroche-toi à moi. Pourquoi tu n'es pas parti avec les autres ?

-Lâche-moi ! Je t'ai dit de dégager ! Je ne veux pas te voir Thomas ! Pas toi.

-S'il te plait Newt, s'il te plait. Je ne vais pas te laisser là !

-Pourquoi tu me fais ça Tommy ? Laisse-moi tranquille. Laisse-moi ici. Laisse-les revenir finir le boulot. Fais comme les autres. Ils n'ont même pas chercher à savoir si j'étais bien mort. Ils ont juste détalé comme des foutus lapins.

-Newt, je suis désolé ! Je ne pensais pas qu'ils feraient ça, je ne pouvais pas savoir... Viens avec moi. S'il te plaît.

-Va te faire voir ! Tout est de ta faute ! Pourquoi tu veux m'aider maintenant hein ? Pourquoi tu me laisse pas crever comme tous les autres ? Ça t'amuses c'est ça ?

-S'il te plaît...

If my heart is a grenade you pull the pin and say...
Si mon coeur est une grenade, tu tires l'épingle et dis...

-Je te hais Tommy... Si tu savais comme je te hais.

Le blond baissa la tête, essayant vainement de cacher les larmes de frustration qui commençaient à perler au coin de ses yeux. Il aimait Thomas tout en le détestant pour ce qu'il lui faisait subir. Il le haïssait parce qu'il ne lui appartenait pas. Tout comme le W.I.C.K.E.D avait possédé son cerveau, sa mémoire et sa vie, le brun lui arrachait son cœur. Newt avait toujours vu les choses sous un angle plus sombre que n'importe qui, ce qu'il endurait depuis son entrée au bloc l'avait complètement détruit psychologiquement et ceux qui étaient arrivés à ce stade de dépression avaient mis fin à leurs jours depuis longtemps.

Thomas décida de prendre ses précautions, il faudrait y aller doucement. Il prit délicatement sa main dans la sienne et la caressa lentement de son pouce tout en entremêlant leurs doigts. Le blond ne resserra pas la prise mais ne fit rien pour s'en défaire. Ils restèrent un instant comme ça, sans rien dire. Newt pleurait en silence, le regard toujours rivé au sol. D'une voix brisée il finit par reprendre la parole.

-Pourquoi tu fais ça Tommy ?

Pour toute réponse, Thomas plaça son autre main contre sa joue et lui fit relever la tête. Il voulait que leur regard se croise avant de déposer un baiser sur ses lèvres, le plus doux possible, sans appuyer. Juste assez pour que le second enregistre l'information. Puis il s'écarta légèrement pour lui souffler.

-Je t'aime Tocard.

Contrairement à ce qu'il avait pensé, Newt ne le repoussa pas. Il l'observa un moment, comme s'il n'en croyait pas ses oreilles et qu'il voulait être sûr que l'autre ne se moquait pas. Puis, avec ferveur, il saisit son tee-shirt à pleine main et l'embrassa brutalement, y mettant toute la force dont il était encore capable. Il força les barrières du brun pour passer sa langue dans sa bouche et entama un combat sans merci avec sa jumelle.

C'était un baiser désespéré, plein de douleur et pourtant plein d'amour. Leur dents s'entrechoquaient, leur souffle irrégulier les faisaient se séparer mais dès que l'un d'eux s'écartait un tant soit peu, l'autre venait écraser de nouveau leurs lèvres ensembles.

Quand il se séparèrent enfin, les mots hachés à cause de son souffle court, Thomas regarda Newt et lui murmura dans un rire nerveux.

-Tu... m'as manqué... imbécile !

Il l'embrassa encore une fois, plus simplement cette fois mais avec une telle intensité que le second se sépara de lui, chancelant. Thomas prit ensuite le blond sous les bras et l'aida à se mettre debout. Newt se laissa tomber sur son épaule.

-Pardon Tommy, pardon, pardon, pardon, pardon. Je ne te déteste pas. Pardon.

-C'est rien Newt, t'inquiètes pas, on va s'en sortir. Appuies toi sur moi, on va rejoindre les autres.

Tout en portant le second, incapable de marcher sur sa jambe blessée, il sortit le plan de sa poche de pantalon. Même s'il avait enfin retrouvé Newt, c'était encore loin d'être terminé, les murs commençaient déjà à trembler.


En regardant la cabane brûler, Thomas avait ressentit un sentiment de soulagement immense parcourir tout son être, sensation qu'il n'avait pas éprouvé pleinement depuis trop longtemps. Ils avaient réussi, tout était enfin fini. Grâce à la chancelière ils avaient atterris dans un monde ou, certes, tout était à refaire, cependant ils étaient enfin en sûreté. Pour de vrai cette fois. Plus de morts, plus de W.I.C.K.E.D, plus d'expériences, rien que la vie, enfin.

Go boy, go boy, run for your life
Vas y mon gars, vas y mon gars, cours pour ta vie

Courir, ça il l'avait toujours fait. D'abord parce qu'il voulait trouver une sortie à ce foutu labyrinthe, parce que c'était la première chose qu'il avait désirée en se réveillant dans cette place en enfer.

Go boy, go boy, run for your life
Vas y mon gars, vas y mon gars, cours pour ta vie

Puis il avait couru pour sauver sa vie, une fois de plus. Sans se soucier de ceux qui l'entouraient. Sans se soucier de ceux qui tombaient, sans se soucier de ceux qui ne se relèveraient jamais.

Go boy, go boy, run for your life
Vas y mon gars, vas y mon gars, cours pour ta vie

Et il avait continué à courir jusqu'ici. Il était arrivé complètement épuisé, autant physiquement que mentalement. Exténué, à bout de souffle, en vie. Lui. Et pas tant d'autres qui avaient péri d'une façon horrible par sa faute. Seulement lui et quelques chanceux. Et même si c'était horrible, il n'arrivait pas à se sentir coupable d'être profondément heureux que Newt fasse partie de ces derniers.


Ce soir, tous ensemble rassemblés autour d'un grand feu, comme à l'époque du Bloc, ils avaient décidé de célébrer le passage à l'année une. Leur première vraie année de liberté.

Ils avaient à tout reconstruire de leurs mains : des abris, des champs à cultiver, des outils, des vêtements... C'était rudimentaire mais le reste viendrait avec le temps. Leurs recherches n'avaient rien donné mais Brenda savait qu'une ville de repli existait dans cet endroit, ils finiraient bien par la trouver un jour.

Cette nouvelle année qui commençait leur signifiait tant de choses ! Une nouvelle vie, de nouveaux souvenirs, de nouvelles difficultés aussi mais de nouvelles perspectives. Il avait fallu tout recommencer depuis le début. Non pas oublier mais avancer. Pour les autres.

Thomas, un verre à la main regardait les flammes danser devant lui. C'était une sensation étrange que de savoir qu'un an déjà était passé depuis leur arrivée. Il observa Newt s'avancer vers lui et tourna son regard vers le sien. Il semblait aller beaucoup mieux à présent.

-Je commençais à me demander si tu viendrais me souhaiter bonne année.

L'ancien second passa ses bras autour des épaules de Thomas et l'embrassa langoureusement, longtemps. Quand il se détacha de son ami, il eu un léger sourire en coin avant de lui répondre.

Thomas sourit, sous le charme de ce tocard avec qui il avait dû batailler pour le garder à ses côtés. Il lui prit la main et entrelaça leurs doigts. Sa nouvelle vie, il continuait à la bâtir avec ceux qu'il aimait. Et par dessus tout, avec son imbécile de blondinet boiteux.

Lui qui avait toujours couru, maintenant, il prendrait son temps.

-Premier jour, le bleu. Debout et en selle.*


Merci d'avoir lu. Si vous avez relevé quelque faute que ce soit, n'hésitez pas à me le signaler.

* : Traduction du mieux que j'ai pu de l'anglais "day one greenie, rise and shine". Malheureusement 'rise and shine' est une expression intraduisible en français tout simplement parce qu'elle n'existe pas chez nous. Je sais que du coup ça fait un peu bizarre mais je trouve que c'est mieux ça que de mettre 'lèves-toi et marches' xD

Pour ceux qui sont arrivés jusque là je peux vous révéler un secret. En fait j'avoue que j'ai été un peu prise par le temps et cette fic' ne donne pas vraiment le rendu que j'aurais aimé ^^' En plus je voulais poster ce chapitre le 1 mais par concours de circonstances beeeen... voilà.
J'espère que cette histoire vous aura quand même plût et peut-être à bientôt.

Ah et surtout...

JOYEUX HALLOWEEN CHERS PETITS LECTEURS FABULEUX QUE VOUS ÊTES !

Bisous :D

Pour toutes éventuelles reviews de personnes qui n'auraient pas de compte sur ce chap', je répondrai sur mon profil.