Auteur: Claire1663
Bêta : Vinnie
Disclaimer: Tous les personnages ainsi que l'histoire originale appartiennent à JK Rowling.
Titre : Manipulations.
Résumé: Harry va à la rencontre de Voldemort dans la Forêt Interdite lors de la Grande Bataille mais lorsque le sort de la mort le frappe, la vérité éclate.
Aide à la lecture : UA. Personnages OOC. Amélia Bones est vivante ainsi que Dumbledore. Tom Jedusor a ouvert la Chambre des Secrets, non en 1943 mais en 1945 (sa dernière année à Poudlard), la même année où Dumbledore réussit à vaincre Grindelwald. Adriana Dumbledore décède en 1945 au moment du duel entre Albus Dumbledore et Gellert Grindelwald.
Voldemort a pris le pouvoir au Ministère mais Poudlard reste le dernier endroit libre du monde sorcier. Harry est bien parti à la chasse au Horcruxes au cours de l'année et revient à Poudlard pour retrouver le diadème.
Comme pour les livres, Voldemort comprend que ses ennemis connaissent l'existence des Horcruxes et tentent de les détruire. Il décide donc de se confronter à la dernière poche de résistance, Poudlard, ainsi qu'à Dumbledore et Harry Potter.
L'histoire débute au moment où Harry rejoint Voldemort dans la Forêt interdite. La scène dans laquelle il plonge dans la Pensine dans le bureau de Dumbledore n'a pas eu lieu.
Note de l'auteur : Merci à tous et à toutes pour vos reviews qui me touchent et votre soutien.
Bonne lecture.
Chapitre 17 La cour de Tom Jedusor partie 1
Le lendemain matin du cauchemar d'Harry, Narcissa et Lucius allèrent dans la chambre d'Harry pour le réveiller mais ils s'arrêtèrent devant la scène qui se jouait devant eux. Harry était confortablement installé dans les bras de Drago. Ils les laissèrent dormir et décidèrent de prendre leur petit déjeuner ensemble, laissant leurs enfants récupérer de leur nuit mais également de la dure journée de la veille. Ils profitèrent également pour discuter de leur choix vis-à-vis de Tom Jedusor.
La première chose dont ils étaient sûrs et certains était qu'Harry serait seul juge et décisionnaire de sa relation ou non avec Tom. Ils ne lui imposeraient aucun choix. S'ils avaient bien compris une chose, c'était qu'Harry souhaitait avoir une famille mais également son libre arbitre et ce dernier passerait avant eux. Ils ne l'en blâmaient pas.
C'est pourquoi aucune sorte de contrat imposant quoi que ce soit à leur fils ne serait signée mais ils étaient persuadés que Tom n'envisageait aucune de ces solutions. Cette première rencontre se ferait entre Tom et Lucius mais les décisions importantes se feraient avec la présence d'Harry. Lucius et Narcissa supposaient que cette rencontre n'était, en fait, qu'une présentation officielle de Tom à sa « belle-famille ».
Ils continuèrent ainsi de discuter jusqu'à ce que 10h sonne. Lucius avait rendez-vous avec Tom dans trente minutes et Narcissa voulait discuter avec Molly Weasley de l'incident de la veille et du questionnement de son fils. Ils faisaient parfaitement confiance à Drago pour s'occuper d'Harry.
Lucius se mit au salon juste après le départ de Narcissa pour le Terrier. Il repensa au cauchemar d'Harry et comprenait d'autant mieux les besoins de son fils à se retirer du monde sorcier après la Grande Bataille. Ce dernier devait encore faire face à des démons et foi de Malefoy, il allait tout faire pour l'aider.
Il fut interrompu dans ses pensées lorsque la cheminée le prévint de l'arrivée imminente de son invité. Il se leva et assista à l'entrée de son ancien maître. Il n'y avait rien à redire. Ce dernier était d'une classe totale, d'une beauté et d'une prestance qui inspirait le respect. De plus, l'homme saurait parfaitement gérer le monde sorcier qu'il soit politique ou publique pour assurer la sécurité d'Harry. Il était également un compagnon de vie et rien que ce fait assurait la fidélité et l'amour de Tom pour Harry et vice-versa.
Mais le plus ironique dans l'histoire était de voir que l'homme fort du couple semblait être celui qui avait le plus besoin de son compagnon. Il avait jeté quelques regards sur Tom au moment de leur rencontre avec Harry et ce dernier ne l'avait pas lâché des yeux. Dès qu'Harry semblait en difficulté, Tom était sur le qui-vive pour l'aider à tout moment. Il n'avait pas à s'inquiéter pour son fils. Il serait entre de bonnes mains.
Tom s'approcha de lui et commença les salutations :
-Bonjour Lucius.
-Bonjour monsieur…Tom. Allons dans mon bureau, nous serons plus à l'aise pour discuter.
Tom hocha de la tête mais se rendit compte que le manoir était bien calme. Il posa alors la question à Lucius :
-Nous sommes seuls ?
-Non. Narcissa est partie au Terrier pour discuter avec Molly Weasley. Harry et Drago, eux, dorment encore.
Tom regarda s'arrêta et regarda attentivement Lucius. Ce dernier lui cachait quelque chose et soudain, il pensa à Harry. Lui était-il arrivé quelque chose ? Il reprit la parole d'une voix anxieuse :
-Il est arrivé quelque chose à Harry ? Il va bien ?
Lucius souffla. Les instincts de protection à l'égard d'Harry de la part de sa famille mais également de ses amis, des Weasley et de Tom étaient réellement exacerbés. Cela sera certainement folklorique dans les prochaines années. Mais bon, il faisait également partie de ces surprotecteurs donc il n'allait pas jeter la pierre à qui que ce soit.
Il répondit à l'interrogation de son « gendre » afin de le rassurer mais pour éviter que ce dernier se jette dans les escaliers et retrouve lui-même son fils pour se rassurer :
-Nous sommes allés au Chemin de Traverse hier, déguisés, pour faire les achats de rentrée à Poudlard et nous y avons vu des journalistes qui gênaient les Weasley. Harry s'est senti coupable et il a fait un cauchemar. Il se tenait responsable de la guerre et des morts.
Tom ferma les yeux un instant. Si Harry se sentait coupable alors comment devrait-il se sentir lui ou Dumbledore, ou les Malefoy, ou la communauté sorcière. Harry n'avait fait que survivre tout au long de ces années et il a donné et perdu énormément pendant cette guerre. Et il se croyait responsable. Il était vraiment stupide et terriblement noble. Il s'était fait la promesse de protéger Harry contre tous mais il allait également le protéger de lui-même. Son stupide et adorable gryffon.
S'inquiétant pour son compagnon, Tom posa la question à Lucius :
-Comment va-t-il ?
-Il va bien. Ou en tout cas, nous avons réussi à le calmer. Narcissa est partie pour demander de l'aide aux Weasley pour qu'ils le rassurent et Drago…
Lucius réfléchit quelques instants et décida de titiller son « gendre » :
-Le câline.
Tom cessa de bouger immédiatement à cette réflexion. Drago Malefoy câlinait Harry Potter. Une jalousie sans nom le submergea. Il savait parfaitement que les intentions de Drago Malefoy n'étaient en rien ambiguës mais savoir que celui qu'il aimait se trouvait dans les bras d'un autre homme le rendait fou.
Il regarda de plus près Lucius et le vit sourire d'une façon narquoise. Ce dernier semblait s'amuser de la situation et devait certainement le tester. Il prit alors sur lui, souffla un bon coup et tenta de reprendre une discussion normale en faisant abstraction des images qui lui venaient à l'esprit et qui le tourmentait :
-Eh bien si cela soulage Harry et le réconforte, tant mieux.
Ces quelques mots lui avaient arraché la langue mais il mit tout son esprit serpentard de son côté et continua :
-S'ils s'entendent aussi bien, cela doit vous soulager. En espérant qu'Harry n'ait pas trop hérité du côté farceur de Potter et Black ou que Drago ne déteigne pas trop sur lui. Ils seraient dommage d'avoir deux fils Serpentard dans la famille.
Lucius fixa son interlocuteur dans les yeux et resta stoïque pour répondre, d'une voix doucereuse :
-En effet.
Les deux hommes restèrent ainsi, sans bouger, pendant plusieurs minutes, se jugeant du regard. Mais la raison de la visite de l'ancien Seigneur des Ténèbres revint rapidement dans leur esprit et ils décidèrent, d'un commun en accord, de se rendre dans le bureau de Lucius afin de reprendre leur discussion.
Ils s'y dirigèrent et après s'être installés et s'être fait servir un thé, Tom prit la parole :
-Je suis venu ici, Lord Malefoy, pour vous demander l'autorisation de mettre en place une cour à l'intention de votre fils, Harry Altaïr James Potter Malefoy Black.
Lucius, voyant que Tom avait décidé de jouer sur un terrain de bienséance, décida d'y répondre sur le même ton :
-Je ne répondrai à votre demande qu'à l'écoute des détails de cette dernière. Comment envisagez-vous la cour de mon fils Harry Altaïr James Potter Malefoy Black.
-J'aimerais lui offrir des présents afin de lui présenter mes bonnes intentions mais également des rencontres sous la responsabilité d'un chaperon.
-Je n'y vois aucun inconvénient. Mais seule la voix de mon fils vous donnera son assentiment ou non. Lui seul décidera. En aucun cas, je ne le forcerai à vous rencontrer et encore moins à s'unir à vous. Est-ce que ces termes vous conviennent, Lord Jedusor, descendant du fondateur Salazar Serpentard ?
-Ces termes me conviennent parfaitement. Je rajouterai que seul le bien-être de votre fils et ses choix me seront importants. Il sera seul juge de mes demandes et j'y consentirai.
Les deux hommes se levèrent et se serrèrent la main. Une lueur, ressemblant étrangement à celle d'un serment sorcier, apparut pour se matérialiser sur le bureau sous forme de contrat. Ainsi une preuve matérielle de leur accord existait ainsi qu'un double qui se trouvait dans les coffres des Malefoy mais également des Potter et des Black.
Harry était devenu l'héritier des Potter et des Black par les testaments de James et Lily Potter mais également par celui de Sirius Black qui léguait, à son filleul, le domaine des Black. Il était non seulement sur le testament de ce dernier mais étant un Black par sa mère, cet héritage lui revenait d'autant plus.
C'est pourquoi, entre son héritage et ce contrat de cour de séduction, Lucius devait impérativement parler à Harry. Il espérait que son fils aille mieux pour pouvoir lui en parler dès ce soir.
Il discuta encore quelques instants avec Tom sur la Fondation qu'il avait créée et qu'il menait d'une main de maître. Rien n'était laissé au hasard et Lucius ne pouvait qu'observer que non seulement ce projet était important pour Tom mais que ce dernier y mettait tout son cœur.
Vers midi, Tom repartit. Les deux hommes se mirent d'accord pour que la cour commence le lendemain. Tom d'ailleurs partit aussitôt avec un sourire sur le visage et une lueur prédatrice dans les yeux. Lucius ne sut pas vraiment s'il voulait toujours de cet homme comme gendre.
Sa femme arriva quelques instants plus tard. Elle avait mis au point un goûter au Terrier aujourd'hui pour qu'Harry puisse discuter de son cauchemar avec ses amis. Voyant que leurs fils ne donnaient toujours pas signe de vie, ils décidèrent d'aller les réveiller.
Lorsqu'ils ouvrirent la porte de la chambre d'Harry, ils virent Drago assis, tenant sur ses genoux la tête de son frère et lui caressant délicatement les cheveux. Ils lui sourirent et lui demandèrent de réveiller ce dernier.
Drago accentua ses caresses et vit que son frère clignait des yeux et les ouvra complètement. Il semblait perdu puis se rendit compte où il se trouvait et surtout dans quelle position il était. Il tenta de s'excuser auprès de Drago mais ce dernier se mit à sourire et à le taquiner sur le fait qu'il était très câlin et qu'il avait besoin d'un nounours.
Harry se mit aussitôt à rougir et une bataille de polochons débuta dans la chambre. C'est Narcissa qui dut faire le gendarme pour que ses deux enfants aillent s'habiller. Le déjeuner se passa de façon détendue. Personne ne rappela le cauchemar qu'avait fait Harry et ce dernier voulait l'oublier.
Harry apprit qu'il était invité au Terrier et se fit une joie de revoir ses amis même s'il se doutait que les Malefoy s'inquiétaient pour lui et avaient été les organisateurs de cette sortie. Mais avant, Drago décida qu'il devait passer l'après-midi à essayer leurs vêtements pour vérifier la taille et les coloris. Ce qu'Harry ne savait pas c'est qu'il s'agissait d'un défilé de mode. D'ailleurs, Lucius tenta d'envoyer des signaux d'avertissement à son fils pour le prévenir mais un regard de sa femme le dissuada de continuer.
Et malheureusement Harry aurait dû observer et comprendre son père car il n'avait jamais passé une aussi longue après-midi. Il avait cru que la veille avait été une journée éprouvante mais rester des heures debout à changer de vêtements toutes les 5 – 10 minutes et passer, repasser devant son frère et sa mère afin qu'ils puissent commenter la tenue avait été horrible. Il n'avait cessé de fixer l'heure et lorsque 16 heures sonna, il accourut à la cheminée pour rejoindre ses amis sous l'incompréhension de son frère et de sa mère et la sollicitude de son père.
Le goûter au Terrier se passa rapidement. Il leur raconta ses déboires avec la mode chez les Malefoy sous les rires de ses amis. Molly lui parla également du cauchemar qu'il avait eu et tous le rassurèrent. Ces paroles semblaient peut-être logiques pour certains mais les entendre de la bouche des êtres qui lui importaient le soulageait.
Il reprit le réseau de cheminée pour rentrer au Manoir Malefoy. Lorsqu'il arriva, il fut accueilli par Narcissa qui fut soulagée de le revoir sourire. Elle le prévint que Lucius voulait les voir tous dans son bureau. Harry s'inquiétait un peu et cela dû se ressentir car Narcissa le rassura.
Ils entrèrent dans le bureau où se trouvaient déjà Drago et Lucius. Ces derniers étaient assis sur le canapé et Narcissa et lui s'installèrent sur celui d'en face, lui faisant comprendre que la discussion qu'ils allaient avoir ne se ferait que dans un contexte familial et simple.
Ce fut Lucius qui prit la parole :
-Harry, j'ai demandé que l'on se retrouve avant le dîner car il y a plusieurs points sur lesquels nous devons parler. Rien de bien important mais j'ai reçu différents papiers de Gringotts et je voulais que nous en parlions…en famille.
Un silence s'installa. Tous n'osèrent pas fixer Harry de peur de sa réaction sous le terme de famille. Ce dernier s'était figé quelques instants et voyant l'incertitude et l'effroi dans leurs comportements, il décida de les rassurer :
-Est-ce grave ?
Le simple fait qu'il n'est pas tenu compte de la réflexion de Lucius sur le fait qu'il l'englobait dans la famille mais, au contraire, continuait la discussion comme si ce fait était établi et confirmé, les rendit tout bêtement heureux. Lucius reprit alors la parole :
-Il s'agit des différents testaments de ta famille ainsi que celui de la famille Malefoy.
Harry se tendit quelque peu. Le rappel de la mort de ses parents et de son parrain lui fit mal mais pas autant qu'il n'aurait cru. Il se sentait aimé. Aimé par ceux qui l'avaient quitté mais également par ceux qui se trouvaient actuellement dans cette même pièce. Mais sa réflexion s'arrêta là quand il prit conscience des paroles du patriarche Malefoy.
-Il y a un problème ?
-Non, pas du tout. En fait, due aux évènements, la lecture des testaments ne s'est pas faite et aujourd'hui les conseillers et avocats gobelins désirent en discuter avec toi. Au vu de la situation, ils m'ont déjà donné quelques éléments. Pour les détails, il nous faudra aller directement à Gringotts.
Harry hocha la tête, permettant à Lucius de continuer mais ce dernier lui demanda :
-Si tu veux être seul pour que nous en parlions, il n'y a aucun problème.
Harry pencha la tête sur le côté inconsciemment et répondit :
-Non, cela ne me pose aucun problème.
Le geste d'Harry que ce soit par sa tête ou par le fait d'accepter la présence de Narcissa et Drago les remplirent de joie. Et puis, ils le trouvaient tellement mignon. Lucius et Drago se firent la promesse de garder un œil sur leur fils et frère.
Lucius se reprit et continua :
-D'après les testaments de James et Lily Potter, tu hérites de tout : leurs possessions, leur coffre. Tu es l'héritier Potter. De même que ton parrain te fait héritier des Black. Tu deviens ainsi chef de la maison Potter et Black. Etant donné que tu es également un Black par le sang, cette demande de ton parrain est incontestable.
Harry ne fut pas surpris de ces informations mais ce fut celle qui suivit qui l'interpella.
-Tu es également l'héritier des Malefoy, vu que tu es notre aîné.
C'était impossible. Harry n'en revenait pas. Comment pouvait-il être l'héritier des Malefoy ? Il prit aussitôt la parole :
-Mais Drago ? Je croyais que c'était lui l'héritier ?
Drago sourit devant le regard de son frère et répondit à sa question :
-J'ai toujours été, selon les lois traditionnelles, le deuxième héritier possible. Et comme nous n'avions jamais retrouvé ton corps, cela en a toujours été ainsi.
Harry était perdu. Il ne pouvait être le chef de trois familles. Et puis, Drago était le plus à même de diriger la famille Malefoy. Il n'avait jamais voulu diriger quoi que ce soit. Il aurait préféré avoir sa famille toujours vivante mais il acceptait les dernières volontés de ses parents et parrain, mais vis-à-vis des Malefoy, il ne pouvait accepter.
-Je suis désolé mais je ne peux accepter.
Ces paroles eurent un effet qu'Harry n'avait pas prévu sur la famille Malefoy. Cette dernière la ressentait comme un rejet d'Harry envers eux mais surtout vis-à-vis du nom des Malefoy. Harry vit que son annonce avait chagriné les êtres qu'il commençait à considérer comme une famille et il ne comprenait pas vraiment la raison. Ce n'est que lorsque Drago prit la parole qu'il comprit :
-Il y a un problème avec nous ?
Harry lui répondit aussitôt, devant l'air triste de son frère :
-Non, non, jamais, mais je n'ai pas connaissance de toutes les traditions Malefoy. De plus, l'héritage Potter et Black est conséquent. Je ne me sens pas capable de diriger trois familles. Et puis Drago serait le parfait représentant de la famille et je ne veux pas qu'il soit lésé. Il a plus de mérites que moi.
Voulant les rassurer, il continua :
-Il ne m'est jamais venu à l'esprit que je ne voulais pas faire partie des Malefoy au contraire, vous êtes...ma famille.
Cette déclaration surprit tout le monde présent dans la pièce. Narcissa fut la première à réagir et prit son fils dans ses bras. Drago ne fut pas en reste et rejoignit sa mère dans l'embrassade d'Harry. Lucius, lui, sourit tendrement devant ce tableau qu'il avait tellement voulu voir ces dernières années. Sa famille était enfin réunie et tous ses membres l'acceptaient. Il s'empressa de les rejoindre puis reprit la parole :
-Eh bien soit. Il sera fait selon ton désir. Je fais totalement confiance à Drago pour prendre la tête de la famille Malefoy. Nous irons dès demain à Gringotts pour faire tous les papiers et que tu puisses prendre connaissance des testaments de tes parents et de ton parrain.
Harry hocha la tête mais Lucius n'avait pas terminé. Il reprit alors la discussion :
-J'ai également une autre annonce à te faire.
Harry fixa interrogativement son père qui continua :
-Il s'agit de Tom Jedusor.
A ce nom, Harry se mit à rougir sous le regard rieur de Narcissa et les sourcils froncés de Drago et Lucius qui, pourtant, poursuivit :
-Il m'a fait la demande ce matin pour débuter une cour avec toi.
Lucius expira. Il l'avait dit, il attendit la réaction de son fils mais ce dernier le regardait, un air interrogateur, avant de lui poser la question :
-Il veut me donner des cours ?
Drago et Narcissa ne purent s'empêcher de rire sous cape alors que Lucius désespérait. Il allait devoir parler à son fils des rituels amoureux des Sang-Pur. La vie était vraiment injuste.
-Non, non. Il s'agit plutôt d'un moyen pour les hommes de se faire connaître...
-Mais je connais Tom...
Lucius évita de relever que son fils appelait déjà Tom Jedusor par son prénom et continua à tenter de faire comprendre ce qu'était une cour. Narcissa, qui appréciait de voir son mari dans ce moment de détresse, alla à son secours :
-Harry, mon chéri, une cour est un jeu de séduction dans lequel le demandeur, Tom dans le cas présent, va t'offrir des cadeaux. Il va également demander plusieurs rencontres avec toi qui seront sous la surveillance d'un chaperon de ton choix. La cour s'arrête jusqu'au moment du refus net du destinataire ou de la mise en place des fiançailles.
A ces explications, Harry devint aussi rouge qu'une écrevisse. Par Merlin, mais où était-il tombé ?
Lucius reprit la parole pour rassurer son fils :
-Sache que je ne t'aurais jamais imposé quoi que ce soit. De même que pour Tom. Les termes du contrat sont simples, tu es le seul juge de cette cour. Toi seul peux définir les points, la stopper ou la continuer. Tu n'as aucune obligation.
Harry souffla quelque peu et demanda :
-Quand commence-t-elle ?
-Demain !
Par Merlin, qu'avait-il fait dans une autre vie ?
Le lendemain matin, la famille était réunie pour un petit déjeuner classique et discutait de leur rendez-vous à Gringotts une heure plus tard. Ils furent interrompus dans leur discussion lorsqu'un hibou magnifique arriva dans la salle et déposa à Harry un paquet.
Narcissa s'extasia, Drago fronça les sourcils et Lucius grogna. Harry, lui, ouvrit le paquet, curieux. Il y trouva de magnifiques fleurs, des lys blancs. Il s'interrogea du pourquoi de leur présence et de l'identité de l'expéditeur quand il aperçut une note qu'il s'empressa de lire :
Cher Harry,
Je t'envoie ces fleurs pour débuter ma cour. Je suppose que Lucius et Narcissa ont dû tout expliquer mais je souhaite réitérer mes vœux auprès de toi. Ce premier présent marque donc ma démarche de cour qui aura pour but de te démontrer ma sincérité dans les sentiments que j'ai pour toi.
Je désire sincèrement ton bonheur et me plierai à tes moindres souhaits mais je te supplie de me laisser une chance de te faire connaître mon vrai visage. Tu peux me faire confiance, je n'agirai jamais contre toi.
Cette première semaine, je t'enverrai quelques présents en signe de ma bonne foi et de mes profonds sentiments pour toi. La semaine prochaine, si tu es d'accord, je te proposerai des rendez-vous où j'espère t'expliquer, de vive voix, l'honorabilité de mes intentions.
Avec tout mon amour.
Ton compagnon à jamais.
Tom Jedusor.
Harry était plus que surpris. Ce message l'avait vraiment troublé et il devait se l'avouer, il lui donnait plus qu'envie d'approfondir sa relation avec Tom. Lorsque Lucius l'avait prévenu la veille des intentions de Tom, il avait accepté. En fait, il lui aurait laissé sa chance. Autant pour apprendre à le connaître, autant, il devait se l'avouer, il lui plaisait. Mais ce système de cour lui convenait beaucoup. Il allait pouvoir observer la profondeur des sentiments de Tom tout en ayant un moyen de tout stopper si les choses ne lui convenaient pas.
De plus, la veille, Narcissa l'avait pris à part pour lui expliquer comment profiter de la situation. Avec un regard brillant d'excitation, elle lui avait donné plusieurs façons de faire tourner en bourrique son futur compagnon, lui donnant l'exemple de la propre cour de Lucius à son encontre. Harry commençait vraiment à avoir de réelles sympathies pour le patriarche de la famille. Il avait dû supporter de nombreuses choses.
Lorsque le déjeuner fut fini et que Narcissa taquina un Lucius à la fois agacé des anecdotes de sa femme et suspicieux des agissements de son, peut-être, gendre, la famille Malefoy alla à Gringotts.
Harry prit connaissance des testaments de ses parents et de son parrain. Il prit conscience de la fortune considérable qu'ils lui laissaient et regrettait encore moins son choix de laisser l'héritage Malefoy à son frère. Ce dernier signa les papiers le désignant comme tel et tous sortirent du bureau de leur conseiller.
Ils allèrent se diriger vers une cheminée lorsqu'un flash suivi de plusieurs les éblouirent. Des journalistes avaient réussi à s'introduire dans la banque et mitraillait littéralement la famille et plus particulièrement Harry. Ce dernier semblait complètement perdu et les propos de ses tourmenteurs lui donnaient la nausée. Ces derniers lui demandaient, bien entendu, de ses nouvelles, mais également des relations qu'il avait avec l'ancienne famille Mangemort Malefoy.
Ils n'arrêtèrent pas et Harry commença à s'énerver. Ces gens qui étaient restés chez eux, bien au chaud pendant cette guerre, n'avait pas levé le petit doigt pour aider qui que ce soit et maintenant ils se permettaient de juger et surtout de juger des innocents.
Lucius et Drago tentaient de les repousser mais ils savaient que le moindre de leurs gestes était observé. Ils ne pouvaient se permettre de les remettre manu militari à leur place sans voir dans les journaux un titre comme « le retour des Mangemorts ». Non pas que de voir leur fils et frère dans une telle situation leur importait mais un faux mouvement et non seulement leur crédibilité en prenait un coup mais celle de tous les autres ainsi que ceux qui les avaient aidés par leurs témoignages, comme Harry.
Ils étaient vraiment dans une situation difficile et Narcissa ne pût soulager son fils qu'en le prenant dans ses bras, tentant de faire barrage par son corps.
Alors que les journalistes se firent plus pressants et que les gobelins commencèrent à arriver en masse pour faire fuir les journalistes, Harry s'avança, tête haute, le regard dur et déterminé et prit la parole :
-Taisez-vous ! Je vous interdis de dire pareilles inepties. Ces hommes et femmes que vous n'hésitez pas à harceler sont des victimes comme vous de la guerre mais eux devront faire face à des actes horribles qu'ils n'ont jamais voulu entreprendre. Il est facile de s'en prendre à eux alors que l'ennemi était invisible et s'amusait de vous tous, si facile à berner. Et s'ils sont coupables, vous l'êtes tout autant. Vous n'avez jamais levé le petit doigt pour affronter les injustices que le monde sorcier appliquait. Je n'ai vu personne défier Ombrage dans sa lutte des Nés-moldus. Vous vous êtes tous inclinés passivement attendant qu'un gamin vous sauve. Mais vous n'avez pas hésité à jeter dans la boue ce même gamin. Combien de fois j'ai dû faire face à vos feuilles de choux qui s'amusaient à me décrire comme un fou ou un dangereux criminel. Alors maintenant que la vérité a éclaté et que la justice à été faite, laissez-nous et je vous interdis de vous en prendre à ma famille.
Ces paroles clouèrent les journalistes au silence et ils reculèrent. La force des paroles mais également le pouvoir qui s'échappait d'Harry imposa le respect. Et ce n'est qu'avec peu de force que les gobelins les firent sortir.
Le "Survivant" ou l'Elu avait parlé et tous comprirent pourquoi ce dernier était considéré ainsi.
De même que sa famille vit devant eux un autre homme. Harry était peut-être timide dans la vie privée mais c'était aussi un grand homme au respect imposant. Et non seulement ils étaient fiers de l'attitude de leur fils et frère mais surtout de sa reconnaissance comme membre de leur famille qu'il avait défendue.
