Auteur: Claire1663
Bêta : Vinnie
Disclaimer: Tous les personnages ainsi que l'histoire originale appartiennent à JK Rowling.
Titre : Manipulations.
Résumé: Harry va à la rencontre de Voldemort dans la Forêt Interdite lors de la Grande Bataille mais lorsque le sort de la mort le frappe, la vérité éclate.
Aide à la lecture : UA. Personnages OOC. Amélia Bones est vivante ainsi que Dumbledore. Tom Jedusor a ouvert la Chambre des Secrets, non en 1943 mais en 1945 (sa dernière année à Poudlard), la même année où Dumbledore réussit à vaincre Grindelwald. Adriana Dumbledore décède en 1945 au moment du duel entre Albus Dumbledore et Gellert Grindelwald.
Voldemort a pris le pouvoir au Ministère mais Poudlard reste le dernier endroit libre du monde sorcier. Harry est bien parti à la chasse au Horcruxes au cours de l'année et revient à Poudlard pour retrouver le diadème.
Comme pour les livres, Voldemort comprend que ses ennemis connaissent l'existence des Horcruxes et tentent de les détruire. Il décide donc de se confronter à la dernière poche de résistance, Poudlard, ainsi qu'à Dumbledore et Harry Potter.
L'histoire débute au moment où Harry rejoint Voldemort dans la Forêt interdite. La scène dans laquelle il plonge dans la Pensine dans le bureau de Dumbledore n'a pas eu lieu.
Note de l'auteur : Merci à tous ceux qui me laissent une review ainsi que les followers et les favoris.
Bonne lecture.
Chapitre 18 La cour de Tom Jedusor partie 2
Lorsque la famille Malefoy rentra chez elle, ce fut dans le silence. Mais un silence interprété différemment selon les personnes. Pour Lucius, Narcissa et Drago, c'était un silence de stupéfaction mais également de pure joie. Harry les avait publiquement déclarés comme membres de sa famille. De plus, son exposé n'avait pour but que de les défendre et de les protéger contre ces charognes de journalistes. L'euphorie les prenait littéralement. Ils avaient également été surpris par la magnificence du jeune homme. Ce dernier avait non seulement exposé sa déclaration de vive voix, se tenant debout, droit et fier, mais il en est ressorti une impression de puissance. Pas celle qui vous clouait sur place mais qui imposait le respect et qui rentrait délicatement dans chaque fibre de votre corps pour mieux vous convaincre de la supériorité de son propriétaire.
Au contraire, le silence des Malefoy fut interprété différemment pour Harry. Lorsqu'il avait vu les journalistes et écouté ces derniers poser des questions plus horribles les unes que les autres, il n'avait pas pu s'empêcher de répondre.
Il n'eut de cesse de se rappeler les différents articles, ou plutôt les calomnies que les journalistes avaient écrites sur lui tout au long de sa scolarité. Il avait été tantôt un héros, tantôt un fou. Et puis, au cours de la guerre, il avait été l'ennemi numéro 1 et ces derniers n'avaient pas hésité à défendre le ministère corrompu ou à se cacher en baissant la tête.
Arrivée au Manoir, Narcissa vit tout de suite qu'Harry ne se sentait pas bien et elle l'interrogea :
-Harry, quelque chose ne va pas ?
Croyant que l'épisode de Gringotts avait encore une fois perturbé leur fils, Narcissa s'inquiéta et demanda à Lucius d'appeler leur médicomage. Mais avant qu'il ne sorte de la pièce, Harry l'interpella :
-Non, ça va aller. Il n'y a pas besoin de faire appel à un médicomage.
Lucius s'approcha du canapé où Narcissa avait installé leur fils avec Drago et s'agenouilla pour être à sa hauteur :
-Harry, tu n'as pas l'air réellement dans ton état normal. Cela ne nous pose aucun problème de demander à quelqu'un de venir…
Lucius fixa un instant sa femme avant de continuer :
-Nous sommes désolés pour ce qui est arrivé à Gringotts. Je t'assure que nous ne l'avions pas prévu. De plus, les gobelins sont habituellement beaucoup plus vigilants mais les journalistes ont dû passer outre les avertissements et les sécurités pour vouloir te voir.
Harry acquiesça, étant du même avis mais sa gêne persista. Voyant que sa famille ne lui laissait aucune échappatoire possible et qu'ils attendaient une réponse, il prit la parole pour leur déclarer son malaise :
-Je n'ai pas été à la hauteur.
Cette phrase laissa complètement perplexe la famille Malefoy. En quoi leur fils n'avait pas été à la hauteur ? Ils ne pouvaient pas être plus fiers de lui et même si cela n'avait pas été le cas, il l'aurait accepté tel qu'il était. Ils lui avaient pourtant affirmé ce fait.
Notant qu'Harry se tenait les mains anxieusement, Lucius décida de régler le problème :
-Harry, nous t'avons toujours affirmé que peu importe qui tu étais et qu'importe tes actes, nous t'aimons tel que es.
Voyant que son fils ne réagissait pas, il choisit de poser directement la question :
-Mais qu'est-ce que tu as bien pu faire pour nous faire défaut ?
Harry hésita quelques instants avant de prendre la parole, baissant les yeux et le haut de son corps :
-Je n'ai pas agi comme un Malefoy aurait dû le faire. Je n'ai pu m'empêcher de faire taire ces journalistes. Leur propos m'avait énervé.
La colère se fit entendre dans la voix du Gryffondor quand il continua. Il s'était relevé et se tenait maintenant bien droit, assis dans le canapé :
-Ils n'avaient pas le droit de parler ainsi. Ils n'ont jamais rien fait pour maintenir la paix dans le monde sorcier. Ils se permettent, sans cesse, de juger les gens sur leurs actes mais ne cherchent pas de réelles explications à ces derniers. Ils ne font pas de la réelle information au public mais seulement de la diffamation sans se préoccuper des conséquences !
Remarquant enfin qu'il s'était emporté, Harry rougit pour s'affaisser de nouveau quand il fut interrompu dans son mouvement par les mains de son père qui lui maintenait son visage droit :
- Harry, écoute-moi bien.
Harry déglutit un instant, de peur de la réprimande de son père :
-Tu ne nous a jamais déçus et encore moins aujourd'hui. Si tu savais, au contraire, combien nous sommes fiers de toi. Tu as non seulement envoyé balader ces cloportes mais également pris la défense de ceux qui étaient tes ennemis hier encore.
Lucius s'arrêta quelques instants, lui faisant comprendre l'importance de ses prochains dires :
-Et plus encore, tu nous acceptés, devant eux, et, par conséquent, devant le monde sorcier, comme membres de ta famille. Et cerise sur le gâteau, tu nous as protégés. Si tu savais comme nous sommes fiers de toi mais également si heureux. Nous avions devant nous un véritable héros noble mais surtout un fils et un frère. Alors tu n'as pas à t'inquiéter. Tu as agi comme un véritable Malefoy en les remettant à leur place.
Et sur ces paroles, le patriarche le prit dans ses bras dans une étreinte d'un père à son fils mais aussi dans celle d'un Malefoy à un autre. Drago donna une accolade à Harry, lui faisant comprendre le même message et Narcissa trépignait derrière son mari pour prendre son tour dans les bras de son fils.
La fin de journée se passa tranquillement. Et le repas se déroula dans une bonne ambiance. En fait, Harry se sentait à l'aise. Il vivait ce qu'il avait toujours désiré, être en famille. Chacun des membres avaient ses qualités et ses défauts, les discussions portaient sur tout type de sujets. Il voyait sa mère les aider, Drago et lui, pour des tâches tout en effectuant un petit baiser sur le haut de leurs crânes, leur signifiant ainsi l'amour qu'elle leur portait.
Tous ces gestes du quotidien qui lui avait tant manqué, il les vivait aujourd'hui et il en était heureux.
Lors du repas, le même hibou que le matin vint se déposer près d'Harry, lui désignant le paquet qui se trouvait à sa patte. Harry sourit devant les têtes de Lucius et Drago et entreprit de délester l'animal de son fardeau.
Il lui rendit sa taille et l'ouvrit. Dans la boîte, se trouvait un article de la Gazette du Sorcier qui relatait sa rencontre avec Harry Potter le jour même. Il ne chercha pas réellement à le lire et préféra se concentrer sur le deuxième paquet emballé dans du papier rouge et or. Il y vit une petite carte qui l'accompagnait et il y put lire :
Pour mon petit lion qui n'hésite pas à montrer les griffes lorsque cela devient nécessaire.
Amicalement
Tom Jedusor.
Harry rougit. Il se doutait parfaitement que son compagnon sous-entendait également dans cette phrase, à première allure innocente, des propos plus « corporels ». D'ailleurs, il craignait d'ouvrir le cadeau. Qu'est-ce que ce dernier avait bien pu lui offrir. Il s'imaginait déjà y voir différents objets dont l'utilité lui échapperait lorsqu'il prit son courage à deux mains et se saisit du paquet.
Il le déballa et à sa surprise, il y trouva une peluche en forme de lion. La peluche était douce et invitait au câlin. Une notice y indiquait un endroit où il fallait toucher pour qu'un rugissement se fasse entendre.
Harry ne put s'en empêcher et sourit lorsque le lion se mit à rugir. Ce cadeau lui fit très plaisir. D'aussi loin que lui remontaient ses souvenirs, il n'avait jamais eu de peluche. Quelques jouets ou plutôt un petit soldat de plomb et trois bricoles mais rien de ce genre. Et lorsqu'il fit connaissance de ses amis, il avait déjà 11 ans et les peluches n'étaient plus d'actualité comme cadeau pour un garçon de son âge.
Il continua son repas avec la peluche sur ses genoux sous le regard quelque peu énervé de Lucius et Drago qui voyaient qu'Harry était réceptif aux cadeaux qu'il recevait de Tom et cela ne leur plaisait pas. Il voulait garder Harry quelques années encore avec eux avant de simplement penser à une possible relation. Et dans le mot relation, pensez à un rendez-vous tous les deux-trois mois.
Narcissa observait avec joie le manège des trois hommes de sa vie et sembla s'amuser fortement. Elle n'allait pas s'ennuyer cette année.
La semaine passa et Harry continua de recevoir de nombreux cadeaux de la part de Tom Jedusor. Cela alla d'un cadeau précieux au moindre petit objet rigolo, qu'Harry appréciait autant. Les messages de Tom qui les accompagnaient amenaient de nombreux sourires sur le visage du jeune homme même si, pour certains, il se posait des questions sur leurs sens cachés.
On arrivait maintenant au lundi suivant son premier cadeau et Tom lui avait demandé un rendez-vous au cours de l'après-midi sous la surveillance d'un chaperon. Harry avait décidé que sa mère serait la plus à même de gérer son rôle. Pas qu'il ne faisait pas confiance à son père ou son frère, mais leur attitude assez tendue suite à la réception des présents lui indiquait que ces derniers n'étaient pas les plus enthousiastes dans cette cour.
De plus, sa mère ne laisserait jamais qui que ce soit et encore moins Tom le blesser. Ce dernier avait d'ailleurs signé une close qui stipulait qu'il ne mettrait en aucun cas Harry en danger.
Il voulait également profiter de ces rendez-vous pour connaître le vrai visage de Tom Jedusor. La semaine prochaine avait lieu la rentrée à Poudlard. Ils ne seront, alors, que professeur et élève.
Ils avaient rendez-vous dans le salon Malefoy et Tom devait le rejoindre d'ici quelques minutes. Drago avait été invité par des amis Serpentard et Lucius se trouvait au Ministère pour différentes affaires urgentes. Ces derniers les avaient suppliés pour être informés aux moindres problèmes.
Narcissa profita de ces quelques minutes de libre pour donner certains conseils à son fils. Elle interrogea d'abord Harry, le voyant nerveux :
-Harry, tu vas bien ?
Ce dernier tourna son regard vers sa mère et tenta de lui sourire pour la rassurer mais celui-ci devait être crispé car sa mère s'approcha de lui pour le prendre dans ses bras avant de reprendre :
-Mon chéri, sois plus détendu. Tout se passera bien. Toi seul est le maître du jeu et tu peux l'arrêter à tout moment.
Harry hocha la tête lui faisant comprendre qu'il avait bien saisi le message. Ils restèrent dans cette position jusqu'à ce qu'Harry soit plus calme, quand Narcissa reprit la parole, avec un air de conspirateur :
-Maintenant mon chéri, il faut que je te renseigne sur le meilleur moyen de faire tourner la tête de ce bon Tom.
Harry se dégagea de ses bras pour la fixer, à la fois abasourdi sur la phrase qu'elle venait de prononcer mais également sur le véritable sens de cette dernière. Que voulait-elle insinuer par lui faire tourner la tête ?
Observant la lueur d'incompréhension de son fils, Narcissa reprit :
-Tu ne crois tout de même pas que je vais laisser mon fils que j'ai perdu dans les bras d'un autre homme sans au moins qu'il n'ait subi quelques péripéties. Et puis, il faut que tu t'amuses également. Je me souviens de ma mère qui m'avait donné ces mêmes conseils lorsque Lucius est venu faire sa demande de cour. Si tu savais comme je l'ai rendu fou. Et la plupart du temps, il ne se rendait même pas compte que j'en étais la responsable.
Narcissa s'arrêta de parler, plongée dans ses pensées. Harry, lui, semblait tétanisé devant la femme qu'il apprenait à connaître. Il l'avait vue tendre envers sa famille mais également lionne lorsqu'il s'agissait de défendre les siens mais il avait oublié que c'est son caractère Serpentard qui prédominait chez elle. Et il en était le témoin privilégié aujourd'hui.
Reprenant ses esprits, Narcissa reprit son discours. Elle apprit à Harry quelques « stratégies » en les ponctuant de différentes anecdotes mettant en scène un pauvre Lucius tentant de plaire à la jeune Black qu'elle était.
Il sut ainsi pourquoi son père avait une sainte horreur de tout ce qui s'apparentait à la mode. Il faut dire que Narcissa avait profité de la semaine de la Mode Sorcière à Paris pour embarquer un Lucius légèrement récalcitrant et en choisissant un chaperon aussi intéressé par la mode que Narcissa mais qui gardait toujours un œil sur le jeune homme. Il avait dû passer ses journées entre défilés et porteur des nouveaux vêtements des deux femmes.
Ils étaient tous deux tellement passionnés par leur discussion qu'ils n'entendirent pas la venue de Tom Jedusor dans le salon, ni que celui-ci s'était arrêté à la porte pour observer son compagnon se sentir à la fois compatissant pour son père mais en même temps hilare devant les différentes situations auxquels il avait dû faire face.
Mais Tom ne faisait pas réellement attention au sujet du passionnant débat qui animait la mère et le fils. Lui, ce qui l'intéressait, c'était le fils en question.
Lorsqu'il avait appris que les journalistes avaient envahi la banque de Gringotts et osé interpeller son compagnon, il en avait été furieux. Surtout qu'il se doutait des thèmes que ces vermines avaient dû aborder. Ils n'avaient aucun sens moral et surtout aucune considération pour qui que ce soit. Il était surtout effrayé des réactions d'Harry. Ce dernier avait la sale manie de se sentir coupable pour des actes dont il n'était pas responsable et ces vautours avaient dû certainement appuyer sur les points sensibles de cet être noble qu'était son compagnon.
Pourtant ce dernier s'était défendu mais avait également pris la défense de tous ceux qui avaient été, comme lui, des pions de Grindelwald. Cet acte avait non seulement calmé les journalistes et la population sorcière mais ils étaient maintenant beaucoup plus attentifs et surtout, plus vigilants dans leur propos et gestes envers Harry et ses proches. Il avait senti la différence et il n'avait pas été le seul.
D'ailleurs, il eut cette impression qu'une bonne partie de la population sorcière avait été du même avis que leur sauveur et ne l'en acclamait que plus. Et c'est là que survint les problèmes. Le fan club d'Harry mais surtout les admirateurs et admiratrices du beau brun.
La notoriété du survivant, sa noblesse, son ascendance, ses actes de bravoure et surtout son nouveau physique avaient multiplié les preuves de sympathie et les lettres d'amour pour le jeune héros.
Tom savait qu'Harry ne s'arrêterait pas à ces personnes, surtout au vu de leurs soi-disant sentiments si hypocrites et superficiels. Harry avait besoin de personne de confiance et il voulait en faire partie.
Toutefois, parmi toutes ces personnes mais également dans la population sorcière en général, il existait des personnes bien, qui mériteraient encore plus que lui de connaître et de vivre avec Harry. Même si Harry aurait la noblesse de ne jamais enfreindre l'accord qu'il avait signé avec Lucius, il ne pouvait contrôler et forcer son cœur. Et il n'en avait surtout pas l'envie.
Il était jaloux de tous ceux qui approchaient le Gryffondor, effrayé de le quitter mais incapable de le forcer à continuer une relation avec lui si jamais il tombait amoureux d'une autre personne. C'est pourquoi il allait tout faire pour qu'il soit la personne la plus importante pour son compagnon, l'aider, le soutenir, l'aimer et se faire aimer en retour.
Cette simple pensée le fit rêver. Il espérait tellement de leur lien. Il voulait tellement le Gryffondor près de lui. Le livre expliquait ce besoin d'être près de son compagnon lorsqu'on l'avait reconnu mais il ne pensait pas que ce manque se ferait si intense.
Tom se reprit et se fit connaître auprès de ses hôtes. Ces derniers se levèrent immédiatement et allèrent à sa rencontre. Ce fut Narcissa, en bonne hôtesse de maison, qui prit la parole. Elle se doutait que Tom Jedusor avait entendu ses conseils mais elle savait qu'Harry ne les appliquerait pas. Quoiqu'elle se doutait que son fils ne se laissera pas faire et que Tom allait, littéralement, en baver pour le conquérir :
-Bonjour Tom, je suis ravie de vous revoir. Nous vous attendions avec impatience.
A ces mots, Harry rougit quelque peu et Tom hésitait entre rire de la réaction de son compagnon ou de l'accueil de sa future belle maman qui venait à peine de donner des conseils à son fils pour le déstabiliser durant la cour. Pourtant il joua le jeu et répondit à la magnifique femme par un sourire charmeur, non sans quitter des yeux Harry :
-C'est un plaisir pour moi également de vous rencontrer de nouveau. Surtout au vu de la situation.
Il termina cette phrase en fixant attentivement la matriarche de la famille Malefoy qui ne se démonta pas, puis en reportant son regard sur son compagnon. Son attention se fit plus douce mais également plus profonde. Mais avant que qui ce soit n'agisse, Tom se reprit et retourna son attention sur Narcissa qui se trouvait être également leur chaperon pour ce premier rendez-vous.
Elle les invita à s'assoir sur le canapé. Elle resta dans la pièce mais s'installa à quelques mètres d'eux, leur laissant un peu d'intimité. Elle pouvait toutefois entendre leur discussion et agir en cas de problèmes.
Elle n'était en aucune façon contre le rapprochement de son fils et de Tom. Elle savait qu'être compagnon d'âme était l'une des plus belles choses qui pouvait arriver à son fils mais elle n'allait pas arrêter de protéger ce dernier. C'est pourquoi elle resterait vigilante et n'hésiterait pas à intervenir. Elle pouvait également compter sur Lucius et Drago pour l'aider.
Elle laissa les deux hommes s'entretenir et ce fut avec surprise qu'elle vit Harry prendre la parole en premier :
-Tom, je tenais à vous remercier pour vos présents. Ils m'ont beaucoup plu.
Tom se mit à sourire devant la bouille un peu gênée d'Harry et lui répondit :
-Eh bien dans ce cas, j'en suis heureux. C'était le but de ces cadeaux. Apporter un sourire sur ce si beau visage.
La réaction ne se fit pas attendre et Harry se mit à rougir de nouveau. Il tentait tant bien que mal de se contrôler et surtout de se reprendre devant Tom mais il devait l'avouer, l'homme était beau et surtout, il avait une prestance qui ne le laissait pas indifférent.
Toutefois Tom décida de ne pas continuer sur ce chemin. Il était heureux de voir Harry réagir à sa présence mais il voulait surtout que ce dernier ait des sentiments profonds pour lui et ce n'est pas en continuant à le séduire que cela avancera comme il le désirait.
Harry était un Gryffondor et, de plus, il méritait une personne qui le comprenne et l'aide. Sa longue rémission de cet été lui avait fait comprendre cela. C'est pourquoi il décida de changer de sujet et de simplement faire connaissance avec son compagnon, lui permettant de s'habituer à sa présence :
-Harry, je voulais te remercier pour ce que tu as dit aux journalistes lors de ta visite à Gringotts. Je me sens coupable de tout ce que Voldemort a fait, y compris l'avilissement des Mangemorts…
Harry interrompit Tom, n'acceptant pas le sentiment de culpabilité de ce dernier. Si Tom était coupable alors tous l'étaient, le monde sorcier compris. C'est Grindelwald qui avait tout orchestré :
-Mais vous n'y êtes pour rien. Ne donnez pas foi à ces racontars. Ils ne veulent que des commérages pour alimenter leurs feuilles de chou et, pour cela, il faut des victimes. Ne leur donnez pas raison sinon ils auront gagné.
Tom fut touché par ce que venait de déclarer son compagnon mais il ne put s'empêcher de continuer :
-Pourtant, j'ai tué tes parents, Lily et James Potter.
Harry resta silencieux quelques instants, mettant à mal Tom, craignant de voir son compagnon le rejeter mais il ne pouvait pas continuer sa cour et peut-être leur future relation sans établir une base saine et cette horreur était un fossé entre eux qu'il devait tenter d'effacer. Toutefois, il fut de nouveau surpris de la noblesse d'Harry par sa réponse :
-C'est peut-être vous qui avez abattu votre baguette sur mes parents mais c'est Grindelwald qui a mis en place une situation favorable à ce fait et qui vous manipulait pour faire en sorte que ce malheur arrive. Je ne pourrai jamais l'oublier mais j'ai tout à fait conscience des vrais responsables de cette tragédie.
Tom fut ébranlé et ne put murmurer qu'un faible merci. Harry fut touché de voir Tom Jedusor si fragile. Il sut alors que le livre que lui avait prêté Dumbledore disait vrai. D'ailleurs en parlant de ce livre, il questionna Tom :
-Je crois savoir que le professeur Dumbledore vous a également prêté le livre qu'il a trouvé sur les compagnons.
Harry ne put continuer car Tom avait placé, délicatement, un doigt sur sa bouche. Harry le questionna du regard et ce dernier prit la parole :
-Tout d'abord, j'aimerais, si cela ne te dérange pas, que l'on se tutoie. Je sais que tu ne veux pas qu'un engagement soit prononcé entre nous mais cela me rendrait tellement heureux.
Tom enleva son doigt et Harry acquiesça. Lui-même se trouvait ironiquement proche de l'homme qui lui faisait face. Ils avaient chacun perdu tant et avaient été manipulés de la pire des façons.
Voyant l'acceptation de son compagnon, Tom répondit alors à la remarque de ce dernier :
-Oui Albus me l'a fait lire et j'avoue que j'ai compris de nombreuses choses et surtout les actions de Grindelwald à notre encontre…Je sais également que notre lien est puissant mais que nous pouvons tenter de vivre sans. Mais je dois t'avouer que je ne le veux pas. Tu m'intéresses tellement. Non pas seulement d'un point de vue physique mais tout ton être, ta façon d'être, tes actions, ton caractère…Tout me plaît en toi et me donne envie de te connaître mieux et de, peut-être, savourer une vie à deux. Je te laisserai toujours le choix. Je ne t'imposerai jamais rien mais je peux te faire une promesse aujourd'hui : je ferai tout pour te conquérir !
Cette longue tirade et surtout, cette promesse fit frissonner Harry qui déglutit devant le regard non seulement prédateur de Tom mais également obstiné. Ce dernier n'allait pas lâcher l'affaire et il sut que Tom s'imposerait, délicatement mais sûrement, dans sa vie et étrangement, cela lui faisait plaisir.
Le rendez-vous se continua ainsi. Les deux hommes apprenaient à se connaître et chacun raconta sa vie. Tom lui expliqua sa vie dans cet horrible orphelinat et la raison de la création de sa Fondation, ses attentes et espoirs mais également la joie de retrouver Poudlard en tant que professeur. Harry lui expliqua brièvement ses difficultés avec sa famille et sa joie d'apprendre qu'il était sorcier. Il lui raconta ses aventures et ses interrogations sur son avenir lorsqu'il apprit sa véritable ascendance. Son désespoir de savoir que sa vie entière n'avait été que duperie.
La fin de leur première rencontre arriva vite et ce fut avec plaisir qu'Harry accepta de continuer leurs entrevues. Tom lui proposa de se revoir le lendemain à la Fondation qu'il avait créée et de faire une visite aux orphelins. Harry en était ravi et accepta de suite sous le rire de sa mère qui avait pu voir l'interaction entre son fils et son compagnon.
Lors du dîner, Lucius et Drago demandèrent si l'après-midi s'était bien déroulé. Ce à quoi Narcissa répondit avec un réel plaisir que tout s'était parfaitement bien passé. Harry, ne percevant pas vraiment les regards protecteurs de ces derniers, appuya les dires de sa mère en donnant quelques anecdotes, le sourire aux lèvres et les yeux flamboyants. Il n'en fallut pas plus à Lucius et Drago pour éviter difficilement le tic nerveux qui démontrait leur contrariété de voir leur précieux fils et frère se faire enlever par Tom Jedusor.
Le lendemain, Harry découvrit l'orphelinat que Tom avait construit. Albus Dumbledore lui servit de chaperon. Harry fut subjugué par la joie qui se dégageait des lieux. Il avait eu peur que l'endroit fut triste car, malgré tout, un orphelinat n'était qu'un lieu où des enfants avaient perdu toute famille. Mais ce n'était pas le cas. Les deux hommes avaient fait en sorte qu'une ambiance sereine et festive s'en dégage.
Il avait été également surpris par l'accueil des enfants. Ils l'avaient accueilli non pas comme un héros de guerre mais comme leur héros à eux et surtout l'un des leurs. Comme une famille.
Leurs rendez-vous continuèrent et Harry devait avouer qu'il adorait de plus en plus la compagnie de Tom. Ce dernier faisait tout pour qu'Harry se sente heureux. Il l'avait emmené dans un pays étranger ou tout simplement dans une fête foraine où ils s'étaient amusés comme des gamins. Harry avait toujours le sourire et cela n'avait pas de prix pour Tom et encore plus pour Lucius et Drago qui acceptaient ce lien tout en gardant un œil vigilant.
Le dernier rendez-vous arriva, signe de la prochaine rentrée à Poudlard. Nous étions à la fin du mois d'août et d'ici deux jours, Harry allait prendre le train pour rentrer dans l'endroit qu'il considérait comme sa maison. Toutefois, Tom et Lucius lui avaient demandé de le voir dans le bureau de ce dernier. Il s'y rendit en se demandant la raison de cet entretien. Lorsqu'il rentra dans la pièce, il fut invité à s'assoir et il sut que le sujet qui allait être débattu n'allait pas lui plaire. Le visage sérieux de son père et de son compagnon accentuèrent ce ressenti.
Et ce ne fut que lorsqu'ils parlèrent des Dursley qu'il comprit que son instinct ne l'avait pas trahi. Pourtant Lucius et Tom ne le brusquèrent pas mais Tom ne put s'empêcher de s'assoir près de lui et de le prendre dans ses bras pour le réconforter sous le regard suspicieux du patriarche de la famille Malefoy. Il lui parla, le rassurant :
-Harry, si nous te parlons d'eux, ce n'est pas pour te tourmenter mais ce qu'ils t'ont fait est injuste. Ils ne t'ont pas aidé et surtout ils ne se sont pas comportés comme des parents auraient dû le faire et tu en as souffert. Et cela, nous n'arrivons pas à l'accepter. Ils doivent être punis ou du moins faire face à leurs actes.
Harry se rapprocha de Tom avant de prendre la parole :
-Je ne veux plus rien avoir à faire avec eux mais je ne veux pas qu'on leur fasse du mal. Je veux juste oublier.
Les deux hommes restèrent silencieux avant que Lucius ne réponde :
-Bien mais laisse-nous le plaisir de leur rendre une petite visite, histoire de te rappeler à leur bon souvenir.
Tom rajouta :
-Eh puis, un ou deux sortilèges ne leur feraient pas de mal.
Harry sourit et accepta. De toute façon, il n'avait pas réellement le choix. Les Serpentard n'en feraient qu'à leur tête. Cette soirée se termina par un grand repas familial où les Weasley et certains membres de l'ordre avaient été invités. De même que Jedusor et certains Mangemorts. Harry put y rencontrer Bellatrix Lestrange, sa tante. Cette dernière était venue présenter ses excuses et son intention de racheter sa conduite passée.
La soirée continua doucement où chacun fit connaissance tout en gardant sa réserve. Lorsque la soirée fut finie, Tom l'avait emmené dans un discret coin du Manoir afin d'y avoir une discussion sur la cour. Tom prit la parole en premier :
-Harry, nous n'allons pas nous revoir avant la rentrée à Poudlard et à ce moment, je serai ton professeur et je devrai agir en tant que tel mais je voulais savoir s'il était possible...enfin...si la cour pouvait continuer ou si tu choisissais de la stopper.
Harry regarda attentivement l'homme en face de lui. Malgré son allure sûre, il pouvait ressentir sa peur. C'est pourquoi il lui répondit aussitôt :
-Tom, je ne peux pas vous promettre de légaliser notre lien de compagnon.
Tom sentit un réel désespoir se répandre dans son cœur. Harry le rejetait et il n'aurait jamais cru que cela puisse être aussi douloureux. Pourtant, Harry continua de parler, le détrompant sur ses intentions :
-Mais je ne peux réfuter le fait que j'ai apprécié votre compagnie. Je suis désolé mais il me faut encore du temps et puis, notre prochaine relation prof élève n'arrange rien mais j'aimerais profiter de cette année pour continuer à vous connaître Je serai ravi de poursuivre nos rencontres...en tout cas, si cela vous fait plaisir.
Ces paroles réjouirent l'ancien Seigneur des Ténèbres. Il n'aurait pu rêver mieux. Il avait une année devant lui pour séduire son gryffon. Son bonheur fut tel qu'il ne put s'empêcher d'embrasser le jeune homme.
Au départ doucement, le baiser se fit plus passionné. Harry se surprit lui-même et répondit avec ardeur à l'impétuosité de Tom. Ce dernier, d'ailleurs, en profita allègrement. Lorsqu'ils se séparèrent, Tom fit ses au revoir à son jeune compagnon, en les lui chuchotant langoureusement dans l'oreille.
A son départ, Harry rougit fortement. Si un simple baiser le mettait dans un tel état, qu'est-ce que l'avenir lui réservait. Cela allait être une année surprenante !
