Les Aventuriers du Graal perdu

Spéciale dédicace : De même que le chapitre précédent n'aurait pas été ce qu'il est sans une remarque de Fée Fléau, celui-ci doit une bonne partie de son développement à une stupide erreur (de frappe j'imagine) de Fenice qui d'ailleurs a insisté pour être crédité au générique. Voilà c'est fait !

Résumé de l'épidose précédente : Nos héros mettent enfin la main sur Force Rose, mais le perde aussitôt de vue dans un petit nuage violet.

Epidose 8 : Où bon gré, mal gré, notre quête reprend grâce à de nouvelles informations.

Musique de fond recommandée : Le Mécano de la Général de Joe Hisaishi, qu'on peut toujours remplacer par un autre Hisaishi comme le Voyage de Chihiro ou le Château Ambulant

Narratrice : Et donc, dégoûtés de la vie en général et des coloquintes en particulier, nos héros rempaquetèrent leurs affaires et se préparèrent à repartir. Non sans grogner, ils reprirent, difficilement, la route du royaume de Bretagne (la Grande !). Les animaux de Force Rose, abandonnés par leur maître, les regardaient partir avec tristesse, mais repartirent vite à leur partie de chat perché avec leur nouveau compagnon hippogriffe.

Arthur : Bon, rentrons à Camelot.

GodricCamelot ?

Salazar : Camelot ?

RowenaC'est juste une maquette !

Narratrice : Moment d'incompréhension total pour les héros comme les lecteurs n'ayant jamais vu le merveilleux « Monty Python Sacré Graal ». Histoire de donner le ton du chapitre (et peut-être bien du prochain) …

Merlin : Messire roi,

Vous n'y pensez pas,

Il faut poursuivre notre quête,

Ou nous aurons l'air bien bête !

Tom : En même temps Godric n'aurait aucun regret à avoir filé son armure…

Arthur : Exact…

Godric : Mais… euh…

Arthur: Et en plus, il ne nous reste aucune piste à suivre.

HelgaMais…

Narratrice : Fort heureusement pour nous, au prix de périlleux croisements avec des sorciers nettement plus doués du ciboulot au cours du temps, les défaillances neuronales (1) du descendant d'Helga Poufsouffle et de Godric Gryffondor étaient nettement moins accentuées.

Harry : La quête ne s'arrêtera pas tant que nous sommes là !

Narratrice : Vous n'avez rien pigé hein ? Bien, pour aider à la compréhension, nous allons donc plonger dans les pensées de notre héros favori. Legilimens !

Pensées de Harry : Mais… On a été appelé pour accomplir cette mission… Et tant qu'elle n'est pas finie…… Donc on ne rentre pas… Donc on est coincé là…Donc… Non je peux pas ! Je n'ai même pas encore rencontré le grand amour !

Tom, visiblement soit arrivé aux mêmes conclusions, soit ayant été fouiner ouh le vilain dans l'esprit d'Harry : Exact ! Il faut continuer.

GodricJe ne te savais pas si enthousiaste mon écuyer.

Tom, trop sérieux pour être vrai : J'ai soudain pris conscience de l'importance de notre quête.

Salazar : Oui, il a raison ! On ne doit pas se laisser abattre.

Rowena, son cheval se cabrant à la manière de celui d'Aragorn –ou de Zorro : En avant vers la Bretagne ! Il faut retourner voir la Dame du Lac !

Narratrice : Et ils partirent au galop,

Sur leurs montures,

Vers l'Aventure,

Sauf Harry et Arthur,

Merlin n'aurait pas fait plus beau.

Merlin : Même pas vrai, voleuse,

Espèce de misérable parodieuse.

Narratrice : Si ça te fais plaisir… Mais revenons à Harry et Arthur…

Harry, à son balai : Debout j'ai dit !

Narratrice : Le balai s'obstina à ne pas bouger.

Harry : Mince, il ne marche plus !

Narratrice : Il venait de découvrir quelque chose qui n'était pas indiqué dans le Quidditch à travers les Ages, c'est que les premiers balais étaient charmés pour voler temporairement.

Harry : Heureusement que c'est pas arrivé en vol… Bon il siffle Sylvie !

Narratrice : L'hippogriffe, car c'était son nom –et oui c'est une femelle !-, descendit de l'arbre où elle s'était perchée du bout de ses serres et se posa devant lui. Harry s'installa derrière ses ailes, son vieux balai sous le bras, et ils décollèrent, partant rattraper les autres. Pauvre Force Rose où qu'il soit, plus de balai ni d'hippogriffe. Sans parler de ses animaux se lamentant en son absence… Quant à Arthur…

Excalibur Messire ?… Arthur ?

Arthur : Oui ?

Excalibur Il faut y aller non ?

Arthur : Non.

Excalibur Mais les autres…

Arthur : On reste là ! Le roi c'est moi !

Excalibur Mais on ne va pas rester là !

Arthur : Ca leur apprendra à oublier de demander l'autorisation à leur supérieur hiérarchique.

§§§

Narratrice : Pendant ce temps du coté du reste du groupe…

Chevaux et autres bestioles variées : galopent, galopent, galopent

Narratrice : Lorsque tout à coup…

Godric STOP !

Narratrice : Tous s'arrêtèrent.

Rowena Messire Godric, il y a un problème ?

Salazar : Tiens, c'est marrant ça… Il ne manquerait pas quelqu'un ?

Godric Voilà le problème !

§§§

Narratrice : Si bien qu'effectivement, à la fin de la journée, alors que le roi Arthur en était à jouer aux jeux les plus stupides avec sa chère et tendre épée…

Arthur : Chemin de Traverse !

Excalibur Traversin !

Arthur : Cinquantenaire !

Excalibur Nervosité !

Arthur : Thé à la framboise !

Excalibur Boiserie en chêne !

Arthur : Chaîne d'argent !

Excalibur Gentillesse !

Arthur : Illesse… Et zut !

Excalibur Et un point pour moi !

Chevaux et autres bestioles : galopent, galopent, galopent et s'arrêtent dans la clairière

Arthur : Et bah c'est pas trop tôt !

Godric Messire !

Salazar : Messire !

Rowena Nous étions persuadés que vous aviez été enlevé par un dragon !

Narratrice : Arthur garda son air sévère et n'ouvrit pas le bouche. Par contre son épée…

Excalibur Voyons Dame Rowena, les dragons n'enlèvent que les jeunes vierges. Pour les autres, ils se contentent de les griller…

Tom, à Harry : Dis, le dragon l'autre jour, il a bien essayer de griller la Madame Serdaigle comme tout le monde ?

Harry : Euh…

Tom, à Salazar : Mon cher ancêtre, n'allez surtout pas épouser cette femme, ce n'est qu'une traînée !

Narratrice : Rowena vira au rose, et Salazar aussi d'ailleurs.

Rowena Je ne me laisserais pas insultée de la sorte…

Narratrice : Elle commença à sortir sa baguette…

Salazar : Mais tant bien même, mon héritier, peu m'importe le comportement passé de Dame Rowena ! Peu m'importe ses secrets, peu m'importe ses fautes, peu m'importe ses accomplissements, je l'aime telle qu'elle est, et l'épouserai si elle l'accepte.

Narratrice : Il était tombé à genoux devant sa bien aimé. Harry lui glissa dans les pattes un bouquet conjuré à la hâte. Rowena le regarda de haut. Plus loin, Godric et Helga essuyaient une petite larme. Tom regardait la scène avec un étrange rictus sur le visage. Arthur, lui, commençait à fumer de toute cette inattention envers sa royale personne.

Rowena Je… Alors vous m'épouseriez quelques soient mes convictions ? Quelques soient mes actions ? Acceptant toutes les conséquences ?

Salazar, qui commençait à avoir mal aux genoux : Oui, ma mie.

Excalibur J'adore les histoires d'amour.

Salazar : Alors, ma gente Dame, acceptez vous de m'épouser ?

Rowena Jamais je n'aurais pensé rencontrer un homme capable de me comprendre. Oui Messire Salazar, je l'accepte.

Helga, sautant dans les bras de Godric : Youpi !

Narratrice : Salazar récupéra quelques brins d'herbe et les tressa pour en faire un anneau de fiançailles, qu'il passa au doigt de Rowena, sous le regard ému de tous ou presque.

Arthur : Ahem.

Narratrice : Tous se retournèrent vers le roi, attendant qu'il parle. Mais il garda le silence.

Tom : Dites… Il n'est quand même pas resté planté là tout l'après midi en attendant qu'on revienne ?

Harry : Je crois bien qu'hélas si. Fais pas le surpris t'aurais fait exactement pareil !

Tom : Même pas vrai d'abord ! Je les aurait rattrapé, je leur aurait balancé deux trois doloris jusqu'à qu'ils ne puissent plus marcher, et après, on se serait remis en route après les avoir menacé de doloris s'ils n'arrivaient pas à me suivre !

Harry : Finalement je crois que je préfère SA méthode.

Tom : Ou alors on leur charcute les doigts de pieds avec un crochet rouillé, et après…

Harry : Beurk !

Godric Tiens et si on préparait un bon repas histoire de se faire pardonner ! En plus je commence à avoir faim !

Helga Quelle bonne idée messire Godric !

Tom : Et après on retourne le couteau dans la plaie doucement et lentement.

Harry, tout pâle : Vous voulez vraiment manger maintenant ?

Merlin : Et bien jeune chevalier,

On dirait que tu as oublié,

Qu'il te fallait respirer.

Excalibur Mais non ! S'il avait oublié de respirer il serait déjà tout bleu !

Rowena Allons jeune Harry, venez avec moi à la chasse, un peu d'air frais vous fera sûrement le plus grand bien.

Harry : Je ne suis pas sûr que…

Tom : Et après on fait frire leurs ongles avec de petits oignons…

Harry, vraiment très pâle et sur le point de vomir : Je crois que je vais aller m'allonger…

Rowena Très bien. Jeune Tom, vous allez donc m'accompagnez. Il est grand temps pour vous d'apprendre les leçons élémentaires de cuisine. Les ongles de pied, on les fait bouillir avec du vinaigre et de la cannelle !

Narratrice : C'est le moment que choisit Harry pour tomber dans les pommes. Fort heureusement pour lui, cela resta une image, personne n'ayant encore sortit son sac de pommes. De son coté Rowena entraîna Tom dans les bois, non sans avoir donné les instructions pour la préparation du repas avant. Harry se réveilla vite et se coltina donc l'épluchage des légumes, tandis que Merlin à son grand désespoir allumait le feu, Helga mettait la table, Salazar préparait le désert (tarte aux pommes aux four et à la compote de pommes, flambée au cidre et au calvados) et Godric, ne sachant pas quoi faire, décidait de distraire le roi en jonglant avec des coloquintes. Rowena et Tom revinrent très vite.

Tom : J'ai attrapé un canard !

Narratrice : Et il sortit de sous sa robe un canard mort. (2)

Rowena Oui, c'est très bien, mais maintenant il faut que vous le prépariez. Il faut le plumer, le vider de ses entrailles, mettre des aromates et le cuire à la broche…

Tom : Il n'en est pas question !

Narratrice : Il lança le canard à Harry, occupé à éplucher les carottes et les navets.

Harry : Hey ! Tu pourrais t'en occuper quand même !

Tom : Je suis allé chasser pendant que tu faisais ta petite crise ! Maintenant à toi de débrouiller !

Harry : Parce qu'éplucher les légumes c'est rien faire ! Non mais tu te prends pour la Reine d'Angleterre ?

Tom : Le maître du monde ! Alors obéis esclave !

Narratrice : Il se prit un navet dans la figure.

Harry : Dis plutôt que t'as peur d'étriper un canard !

Tom : Comment oses-tu insinuer une chose pareille ?

Harry : C'est ceux qui en disent le plus qui en font le moins !

Tom : C'est le contraire d'abord !

Harry, occupé à plumer le canard : C'est pareil !

Tom : Et d'abord je n'ai même pas peur de…

Narratrice : Harry se saisit d'un couteau bien pointu et éventra le canard. Les entrailles fumantes tombèrent sur le sol. Tom devint tout à coup tout vert.

L'autrice aka Vert : J'aime pas cette remarque.

Narratrice : Oh ça va !

L'autrice aka Vert : Mais quoi c'est désagréable d'être associée à un type sur le point de vomir. Trouve autre chose !

Narratrice : Pas question…

L'autrice aka Vert : Je t'arrange un rendez-vous avec ce mignon petit narrateur…

Narratrice : Hum…

L'autrice aka Vert : Allez… rappelle toi comme il était mignon… Et sa belle voix…

Narratrice : Ok, mais je veux une augmentation !

L'autrice aka Vert : Tope là !

Narratrice : Nous disions donc : Les entrailles fumantes tombèrent sur le sol. Tom devint tout à coup tout blanc.

Tom : Je vais aller chercher… des plantes ! Il faut des plantes pour aromatiser !

Rowena Tom ! Finissez d'éplucher ces légumes puisque vous refusez de vous occuper du produit de votre chasse.

Narratrice : Afin de ne point heurter les chastes oreilles déjà fortement éprouvées des lecteurs, nous ne retranscrirons pas la série de jurons qu'employa Tom. Il s'assit de l'autre coté du feu pour ne pas voir le cadavre de sa proie, et se plongea dans le découpage de navets.

Harry : Tiens, tu l'as tué comment ton canard ?

Tom : Mais… normalement, comme tout le monde quoi.

Harry : Pourquoi il n'a pas une seule marque de blessure alors ?

Tom : Mais parce que tu as éventré l'endroit où il était blessé !

Harry : Non, sinon je l'aurais vu.

Tom : Mais il n'y a pas de trace, je l'ai tué avec un Avada !

Harry : Ca n'en n'a pas l'air.

Tom: Qu'est-ce t'en sait d'abord ! T'en a jamais lancé un seul !

Harry : Ouais mais je m'en suis pris un dans la tronche, et j'ai vu et étudié son effet ! Ne me prend pas pour un poufsouffle stupide !

Tom : Potter, tu es un Pousouffle par le sang !

Harry : Très lointaine parenté ! Ne change pas de sujet ! Pour un Serpentard t'es quand même pas un malin !

Tom : C'est toi qui changes de sujet d'abord ! Nananananèreuh !

Narratrice : Il lui tira la langue pour illustrer ses propos. Harry lui répondit en lui lançant quelque chose de mou, gluant, et dégoulinant de sang. La chose non identifié en question atterrit sur la tête de Tom et dégoulina sur son nez.

Tom, se levant d'un coup et secouant sa tête pour enlever cette horreur : Ah !

Harry : Non mais franchement, ça se voit que ce n'est pas toi qui l'a tué ce pauvre canard. Dame Rowena ?

Rowena Oui messire Harry ?

Harry : Vous l'avez vu tuer ce canard ?

Rowena Non, nous nous sommes séparés pour augmenter nos chances.

Harry : Et…

Rowena Et il est revenu en brandissant son canard…

Harry : Oh. C'est vraiment louche…

Rowena Oui, effectivement, c'est un canard sauvage tel qu'on en trouve sur l'Ile de Bretagne…

Tom : Comment vous pouvez voir que ce soit sur ce tas de chairs sanguinolentes !

Salazar : Dame Rowena est très douée.

Tom : Ouais mais ton avis est pas franchement impartial !

Godric Dame Rowena chasse depuis son enfance, elle s'y connaît en canards.

Tom : Ouais c'est ça cause toujours…

Helga J'ai un très grand respect pour Dame Rowena…

Merlin : Dis donc petit lascar,

Ecoute donc Dame Rowena,

Elle connaît bien les canards,

Mieux que toi les petits chats.

Narratrice : Arthur, lui, devait toujours faire la gueule vu qu'il suivait la scène sans rien dire.

Tom : Mais…

Harry : Bon ça suffit ! Admet que tu n'as pas tué ce canard et que tu l'as trouvé par terre !

Tom : Comment tu sais ça !

Harry : Parce que ce canard est mort d'épuisement ! Il portait un message et il est tombé droit sur l'autre vantard !

Godric Mais comment…

Harry : Regardez l'état de ses muscles ! Il est mort de fatigue ! Et en plus il reste la trace de ce qui a servi à attacher le message…

Helga Ah oui ?

Harry : Regardez, c'est une tige de liseron. La fleur est même encore là ! Ca ne veut dire qu'une seule chose !

Salazar : C'est-à-dire ?

Harry : Mais enfin ! Qui serait assez cinglé pour envoyer un message dans ce trou paumé où il n'y a que des dragons, en l'attachant avec du liseron alors qu'un bout de ficelle ce serait bien plus simple ?

Merlin : Cette personne devait être cinglé,

Pour envoyer une missive,

En cette forêt bien torturée,

Plus sordide que l'ancienne Ninive.

Harry : Mais enfin ! Vous êtes tous stupides ou quoi !

Rowena Voyons jeune homme, nous voudrions surtout savoir comment vous avez deviné tout ça.

Harry, qui commence à rosir : garde le silence

Salazar : Allons jeune écuyer…

Harry, rouge tomate : …mmmmm…mmmm…

Godric Mes oreilles seraient-elles endommagées? Je ne comprends point un traître mot de tes paroles mon cher descendant.

Helga Mais non, messire Godric, c'est juste qu'il n'a aucunes manières. Voyons jeune Harry, articulez donc !

Harry : Non c'est un secret !

Merlin : Et ben voyons,

Jeune trublion,

Il donc faut que désormais,

Ce soit un secret ?

Harry : Exactement ! Je vous demande pas pourquoi vous parler toujours en vers ?

Merlin : Sache jeune inconscient,

Que ce ne serait guère prudent,

Ce sujet est sensible,

Et n'a rien de risible.

Harry : Et bah moi c'est pareil !

Tom : Potter, tu n'as jamais été une lumière. Alors comment tu as deviné ?

Harry : Ah tu l'avoues !

Tom : Oui enfin non ! Je le dénie complètement ! Je veux juste savoir où tu es allée chercher une idée pareille ?

Harry : A ton avis ?

Tom : Mais j'en sais rien moi !

Helga Je pense que notre jeune messire Harry est un médium ! Il a des visions !

Godric Mon descendant, un puissant voyant, quel illustre honneur !

Narratrice : Harry alla se taper la tête contre un arbre.

Salazar, l'en empêchant : Voyons jeune homme, le Don de Troisième Œil est peut-être un fardeau, mais cela donne un avantage non négligeable contre vos ennemis.

Harry, se laissant tomber sur le sol de désespoir : Mais je n'ai pas de don de voyance !

Tom : Alors crache le morceau !

Harry : Mais t'es vraiment crétin ! Ca te venait pas à l'idée que je l'ai lu dans ton esprit ?

Tous les autres : silence outré

Arthur, furieux, sortant soudainement de son mutisme : La lecture d'esprit est passible d'une condamnation grave dans mon royaume !

Harry : Mais je ne lis pas dans les esprits !

Godric Alors comment appelez-vous cela ?

Harry : Je lis juste SON esprit !

Salazar : Et ça fait une différence ?

Harry : Bah il lit le mien aussi à l'occasion ! Je vois pas pourquoi je me gênerais.

Merlin : Mais cela change tout,

Mon cher jeune voyou,

Si c'est d'un commun accord,

Il n'y a aucun tort.

Etes vous d'accord avec moi ?

O mon roi ?

Arthur : Oui, sans doute. Bon, on mange ?

Rowena Votre majesté a raison. Si c'est effectivement d'un commun accord.

Tom : Commun accord, commun accord…

Harry : Disons plutôt que ma mère a mis tout le monde d'accord.

Tom : Exactement. Cette saloperie de Sang de…

Harry, le coupant : Hey insulte pas ma mère !

Tom : J'insulte qui je veux !

Godric Jeune écuyer, un vrai chevalier ne s'en prend jamais aux mères.

Tom : Gnagnagna…

Salazar : Voyons jeune descendant, en ce point je m'accorde avec messire Godric.

Arthur : Bon on mange ?

Helga Oui majesté.

Rowena Oui. Harry, mettez le canard à cuire.

Harry : Dès que j'aurais récupéré la lettre allant avec…

Arthur : Mais on ne peut pas laisser tomber cette histoire de canard et le manger, ce piaf ?

Harry : Mais j'ai eu une vision tout à l'heure !

Salazar : Une vision ? Mais alors…

Harry : MAIS JE NE SUIS PAS VOYANT ! C'est juste une vision de l'esprit de ce crétin !

Godric Vraiment ?

Rowena Bon, si vous nous racontiez votre vision.

Harry : Très bien. C'est arrivé alors que…

Petite musique de flash black avec un fondu au noir.

Narratrice : Encore une fois, pour assurer la crédibilité de ce petit moment de passé, le narrateur va prendre la parole.

Narrateur, installé assez inconfortablement dans un rocking-chair avec la narratrice perchée sur ses genoux : Harry était paisiblement assis devant le feu à éplucher des légumes. Il décida donc d'en profiter pour pratiquer son occlumancie comme lui avait si bien appris Dumbledore, qui lui conseillait de vider son esprit en écrasant de la banane avec une fourchette. Selon lui, Il parait que la vision de purée de banane dissuade n'importe qui de fouiller dans vos pensées. Harry se dit donc qu'éplucher les navets devait également bien marcher. Mais alors qu'il attaqua les carottes, sa concentration se brisa et pouf ! Il se retrouva dans l'esprit de Tom !

Pensées de Tom : Et merde ! Où vais-je pouvoir trouver une bestiole ! Et comment je vais l'attraper ?

Narrateur, installé assez inconfortablement dans un rocking-chair avec la narratrice perchée sur ses genoux, et essayant de lui échapper sans grand succès : Et c'est alors que quelque chose lui tomba dessus. Quelque chose de chaud, de vivant, et avec des plumes.

Tom, sautillant de partout pour échapper à son agresseur : Argh !

Narrateur, installé assez inconfortablement dans un rocking-chair avec la narratrice et une pile d'encyclopédies perchées sur ses genoux pour l'empêcher de partir : Son attaquant finit par le lâcher, et fit un vol plané jusqu'à l'arbre le plus proche contre lequel il s'écrasa mollement, ses plumes papillotant une dernière fois. Tom reconnut alors un canard, avec une lettre attachée à sa patte.

Tom : Et bah le voilà notre dîner…

Narrateur, qui par un procédé narratif élaboré, s'est glissé hors du fauteuil pour échapper à sa geôlière : Il se saisit du canard et l'examina. Il semblait mort. Il le saisit par les pattes, détacha la lettre que portait le canard et partit retrouver Rowena. Il jeta la lettre dans un coin en quittant l'endroit, ignorant la mention portée sur l'enveloppe : « Pour le roi Arthur, forêt de Brocéliande.

Tom, voix mielleuse : Dame Rowena…

Narrateur, la main sur la porte : Enfin libre !

Musique de fin de flash back – Fondu au noir

Narratrice, assise sur sa malle magique dans laquelle elle vient d'enfermer son narrateur favori pour ne pas qu'il s'échappe, et occupée à compter sa paye : Lorsque Harry termina son histoire, tout le monde regardait Tom avec un regard noir.

Tom : Oups…

Arthur : Jeune écuyer, cette conduite…

Narratrice : Godric se leva l'air menaçant…

Salazar : Mon cher descendant…

Narratrice : Mais c'est quand Rowena s'approcha avec un air d'amazone terrifiante sur le visage, comme si elle allait l'étriper avec une de ses flèches, que Tom se leva en vitesse et fila vers l'orée de la clairière.

Tom, courant : J'ai oublié quelque chose !

Narratrice : Il revint peu de temps après avec une enveloppe dans la main, qu'il tendit au roi Arthur, alors occupé à adouber Harry.

Tom : Hey ! Pourquoi lui il devient chevalier et pas moi ?

Merlin : Jeune brigand,

Notre nouveau chevalier,

A été fort brillant,

Alors que toi, petit freluquet,

Si ton ancêtre te le permettait,

Au rang de page on te rétrograderait !

Harry, qui faute d'une nouvelle armure avait gagné une nouvelle cape et paradait avec autour de Tom : Je suis chevalier ! Je suis chevalier ! Et pas toi ! Et pas toi ! Nanana !

Tom : Mais j'ai ramené cette lettre !

Godric Non, tu as essayé de la dissimuler, et en plus tu enjolives tes propres histoires ! Tu fais un bien mauvais futur chevalier !

Tom : Mais euh.

Arthur, de nouveau de bonne humeur, c'est dingue la bonne influence que peut avoir une cérémonie d'adoubement : Bon, et cette lettre qui m'était adressée alors ?

Salazar : Je vais vous la lire messire.

En l'an de grâce 991, Château de Camelot.

Cher messire roi,

Je suis sûr qu'une lettre de ma personne est la dernière chose à laquelle votre Auguste Majesté s'attendait, mais il est de mon devoir de vous faire part d'importantes nouvelles. Alors que je venais de rejoindre votre auguste demeure,

Tom : Il sait dire autre chose qu'auguste ce type ?

Helga Chut ! Une si belle prose, c'est toujours agréable.

Ahem. Alors que je venais de rejoindre votre auguste demeure, un miracle est arrivé. Est apparu lors du premier soir, dans un grand nuage de fumée violette, un être comme nous n'en avions jamais vu de tel.

Harry : Pas besoin de demander son identité.

Salazar : Votre intelligence me sidère, messire chevalier.

Harry : Allez Salazar, tu peux toujours m'appeler par mon prénom.

Cet être doté d'une paire d'ailes mauves et de petites cornes roses sur le front. Il prétendait s'appeler Force Rose.Il s'avéra très vite que ce jeune homme venait du futur, de quelques jours dans le futur. Nous lui avons offert le gîte et le couvert, et nous avons été réveillé le lendemain matin par ses cris de joie. Il hurlait « Le sort est rompu ! Le sort est rompu ! ». Il finit par nous expliquer son histoire, et le rôle que votre illustre majesté a joué dans la conjuration de sa malédiction, et il va sans dire que son histoire est désormais un grand classique à la cour.

Merlin : Oh misère,

Une histoire populaire,

Sans que j'en sois l'auteur,

Mais quel malheur !

Nous sympathisâmes rapidement, et nous décidèrent, puisqu'il n'avait pu être à même de vous aider, de vous apporter tout le soutient qu'il pouvait dans votre sainte quête. A ce moment là, débarqua à la cour un valeureux chevalier accompagné de son lion nommé Yvain (le chevalier, pas le lion).

Godric Oh, je le connais ! Il s'agit de mon cousin ! Il n'arrêtait pas de nous raconter des histoires bizarres de fontaines, d'orages, de chevaliers noirs et j'en passe.

Il amenait avec lui un jeune homme naïf, mais visiblement très compétent du nom de Perceval. Celui-ci nous raconta alors qu'il avait entendu parler du Graal lorsqu'un soir il fut hébergé dans le château d'un certain roi pêcheur, et il y vit passer le Graal. Pour le remercier de ses informations, nous lui annoncèrent que sa Majesté le ferait chevalier à son retour, et nous les laissâmes, lui et Messire Yvain, en charge des affaires du royaume, avant de nous mettre en route vers le château de ce mystérieux roi pêcheur.

Arthur : Il n'a pas l'impression d'outrepasser un peu ses droits non ?

Excalibur Il fait son boulot, sire.

Nous cherchâmes longtemps son domaine, et nous finîmes par le trouver, assez étonnement, au bord d'un lac riche en eaux poissonneuses.

Rowena Logique.

Mais le château était vide. Nous le fouillâmes pièce par pièce, et nous trouvâmes au plus profond des oubliettes un Sphinx. Il annonça qu'il détenait la clé du passage menant au Graal. Je vous rapporte ce qu'il nous dit ensuite :

« Enoncez d'abord un nom de son sens détourné,

Pouvant facilement tous vous caractériser,

Dites-moi ensuite ce qu'obtient le fermier

Lorsqu'une vache il trait,

Désignez moi après, mais pas en langage passé,

La première note de la gamme qu'un musicien doit jouer,

Enfin pour terminer, donnez-moi le mot à vous tétaniser,

Que prononcent les chevaliers au jardinet aiment à prononcer,

Le lieu où le Graal est caché,

Alors vous connaîtrez. » (3)

Harry : Oh non pas encore…

Voilà messire. Nous fûmes hélas incapables de résoudre cette énigme, mais votre illustre majesté en connaîtra sûrement la réponse.

Puissiez-vous menez votre quête à bien,

Votre fidèle serviteur, Sire Lancelot du Lac.

Excalibur Et bien au moins maintenant on a une piste.

§§§

A suivre…

- Nos héros ont-ils enfin une piste pour trouver le Graal ?

- Quelle est la réponse à cette mystérieuse énigme ?

- Le royaume d'Arthur va-t-il survivre en l'absence de son bon roi ?

- La fin est-elle proche ?

- Le narrateur échappera-t-il à la narratrice ?

§§§

Narratrice intérimaire : Dans une église, le narrateur et la narratrice se tiennent debout devant l'autel, en costumes de mariés. Le narrateur est attaché et bâillonné. L'autrice fait office de prêtre. (4)

Autrice Narratrice, acceptez-vous de prendre pour époux Narrateur ici présent ?

Narratrice, aux anges : Oui je le veux !

Autrice Narrateur, acceptez-vous de prendre pour épouse Narrateur ici présent.

Narrateur : MmMfffmmffmmf

Autrice Ca doit vouloir dire oui. Je vous déclare donc unis par les liens sacrés du mariage. Narratrice, vous pouvez embrasser le narrateur.

Narratrice intérimaire, versant une petite larme en les voyant s'embrasser : Ce qu'ils firent aussitôt. C'est vraiment très beau…. snif

Autrice Ah oui l'amour… snif aussi

Narratrice intérimaire : Et nos deux jeunes mariés partir de l'église sous une pluie de riz, montèrent sur leur éclair de feu et partir en voyage de noces à Madagascar.

Autrice Bon bah… la suite quand ma narratrice reviendra de sa lune de miel.

§§§

(1) Copyright Frudule pour l'expression que je trouve plus qu'appropriée !

(2) Ceci est juste un petit clin d'œil à une méchante erreur d'orthographe de Fenice qui confond souvent cane et canne en tapant… Et forcément c'est assez troublant d'avoir en tête le grand méchant Lord Voldemort sortant un canard des replis de sa cape… Je tiens à la remercier, cette stupide image a directement entraîné la suite du chapitre…

(3) En fait j'avais écrit une autre version de cette énigme, mais il fallut que j'égare le bout de papier où je l'avais écrite… dommage.

(4) Ce ne sera pas la première fois lol (spéciale dédicace à Jaune/Gred)

§§§

Bon encore un chapitre divisé en deux, le prochain sera la fin, la vraie, et éventuellement j'y ajouterai un épilogue si inspiration j'ai… histoire d'avoir un compte rond de chapitres…

J'espère que y'avait pas trop de fautes, j'ai une fois de plus écrit devant la télé alors si y'a des trucs bizarres ou incompréhensibles, dites toujours je corrigerais…

RAR

Fenice Tistou les Pouces verts ? C'est qui ce type ? Le cousin du géant vert ?

Satya Ah oui forcément. Moi je converti mes amis pour éviter ce genre de problèmes ;-)

Frudule Oh les jolis commentaires… Bon j'espère que ce chapitre te satisfait… Désolé je doute qu'on revoit Force Rose réellement… maintenant il est temps qu'il rentre à cette époque, vu qu'il fonctionne dans le bon sens. Et pour le bébé narrateur il va falloir attendre éventuellement le prochain chapitre (comment en suis-je arrivée là, à écrire sur la vie amoureuse des narrateurs soupir)

Namyothis Contente de te revoir, mais c'est VERT tout court comme la couleur non mais ! Espèce de Walkyrie va :-p

Voilà c'est tout pour aujourd'hui. Revieweurs, je vous aime, donc n'hésitez pas à cliquez par-là dessous…

Pour ceux qui lisent anonymement, je tiens à rappeler que je ne mords pas, que je ne dévore pas mes revieweurs, que je ne les séquestre pas dans ma malle magique avec mes narrateurs, et que tout ce que vous risquez c'est de recevoir une réponse encore plus cinglée que le texte que vous venez de lire quand l'envie m'en prend…

(Plaidoirie d'une autrice en manque de reviews)