Les Aventuriers du Graal perdu
Petite dédicace : A Dame Fenice qui m'a remotivé sur msn avec des répliques d'enfer (- Pour le moment j'ai écris n'importe quoi. - Parce que c'est pas ce que tu fais d'habitude ? – Euh…), a bien voulu corrigé les premières pages, mais qui dans tout ça n'a pas réussi à avoir mon avis sur sa Tonks… ;-) C'est ce qu'on appelle de la ruse…
Résumé de l'épidose précédente : Nos héros repartent vers l'île de Bretagne mais, finalement, repartent en arrière et reçoivent pour finir un message de Lancelot qui leur donne une piste sous forme d'une mystérieuse énigme… sans oublier bien sur le mariage de nos heureux narrateurs.
Epidose 9 : Où l'on résout l'énigme et c'est déjà pas mal…
Musique de fond recommandée : De Charlie et à la Chocolaterie à Joyeux Noël en passant par le donjon de Naheulbeuk ou sa saga consoeur « Reflets d'acide », j'ai tellement écouté de trucs différents pour ce chapitre que je serais bien en peine de vous suggérer quelque chose en particulier.
Autrice : En raison du mariage inopiné du narrateur et de la narratrice, et l'autrice ne pouvant trouver de remplaçant adéquat, voir écrire et raconter l'histoire en même temps, la narration sera assurée temporairement par les personnages.
Helga : Et donc nos nobles héros…
Rowena : Et héroïnes.
Helga, exaspérée : Oui si tu veux. Nos nobles héros et héroïnes au cœur pur, leurs cheveux flottant dans le vent frais du matin qui soufflait sur les plaines…
Merlin : De la Bretagne armoricaine,
Je jette un dernier regard… (1)
Helga : Mais vous allez me laisser parler oui ! (Elle explose en sanglots) Vous avez tout cassé mon intro !
Godric, la prenant dans ses bras : Voyons, ma mie, inutile de vous mettre dans de tels états, on va arranger ça.
Rowena : Exactement. Je vais la remplacer sinon l'histoire n'est pas près de démarrer. Donc nos héroïnes…
Salazar : Et nos héros, ma douce dame ?
Rowena : J'allais y venir, mais on présente toujours les dames en premier messire Salazar.
Salazar : Certes. Mes excuses, très chère fiancée.
Rowena : Je les accepte. Héroïnes et héros se trouvaient donc face à un nouveau problème. Pour continuer leur quête, il leur fallait résoudre une énigmatique énigme. Et c'est ce qui occupait leur esprit à cet instant.
Helga : Mais pas du tout.
Rowena : Mais si.
Helga : Non, moi je veux reprendre ma place, voilà ce qui me préoccupe, narratrice à la noix !
Rowena : Moi au moins, je fais du récit, pas de la poésie néo-romantique stupide !
Helga : Mon texte est très bien, sale mégère !
Salazar : C'est moi ou elle a l'air de vouloir se jeter sur Rowena, ongles soigneusement manucurés, pour lui lacérer le visage ?
Godric : Non, non, c'est bien ce qu'elle fait.
Excalibur : Ca ressemble surtout à un effort pitoyable pour mêler dialogue et narration !
Autrice : Chut !
Rowena : Blondasse !
Helga : Gourgandine !
Rowena : Chochotte !
Helga : Traînée !
Godric : Mais, il faut les arrêter !
Salazar : Comment ? On ne frappe pas les femmes, mon ami.
Godric : Ah oui, c'est vrai.
Harry : Vous n'avez qu'à les asperger d'eau, ça les calmera.
Tom : Oui, et on va se retrouver avec deux furies à nos trousses. Il ne faut jamais toucher au brushing d'une femme…
Harry : Comment tu sais ça, monsieur je-n'aime-personne ?
Tom : Pas tes oignons ! De toute façon, elle est naze ton idée.
Harry : Toujours mieux que de pas en avoir du tout !
Tom : On t'as jamais dit de tourner sept fois la langue dans ta bouche avant de parler ?
Harry : Ca risque pas, je te rappelle que t'as crevé mes parents !
Tom : Ils voulaient pas que je te tue !
Harry : Encore heureux !
Tom : En attendant, ça aurait fait un abruti de moins sur Terre !
Harry : Bah ça a réussi, grâce à ma mère, on a eu un abruti de moins sur Terre durant quatorze ans !
Tom, énervé : Tu m'as traité d'abruti.
Harry : Oui.
Tom, commençant à fumer des oreilles : Tu m'as traité d'abruti.
Harry : Oui.
Tom, fâché tout rouge : Tu m'as traité… Espèce de crétin congénitale !
Harry : Serpentard de misère !
Tom : Gryffondor à la noix !
Harry : Mage noir à la sauce à la menthe !
Autrice : Et avec tout ça je n'ai toujours personne capable de raconter l'histoire soupir. Enfin pour ceux que ça intéresse, les filles se tapent toujours dessus, et Harry et Tom sont sur le point d'en faire autant. Bon, un volontaire ?
Merlin : Noble trouvère,
Me voilà volontaire,
Je conterais nos aventures,
Avec moult fioritures.
Autrice : air sceptique
Merlin : Et donc, gentes dames,
Et nobles damoiseaux,
Se battaient au grand dam,
Des autres héros,
Arthur, ne sachant que faire,
Jura qu'il les mettrait aux fers.
Arthur : Cessez immédiatement vos chamailleries, ou je jure que je vous fais mettre aux fers !
Merlin : Mais comme nous n'étions point sur un bateau,
Sa remarque tomba directement à l'eau.
Excalibur : Artie ! C'est une expression de capitaine de navire, pas de roi en quête !
Arthur : Tant pis, ça sonnait si bien dans la tirade de Merlin. Messires Godric et Salazar ?
Godric/Salazar : Qui ça ? Nous ?
Arthur : Non voyons, les deux chevaux derrière vous qui portent le même nom que vous ! Mais oui vous, crétins !
Salazar : Ne nous traitez pas de crétins, sire, ou je ne répondrais point des conséquences.
Godric : Exact. Notre lenteur d'esprit n'est due qu'au fait qu'il nous faut en même temps veiller sur fiancée et écuyer. Alors…
Arthur : Dites, c'est qui le chef ici ?
Salazar : Vous, sire.
Excalibur : Mais c'est pas pour ça qu'on vous obéit.
Arthur : Pardon !
Excalibur : Bah oui, faut voir la réalité en face. Bon d'accord, c'est vous qui m'avez sorti du rocher. Mais en même temps…
Arthur : Quoi ?
Salazar : Si cette épée parlante voulait bien se taire…
Godric : Ce que voulait dire Excalibur, en fait, c'est que nous ne vous obéissons pas parce que vous êtes le chef…
Arthur : Je ne vois pas de différence avec ce que dit mon épée…
Salazar : Sire, laissez finir Godric.
Arthur : fait signe, d'un air contrarié, de continuer
Godric : Nous ne vous suivons pas parce qu'une Dame du Lac vous a bombardé chef, mais parce que nous, nous vous reconnaissons vos valeurs de stratège, de combattant hors pair, avec un talent inné pour diriger le peuple…
Salazar, chuchotant : En rajoute pas non plus !
Godric : Oh, ça peut pas lui faire de mal… Regarde-le !
Salazar : Ah oui effectivement. Si j'avais su. Donc en fait…
Godric : Oui…
Helga : Catin !
Rowena : Pucelle
Tom : Taupe !
Harry : Orvet!
Excalibur, chantonnant : Il était un rohirrim, qui s'en allait au gouffre de Helm. Il portait dans sa brouette, trois pommes dans un panier…
Merlin: Sur ce charmant fond sonore,
Godric et Salazar discutaient,
Tandis qu'Arthur le fort…
Autrice : Bon ça suffit ! NARRATRICE !
Narratrice : Oui ?
Autrice : Le voyage de noces, c'est fini !
Narratrice, déçue : Oh.
Autrice : Oui bah tu y repartiras après l'histoire si ça te fait plaisir, mais là, ça n'a plus aucun sens cette histoire.
Narratrice, relisant les lignes du dessus : Effectivement. Ca ne veut rien dire.
Autrice, un peu énervée : Sympa de t'en rendre compte…Et les Maldives, c'était bien ?
Narratrice : Génial, les plages de sable blanc…
Autrice : Oui j'imagine, pendant que je cassais la tête à essayer de garder ceux-là en ordre… Bon, tu te remets au boulot ?
Narratrice : Oui, oui. Je reprends où ?
Autrice : Là.
Salazar, chuchotant : En rajoute pas non plus !
Godric Oh, ça peut pas lui faire de mal… Regarde-le
Narratrice : Ahem. Oui donc, à coté d'eux, un léger sourire sur les lèvres, le roi Arthur semblait flotter sur un petit nuage.
Salazar : Effectivement c'est efficace. Faudrait pas que les Saxons se mettent à la complimenter en campagne…
Godric : Aucun risque, y parlent pas notre langue de toute façon.
Salazar : J'espère… Bon, on fait quelque chose ?
Godric : Oui. Comment on les sépare ?
Salazar : Merlin ! Vous n'auriez pas une idée ?
Merlin : C'est-à-dire,
Nobles messires…
Godric : Ok. Excalibur ?
Excalibur : Eh bien, vous pouvez toujours frapper les jeunes pour les calmer…
Salazar : Et pour les filles ?
Merlin : Nos jeunes écuyers,
Du futur fraîchement débarqués,
Connaissent peut-être un sort,
Pour séparer sans causer de tort.
Narratrice : On sépara donc les deux jeunes gens du futur, appliquant finalement la technique du seau d'eau, ce qui posa ensuite problème, puisque personne n'avait encore découvert le sort de séchage des vêtements… Résultat, Tom et Harry, furieux et trempés, se lancèrent à la poursuite de leurs attaquants, qui finirent très vite aussi trempés qu'eux, et découvrirent par la même occasion que y'a pas que les femmes qui se soucient de leur brushing…
Tom : Pas obligée de te mettre à insulter tout le monde non plus…
Narratrice : Toi, tu n'as pas vu la tête du narrateur quand je l'ai jeté dans la piscine en douce… j'ai cru qu'il allait me tuer !
Harry : Et alors ?
Narratrice : Il m'a attrapé le pied et fait tombé dans l'eau. Résultat, on était tous les deux trempés…
Godric : Et après ?
Narratrice : Après, on a joué à essayer de se noyer, on a fait une super partie de water polo, puis on s'est dit que ce serait une bonne idée finalement de s'acheter un maillot de bain, alors on est allé faire les boutiques…
Salazar : Ca a dû être un beau voyage de noces…
Narratrice : Ah oui… J'ai pris des centaines de photo…
Arthur : Des photos ?
Narratrice : Oui, regardez, je vais même vous les montrer…
Harry : Je pense surtout qu'il se demandait ce que sont les photographies…
Narratrice : Ah. Euh… T'as qu'à leur expliquer !
Harry : Rien que ça…
Narratrice : Donc là, c'est la vue de la chambre d'hôtel. Ca, c'est le narrateur qui… Rowena ? Helga ? Vous avez arrêté de vous battre ?
Helga : Les histoires d'amour…
Rowena : Ils sont curieux vos tableaux, et drôlement bien faits…
Harry : C'est pas des tableaux…
Rowena : Mais qu'est-ce que c'est alors ?
Harry : En fait ce sont plutôt des sortes de peintures faites par la lumière. En gros, on place un support genre verre ou papier enduit d'une surface photosensible dans une espèce de grosse boite noire avec un petit trou devant qu'on peut couvrir ou non pour laisser passer la lumière. On pose la boite noire devant ce qu'on veut fixer sur la plaque, on découvre le petit trou quelques instants, puis on recouvre, et ça y'est la photo est prise… Je n'entrerais pas dans les manipulations qui suivent après et qui permettent de… Mais pourquoi je raconte ça moi au fait ?
Autrice : Sans doute un hasard très hasardeux… bon on peut en revenir au sujet principal. ?
Narratrice : Exact ! Donc là, vous avez Narrateur qui a voulu décrocher une noix de coco d'un cocotier…
Autrice, tapotant des doigts de manière assez insistante sur sa table de travail : Je ne parlais pas de ça…
Narratrice : Mais de quoi alors ?
Autrice, sarcastique : Je ne sais pas moi… A ton avis ?
Narratrice : Euh…
Autrice, au bord de la crise de nerfs : Pourquoi je te paye à ton avis ?
Narratrice : Ah. Ca… Bon d'accord. Ok.
Autrice, exaspérée : Toute cette motivation fait plaisir à voir…
Narratrice : Oui bon ça va… Hé ho, les gens !
Les héros de l'histoire, arrêtant de regarder les photos : Oui ?
Narratrice : On arrête la séance photo et on revient à l'histoire. Nos valeureux héros, donc (et enfin, surtout !) étaient désormais sur une nouvelle piste pour leur quête, une mystérieuse énigme que leur avaient transmis Force Rose et Lancelot. Rappelons-en l'intitulé :
« Enoncez d'abord un nom de son sens détourné,
Pouvant facilement tous vous caractériser,
Dites-moi ensuite ce qu'obtient le fermier
Lorsqu'une vache il trait,
Désignez moi après, mais pas en langage passé,
La première note de la gamme qu'un musicien doit jouer,
Enfin pour terminer, donnez-moi le mot à vous tétaniser,
Que les chevaliers au jardinet aiment à prononcer,
Le lieu où le Graal est caché,
Alors vous connaîtrez. »
Salazar : Oulala…
Godric : C'est vicieux comme énigme…
Salazar : Je ne te le fais pas dire…
Godric : Ca va être coton pour la résoudre…
Salazar : Surtout que le coton, chez nous, à cette époque, ça ne court pas les rues.
Harry : Tu sais Salazar, à notre époque non plus, il ne court pas le coton…
rires préenregistrés
Tom : Pas obligé de faire des blagues vaseuses non plus…
Autrice, toute rouge : On faut ce qu'on peut pour détendre l'atmosphère… On en revient à cette fichue énigme ?
Arthur : J'allais le suggérer…
Narratrice : Certes. Si l'autrice daigne ne plus s'immiscer dans l'histoire et en revenir à son boulot de base, genre l'écriture même de la fic…
Autrice : Oh ça va toi ! retourne à son clavier
Narratrice : Bien. Et donc tous nos héros se plongèrent dans une profonde réflexion autour de cette énigme… tous ? Non. Assis au pied d'un grand arbre, des photos dans les mains, Harry et Rowena résistaient encore et toujours à la recherche de solution, plongés qu'ils étaient dans… Eh ! Mais c'est mes photos !
Harry : Oui, et donc, la lumière pénètre à l'intérieur par l'objectif, et insole la surface photosensible. De nos jours c'est le plus souvent de la pellicule (en fait c'est un film celluloïd recouvert d'un produit photosensible, je vous l'expliquerai après)…
Rowena : Et comment on obtient les différentes couleurs ?
Harry : Vous ne voulez pas le savoir, croyez-moi !
Narratrice : Nous non plus d'ailleurs…
Rowena : Mais…
Arthur : Il n'y a pas de mais ! Nous allons résoudre cette énigme !
Autrice : Et aussi cesser de réviser mon cours de photo, ça fait longtemps qu'il est passé cet oral… (2)
Narratrice : Si t'étais pas aussi lente à écrire cette histoire aussi...
Autrice : préfère se taire
Narratrice : Ahah ! Bon revenons à nos moutons…
Arthur : Il nous faut élaborer une stratégie pour résoudre cette énigme.
Merlin : Sire, par chance,
Ne serait-ce plus logique,
D'exercer notre patience,
A résoudre ce mystère onirique ? (3)
Arthur : Certes, c'est une suggestion à prendre en considération, mon bon Merlin. Mais on peut faire mieux. Une autre idée ?
Harry : On prend chacun un bout de l'énigme et on met en commun ?
Arthur : Ca c'est déjà plus développé ! Vous voyez Merlin, ce que j'attendais comme réponse.
Merlin, pour lui-même : Foi de faucon,
Je ne me laisserais point humilier,
Par ce sacré trublion.
Rowena : Je pense qu'on devrait plutôt y réfléchir seul, chacun de son côté, à toute l'énigme et mettre en commun les résultats après.
Salazar : Par groupe de deux, ce serait mieux. Deux cerveaux valent mieux qu'un, comme dit mon cousin.
Merlin : Messire Salazar,
Par quel curieux hasard,
Vos paroles rimeraient-elles ?
Seriez-vous donc ménestrel ?
Salazar : Malheureuse erreur mon ami.
Merlin, pour lui-même : Marre de marre !
Suis-je donc si aisé à remplacer,
Pour que n'importe quel lascar,
En vienne à m'imiter ?
Salazar : N'est-ce pas bientôt fini de me traiter de « lascar » ?
Godric : C'est parce que ça rime drôlement bien !
Merlin : Dois-je vous rappeler messire Godric,
Chevalier misérable comme lanceur de piques,
Que la noble matière poétique,
N'est pas l'apanage des bourrins sadiques !
Godric : Bourrin sadique ?
Narratrice : Merlin sourit de sa merveilleuse boutade, Salazar dissimula son rire dans un toussotement, Helga s'indigna, et Harry et Tom rirent ouvertement comme deux vieux copains, se regardèrent, mortifiés et s'éloignèrent l'un de l'autre, soudainement mortellement sérieux.
Harry : ahem on se charge de l'énigme alors ?
Tom, affreusement gêné : On ? Mais ça va pas la tête ! Tu ne serais pas capable de la résoudre ! Il va me falloir encore une fois faire appel à mon illustre intelligence pour sauver le monde !
Harry : Sauver le monde ?
Tom : Euh… conquérir le monde, je voulais dire !
Narratrice : Sur quoi, il s'éloigna pou aller réfléchir à l'énigme.
Excalibur : Lapsus très révélateur…
Harry : Ouais enfin de quoi c'est révélateur, j'aimerais bien savoir…
Excalibur : Ou c'est un méchant sur la voie de la rédemption, ou c'es un agent double !
Harry : Un agent double ?
Excalibur : Oui ! Il travaille en fait secrètement pour le Bien, sans rien dire à personne, et c'est lui qui vous fournit les infos secrètes pour faire tomber…. ton dramatique le Mal !
Harry : Lui, le grand manitou tout puissant des forces du Mal, qui nous enquiquine depuis trop longtemps pour qu'on s'en souvienne, et qui passe sa vie à inventer des plans diaboliques pour détruire le monde, est en fait un agent double qui travaille pour les forces du bien… dont je fais partie ?
Excalibur : Euh… présenté comme ça, effectivement, ça cloche. Mais le côté méchant en quête de rédemption…
Harry : Mais bien sûr, et puis il va même y avoir une grande scène dramatique où il m'avoue qu'il est mon vrai père, et…
Excalibur : Bon ça va ça va ! C'tait juste une idée.
Harry : Crois moi, tu fais un mauvais Sigmund Freud.
Rowena : Qui est-ce ?
Harry : On arrête les explications !
Arthur : Oui ! L'énigme !
Tom : J'ai trouvé ! Le graal est en Hérocrèmlajardin !
Les autres : Euh….
Harry : Mais bien sûr !
Merlin : Notre nouvellement fait chevalier,
N'est visiblement pas doué qu'à l'épée,
Ses trois mots finement choisis,
Résument bien notre état d'esprit.
Tom : Bah quoi !
Godric : Jeune écuyer, ce lieu n'existe pas.
Tom : Qu'est-ce vous en savez d'abord ?
Godric : Je le sais, j'ai beaucoup voyagé. Ca n'existe pas.
Tom : Vous n'y êtes p't'être jamais allé !
Salazar : Non, sur ce point je suis d'accord avec Godric, ça n'existe pas.
Tom : Mais…
Harry : Puis honnêtement tu as résolu l'énigme n'importe comment !
Rowena, son guide du routard ouvert à la page de l'index : Je confirme, ça n'existe pas. (4)
Harry, à moitié mort de rire : Un lieu qui s'appelle Hérchosejardin… Non mais sans rire…
Salazar : Ce que tu es exactement en train de faire d'ailleurs…
Harry, pleurant presque de rire : Désolé, c'est juste que…
Godric : Oh, tu peux le dire, mon cher descendant, mon écuyer est ridicule.
Tom : Parce que tu peux faire mieux peut-être ?
Godric : Euh…
Rowena : Il est grand temps que les femmes reprennent les choses en main. Helga ?
Helga : Euh… oui ?
Rowena : Première partie de l'énigme s'il vous plait.
Helga : Ah oui.
« Enoncez d'abord un nom de son sens détourné,
Pouvant facilement tous vous caractériser »
Rowena : Hum hum.
Godric : Effectivement.
Salazar : C'est troublant.
Harry : C'est inquiétant surtout.
Merlin : Diantre, mais quelle énigme !
L'auteur ne se montre point magnanime !
Arthur : Sur ce point, Tom n'avait pas une mauvaise idée, sauf qu'on parle de sens détourné.
Excalibur : Parce que « héros » c'est un terme qui vous décrit ?
Arthur : Evidemment.
Excalibur : Avec beaucoup d'ironie alors…
Tom : Ah vous voyez !
Harry : Que ce n'est pas ça surtout ! On parle d'un terme dont on a détourné le sens pour nous caractériser, pas un terme qui prend un sens franchement détourné quand on nous caractérise avec.
Tom, qui tente de démêler les paroles d'Harry : Oui, peut-être, mais c'est quand même une bonne idée !
Harry : Mouais. Je propose qu'on se concentre sur le reste de l'énigme plutôt.
Rowena : Excellente idée. Helga ?
Arthur : Dame Rowena, dois-je vous rappelez que c'est moi qui dirige ici ?
Rowena : Pardon sire, mais il fallait prendre les choses en main avant qu'elles ne dégénèrent.
Narratrice : Entendez par là une dispute ente Tom et Harry sur quatre pages, qui fait tout sauf avancer l'histoire.
Arthur : Ce en quoi je vous suis reconnaissant. Votre audace et vos talents de meneur d'hommes auraient fait de vous un bon chevalier, Dame Rowena, mais au féminin ça fait « chevalière » et ça fait un sérieux contresens. Donc non.
Rowena : Zut !
Salazar : Ma Dame, voilà, dans votre bouche, une expression fort peu seyante.
Rowena : Personne ne me dit comment parler, mon futur époux !
Salazar : Ma Dame, votre voix d'or donne aux mots les plus obscènes, la douce saveur du miel.
Tom : Et aussi l'âcreté du fiel…
Salazar : Mais tais-toi donc, mon descendant ! Tu gâches tous mes effets !
Harry : Bah dans le fond, c'est pas grave si vous ne marriez pas, lui n'existera pas et ça me fera des vacances.
Tom : C'est là qu'on voit que tu n'as rien compris Potter ! Ma seule présence ici prouve l'immuabilité de leur futur mariage, vu que j'existe. Je prouve ainsi que ça s'est passé !
Harry : Tu sais, je crois que c'est pas le moment de se lance dans des discours sur les voyages dans le temps…
Narratrice : Ce qui est préférable pour les lecteurs. De son coté, Rowena regardait Salazar avec scepticisme, ne sachant guère comment prendre cet espèce de compliment.
Arthur : Bon, Dame Helga, la deuxième partie de l'énigme s'il vous plait.
Helga : « Dites-moi ensuite ce qu'obtient le fermier
Lorsqu'une vache il trait » D'ailleurs je sais que c'est. C'est le…
Rowena : Le lait, c'est une évidence !
Helga : Mais ! Je l'avais trouvé avant !
Rowena : Ma petite, ton rôle est de réciter l'énigme, pas de la résoudre. Tu voulais faire la narratrice non ?
Helga : Euh… Oui.
Rowena : Alors tiens-t'en à ça !
Helga : Mais je veux montrer que je suis intelligente !
Rowena : Crois-moi, ça ne te vas pas au teint ! Ca jure affreusement avec tes cheveux… blonds.
Helga : Par les dieux ! Mon teint !
Godric : Ma mie, vous savez bien que vous êtes présentable en toutes circonstances ! Ce n'est pas comme Dame Rowena…
Salazar : Tu oses critiquer la Dame de mon cœur ?
Godric : Euh non… Ce que je veux dire par là, c'est que votre intelligence rayonne au moins autant que vos cheveux d'or au soleil.
Salazar : Oui, mais tout ce qui est or ne brille pas… (5)
Rowena : Je dirais plutôt, Salazar, que ce n'est pas parce que certaines pierres, comme les micas, brillent beaucoup, sans pour autant avoir beaucoup de valeur.
Tom : Et toc !
Harry : T'es vraiment du coté de personne toi !
Tom : Evidemment, personne n'est du mien ! Bon, on peut peut-être passer à la partie suivante de l'énigme avant que ça ne dégénère en roman d'amour courtois non ?
Harry : Faut qu'Arthur l'annonce avant. Au fait, comment tu en es arrivé à la crème ?
Tom : Trop lu Roald Dahl et ses histoires de crème fouettée
Harry : Pardon ?
Tom : Tu m'as parfaitement entendu.
Harry : Mais… c'est moldu ! Comment toi, tu as pu lire ça ?
Tom : Erreur de jeunesse. A l'époque, je ne savais pas.
Narratrice : Pendant ce temps, de leur coté, Merlin et Arthur avaient réussi à résoudre la troisième partie de l'énigme.
Arthur : Mesdames messieurs !
Narratrice : Tous se tournèrent vers lui.
Arthur : Merlin et moi avons résolu la troisième partie de l'énigme.
Helga : Bravo sire !
Rowena : Quelle en est donc la solution alors ?
Arthur : Merlin, c'est à vous.
Merlin : A l'énigme ainsi énoncée,
« Désignez moi après, mais pas en langage passé,
La première note de la gamme qu'un musicien doit jouer »
Cette réponse, nous avons trouvé,
De la note « ut », il s'agit,
Celle qu'en tout premier sur la gamme on lit.
Harry : J'aurais juré que c'était le « Do » pourtant.
Tom : Mais pas du tout c'est le « La » !
Harry : La première note de la gamme c'est le « Do » !
Tom : Alors pourquoi on commence toujours par donner le « La » hein ?
Harry : Parce que…ça ne change rien, c'est le « Do » qu'on joue en premier ! Dorémifasollasido !
Tom : Ca n'a pas de sens ! Pourquoi alors en système anglo-saxon le « La » correspondrait au « A » ?
Harry : Euh…
Tom : Et dans ce cas là Do est C, donc troisième note !
Godric : De quoi ils parlent là ?
Salazar : Si je le savais…
Merlin : C'est, il me semble, de la musique,
Mais que les dieux me changent en triptyque,
Si ces deux zigotos,
Savent jouer du piano !
Harry : Et d'ailleurs, si Merlin en est arrivé à un « ut », c'est qu'il utilise les autres notes ré-mi etc. Donc Do !
Tom : Mais enfin, on est anglais, on devrait utiliser l'autre système ! (6)
Harry : L'autrice est française.
Tom : Tu marques un point. Bon d'accord, donc La.
Harry : Première note de la gamme…
Tom : Oui et alors ?
Harry : La première note, c'est le Do.
Tom : Mais…
Arthur : bon ça suffit ! D'où il sort ce « Do » ?
Harry : C'est l'appellation moderne de votre Ut. Ca en fait un très bon candidat pour les mots fléchés.
Arthur, se demandant ce que diable peut bien être un mot fléché : Ah
Merlin : Si Ut se dit dans le futur Do,
Alors je peux vous confirmer avec brio,
En ma qualité de musicien du roi,
Qu'aussi sûr qu'un et deux font trois,
Notre Harry a raison.
Harry : Ah quand même.
Excalibur : Do, le do, il a bon dos, ré, rayon de soleil dore…
Arthur : Bon. Do admettons. La suite ?
Helga : « Enfin pour terminer, donnez-moi le mot à vous tétaniser,
Que les chevaliers au jardinet aiment à prononcer »
Arthur : Euh…
Godric : Alors, pourquoi jardin, mon jeune écuyer ?
Tom : Je me suis dit que pour quelqu'un qui possède un jardinet, un jardin devait être quelque chose d'effrayant.
Harry : Donc si je suis ton raisonnement, quelqu'un possédant une maisonnette devrait être terrifié par une maison.
Tom : Euh oui.
Harry : Et un pauvre sorcier débutant devrait être terrifié à l'idée de devenir le plus grand sorcier de tous les temps.
Tom : Oui certes…
Harry : T'as pas peur de toi-même parfois ? Tu n'es pas tétanisé par ta propre personne, et d'autant plus quand on t'appelle « mylord »
Tom : Non mais…
Harry : Alors c'est stupide ton idée !
Tom : Pas du tout ! C'st juste que c'est basé sur le commun des mortels, dont JE ne fait pas parti, moi, l'être d'exception que je suis !
Harry : C'est sans espoir.
Arthur : Bon, quelqu'un a une autre idée ?
Godric : …
Salazar : C'est-à-dire…
Rowena : Eventuellement…
Helga : Et si…
Merlin : Et bien…
Excalibur : Mi, c'est la moitié d'un tout. Fa, c'est facile à chanter… (7)
Arthur : Il suffit, ô épée parlante ! Je présume que toutes vos inutiles parole veulent dire non.
Godric : Euh… Oui.
Arthur : Bah on n'est pas sorti de l'auberge s'il faut trouver un lieu appelé « quelque chose laitdo quelque chose ».
Narratrice : Puis-je me permettre d'ajouter quelque chose pour vous aider ?
Arthur : Avec plaisir.
Narratrice : © Monty Python.
Salazar : C'est tout ?
Narratrice : Oui.
Rowena, ironique : Voilà une information extrêmement intéressante.
Helga : Ca me rassure, il n'y a pas que moi qui n'y comprends rien pour une fois.
Rowena : Vaste accomplissement.
Harry : Les Monty Python… ça me dit terriblement quelque chose…
Tom : Pas le seul… Bon sang mais c'est bien sûr ! Comment ais-je pu passer à coté de ça !
Harry : Euh… de quoi ?
Tom : Les chevaliers qui disent « ni » !
Narratrice : Tous ceux qui entendirent le mot « ni » frissonne au passage se tétanisèrent aussitôt.
Harry : Pardon ?
Tom : Ni ! La réponse est « ni » !
Arthur : Assez ! Cessez de prononcer ce « mot » !
Harry : Je crois que je suis pas prêt pour ce genre de révélations. Roald Dahl, passe encore, mais les Monty Python ! Et après tu nous fais tout ton speech sur les moldus sont des êtres inférieurs ! Ca va être quoi la prochaine fois ? Tu as participé à une émission de télé réalité ?
Tom : Euh…
Harry : C'est bien ce que je craignais.
Arthur : Revenons en à notre énigme. Nous devons donc chercher le graal en chose laitdoni.
Salazar : Oh.
Rowena : Mais c'est évident ! La Calédonie !
Arthur : Et pourquoi ça ?
Narratrice : Tout à coup, personne n'eut envie de répondre.
Arthur, courageux : Nous serions donc des « cas »
Harry : Je pense que… non je ne dirais jamais rien de tel !
Excalibur : Vas-y petit, je crois qu'on a compris l'idée générale…
Harry : Non, non, je ne dirais rien !
Tom : Si c'est pour dire qu'elle emploie cas dans de sens « cas pathologique », je pense qu'on avait tous compris.
Harry : Oui, mais je préfère que ce soit qui le dise. C'est dans ta nature d'insulter tout le monde !
Tom : Scrogneugneu…
Arthur : Bon… Et c'est où la Calédonie ?
Rowena : Voyons sire, dans votre royaume, au nord.
Arthur, affreusement gêné : Ah euh oui, bien sûr, ce n'était qu'une pure question rhétorique.
Excalibur : Oui, bien sûr. Bon, qu'est-ce qu'on fait ?
Arthur : Nous avons résolu l'énigme, la réponse est la Calédonie. Maintenant…
Narratrice : Il ne put en dire plus. Il y eu un grand éclair blanc, et pouf, toute l'équipe disparut dans un grand nuage de fumée violette.
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A suivre…
- Mais qu'est-il advenu de nos héros ?
- Que va-t-il donc se passer ?
- Sont-ils tous morts parce qu'ils ont négligé de poser des paratonnerres autour d'eux ?
- Ont-ils été changés en amibe ?
- A moins qu'ils aient été téléportés vers l'inconnu et l'au-delà ?
- Et le Graal dans tout ça ?
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(1) Pour ceux qui n'auraient pas reconnu la fameuse chanson de Manau « la tribu de Dana » qui a toute une histoire pour moi… on l'avait réécrite avec des copines pour notre toute première parodie intitulée la Tribu de Clara… Ah la jeunesse…
(2) Effectivement, mais le speech de la photo date de bien avant… et c'est à peu près tout vrai même si c'est très simplifié…
(3) La rime « onirique » vient de ma maman, à l'origine c'était olympique.
(4) Encore un charmant croisement de fics… Pour ceux qui ne connaissent pas cet ouvrage, allez donc le consulter dans « Voldemort à l'école de sorciers »… un jour je devrais peut-être lui consacrer une fic à lui tout seul sur le mode « guide galactique »…
(5) Tous ceux qui errent ne sont pas perdu, le vieux qui est fort ne dépérit point etc… Désolé pour cette petite dérive…
(6) Pardon pour cette digression musicale mais c'est assez marrant de se retrouver à discuter entre ceux qui parlent d'accord en Do et en C en même temps sans se comprendre…
(7) Sol, la terre où vous marchez, La, l'endroit où vous allez… Il s'agit d'une des plus connues de toutes les chansons de la Mélodie du Bonheur (le grand classique de film pour enfant avec Mary Poppins, d'ailleurs c'est la même actrice dans les deux je crois…)
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Et voilà… pardon pour la digression Monty Python mais c'était inévitable, et ce n'est pas la dernière… Normalement le prochain chapitre devrait être le dernier, mais je vais peut-être intercaler un interlude avant, à voir…
Bon sinon il parait qu'on a plus le droit de répondre aux reviews donc je ne vais point le faire, même si je vous remercie chaudement pour vos petits messages qui font très chaud au cœur… Et n'hésitez pas à continuer d'ailleurs, j'y réponds quasi tout le temps (quand, il va de soit, il y a quelque chose à répondre ;-)
D'ailleurs en parlant de questions, j'y réponds dans le cas général :
- Harry qui connaît Force Rose : Bah à force de se croiser dans diverses fics et délires, ils finissent par biens se connaître, c'est d'ailleurs valable aussi pour Tom… ce qui me rappelle qu je n'ai toujours pas fini de reprendre toutes mes vieilles chroniques… un jour…
- Concernant le prénom Anne : Si, c'est masculin, on le classe encore comme tel aujourd'hui dans les livres de prénom… d'ailleurs il y a d'autres Anne mâles existant… Genre Anne-Louis Girodet (c'est composé, ok, mais l'idée est là) pour faire dans l'actualité des expos…
- Les couleurs comme pseudo : Bah nous sommes un certain nombre même si il y a peu de chance de croiser ce petit monde sur le net faute d'accès. A l'heure actuelle il y a Vert, Jaune, Rouge, Force Rose, Indigo et Orange-mais-pas-l'opérateur-de-mobile.
