Les Aventuriers du Graal Perdu
Résumé de l'épidose précédente : L'histoire n'a pas vraiment avancé. Enfin si, la narratrice a rencontré sa belle-maman, Salazar a découvert le concept de ruse, et Morgane s'apprête à se la jouer « vieillard de la scène 24 » à la mode des Monty Python…
Epidose 11 : Où l'on traverse un pont…
Musique de fond recommandée : Petit retour aux sources avec les belles musiques synthétiques du jeu vidéo Day of the Tentacle, ze référence en matière de voyage dans le temps (d'ailleurs dedans il y a même une tentacule qui s'appelle Vert si je me souviens bien… le monde est petit), avec une préférence pour celles tournant autour de la méchante tentacule pour la traversée du pont.
Narratrice : Donc comme je disais dans le chapitre précédent, nos héros reculèrent tous à l'appel de Morgane.
Morgane : C'est « reculer pour mieux sauter » de toute façon, il va bien falloir que quelqu'un se dévoue pour passer…
Merlin : Certes, mais cela nous permet de déterminer,
Qui, après une mûre et réfléchie réflexion,
Passera le premier sur le pont.
Tom : Puisque vous vous dévouer si gentiment Merlin…
Merlin : Mais pas du tout,
Espèce de voyou !
Je ne fais qu'exprimer mon opinion,
Sur comment faire avancer notre situation.
Arthur : Notre jeune écuyer a raison, Merlin, vous êtes un barbe, un druide, un enchanteur…
Harry : Ahah ! Je le savais ! C'est un enchanteur !
Salazar : Ah non ça va pas recommencer !
Narratrice : Arthur leur jeta un regard noir. Ils continuèrent donc leur débat sur la nature de Merlin à voix basse, et dix mètres plus loin, donc encore plus loin de Morgane, au cas où.
Arthur : Donc Merlin, vu votre savoir, vous devriez ouvrir la voie, cela devrait ne nous poser aucun problème majeur…
Merlin : Mais…
Tom : rire de hyène
Harry : Ca me fait de la peine de le dire, mais je suis d'accord avec toi sur ce point là…
Merlin : Majesté, vous n'y pensez point,
Cela va sans dire que cette tache est aisée,
Mais que ferez vous, une fois qu je serais passé,
Si l'un d'entre vous, de réponse ne trouve point,
Il faudra bien quelqu'un pour lui souffler !
Salazar : Pas bête…
Harry : C'est certainement la chose la plus intelligente qu'il ait dite depuis le début de l'aventure.
Tom : Intelligent, oui, mais absolument faux. Je ne lui ferais jamais confiance comme souffleur.
Harry : Même moi je peux faire mieux à mon avis…
Rowena : Et dire qu'il fallait qu'il soit de danger de mort pour se décider à faire preuve d'un peu d'intelligence… et ce uniquement pour sauver sa peau soupir.
Narratrice : Tom et Harry acquiescèrent à l'unisson à ces paroles.
Salazar, haussant un sourcil : Vraiment ?
Tom : Il a rusé, le filou !
Salazar : Ah c'est donc ça ! Je ne vois vraiment pas comment ça peut servir au scrabble alors…
Harry : soupir Quand je vois ton ancêtre, il y a même des moments où même Merlin arrive à remonter dans mon estime…
Tom : Ouais, y'a pas à dire, toutes ces histoires de sang pur, c'est quand même de belles conneries finalement. Si on les laisse se marier entre eux, d'ici trois générations, on n'aura plus que des débiles profonds… alors dans mille ans…
Harry : Et c'est maintenant que tu t'en rends compte ? T'as pas dû regarder tes larbins d'assez près !
Tom : Bon ça va, en rajoute pas…
Morgane : J'attends toujours le premier volontaire…
Helga : Mais si Merlin doit rester en arrière, qui va y aller ?
Godric : Je tenterais bien d'y aller en premier, mais si jamais je passe en premier, et que je n'arrive pas à répondre aux questions, vous n'aurez plus de gros bourrin de service pour se débarrasser de cette vile sorcière après !
Helga : Oh mon Godric ! Comme c'était courageux de vous proposer ! Mais vous avez entièrement raison, il faut que vous restiez en arrière…
Godric : Ma mie, je me sens bien lâche de faire ça, mais il nous faut mettre toutes nos chances de notre coté.
Helga : C'est votre sagesse qui parle…
Tom : Oui, oui c'est ça… en attendant vous n'avez qu'à y aller Dame Helga ! Après tout, les femmes d'abord !
Helga : Euh… c'est-à-dire que… Messire Tom ! L'état de ma robe ne me permet pas de décemment faire face à cette horrible bonne femme ! Il me faut l'éblouir de ma beauté !
Godric : Voyons, ma mie, vous savez très bien que vous êtes belle en toutes circonstances…
Helga : Messire Godric, voyons, vous allez me faire rougir… Avec toute la crasse du voyage, vous voyez bien que…
Godric : Ce n'est que la vérité, mon amour.
Helga : Non, non, vous dites ça pour me complaire…
Godric : Mais pas du tout…
Helga, chuchotant très fort à l'oreille de Godric : Mais tu vois pas que c'est juste une excuse pour ne pas y aller bougre d'imbécile !
Godric, vérifiant que ses tympans sont toujours intacts : Ah euh oui… Vous avez parfaitement raison, ce serait une mauvaise idée de vous y envoyer en premier.
Tom : Ca ne nous dit toujours pas qui envoyer…
Harry : Pourquoi tu n'y vas pas, enthousiaste que tu es ?
Tom : Tu rigoles j'espère…
Harry : Non voyons. Avec ton intelligence surdimensionnée, tu ne peux que triompher. Et puis, tu as déjà vaincu Morgane une fois !
Tom : Euh… Loin de moi l'idée d'invoquer moi aussi une excuse bidon mais…
Arthur : Ecuyer Tom vous vous portez volontaire ?
Excalibur : Vu sa tête, on ne dirait pas…
Merlin : Mais bien sûr que si,
Voici le héros adéquat,
Ce garçon, Morgane ne l'aime pas,
Elle en sera d'autant plus marrie.
Tom : Mais voyons…
Arthur : Ecuyer, si tu réussis cette tâche, je te ferai chevalier !
Tom : Euh…
Harry, super enthousiaste Mais oui Tom ! Comme ça si tu meurs, ce sera en chevalier, c'est tout de même nettement plus classe !
Tom : Ouais sauf que je serai fait chevalier après… donc je ne mourrai même pas en héros…
Harry : Je suis sûr qu'il y a moyen d'arranger ça. N'est-ce pas majesté ?
Narratrice : Salazar et Godric, trop contents d'envoyer Tom au casse-pipe (enfin surtout de ne pas y aller eux, ils ne sont pas si méchants que ça, eux !), soutinrent l'idée d'Harry.
Salazar : Majesté, je suis sûr que mon descendant est le plus qualifié pour passer en premier. Il a déjà affronté Morgane une fois.
Godric : Mais il doit être fait chevalier avant, ce ne serait pas correct d'envoyer un simple écuyer…
Tom : Gnagnagna… le simple écuyer… gnagnagna… il en bouffe dix comme toi à la journée… gnagnagna…
Arthur, sortant Excalibur : Très bien. Merlin, si vous voulez bien officier…
Merlin : Bien sûr, messire roi.
Ecuyer, agenouille toi …
Morgane, de son coté : Eh oh ! Vous vous rappelez que vous avez un pont à traverser bande de lâches ? Ou vous préférez envoyer des gamins prendre des coups à vôtre place ?
Arthur, Merlin, Salazar, Godric et Helga : On est pas des lâches !
Tom : Et je ne suis pas un gamin !
Harry : Quoique…
Narratrice : Au grand dam de Morgane, et malgré toutes ses provocations, nos héros se concentrèrent sur l'adoubement de Tom. Mais elle n'était pas la seule à s'impatienter. Et alors que la cérémonie prenait fin…
Rowena : Bon, ça suffit j'y vais !
Les autres : Euh…
Salazar : Rowena, douce Dame, tu n'y penses pas. C'est dangereux !
Rowena : Je n'ai pas peur !
Arthur : Mais pourquoi ne l'avez-vous pas dit tout de suite ?
Rowena, reniflant de dédain : Personne ne me l'a demandé. Comme d'habitude, l'idée qu'une femme puisse réussir là où les hommes n'osent rien, cela ne vous vient pas à l'esprit
Excalibur : Vu comme ça…
Godric : On avait quand même demandé à Helga.
Harry : Je ne suis pas sûr que Dame Helga rentre exactement dans ce que Dame Rowena définit comme étant une femme…
Salazar : C'est ce que je pense aussi, malgré tout le respect que je vous dois, Dame Helga.
Helga, reniflant aussi de dédain : Pas plus que je ne considère cette barbare garçon manqué sans manières comme une femme. Nous sommes quittes !
Rowena, tête haute et buste droit : Morgane la fée, prépare toi, j'arrive !
Narratrice : Elle s'approcha du pont. Les autres la suivirent prudemment, de loin.
Morgane : Stop !
Si à l'entrée de ce pont,
Tu réponds à trois questions,
Tu traverses sans tribulations. (1)
Rowena : Pose tes questions, sorcière, je n'ai pas peur.
Morgane : Quel est ton nom ?
Rowena : Dame Rowena Serdaigle de Camelot.
Morgane : Quelle est ta quête ?
Rowena : La quête du Graal.
Morgane : Quelle est… ta couleur préférée ?
Rowena : Bleu.
Morgane : Bien, bien. Vous pouvez passer.
Helga : Ca a l'air facile. J'y vais !
Morgane : Stop !
Si à l'entrée de ce pont,
Tu réponds à trois…
Helga : C'est bon, tu vas pas nous la jouer à la Merlin à chaque fois non plus !
Merlin : Je suis outré d'une remarque aussi mesquine de votre part Dame Helga…
Morgane, passablement énervée : (pour elle-même) Tu vas voir ma grande. (A Helga) Quel est ton nom ?
Helga, fière d'elle : Dame Helga Poufsouffle de Camelot.
Morgane : Quelle est ta quête ?
Helga : La quête du saint Graal.
Morgane : Quelle est ta couleur préférée ?
Helga : Bleu …non jaune ! Aaaaaaaaaah…
Narratrice : Elle fut projetée dans l'abîme abyssal du gouffre.
Morgane : Yek yek yek… mauvaise réponse…
Godric : Vile félonne ! Je vengerais ma bien-aimée !
Narratrice : Il s'avança vers Morgane à grands pas, sortant son épée de son fourreau.
Morgane : Stop !
Si à l'entrée de ce pont,
Tu réponds à trois questions,
Tu traverses sans tribulations.
Godric : Ce que je veux, c'est venger ma bien-aimée !
Morgane : Réponds d'abord à trois questions,
Le reste, on verra après.
Godric, se calmant un peu : Bon d'accord…
Morgane : Quel est ton nom ?
Godric : Sire Godric Gryffondor de Camelot.
Morgane: Quelle est ta quête?
Godric : Trouver le Graal et venger ma bien-aimée
Morgane : Quelle est… silence de mort…la différence entre le napel et le tue-loup ?
Godric : Je ne sais paaaaaaaaaaaaaaaaah !
Narratrice : Et il fut projeté à la suite de sa bien-aimée dans le gouffre.
Harry : La vache… elle est pire que Rogue cette nana…
Morgane, faisant un petit signe de la main pour saluer le …euh… départ de Godric : Pour la vengeance, tu repasseras plus tard mon chou… Bon… suivant ?
Les héros restants : Euh…
Morgane : Quelle bande de froussards…
Tom : Tu t'es regardée, mage noir au rabais ?
Morgane : C'est pas vrai qu'il est encore là celui-là…
Tom : Navré de faire de ta vie un enfer, poupée !
Morgane : Poupée ? Poupée ! Mais viens te battre si t'es un homme !
Tom, brandissant d'une main sa baguette et de l'autre son épée : Très bien…
Morgane : Les questions d'abord petit…
Tom : Comme si ça allait m'arrêter…
Morgane : Très bien… Quel est ton nom ?
Tom Lord Voldemort le Seigneur des Ténèbres, anciennement connu sous le nom de Tom Elvis Jedusor.
Morgane : Bah voyons… rien que ça ! Quelle est ta quête ?
Tom : Trouver le graal, dominer le monde et te casser la gueule.
Morgane: Très drôle… (Ricanant toute seule) Qu'obtient-on quand on mélange de la racine d'asphodèle et une infusion d'armoise ?
Tom : Un somnifère très puissant, la goutte du mort-vivant.
Narratrice : Morgane arrêta de ricaner d'un coup, et sortit toute une série de jurons peu flatteurs qui n'affectaient guère Tom, souriant jusqu'aux oreilles.
Morgane : Bon… bah … passe alors…
Narratrice : Tom traversa toujours le sourire aux lèvres, sous le regard médusé de Morgane. Harry s'approcha. Morgane le remarqua à peine.
Morgane : Mais c'est pas possible ça !
Harry : Bah si, il est drôlement doué quand même.
Morgane : Certes… mais… Comment il savait ça lui ?
Harry : Il fréquente un prof de potions qui demande ça à tous ses élèves en début d'année. Si ça se trouve ce cher Rogue répète son petit discours devant lui.
Morgane : C'est nul ça… j'aurais dû trouver mieux… Je me demande bien à quoi il n'aurait pas pu répondre ?
Harry : La prochaine fois, demande-lui ce qu'il y a de pire que la mort par exemple… Ca lui fait perdre tous ses moyens quand on lui demande.
Morgane : Merci bien mon petit… Bon revenons à nos moutons… Quel est ton nom ?
Harry : Hey ! Ca fait quatre questions là !
Morgane : Ah oui c'est vrai… Bon bah… passe alors.
Harry : Merci madame !
Narratrice : Et il traversa, tout content, sous le regard médusé de Arthur et compagnie cette fois-ci.
Salazar : Quelle habilité… Je me demande si c'est ça la ruse…
Merlin : Mais voilà pour vous, noble chevalier,
Une magnifique opportunité de le vérifier,
Passe donc devant et essayer de ruser…
Salazar : Euh… oui… certes…
Narratrice : Il s'approcha de Morgane, l'air appréhensif.
Morgane : Stop !
Si à l'entrée de ce pont,
Tu réponds à trois questions,
Tu traverses sans tribulations.
Salazar : Pose tes questions, je n'ai pas peur !
Morgane, sur fond de musique dramatique : Oui… tu auras peur… tu auras peur…
Yoda : Ma réplique tu vas me rendre ! A moi ! A moi ! A moi !
Narratrice : Morgane donna un coup de pied à Yoda, qui eut pour effet de l'envoyer droit dans le gouffre pour éviter tout délire starwarsien ultérieur.
Morgane : Bon où en étais-je ? Ah oui. Quel est ton nom ?
Salazar : Sire Salazar Serpentard de Camelot
Morgane : Quelle est ta quête ?
Salazar : Trouver le Graal et convaincre Rowena que je suis un époux digne d'elle.
Morgane : Quelle est… la capitale de l'Assyrie ?
Narratrice : Il y eut un grand blanc. Tout le monde (enfin tous ceux qui étaient encore de ce coté-ci du pont) regardèrent Salazar horrifiés, persuadés que dans quelques minutes il allait faire un aller simple pour le fond du gouffre.
Salazar : Et bien ça dépend… sous Assurnazirpal ou sous Assurbanipal ? (2)
Morgane : Je ne sais… aaaaaaaaaaaaaaaah…
Narratrice : Et Morgane fut projetée à son tour dans le gouffre.
Excalibur : sifflement admiratif
Merlin : Messire Salazar, je m'incline,
Voila donc une manière sacrément clean,
De vaincre cette vilaine sorcière,
Qu'est que c'était d'bonne guerre !
Salazar, rouge comme une tomate : C'est à dire que…
Arthur : Voyons Messire Salazar, ne soyez point aussi humble ! C'est une grande victoire pour notre camp ! Vous venez de vaincre une maléfique sorcière ! Allons traversons !
Narratrice : Arthur, la poitrine bombée, s'avança sur le pont branlant d'un pas énergique. Le pont trembla dès qu'il posa le pied dessus, et sa traversée fut nettement moins esthétique que ce qu'il avait prévu. Merlin et Salazar s'engagèrent à sa suite. Rowena, Tom et Harry les attendaient à l'arrivée.
Tom : Dites, j'ai rêvé, ou j'ai bien vu une fée volante ?
Harry : Qui ? Force Rose ?
Tom : Mais non ! Morgane LA FEE !
Harry : Ah.
Arthur, l'air fier : Effectivement, Morgane la fée vient d'essuyer un cuisant échec !
Rowena : Elle ne l'avait pas volé.
Tom : Non, par contre, elle, elle a volé !
Merlin : Oyez, oyez, mes chers amis,
Car la Morgane, on l'a fini !
Oyez, oyez, applaudissez !
Notre chef, notre roi chéri…
Excalibur : Eh oh ! Pour une fois qu'il fait quelque chose d'héroïque ce petit, faut que tu te l'appropries Artie ?
Rowena : Hein ?
Tom : Quoi ?
Harry : Oh oh…
Rowena: Dis-moi, ô épée parlante… Suggérerais-tu que ce haut fait d'armes est l'œuvre de mon cher fiancé ?
Merlin : …
Arthur : …
Rowena, hésitant entre se jeter dans les bras de Salazar ou tuer Arthur, et optant finalement pour la première solution : Mon héros ! Je t'aime !
Harry : Hey ! C'est que je serais presque fier de lui ! Tu te rends compte Tom, il vient d'éliminer une force maléfique !
Tom : Humpf ! C'était une mage noire de pacotille ! Mais c'est vrai que c'était plutôt bien joué !
Salazar : Mpmf mmmpfpf fpfmp…
Harry, tapotant l'épaule de Rowena : Dites… je crois qu'il a besoin de respirer.
Narratrice : Rowena relâcha Salazar qui s'effondra sur le sol, limite tout bleu. Rowena, elle, revint à sa deuxième préoccupation : dégommer Arthur. Néanmoins, se rendant compte qu'il s'agissait d'une personne de sang royal, elle se contenta de lui envoyer une baffe retentissante.
Rowena : Ah, ça va mieux. En tout cas, mon cher futur époux, c'était bien joué !
Salazar : Mais…
Tom : C'est vrai, elle a raison ! C'étai impressionnant quand même ! Comment vous avez fait ça ?
Merlin : Messire Salazar le rusé,
Face à Morgane la très maléfique,
Contre elle, ses armes, il a retourné,
En habile maître de la rhétorique
Excalibur : T'as raison, rattrape ton coup enchanteur ! Je te tirerais la langue tiens, si j'en avais une !
Salazar : Je…
Harry : Sans baguette ni épée ? Waouh ! C'est vraiment impressionnant ! Je suis épaté !
Salazar : Mais … mais… mais je viens de tuer quelqu'un !
Narratrice : Ses camarades s'interrompirent dans leurs louanges et le regardèrent avec scepticisme.
Arthur : Et cela pose un problème ?
Salazar : Oui. C'est mal !
Tom : Pas du tout c'est très bien !
Rowena : Mon doux ami, cela n'était que justice.
Merlin : Voilà bien longtemps,
Que les druides avaient décidé,
De la condamner à mort,
Pour tous ses actes méchants.
Tom : Ouais, c'est ça ! Et qu'est-ce vous attendiez pour appliquer la sentence ?
Merlin : …
Salazar : Mais c'est horrible ! Vous ne comprenez pas ?
Harry : Euh… messire Salazar… Si elle est construite sur le même modèle que le grand méchant que je connais, tu es loin d'en avoir fini !
Tom : Ah ah ah…
Harry : Franchement, moi, je l'ai affronté trois… euh non quatre… ou peut-être cinq fois ? Enfin bon… toujours est-il qu'il est toujours là pour en parler !
Tom : Gna, gnagna, gnagnagna…
Salazar : C'est vrai ?
Harry : Vous n'avez qu'à demander au type qui ronchonne à coté de moi et vous verrez.
Salazar : Vraiment ?
Harry : Oui.
Excalibur : Finalement, c'était presque mieux de dire que c'était toi qui l'avais vaincu Artie, parce que là, quand même, ça fait un poil mauviette…
Arthur : Ca t'apprendra à ne pas savoir tenir ta langue, ô épée parlante. Et cesse de m'appeler ainsi !
Rowena : Au contraire, cela prouve que mon Salazar a un grand cœur ! C'est vraiment admirable !
Tom : C'est pas possible ! Mais enfin ! C'est pas parce qu'on s'est enfin débarrassé des deux amoureux à la noix qu'il faut à tout prix les remplacer !
Salazar : Voyons, mon descendant, voilà une bien mauvaise manière parler de nobles héros morts au combat…
Tom : Plait-il ?
Voix dans l'abîme : Hé oh ! …oh … oh… oh.
Arthur : Tiens, c'est bizarre, cette voix me dit quelque chose…
Voix dans l'abîme, mais plus féminine : Ca vous dirait de nous donner un coup de main ?
Rowena : Ca me rappelle la voix d'Helga…
Salazar : Ce sont leurs esprits qui reviennent nous hanter !
Merlin : Leurs esprits énervés,
N'arrivent point à trouver la paix,
Seul le sang peut les apaiser,
Un sacrifice, il nous faut leur accorder.
Arthur : Ils viennent se venger de vous Salazar, j'en suis sûr ! Si vous étiez passé devant, ils ne seraient pas morts !
Tom : Hé oh ! Estime-toi heureux qu'il soit passé devant toi, petit roi minable !
Harry : De toute façon ils ne peuvent pas être morts.
Arthur : Vous avez vu la profondeur de ce gouffre, jeune chevalier ?
Harry : Non, vu le brouillard, c'est impossible… Mais moi, je suis toujours là, et ces gens sont mes ancêtres. Donc ils sont forcément en vie, ou je n'existerais pas.
Rowena : Voilà un brillant raisonnement en effet, et très réaliste.
Tom : Sauf s'il a été adopté…
Harry : Là, c'est carrément hors sujet…
Narratrice : Rowena s'approcha du bord du gouffre.
Rowena, les mains en porte voix : Dame Helga ?
Voix au fond du gouffre : Oui ?
Rowena : Vous portez-vous bien ?
Helga : Très bien, merci, sauf que ma robe est fichue. Elle est pleine de boue !
Rowena, terriblement affectée par cette nouvelle : Quel dommage. Et messire Godric ?
Godric : Ca va, ça va.
Harry : Ah, vous voyez !
Salazar : Mon ancien écuyer, tu es vraiment très brillant.
Arthur : Je suis heureux de savoir qu'ils s'en sont sortis.
Merlin : O joie ! O merveille !
Qu'est ce que la vie est belle !
Godric : Bon… maintenant que tout le monde s'est extasié…
Tom : Pas moi.
Godric : Maintenant que PRESQUE tout le monde s'est extasié, y aurait-il une bonne âme parmi vous pour nous sortir de là ?
Harry : Ah oui, c'est vrai. Quelqu'un a une corde ?
§§§
Guenièvre : Lancelot…
Lancelot : Guenièvre…
Guenièvre : Mon chevalier servant…
Lancelot : Ma reine…
Guenièvre : Mon protecteur…
Lancelot : Ma souveraine…
Guenièvre : Oh, fidèle et brave Lancelot !
Lancelot : Oh, douce et belle Guenièvre !
Narratrice : Hum… le plan de belle-maman n'est vraiment pas près de réussir…
§§§
Narratrice : Donc, au bord du terrible gouffre, nos héros cherchaient une corde.
Rowena : Si nous avions nos paquetages avec nous, ce serait tout de même plus simple.
Harry : Mais on ne les a pas.
Tom : Il a falloir se faire à l'idée de les laisser là.
Salazar : Mais non ! Il doit bien y avoir une solution !
Merlin : Enfants venus du futur,
Connaîtriez-vous, par aventure,
Un sort, susceptible de nous aider,
Afin que nos deux amis puissent remonter ?
Harry : Euh non. A la rigueur un sortilège d'attraction, en même temps, comme je ne sais pas vraiment où ils sont… Et je ne suis pas sûr pour son application aux humains. Sinon… Dis Tom le sort pour ligoter les gens que tu aimes tant à employer, y'aurait moyen de détourner son emploi ?
Tom : Les cordes sont trop fines, et en plus la durée de vie est assez limitée.
Harry : C'est définitif, nous n'avons aucun moyen de les aider.
Salazar : Voilà qui est bien dommage.
Rowena : Pourquoi ne la fabriquerions pas nous-même, cette corde ?
Arthur : Et avec quoi ?
Rowena : Et bien des morceaux de tissu ! Il suffit de les découper et de les mettre bout à bout !
Tom : Mais on a pas de bouts de tissu !
Rowena : Bien sur que si ! Je suis sure que si chacun consent à donner sa cape, on aura de quoi faire une belle corde.
Harry : Effectivement, c'est pas bête. Ma cape est vôtre
Salazar : La mienne l'est aussi.
Gimli : Et la mienne !
Narratrice : Trop gentil Maître Nain, vous pouvez repartir, s'il-vous-plait, dans votre saga à vous ?
Gimli : Pas de problème…
Narratrice : C'est ça, et le bonjour à Legolas… (Pour elle) J'en ai marre de ces crossover à la noix… Merlin, Arthur et Tom, quant à eux, ne dirent rien.
Rowena : Messire Tom ?
Tom, regard noir, mais détachant tout de même sa cape : Bon, bon… la voilà !
Rowena : Merlin ?
Merlin : Dame Rowena,
En tant que druide, je n'ai pas le droit,
De me débarrasser de ma cape sacrée…
Rowena : MERLIN !
Merlin : Pour mes camarades, évidemment,
Je sacrifierai père, mère et enfants !
Rowena : Messire Arthur ?
Arthur, frottant toujours sa joue là où l'avait touché la baffe de Rowena : Pas question !
Salazar : Je crois, ma douce dame, que sur ce point, vous n'obtiendrez pas ce que vous désirez.
Tom : Faudrait pas non plus laisser les femmes prendre le pouvoir, ou dans un millénaire, le monde sera fout…
Narratrice : prépare ses couteaux
Rowena, regard noir : Hum hum !
Harry : J'ignorais que Ombrage était une descendante de Serdaigle... et donc de Serpent… attends une minute ! Si ça se trouve c'est peut être ta sœur !
Tom, et la narratrice, qui en oublie du coup son militantisme féministe sur le coup : Mais ça va pas la tête !
Harry : Oui, c'est vrai, c'est sans tout trop affreux.
Tom : Ca va pas de me faire des coups comme ça ! Tu veux que je fasse un arrêt cardiaque !
Harry : Si tu pouvais ça m'arrangerait… en attendant je te fais remarquer que je viens de te sauver la vie !
Tom, se rendant compte que la narratrice avait lâché ses couteaux : Ah euh oui… ben merci.
Rowena, se saisissant d'un des dits couteaux : Bon…
Harry : Tu sais Tom, si j'étais toi, je prendrais quand même la peine de présenter des excuses à mon ancêtre… Je doute que ton statut de lointain membre de la famille suffise à…
Rowena : Voyons, je ne suis pas si rancunière…
Narratrice : Même si son regard semblait dire le contraire.
Rowena : Je m'apprêtais juste à me servir de ce couteau pour découper les capes et en faire une corde solide…
Tom : Ah bah… je vais vous aider !
Rowena : Voilà une excellente façon de vous amender, jeune homme.
Narratrice : Rowena et Tom s'attelèrent donc à la fabrication d'une corde à partir des capes collectées. Harry, qui avait déjà tenté une dizaine d'évasions cet été-là avant d'être envoyé dans le passé, vint les aider. Après tout, si sa tentative n°3 avait échoué, ce n'était pas parce que sa corde en drap de lit n'était pas assez solide. Non, il avait juste fallut qu'au moment où il se lançait dans sa descente, le chien de la tante Marge, de passage dans la région (la tante Marge, pas le chien !) vienne se poster (le chien, pas la tante Marge !) sous son point de chute et aboie jusqu'à réveiller tout le voisinage.
Harry : C'était pas la peine de me rappeler cette histoire…
Narratrice : Je te fais remarquer que j'ai volontairement omis de narrer l'histoire d'amour entre Molaire et ton bas de pyjama.
Harry, très rouge : Ca non plus, c'était pas la peine… bon on revient à cette histoire de corde ?
Salazar : Dis donc petit, ça a l'air d'être une sacrée aventure ta vie…
Harry, grognon : Sans blague…
Narratrice : Tom, Rowena et Harry terminèrent donc la corde, l'accrochèrent à un rocher et la lancèrent dans le gouffre. Ils commencèrent par hisser Godric, qui se proposa chevaleresquement pour passer devant des fois que la corde lâche, puis ce fut le tour d'Helga…
Sckrrrtch
Helga : STOP ! Arrêtez de tirer !
Godric : Euh… pourquoi ?
Helga : Ma robe s'est prise dans un rocher ! Il faut que je la décoince ou je vais la déchirer !
Tom : Quelle tragédie…
Harry : Pfff… On est pas sorti de l'auberge…
Rowena : Très bien Helga, tâchez de décoincer votre robe.
Helga, un peu plus bas dans le gouffre : J'essaye…
Salazar : Balancez vous au bout de la corde, ça aidera…
Helga : bruit de balancoire J'y suis… raté ! Je réessaye !
Narratrice : Cinq minutes plus tard, la situation n'avait pas beaucoup avancé.
Arthur : Bon, on ne va pas y passer la journée ! Remontez-là ! On ne va passer quatre heures sur une robe déchirée ! Elle s'en remettra.
Narratrice : Nos héros mobilisèrent donc leurs forces pour remonter Helga.
Helga : Non ! Ma robe !
Tom/Harry : Ho hisse !
Godric : Il y a quelque chose qui accroche…
Merlin : Mais tirez plus fort,
Par la toison d'or !
Narratrice : Ils tirèrent donc. Tout à coup, un grand CRACK retentit, après quoi, il leur fut beaucoup plus facile de remonter Helga.
Helga : Bouhouhouh… ma belle robe.
Tom : Ah effectivement…
Salazar : Diantre !
Godric : Ma Dame…
Merlin : Dame Helga !
Cette tenue là,
Convenable n'est pas !
Rowena : Je ne trouve pas que ce soit une mauvaise idée, une jupe qui s'arrête au dessus des genoux… C'est pratique.
Helga : C'est horrible ! Je ne peux pas me déplacer dans cette tenue ! C'est humiliant !
Harry : Vous savez Dame Helga, d'ici un millénaire, ce sera complètement à la mode votre tenue, si ça peut vous consoler…
Helga, reniflant : Vraiment ?
Harry : Oui, prenez ça du bon coté. Vous êtes en avance sur votre temps !
Rowena : C'est bien la seule chose sur laquelle vous êtes en avance Dame Helga…
Helga : Je ne vous ai pas demandé votre avis, espèce de harpie !
Rowena : Gargouille !
Godric : Mesdames, voyons…
Helga : Doxy !
Rowena : Acromantula !
Harry, à Tom : Ils connaissent les acromantulas ? Ca vit pas à Bornéo ces trucs là ?
Tom à Harry : Faut croire.
Helga : Magyar à pointes !
Excalibur : Elle sort l'arsenal lourd là…
Rowena : Etre de l'eau !
Salazar : Les filles…
Helga : Sphinge déplumée !
Rowena : Griffone poilue !
Arthur : Bon ça suffit !
Narratrice : Cela, étonnamment, calma aussitôt les ardeurs des deux femmes.
Arthur : Bon. Maintenant, j'aimerais que Dame Helga et Messire Godric répondent à mes questions.
Godric : Oui Messire !
Arthur : Comment avez-vous fait pour survivre à une chute pareille ?
Godric : C'est que le sol était très élastique messire, il a amorti notre chute.
Arthur : C'est bien ce que je craignais…
Excalibur : Ah bah bravo, belle mentalité ! Reproche leur d'être en vie tant que tu y es !
Arthur : Absolument pas. C'est surtout que si, eux, ont survécu, ma maléfique sœur aussi !
Tom : Zut !
Salazar : Oups…
Harry : Qu'est-ce que je disais ?
Helga : En effet, elle a survécu, elle est tombée peu après le petit machin vert…
Godric : Qui d'ailleurs n'est pas vraiment tombé…
Helga : Oui, il lévitait plutôt.
Merlin : Ma foi, quel soulagement,
De savoir ce sage en bonne santé,
Puisse-tu, ô ami verdissant,
A l'envers, toujours parler.
Harry : Vous connaissez Maître Yoda ?
Merlin : Evidemment !
C'est un membre comme moi
Du CPGOI !
Tom : Du Quoi ?
Merlin : Du CPGOI !
Harry : Ah non mais t'es pas sourd, c'est bien le Quoi. Ou alors le Poids peut être…
Salazar : Mais non, c'est une confrérie d'extrémistes linguistiques, le C.P.G.O.I.
Harry : Et moi qui me plaignait du nom de la SALE… C'est le sigle pour quoi exactement ?
Salazar : C'est le Comité Pour une Grammaire Originale et Inversée. (3)
Tom : Ah quand même…
Harry : Hermione, pardonne moi pour toutes les méchancetés à propos de ton assoc…
Salazar : Mais je ne savais pas que Merlin en faisait partie… Cela me déçoit beaucoup !
Merlin : Et que dire de vous,
Qui avec vos strictes régulations,
Otez toute possibilité d'invention,
Espèce de vieux hibou !
Salazar : Humpf. La bave du crapaud n'atteint pas la blanche colombe.
Tom : Oh mais c'est merveilleux ça… Les femmes se battent, ces deux là sont sur le point de s'y mettre… et le graal dans tout ça ?
Arthur : Et Morgane surtout ! Elle s'en est tirée donc, mais qu'est-il advenu d'elle ?
Godric : Oh et bien à peine se relevait-elle que le nain vert s'est jeté sur elle avec son bâton. Elle s'est enfuie, et il s'est lancé à sa poursuite, en lui donnant des coups dans les mollets avec sa canne, en criant « Ca prend ! Ca prend ! Ca prend ! ».
Arthur : J'en déduis que nous ne la reverrons pas de sitôt. Voilà donc une bonne nouvelle. Bon, ce problème est réglé, passons au problème suivant, si bien énoncé par l'écuy… le chevalier Tom, le Graal. Quelqu'un a une idée ?
Excalibur : Y'a un chemin qui continue par là…
Arthur : Bien allons-y.
Narratrice : Nos héros abandonnèrent donc leurs disputent respectives (Rowena vs Helga, Salazar vs Merlin, Harry vs Tom pour ne pas perdre les bonnes habitudes, Godric au milieu qui essaye de calmer le jeu, et Arthur qui tapote la garde d'Excalibur, impatient) pour reprendre la route. Le chemin serpentait et escaladait une colline, avant de redescendre. Lorsqu'ils arrivèrent au sommet de la dite colline, le brouillard se dissipa, révélant sous leurs yeux ébahis un château, devant un lac, au fond d'une vallée.
Arthur : Merveilleux ! C'est sans doute ici que repose le Graal !
Helga : Quel beau château !
Rowena : Et ce lac devant, où se reflète le ciel…
Salazar : Et cette belle forêt sauvage à coté.
Godric : C'est une vue impressionnante !
Merlin : Mes amis, réjouissez-vous,
La fin de notre quête est devant nous !
Harry : Ce château me dit horriblement quelque chose…
Tom : Tu veux dire, ce château en Ecosse avec un lac et une forêt… t'es pas le seul, je te rassure !
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A suivre…
- Que leur rappelle donc ce mystérieux château ?
- La fin de leur quête est donc proche ?
- Salazar et Merlin vont-ils s'étriper avant la fin de la quête ?
- Ou seront-ils devancés par Rowena et Helga ?
- Et Lancelot dans tout ça ?
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(1) Citation texto du sous-titre de Monty Python Sacré Graal (vu que la vf n'existe pas, et que l'accent du bonhomme rend une éventuelle transcription impossible)… inévitable…
(2) Eh oui… ils y a en fait au moins 3 capitales différentes pendant la période de l'empire assyrien : Ninive, Nimroud, et Khorsabad… si je ne dis pas de sottises… les rois assyriens déménageaient en fait à chaque fin de règne.
(3) Euh… là ça relève de la private joke personnelle, mille excuses… Vous comprendrez si un jour où je publie la suite des chroniques d'internat…
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En principe (je dis bien, en principe), ce chapitre est l'avant dernier… en même temps je dis ça depuis le chapitre 3… donc le suivant devrait en conséquence le dernier, avec un épilogue conséquent en prime, d'où treize chapitres… j'aime bien le chiffre, je vais essayer de m'y tenir… Voilà pour cette fois, et merci pour toutes ces reviews ces derniers temps (à croire que ça fleurit comme les arbres au printemps ) Ca ne vous dispense pas pour autant de continuer ;-).
