Les Aventuriers du Graal Perdu
Dédicace :Finissons-en avec les dédicaces, cette fois-ci, y'a une piste de Popoyo amplifiée par Fenice. Qu'ils en soient remerciés. Relecture et correction par Fenice et Jaune/Gred (histoire de soigner le final).
Résumé de l'épidose précédente : Nos héros ont passé maintes épreuves qui ont pris fin brutalement avec le décès non accidentel du centaure.
Epidose 15 : Où l'on trouve peut-être le Graal avant de rentrer chez soi.
Musique de fond recommandée : The Piano de Michael Nyman et Pirates of the Caribbean 3 : At World's end, made in Maître Zimmer, et ptêtre une pointe de Beowulf by Mister Silvestri (on sent que le chapitre a été écrit sur une sacrée échéance de temps )
Narratrice : Nous voilà bien avancés, le centaure est décédé, et voilà une bien curieuse destinée, qui me pousse de nouveau à rimer…
Arthur : Sans doute faut-il remplacer Merlin…
Merlin : Je vous reconnais bien là, messire roi,
A vouloir ainsi vous débarrasser de moi,
Mais gardez vous bien de trop vous avancer,
Je ne vous pas encore, loin de là, abandonné !
Arthur : Mouais…
Excalibur : Ce qui veut dire grosso modo « On verra si tu arrives à nous suivre quand je quitterai ce château ! »
Godric : Pourrions nous revenir à des sujets plus pressants ?
Salazar : Comme le fait que nous sommes dans une impasse en ce qui concerne la Quête ?
Arthur : J'allais oublier ! Messire Tom !
Tom, doucereux : Oui ?
Arthur : Vous rendez vous compte que vous venez de mettre un point final à cette grande aventure ?
Tom : Ce que je vois, c'est que je viens de sauver à la vie à une bande de loques qui n'en valent même pas la peine. C'est la dernière fois que j'essaye d'être gentil !
Rowena : Il marque un point.
Helga : Mais il a tué délibérément quelqu'un !
Harry : Loin de moi l'idée de prendre sa défense, mais n'est ce pas l'idée d'employer ce sort plutôt qu'une épée ou du poison ou que sais-je d'autre qui vous choque ? Après tout, il a raison, nous sommes en vie.
Force Rose : Faudra m'expliquer pourquoi maintenant tu le défends, alors que deux minutes plus tôt tu pointais du doigt la catastrophe qu'il venait de provoquer…
Harry : Esprit de contradiction, cherchez pas… Entre moi et Tom, c'est une longue histoire…
Tom : Ouaip, et on ne serait pas fâchés qu'elle se finisse enfin !
Arthur : Revenons à nos affaires ! Qu'allons-nous faire ?
Godric : Nous ne pouvons que revenir en arrière et renter chez nous, Sire.
Salazar : Ou ne pas rentrer du tout et rester dans ce château désormais propre, afin d'éviter la honte publique.
Helga : Ca se défend. C'est plutôt agréable comme endroit.
Rowena : Oui, c'est grand, lumineux, avec des espaces verts autour.
Arthur : Et personne à cent lieues à la ronde ! Bon une fois que vous aurez terminé avec vos sottises…
Godric : Ce ne sont pas des sottises messire !
Salazar : Ma… nos femmes ont raison. Rester ici pour le restant de notre vie me parait une très bonne solution. Une opportunité incroyable de vivre comme nous l'entendons !
Rowena : Dame Helga, nous sommes enfin tombées d'accord sur un point.
Helga : Comme quoi tout est possible Dame Rowena. Je suis sûre que nous pouvons nous partager le château et vivre en paix et en harmonie…
Godric : Nous n'avons plus qu'à organiser nos mariages !
Salazar : En même temps, cela va de soi, que nos invités ne fassent le trajet qu'une fois…
Tom, à Harry : Ca dérape vite non ?
Harry, à Tom : Oui. Dans trente secondes ils vont parler du papier peint dans la chambre des enfants…
Helga : Godric, mon fiancé, je veux que nous appelions notre premier-né Salazar si c'est un garçon, ou Rowena si c'est une fille, en l'honneur de nos amis proches avec qui nous avons vécu de si grands moments.
Salazar : Voilà une très bonne idée Dame Rowena, non ?
Rowena : Je suis flattée de tant d'attentions
Salazar : Ne devrions-nous point faire de même ?
Rowena : Cela va sans dire, dès que nous serons venus à bout de la liste de prénoms que j'ai prévue.
Salazar : Nous allons vite nous en occuper…
Harry, à Tom : Je viens de réaliser une chose…
Tom, à Harry : Tu a des dons de voyance ?
Harry, à Tom : Oui, enfin non. Ce que je pensais, c'est qu'en fait si ça se trouve, tu es descendant d'un Salazar Gryffondor, tu sais, il a suffit que quelqu'un se plante en recopiant son nom…
Tom, à Harry : Et le fourchelang ?
Harry, à Tom : Tu paries combien qu'ils comptent marier leurs gamins ensemble ensuite ?
Helga : Un mariage entre nos enfants pour que nous ne formions qu'une seule et grande famille ? Quelle merveilleuse idée Messire Salazar !
Tom, à Harry : Là, ça devient flippant…
Harry, à Tom : Oui, nous sommes en fait descendants de tous les fondateurs en même temps !
Tom à Harry : Je te parlais de ton don de voyance ! Mais mais… attends une minute… Ca fait de nous des cousins ?
Harry, à Tom : Rien d'étonnant dans le monde sorcier.
Tom, à Harry : Monde pourri ! Bon assez de guimauve, on fait quoi nous ?
Harry : Tant qu'on a pas trouvé le Graal, on ne rentre pas… D'ailleurs à ce sujet, où est passé Arthur ?
Tom : Aucune idée, mais il me semble pertinent de le retrouver et de l'aider, si on veut revoir un jour une prise électrique.
Harry : Tu te sers de l'électricité ?
Tom : Pour la télévision pardi !
Force Rose : Bon, je crois que je vais aller faire un peu de jardinage dehors. Si vous avez besoin de moi…
Harry : Pas envie de chercher le Graal ?
Force Rose : C'est pas mon boulot ! Moi je sauve le monde, c'est tout !
Tom :Ouais, ouais, c'est ça…
Narratrice : Ils trouvèrent le roi dans une pièce, en train de se décharger sur son épée parlante…
Arthur : Regarde moi ces imbéciles, tous à ne penser qu'à faire leur vie. On leur promet le Graal, la vie éternelle, la gloire, et ils préfèrent discuter robes de mariage et berceaux !
Harry : Messire ?
Arthur : Quoi encore !?!
Tom : Nous venons vous aider à trouver le Graal.
Arthur : Très drôle ! Vous pouvez disposer et rentrer chez vous, comme tout le monde, cette quête est terminée !
Harry : Mais non. Sinon nous restons coincés ici pour toujours !
Arthur : Les quatre autres imbéciles s'y plaisent non ?
Tom : Ici maintenant, pas ici le lieu. Dois-je rappeler à sa Majesté que nous avons remonté le temps ?
Harry : Et que nous ne pouvons rentrer avant d'avoir terminé la Quête ?
Arthur : Et vous croyez que je m'en soucie ? Moi, je rentre à Camelot, fin de l'histoire.
Harry : Bon…
Excalibur : L'écoute pas, petit, il est vexé.
Tom : Et si nous aussi on l'est ?
Excalibur : Vous avez une idée de où chercher ?
Harry : Pas franchement non.
Excalibur : Moi j'ai réfléchis un peu. Il doit forcément être dans le château, je ne vois pas d'autre possibilité, sinon pourquoi le lieu, les épreuves, les gardiens ?
Tom : Mouais, admettons… Ca veut dire qu'il faut qu'on refouille tout le château ?
Harry : Au moins il est propre maintenant !
Excalibur : Vous nous tenez au courant ?
Tom : Ouais, ouais…
Narratrice : Nos deux héros, les deux seuls qu'il restait à l'autrice pour tenter de conclure cette invraisemblable histoire, partirent donc à nouveau en expédition dans le château, d'abord dans les pièces qu'ils n'avaient pas nettoyé eux, tant il leur paraissait évident que si le Graal était à quelque part, ce n'était certainement pas dans un endroit que Harry la tornade de ménage avait visité.
Tom : C'est une coupe qu'on cherche au fait ?
Harry : En principe… M'enfin si jamais tu vois deux portes avec des runes bizarres, ça peut être utile aussi (1) histoire de rentrer chez nous…
Tom : Hein ?
Harry : Oublie ce que je viens de dire.
Narratrice : Et Harry et Tom cherchaient…
Harry : Faudra qu'on m'explique quand même comment on a pu se retrouver dans un tel bordel…
Tom : Le pire c'est que nous n'avons aucune explication.
Narratrice : Et Harry et Tom cherchaient, cherchaient, cherchaient…
Harry : On a fouillé cette pièce là ?
Tom : Non, mais par contre y'avait la même dans la tour Nord.
Narratrice : Et pendant ce temps, les Shadocks pompaient…
Harry : Franchement un petit voyage à l'époque de mes parents pour les prévenir, ou à la rigueur pendant ta jeunesse soit pour me débarrasser de toi, soit pour te faire changer tes vues… mais là…
Tom : Ouais, moi aussi je remonterais bien le temps…
Harry : Ah oui ?
Tom : Jusqu'à l'imbécile qui a précisé qu'il fallait deux guignols du futur pour retrouver un plat à tarte !
Harry : C'est une coupe.
Tom : Peu importe…
Narratrice : Et les Shadocks pompaient, pompaient, pompaient… Si bien qu'au bout de plusieurs heures de recherches dans tout le château, passages secrets compris, Harry se laissa tomber dans un couloir du septième étage, pendant que Tom réfléchissait en faisant les cents pas.
Tom : C'est ridicule ! Où pourrait-on cacher quelque chose dans ce fichu château, surtout à nous ?
Harry : Ils auraient mieux fait de demander aux jumeaux Wealsey de leur trouver le Graal alors… Mais quel est le meilleur endroit pour trouver le Graal ?
Tom : Je sais pas… un endroit pour trouver le Graal, ça doit pourtant être facile à trouver… un endroit pour trouver le Graal, un endroit pour trouver le Graal…
Narratrice : Tom tournait en rond dans le couloir, passant et repassant infiniment devant Harry, jusqu'à que tout à coup…
Harry, se relevant brusquement : Mais…
Narratrice : Une porte était soudainement apparue dans le couloir !
Harry : Mais quelle bande de censuré. Comment on a pu oublier la Salle sur Demande ?
Tom : Euh…
Harry : T'as jamais trouvé un petit salon bien cosy à Poudlard correspondant pile poil à ce que tu imaginais d'un appartement digne d'un Serpentard futur maître du monde ?
Tom : Euh… comment tu sais ça ? Encore la voyance ?
Harry : Non, la Salle sur Demande !
Tom : Oh.
Harry : Allez, en avant, le Graal est à portée de main !
Narratrice : Il alla ouvrir la porte et entra sans même jeter un œil à l'intérieur. Tom s'empressa de le suivre. La porte se referma derrière eux et ils se retrouvèrent…
Harry : Oh non dis moi que je rêve…
Tom : J'ai bien peur que non, ou alors tu es encore en train de bricoler dans ma tête…
Harry : Je ne sais pas qui a organisé ça… mais franchement, la prochaine fois, qu'il envoie un hibou ! Harrods, c'est à deux pas du chemin de Traverse !
Tom : Oui, en plus, tout le monde sait qu'on trouve tout chez Harrods !
Narratrice : Effectivement, comme vous veniez de le comprendre, nos héros venaient de se retrouver transportés dans la Salle sur Demande moldue la plus efficace du monde, le grand magasin Harrods à Londres, et de toute évidence vu les éclairages, à l'époque de nos héros, quelque part dans les années 1990
Harry : Rayon vaisselle ?
Tom : Ca me parait un bon début…
Narratrice : Ils repérèrent le dit rayon sur un plan, et trouvèrent assez vite une vendeuse pour les renseigner.
Vendeuse en tailleur au sourire colgate : Bonjour, que puis-je faire pour vous aider ?
Harry : Nous cherchons une pièce de vaisselle décorative d'un genre un peu particulier…
Tom : Un Graal.
Vendeuse sortie d'une pub pour dentifrice : Vous avez de la chance messieurs, nous en avons justement un en stock en ce moment.
Narratrice : Elle s'absenta un instant et revint en portant une boite, dont elle sortit une coupe assez banale en bois, sans décor particulier ni aucun ornement.
Harry : C'est ça le Graal ?
Vendeuse : Oui, d'ailleurs c'est pour cela que nous n'avons toujours pas réussi à le vendre. Personne n'irait chercher un objet aussi courant chez nous !
Tom : Effectivement. Bon, combien il nous en coûtera ?
Vendeuse : Cela dépend de votre moyen de paiement.
Harry, perplexe : C'est-à-dire ?
Vendeuse : Et bien étant donné la valeur patrimoniale de l'objet, je ne peux vous laisser l'acquérir sans une accréditation de la part de votre chef de quête (2), ainsi qu'une autorisation de l'église de transport d'objet à caractère de relique dotée de pouvoirs surnaturels. Je pense qu'il va également falloir un formulaire bleu du ministère de la magie, département de contrôle de l'équipement magique. Une fois que vous aurez tous ces documents, je vous céderai cette pièce pour une somme symbolique d'une livre sterling, mais nous acceptons aussi les gallions.
Tom : Et sans toute la paperasse ?
Vendeuse : Deux mille gallions minimum.
Harry : Nous allons y réfléchir.
Narratrice : Ils s'éloignèrent un peu pour comploter en paix.
Tom : T'as cette somme sur toi ?
Harry : Non.
Tom : Et la paperasse ?
Harry : L'accréditation du chef de quête, encore, ça se trouve, mais le reste… je me vois bien aller remplir le formulaire machin au ministère, tiens !
Tom : Bon. Une autre idée ?
Harry : On prend la coupe puis la fuite ?
Tom : Vu le lieu, on va vite avoir la Sécurité sur le dos…
Harry : Et si on convainc la vendeuse qu'elle ne nous a jamais vus ?
Tom : Comment ?
Harry : Mais enfin, tu dois bien connaître un sympathique panel de sorts pour ça non ?
Tom : Potter, c'est une idée fantastique ! Ca m'étonnes de toi que tu utilises ce genre de procédés…
Harry : Le Choixpeau voulait m'envoyer à Serpentard…
Tom :Tu parles d'une excuse !
Narratrice : Ils revinrent vers la vendeuse avec un sourire angélique. Un Imperium et un sort d'oubliettes plus tard, ils avaient leur Graal. Ils repartirent donc par là où ils étaient arrivés et atterrirent à nouveau dans le couloir du septième étage. C'est au moment où la porte de la Salle sur Demande se ferma qu'ils se rendirent compte d'une chose…
Harry : Non, ne te ferme pas !
Tom : Tu parles aux portes maintenant ?
Harry : Mais enfin ! Si ça se trouve on avait le moyen de rentrer chez nous sous le nez !
Tom, sur le point de se taper la tête contre les murs : Une bande de véracrasses décérébrés, voilà tout ce que nous sommes ! Et encore je suis gentil avec nous. Même mon mangemort le plus incapable y aurait pensé !
Narratrice : Et quoi qu'ils demandent, la porte de la Salle refusa de réapparaître. Ils se résignèrent donc à rentrer chez eux de manière plus conventionnelle, en terminant leur quête. Ils retournèrent voir Arthur.
Arthur, contemplant le Graal avec incrédulité : Vous… Mais… Comment… C'est impossible !
Tom : On est les meilleurs voilà tout !
Harry, lui donnant une tape dans le dos : Exact ! Une équipe d'enfer !
Tom, retirant la main d'Harry : Pousse pas non plus !
Harry : Excuse-moi, j'ai été emporté par l'émotion.
Arthur : Bien. Nous n'avons plus qu'à rentrer à Camelot. Enfin !
Harry : Et nous ?
Arthur : Il faut sans doute demander à Merlin.
Narratrice : Ils allèrent donc retrouver Merlin dans la Grande Salle.
Merlin : Je pense qu'ils repartiront,
Quand ils auront accompli leur mission,
Certes le Graal, il leur fallait trouver,
Mais aussi le ramener en sécurité !
Tom : Génial. Bon… on se met en route ?
Arthur, se levant avec entrain : En avant, en route pour Camelot !
§§§
Narratrice : A côté de ce trio enthousiaste, tout le monde, dans la Grande Salle du château, ne faisait pas preuve d'autant de motivation pour partir, les quatre futurs fondateurs par exemple…
Rowena : Je reste ici, et je propose que nous y installions une école pour apprendre la magie à tous, et qu'on ne se retrouve plus avec des équipes de bras cassés pendant les quêtes !
Godric : Je reste ici, et je propose que nous créions ici même un centre d'entraînement à la quête, vu que nous avons tout le matériel pour, dragon compris.
Helga : Je reste ici, et je propose que nous y installions un magasin de vêtements que les chevaliers puissent mener leurs quêtes dans des tenues adaptés, solides, chics et dans la mode du moment.
Salazar : Je reste ici, et je propose qu'on se mette les doigts de pied en éventail dans un coin tranquille pour profiter d'une pause bienvenue.
Narratrice : La proposition de Salazar fit l'unanimité dans ce petit groupe.
Tom : Sont pas prêts de la fonder leur école…
Harry : Ca va bien finir par leur sembler évident…
Narratrice : A coté de ces quatre loustics qui n'étaient pas prêts de donner des cours de métamorphose, d'autres souffraient non pas d'un manque de motivation, mais plutôt de moyens, comme Merlin :
Merlin : Il est en hors question,
De me laisser ici comme un vieux chiffon,
Messire roi,
Je pars avec toi !
Narratrice : Et comme le roi était content d'être enfin débarrassé de cet enchanteur qui décidait de ses moindres mouvements depuis bien avant sa naissance… Bref son sort semblait réglé, qui sait, les fondateurs finiraient bien par trouver un usage à un chapeau parlant et chantant…
Tom : Oui sans doute qu'un jour Godric pas très réveillé et un peu ivre le mettra sur sa tête et découvrira… enfin plutôt Merlin découvrira des choses qu'il ne voulait pas savoir…
Harry : Maintenant je comprends mieux pourquoi il a suggéré de m'envoyer à Serpentard. C'était sûrement pour se venger de l'avoir laisser ici…
Narratrice : Enfin, il y avait Force Rose, indécis quant à savoir ce qu'il allait faire. Après tout, en restant au château, il pourrait peut-être devenir le premier professeur de botanique de Poudlard…
Harry : Rentrez avec nous, avec un peu de chance on arrivera enfin à être renvoyés d'où on vient, vous pourrez peut-être nous accompagner…
Force Rose : Bonne idée, je vous suis. Je pourrais toujours envisager une carrière professorale plus tard.
Tom : Genre d'ici un bon millénaire…
Arthur : Bien, braves compagnons qui n'abandonnez pas en cours de route, nous sommes prêts à rejoindre Camelot.
Harry : Mais… le matériel ? Les montures ?
Arthur : En fouinant dans le château, Dame Helga et Dame Rowena nous ont déniché des capes neuves et des provisions. Pour ce qui est des montures, j'ai peur que nous devions voyager à pied…
Harry : Et Merlin ?
Arthur : Rowena a suggéré qu'on le laisse ici. Elle compte essayer de briser le maléfice.
Tom : Elle est pas au bout de ses peines.
Salazar, loin des oreilles indiscrètes de Merlin : Elle n'a jamais dit qu'elle comptait franchement faire des recherches dans cette direction… Juste tester différents sorts… Il y avait une étrange lueur rouge dans ses yeux quand elle a dit ça…
Tom : Elle me plait mon (autre) ancêtre, d'un coup elle remonte dans mon estime.
Narratrice : Vint alors le moment des adieux. Tout le monde salua très poliment Arthur (c'est le roi après tout !) et Force Rose (qu'ils connaissaient tout juste). Helga serra ensuite Tom et Harry très fort dans ses bras, en les étouffant presque.
Godric : Helga… ma douce fiancée… je crois que Messire Harry aimerait beaucoup respirer.
Helga, pleurant à chaudes larmes : Ca me fait tant de peine de laisser partir notre arrière-arrière-arrière… petit fils !
Godric : Moi aussi, mais c'est là notre destin d'être séparés…
Narratrice : Lui-même se contenta de taper sur l'épaule des deux descendants, les envoyant à terre du même coup. Une fois qu'il les eu relevé, il se contenta de leur prodiguer quelques conseils.
Godric : N'oubliez pas de ne pas tenir votre épée comme un plumeau, que la colère mène au côté obscur, que des cendres un feu s'éveillera et que des ombres une lumière jaillira, que ce sont les choix qui déterminent ce que nous sommes bien plus que nos aptitudes, qu'il n'y a que Maille qui m'aille, que c'est dans la lumière que viendra la lumière et resplendira… (3)
Harry : Je crois qu'on a saisi l'idée générale, merci Messire Godric…
Narratrice : Rowena salua poliment le roi, et remit à Tom et Harry en souvenir de leur quête, une épée enchantée chacun…
Rowena : Elles ne peuvent combattre l'une contre l'autre, j'ai pensé que ça vous plairait, vous qui avez su faire fi de vos différences et de vos différends pour trouver le Graal…
Tom : Ca va nous changer tiens !
Harry : Ca pourrait donner des combats originaux remarque… Merci en tout cas, je pourrais toujours m'en servir pour couper ma viande sur la route du retour…
Narratrice : Puis ce fut le tour de Salazar. Ce furent les adieux les plus déchirants. Harry s'était beaucoup attaché à lui, ses manières, ses incertitudes, et plus généralement le fait qu'il ne ressemble en rien à son descriptif dans les livres. Tom détestait évidemment ça, mais il respectait l'ancêtre, le lien de sang, et le fait que ça aurait pu être pire, il aurait pu ressembler à Godric par exemple !
Salazar : J'ai bien peur de n'avoir ni conseils, ni cadeaux à vous faire…
Harry : Honnêtement, les conseils, on peut s'en passer…
Tom : C'est dommage, moi qui voulait compléter ma collection d'armes qui ne peuvent PAS tuer Harry Potter…
Salazar : A la place, je préfère donc vous dire que j'ai été très content de vous connaître, et de vous souhaiter beaucoup de bonheur dans la vie, les filles, l'argent, et tous ces trucs là…
Tom : La célébrité aussi ?
Harry : On l'a déjà ça !
Tom : Certes.
Salazar : Enfin voilà. Vous allez me manquer.
Harry : Vous nous manquerez aussi. Ca vous dirait pas de former des tas de petits jeunes à la vie pour vous consoler ?
Salazar : J'en parlerais à Rowena après le mariage.
Tom : Et vous avez jamais pensé à l'élevage de Basilic ? C'est super affectueux comme bestiole !
Harry : Euh… je crois que le roi s'impatiente, alors salut !
Narratrice : Et il entraîna Tom loin de son ancêtre.
Tom : C'est stupide, c'est déjà écrit qu'il va le faire, tes manigances n'empêcheront rien.
Harry : Ca ne coûte rien d'essayer
Narratrice : Leur départ se fit sur un fond sonore assez particulier, en effet, du haut du tabouret sur lequel il était posé, Merlin hurlait des litanies d'injure, toujours en rimes, qui auraient fait rougir plus d'un mécréant, ce qui explique que nous ne les reproduisions point ici. Rowena, exaspérée, finit par lui jeter un sort de Silence, afin qu'Helga ne tombe pas en pamoison, elle qui déjà s'accrochait au bras de Godric pour ne pas s'effondrer, tout en pleurant et en agitant la main à l'attention de nos quatre héros qui finissaient de traverser le lac sur une barque. Salazar, lui, était resté à l'intérieur, trop ému par les évènements pour avoir envie que qui se soit le voit dans cet état.
Salazar, pour lui-même : Je me demande si les Basilics sont affectueux…
§§§
Narratrice : Je ne vous conterais point le voyage du retour de nos quatre héros, qui ne fut évidemment exempt d'embûches. Mais la combinaison des talents d'épéistes d'Arthur, de fleuriste de Force Rose et de sorciers de Harry et Tom les sortit de toutes les embrouilles. Le soir, ils profitaient de plus des talents de cuisiniers de Force Rose qui n'avait pas son pareil pour dénicher des fruits, légumes et aromates rares et goûteux en plein milieu de nulle part…
§§§
Autrice : En tout cas, ça va être beaucoup plus simple d'écrire uniquement sur quatre personnages.
Correctrice : Et beaucoup plus simple à corriger. Franchement j'arrive pas à croire que tu m'aies fait corriger quasiment tout un chapitre juste parce que les dialogues et leurs auteurs étaient décalés de un. Du coup Harry parlait en rimes à la place de Merlin !
Autrice : Je suis distraite…
Correctrice : Et les participes passés ? Quand comprendras-tu que ces machins s'accordent ? Sans parler des accents circonflexes là où il n'y en a pas besoin, et le contraire... Tu aimes toujours beaucoup « coté », à croire que tu joues en bourse... (4)
Autrice : Mais…
Correctrice : Non mais franchement, c'est à se demander si tu lis ce que tu écris !
Autrice : Tout ça parce que…
Correctrice : Tout ça ? Mais je n'ai pas encore fait le tour de la question ! Tiens ton scénario, il ne tient pas debout. C'est complètement capillotracté la façon dont ils trouvent le Graal…
Narratrice : Dites…
Autrice/Correctrice : QUOI !?!
Narratrice : Vous pourriez régler vos comptes à la fin de l'histoire ?
Autrice, qui a soudainement envie d'augmenter sa narratrice : Je ne demande que ça.
Correctrice : Pas moi !
Narratrice : En même temps c'est elle qui écrit, pas toi…
Autrice, se frappant le front : Mais comment ai-je pu oublier ce détail ! Reprenons où nous en étions…
§§§
Narratrice : Bref après moult péripéties impliquant un chevalier noir, un chevalier au lion, un chevalier invincible, un chevalier querelleur, un chevalier vengeur, un chevalier en péril, un chevalier à la fontaine, un chevalier à la cloche, un chevalier bleu, un chevalier venu d'ailleurs, un chevalier chasseur de dragons et moult autres rencontres et batailles des plus enrichissantes…
Arthur : Dès que je rentre, je mets fin aux adoubements. Je trouve qu'il y a un peu trop de chevaliers dans mon pays.
Narratrice : Nos héros arrivèrent enfin à Camelot, demeure du roi Arthur. Jamais un tas branlant de cailloux en forme de château n'avait été aussi longtemps guetté à l'horizon…
Arthur : Hem, hem.
Excalibur : Après le château qu'on a visité, c'est vrai que celui-ci fait un peu misérable.
Arthur : Mais c'est mon château, le château du roi Arthur, qui a trouvé le Graal, et pas un château perdu au fin fond des terres de Calédonie, avec quatre péquenots à l'intérieur qui ne pensent qu'à prendre des vacances.
Narratrice : Je disais donc, ils étaient en vue du château, mais à la surprise générale, personne ne vint les accueillir avec des bannières, ni sonner de la trompette pour annoncer leur venue.
Force Rose : L'accueil était meilleur la dernière fois que je suis passé.
Tom : C'est à peu près ce que je disais. Pour un peu on croirait qu'ils préfèrent que leur roi ne revienne pas.
Voix mystérieuse : Qui parle ainsi du roi ? Le roi, c'est moi !
Narratrice : Tous se retournèrent et découvrirent une très belle escouade de chevaliers en armure, avec à leur tête un homme portant une cotte de maille noire, et le reste de l'équipement assorti.
Arthur : Cette voix m'est familière…
Narratrice : A moi aussi… Mordred !?! Je me disais bien que j'avais oublié de vous prévenir de quelque chose Majesté…
Arthur : Me prévenir de quoi ?
Tom : Mais bien sûr ! Je me souviens de la légende arthurienne ! En fait, Lancelot s'est sauvé avec sa femme, et son fils a prit le pouvoir, du coup il se retrouve sans trône ni reine !
Narratrice : Le roi commença à virer au rouge.
Excalibur :Hum… il y a quelque chose qui s'appelle le tact…
Harry : Ca ne fait pas partie de ses aptitudes j'en ai peur…
Arthur : A l'assaut ! Vengeance !
Excalibur : Artie, calme-toi, il faut que…
Narratrice : Levant son épée, Arthur partit à la rencontre de Mordred, décidé à reprendre son trône.
Harry : Et on fait quoi nous ?
Tom : On regarde ?
Harry : Bonne idée, ça nous changera !
Force Rose : Et on rentre quand chez nous ?
Harry : Quand le Graal sera en sécurité… Dis Force Rose, tu crois que y'a moyen d'avoir un peu de pop-corn ?
Force Rose : Techniquement, le maïs n'a pas encore été introduit en Europe…
Harry : Allez… un spectacle sans pop-corn c'est ennuyeux !
Narratrice : Nous passerons sur le processus de fabrication du dit pop-corn, impliquant un botaniste aux ailes roses, une poêle, de l'huile, et du miel (faute de sucre sous la main…). Sachez néanmoins qu'un millénaire plus tard, des archéologues perplexes s'interrogeront sur la présence de graines de maïs lors de la fouille d'un village anglais du dixième siècle… (5)
Harry, tout en se baffrant littéralement de pop-corn : Vous savez, il y a quelque chose qui m'échappe…
Tom : Oui, des postillons. Si tu pouvais arrêter d'imiter les habitudes alimentaires des cochons…
Harry : Oh, ça va hein ! Tu peux parler toi, tu as encore du maïs dans les cheveux…
Tom : Si tu avais pensé à couvrir la poêle…
Harry : Oui, et toi à pas mettre autant d'huile au point qu'on en mette de partout… bref. Je disais que quelque chose m'échappait…
Tom : Ah oui ?
Force Rose : Si je parle des miettes, je vais me faire frapper ?
Harry : Oui !
Force Rose : Ok, je me tais alors.
Harry : Merci.
Tom : Donc tu disais ?
Harry : En fait je médite sur le pourquoi de notre présence ici. Parce qu'à part manger comme des porcs, on ne sert pas à grand-chose.
Narratrice : C'était effectivement le cas. De même que les chevaliers accompagnant Mordred, ils étaient assis autour des deux combattants et mangeaient, buvaient, discutaient… Force Rose avait même échangé du pop-corn contre un tonnelet de bière et un jambon.
Tom : Non, mais ça n'est pas nouveau.
Harry : Alors pourquoi on ne rentre pas chez nous ?
Tom : Si j'avais la réponse, je ne serais pas là à parler avec toi…
Harry : Ouaip… Sous-entendu « De toute façon tout ce que tu dis mène nulle part alors tais-toi » ?
Tom : Exact.
Narratrice : Pendant ce temps, Arthur et Mordred se battaient toujours, malgré l'état lamentable de leurs armes et armures.
Force Rose : Ce qu'il m'étonne, c'est qu'ils n'aient pas encore faim.
Narratrice : Les deux combattants s'arrêtèrent un instant.
Arthur : Tiens c'est vrai, maintenant que j'y pense…
Mordred : Pourquoi ne pas faire une pause pour casser la croûte ?
Arthur : Pour que tu essaye de me casser du sucre sur le dos pendant ce temps ?
Mordred : Si c'est plus facile à manger après…
Arthur : Fils indigne !
Mordred : Père ingrat !
Arthur : Empêcheur de manger tranquille !
Narratrice : Et ils reprirent leur combat de plus belle…
Mordred : Je t'empêche pas de faire une pause, mais ça ne m'empêchera pas de te tuer !
Harry : soupir
Tom : Attends, on va s'amuser un peu. Mordred ! Attrape !
Narratrice : Tom lança à l'ancien narrateur un pop-corn, que celui-ci attrapa directement avec sa bouche pour ne pas interrompre le combat.
Mordred : Merci !
Harry : Hey ! Ca a l'air super marrant comme jeu. Majesté ! Arthur ! Attrapez.
Narratrice : Deux minutes plus tard, le combat était devenu un concours de lancer et de rattrapage de pop corn. Force Rose regarda la scène avec perplexité, puis décida soudainement de se joindre au jeu.
Force Rose, lançant un pop-corn : Le premier qui l'attrape !
Narratrice : Arthur et Mordred se précipitèrent ensemble vers le pop-corn. Ils avaient juste oublié deux choses : primo, ils venaient de directions opposées, et deusio, ils tenaient toujours leurs épées levées, à deux mains, tournées vers un adversaire potentiel. Je pense qu'il est inutile de vous raconter ce qui arriva quand ils se percutèrent.
Arthur / Mordred : couic
Narratrice : Et c'est ainsi que moururent Arthur et Mordred. Tom, Harry et Force Rose s'entreregardèrent, mortifiés.
Force Rose : J'ai tué quelqu'un, j'ai tué quelqu'un, j'ai tué quelqu'un.
Harry : Roh, on a qu'à dire que c'est de la faute de Tom, tout le monde nous croira.
Tom : Ca me plairait qu'on m'associe à un plan aussi maléfique, mais malheureusement il faut attribuer cette mort à leurs véritables responsables : ces deux imbéciles que sont Arthur et Mordred.
Force Rose : C'est vrai, on est pas obligés de s'éterniser sur cette histoire de pop-corn, ça aurait très bien pu arriver sans.
Harry : Tout à fait.
Narratrice : C'est à ce moment là qu'une baignoire volante (remplie d'eau, bien évidemment) tomba du ciel devant nos trois « héros du jour ». A son bord se trouvait, tous trempés de la tête aux pieds, une Dame du Lac enchantée, un Lancelot fâché et une Guenièvre apeurée.
Dame du Lac : Ah, quel voyage entraînant !
Lancelot : Oui, c'est tellement romantique, serrés à trois dans un baquet d'eau glacée, avec une conductrice qui ne sait pas aller droit…
Guenièvre : Je crois que je vais vomir…
Lancelot : Et tout ça pour aller se battre avec son propre souverain parce que j'ai eu le malheur de lui piquer sa femme !
Dame du lac : Je ne veux rien savoir mon fils, je veux que tu t'expliques avec Arthur, et que vous mettiez les choses au point. Ca ne se fait pas de partir en douce avec la femme de son roi. Bref, où est mon cher Artie ?
Excalibur : Ad patres.
Narratrice : La Dame du Lac repéra d'où venait Excalibur, et remarqua très vite les deux corps et la mare de sang autour. La voix de l'épée venait de quelque part par là en dessous.
Dame du lac, à personne en particulier : Ils sont morts ?
Harry : Ouais.
Dame du lac : Oh.
Lancelot : Ca veut dire que je n'ai plus à m'excuser ?
Guenièvre : Et que je suis libre de t'épouser ! O mon Lancelot, c'est merveilleux !
Tom : Elle va vite en besogne tout de même…
Narratrice : Elle prit Lancelot par la main et l'entraîna avec elle vers… ailleurs. Nous ne les reverrons plus dans l'histoire, mais nulle doute que le reste de leur vie serait riche en déclarations à l'eau de rose et aventures amoureuses diverses (le « ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants » étant compris dans le paquetage).
Dame du lac : Il semblerait finalement que j'ai fais le trajet pour rien. Je ne peux même pas dire que je rends visite au roi, il est mort.
Tom : Les deux rois sont morts même.
Dame du lac : Et bah…
Excalibur : Et moi alors ? On va me laisser là-dessous ?
Dame du Lac : Excuse-moi, ô épée parlante.
Narratrice : Elle agita sa main, et l'épée fut translocalisée de sous les cadavres à dans sa main.
Excalibur : Merci.
Narratrice : Au même moment, Morgane se téléporta sur la scène du désastre.
Morgane : Pourquoi ai-je l'impression d'avoir encore une fois raté mon coup ?
Dame du Lac : Morgane, ça par exemple, en voilà une surprise !
Morgane : Pour sûr, tous mes plans viennent de tomber à l'eau. Avec mon fils mort, je ne pourrais jamais prendre le pouvoir dans le pays…
Tom : Ah non, ça s'annonce très mal…
Morgane : Cache ta joie.
Tom : En fait je m'en fiche un peu, c'est pas comme s'il y avait une opportunité pour moi…
Dame du lac : Morgane, j'avais justement besoin d'une assistante à Avalon, et tu m'as l'air assez teigne pour t'adapter tout à fait au poste. Qu'est-ce que tu en penses ?
Morgane : Combien je suis payée ?
Dame du lac : un coquet salaire chaque mois en espèces sonnantes et trébuchantes, des commissions à l'acte, et un treizième moi sous forme de crédit d'impôt à la conquête du monde.
Morgane : Tope là !
Narratrice : Qui eût cru que tout ce qu'elle cherchait, c'était un boulot stable ?
Tom : Il faut reconnaître que dans le domaine du mal, ce genre d'opportunités est assez rare…
Harry : C'est pour ça qu'on a inventé le bien !
Tom : C'est pas mieux de votre côté !
Narratrice : Pendant que ces deux-là se disputaient, une fois n'est pas coutume, Viviane et Morgane négociaient les termes du contrat, avec l'apport juridique imparable d'Excalibur. Force Rose en profita pour faire un semblant de tombe à Arthur et Mordred en faisant pousser quelques fleurs. En fait, il n'en avait pas fini avec les chrysanthèmes que les « familles » s'en mêlèrent.
Viviane : Mais on va pas l'enterrer ici voyons ! Je l'emmène à Avalon !
Force Rose : Si vous voulez, mais il faut bien que je m'occupe de son fils.
Narratrice : Je l'enterrerai moi-même, je m'en sortirai très bien, merci ! Mon pauvre narrateur…
Harry : Et v'là qu'elle se met à pleurer…
Tom : On est pas sortis de l'auberge.
Force Rose : Mais sa mère ne veut pas s'occuper de ses funérailles ?
Morgane : Qu'elle s'en occupe, moi j'ai d'autres chats à fouetter que de m'occuper de mon imbécile de fils…
Narratrice : Qu'est-ce que vous faites là à me regarder ! L'histoire est finie ! Partez !
Dame du lac : Bon, bon… Morgane, nous avons un roi à emmener sur l'île. Je sais que nous devrions être sept, mais la plupart de mes prêtresses ne se sont pas encore remises de leur dernière fête de la Maude. (6)
Morgane : Ces jeunes, de nos jours…
Dame du lac : Bon j'ai l'épée avec moi, je la rangerai quelque part dans mon lac. Arthur…
Narratrice : D'un geste de la main, elle fit voler le corps dans la baignoire.
Dame du lac : Voilà, allons-y.
Harry : Attendez !
Dame du lac : Aurais-je oublié quelque chose ?
Harry : En fait… vous croyez que vous pourriez nous renvoyer chez nous ?
Dame du lac : Dans le futur ? Mais bien sûr mon petit, tout de suite.
Tom : Attendez une minute, vous savez faire ça ? Vous pouvez faire ça ?
Dame du lac : Evidemment, ça fait partie de mes attributions.
Force Rose, tombant à genoux : Notre sauveuse !
Tom, devenant de plus en plus rouge : Depuis le début…
Harry, posant une main apaisante sur l'épaule de Tom : Oublie ça veux-tu.
Narratrice : La Dame du lac fit un nouveau geste de la main, et une sorte de porte lumineuse s'ouvrit dans l'air.
Dame du lac : Voilà, elle vous ramènera chez vous. Ne tardez pas, elle ne restera pas là éternellement.
Narratrice : Sur ces entrefaites, elle monta sur un rebord de la baignoire corbillard volante, Morgane s'installa sur l'autre, et l'étrange appareil s'envola à destination d'Avalon.
Harry, hurlant pour se faire entendre : Attendez ! On fait quoi du Graal !
Dame du lac, au loin : Ca fera super sur votre cheminée !
Tom : J'ai l'impression de m'être fait avoir…
Harry : Toi aussi ?
Force Rose : Bon, je propose qu'on rentre !
Harry/Tom : Ouais !
Force Rose : N'empêche, si je comprends bien, on devait tuer Arthur et Mordred ?
Harry : C'est ce qu'il me semble. Ca fait un sacré destin…
Force Rose : Surtout vu comment ça s'est déroulé…
Tom : Comme quoi le pop-corn mène à tout (7).
Narratrice : Ils passèrent la porte censée les ramener à leur époque, et on ne les revit plus au temps d'Arthur.
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Narratrice : Ecosse, en plein milieu de nulle part, un château, quelques temps après les évènements précédents. Sur la porte a été accrochée une grande bannière « Ecole de Sorcellerie ». Quatre personnes d'ascendance noble attendent devant la porte.
Godric : Je ne comprends pas, on a pourtant tout préparé…
Rowena : Les salles de classe, les dortoirs, la bibliothèque… même un stade des fois que l'invention de Messire Harry se développe et serve à un sport populaire…
Helga : Les réserves débordent de victuailles, on a dessiné des superbes uniformes…
Salazar : Et pourtant il n'y a personne. Pourquoi personne ne vient ?
Narratrice : Nos quatre fondateurs restèrent à se lamenter un moment. Tout à coup un chapeau vint vers eux en sautillant.
Merlin : Comment voulez-vous,
Situés dans un coin aussi perdu,
Qu'on sache que vous existiez,
Et que des élèves on vous demande d'éduquer ?
Vous n'êtes qu'une bande d'imbéciles !
Rowena :Ma fois, ce problème ne m'avait pas effleuré l'esprit…
Helga : C'est ennuyeux, si on faisait autre chose de notre joli château à la place…
Salazar : Je suis pour un nouvelle conférence de réflexion sur que faire de notre avenir ! (8)
Godric : Bonne idée !
Merlin : Qui a dit que les mettre sur le droit chemin serait facile…
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(1) Qui a dit que les références aux autres fanfictions (genre les Portes d'Alohomora ) étaient interdites ?
(2) S'il vous venait à l'idée un jour de lire la nouvelle « Chevalerie » dans le recueilMiroirs&Fumées, signé Neil Gaiman, il se pourrait que vous compreniez
(3) Dans l'ordre : Monkey Island 1 / Star Wars / Seigneur des Anneaux / Harry Potter / Pub pour la Moutarde / Tintin /
(4) Pour l'anecdote, la fin de la phrase est un rajout de Fenice à la correction siffle
(5) En fait le tout est une référence assez complexe aux Royaumes Renaissants, un jeu de rôle en ligne où l'on incarne un paysan de la fin du moyen-âge, et où l'on peut cultiver du maïs même si celui-ci n'a pas encore été importé du Nouveau Monde. Une manière de rappeler que ce n'est qu'un jeu et pas une reconstitution rigoureusement exact.
(6) Cf chapitre 4
(7) Phrase copyright Fenice ou presque (la phrase exacte est « tu vois, le pop corn mène à tout). Elle a indirectement conditionné la fin puisque je lui trouvai un côté tellement « conclusif » que je n'ai pas pu m'empêcher de faire en sorte que ce soit la dernière phrase de nos héros (si on oublie le cas des fondateurs et la conclusion…)
(8) Ecrit bien avant une fantastique AG dont l'une des phrases chocs a été « tout le monde est potentiellement un comité de réflexion », y'a des jours comme ça où je suis médium…
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Et ne reste que l'épilogue qui ne saurait tarder, le temps que je finisse sa relecture…
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