Salut les lapinous, me revoilà bien plus vite que la date prévue (bon jeudi mais quand même !) Grâce à ma super béta qui tue : Bichtouille !
Elle a eu la gentillesse de me corriger les deux premiers posts (que je crois avoir remplacé si tout a bien fonctionné mais reste parfois bien obscurs pour moi ). Evidemment je ne lui ai pas fait corriger cette note de début de chapitre et je suis en train de me dire que c'est pas très malin de ma part…Bref !
Ce chapitre est interdit aux mineurs et aux homophobes, hétérophobes, VieilleBiquophobes…
J'espère que vous allez passer un agréable moment.
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Une semaine s'était écoulée depuis la mort du Lord noir à Poudlard. Une semaine qu'Harry Potter était passé du statut de Garçon-Qui-A-Survécu à L'Homme-Qui-A-Vaincu. Une semaine que la chasse aux mangemorts restants était engagée, que Kingsley Shacklebolt était devenu le nouveau ministre de la magie par intérim, une semaine pour que le Magenmagot décide que les procès débuteraient en juillet, le temps que l'administration se remette en route et soit purgée des mangemorts et de leurs collaborateurs infiltrés, une semaine que la famille Malfoy avait été assigné à résidence et surtout… Une foutue semaine que Draco attendait un signe de ce foutu Potter !
Ne lui avait-il pas dit qu'il aurait plus de temps à lui accorder une fois le Seigneur des Ténèbres mort ? Avait-il changé d'avis par rapport à leur petit arrangement ? Est-ce qu'il ne s'intéressait plus à lui avant même d'avoir commencé quoi que ce soit ? Ou alors c'était en rapport avec la Weaslaide, Potter était revenu à des sentiments plus nobles et traditionnels, se marierait à la petite sœur de son meilleur ami, aurait une parfaite petite vie de banlieue, dans une petite et parfaite maison de banlieue, avec une petite et parfaite épouse de banlieue, des petits et parfaits enfants de banlieue qui réclameront un mignon et parfait petit chien de banlieue. Bordel de foutue banlieue à la con !
D'accord, peut-être bien que depuis deux jours Draco était tendu à cause de l'attente et qu'il jurait un peu trop contrairement à son habitude. Peut-être bien qu'il devait se calmer rapidement car tourner en rond dans le manoir ne passait pas inaperçu aux yeux de ses parents et que ceux-ci commençaient à se poser des questions. Ouais, peut-être bien. Ses chers parents pour qui il avait passé un pacte avec le diable dans le but de les protéger, au détriment de son propre bien être et à causes de LEURS, vraiment stupides, choix à EUX ! Ok, non… Draco n'allait certainement pas se mettre à blâmer ses parents pour ses choix à lui. Ce n'était pas de leurs fautes si ce foutu Potter l'avait entourloupé ! Encore trop de grossièreté… Draco souffla un coup, se passa une main dans les cheveux et jeta un coup d'œil à l'horloge du coin de sa chambre. Dix-sept heures, parfait, Père finissait ses affaires puis irait prendre son thé et une collation dans le salon du deuxième étage avec Mère. Les rejoindre lui procurerait un peu de compagnie et la discussion lui changerai les idées.
D'un pas vif il traversa les couloirs, songeur. Après un grand nettoyage du manoir pour effacer toute trace de la pestilentielle aura du mage noir encore présente dans les lieux, son père avait décidé de reprendre au plus vite ses affaires afin de ne pas les laisser périclitées et aujourd'hui avait été le premier jour. A cause de l'assignation à résidence, Lucius avait tout dû faire par hibou, cheminette et autres moyens de communication depuis son bureau du manoir. Méthodes moins efficaces pour conclure des affaires, mais néanmoins préférable à pas d'affaire du tout. Ses parents n'avaient pas été envoyés directement en prison dans l'attente de leurs procès contrairement à beaucoup d'autres et Draco était reconnaissant à Merlin pour ça. C'était certainement dû au fait que sa famille et lui étaient resté assis dans la grande salle après la mort du Lord, ne cherchant pas à s'enfuir, ni même à causer du tort à qui que ce soit d'autres. Leurs comportements avaient été un signe de bonne volonté de leurs parts et les aurors en avaient certainement tenu compte.
Draco s'arrêta un instant pour contempler un tableau. Une magnifique peinture à l'huile sur laquelle ses grands-parents paternel et maternel se tenant derrière ses propres parents. Lucius tenait sa femme par les épaules et les deux regardaient un adorable bébé blond d'un mois à peine que Narcissa portait, étroitement serré, contre son cœur. Même si le port de tête de tous était haut, les tenues riches et élégantes, le dos bien droit et qu'il n'y avait pas d'accolade, uniquement des mains simplement posées sur des épaules, il semblait évident que toute cette petite famille nageait dans la félicité et la fierté du dernier né. Lui. Il avait toujours été le petit chouchou, du côté de sa mère car ses tantes avaient fait de désastreux choix de vie, et du côté de son père car il était un parfait petit garçon qui pourrait pérenniser le nom de Malfoy. Cygnus, son grand-père maternel, était aussi brun que Druella son épouse alors que sa propre mère était blonde comme les blés, tandis qu'Abraxas, Furia et Lucius Malfoy était du même blond platine que lui-même. Cygnus mourut durant l'année des douze ans de Draco à quelque jour de la rentrée des classes, sa grand-mère en fut folle de chagrin et se laissa mourir vers le mois d'octobre, quand la chambre des secrets fut ouverte. Une période difficile pour Narcissa et lui. Il eut une période d'aigreur causé par la perte de ces êtres chers et devient exécrable avec tout le monde, faisant semblant de se réjouir de la sortie du monstre de Serpentard dans les couloirs de l'école. Bien que secrètement il fut terrifié à l'idée d'un monstre sortant de sous son lit la nuit… Durant cette période il eut de nouveau des accidents nocturnes, il n'en avait plus eu depuis ses six ans ! Personne n'en sut jamais rien, les elfes de Poudlard n'étaient pas bavards.
Puis c'est son grand père Abraxas qui mourut durant l'année de ses quatorze ans à cause de la dragoncelle. Il fut plus méchant que jamais avec Potter, l'insultant sur ses parents décédés et tout un tas de trucs plus horribles les uns que les autres. Mais rendre Potter malheureux allégeait sa propre peine, alors c'était bien fait ! Et lors de l'été de ses quinze ans, alors que le Lord noir venait juste de réapparaitre, Lucius envoya sa mère Furia dans une de leur résidence en France, loin de tout danger et surtout pour qu'elle puisse surmonter la mort de son mari avec ses frères, des sangs purs français avec lesquels les Malfoy avaient gardé un lien amical même après avoir migré en Angleterre. De toute façon les Malfoy avaient des relations dans le monde entier, après tout il fallait bien avoir des refuges si les choses venaient à tourner mal pour eux.
Draco reprit sa marche plus tranquillement, il se remémorait les été passés en France, avec ses cousins au second degré, la chaleur, le soleil, les baignades à la mer et les somptueux festins. A cette évocation son ventre se mit à gargouiller, heureusement il arrivait enfin au salon. Ce qu'il y trouva le laissa ébahi. Son père, tenant sa mère dos contre lui, le nez dans son cou et cette dernière qui gloussait joyeusement des taquineries que son mari lui procurait et dont Draco n'avait aucune idée car les mains de Lucius n'étaient pas visibles par Draco. Argh ! Non ! Ses parents étaient des êtres asexués et lui avait été apporté par une cigogne que diable ! Le bruit de l'ouverture de la porte détourna l'attention de Lucius du cou de sa femme, et quand celui-ci aperçut son fils, il fit trois pas en arrière, s'écartant de Narcissa puis il ébouriffa le devant de ses robes afin de leurs donner plus de volume pour dissimuler toute réaction inapproprié à son fils. Narcissa rougit comme une pivoine et, dos à Draco, remit un peu d'ordre dans sa tenue et dans ses cheveux.
- « Hum, Fils. Je regardais l'attache du collier de votre mère. Et vous que faites-vous ici ? Etes-vous venus vous joindre à nous pour le thé ? »
Lucius était rarement aussi formel avec Draco, seulement dans ses moments de colère ou d'embarras. Clairement le patriarche Malfoy n'avait pas l'air en colère à cet instant précis…
- « Oui, Draco, joins-toi à nous et discutons un peu ensemble. » Heureusement que Narcissa était plus prompte à reprendre ses esprits que son mari. D'ailleurs cette dernière donna un coup de coude très peu discret dans les côtes de son mari qui, dans un souffle, étouffa son gémissement de douleur. La mère de Draco s'installa dans un fauteuil en face d'une petite table aux pieds en métal forgé, figurant des serpents, sur laquelle était déjà disposé un plateau en argent contenant diverses petites pâtisseries ainsi que les tasses pour le thé.
- « Flubber ? » Un elfe de maison à la teinte de peau presque verte, au sourire immense et à l'allure bondissante arriva. C'était un très jeune elfe qu'ils avaient eu il y a peu de temps, après maintes recherches pour trouver un remplaçant à Dobby.
- « Oui maitresse ? Que désire la maitresse ? Que la maitresse dise à Flubber ce que Flubber doit faire pour satisfaire la maitresse. »
- « Suffit Flubber ! Apportes nous le thé et vite ! » L'elfe ne jeta qu'un bref regard à son maitre agacé pour le reporter directement sur Narcissa. Il fallut que celle-ci fasse un signe de main désabusé, signifiant qu'il se devait d'obéir, pour qu'il disparut dans un pop sonore afin d'aller chercher le thé.
Lucius maugréa que cet elfe était une plaie et qu'il aimerait s'en débarrasser. Ce dernier ne lui obéissait jamais lorsque Narcissa était présente. Il n'écoutait qu'elle, parfois Draco, mais pas Lucius.
- « Allons père ! Vous n'allez pas en vouloir à un elfe de maison amoureux de votre femme tout de même. Qui pourrait le blâmer de tomber sous le charme d'une telle beauté ? » tout en disant ces mots Draco fit un baise main à sa mère qui ricana.
- « Quelle faveur souhaites-tu me soutirer pour me dire de si suaves paroles mon fils ? » elle avait un sourire en coin attendant visiblement la suite, il entendit son père ricaner et lui rougit d'être pris en flagrant délit de flagornerie. Zut alors ! Maudit soient les parents qui connaissent les ruses de leurs enfants ! Ce fut Flubber qui le sauva de cet embarrassant moment en apportant le thé et en servant une tasse à chacun puis s'éclipsa pour laisser ses maitres entre eux.
- « Comment c'est passé la reprise des affaires Père ? Tout va pour le mieux ? » tout en soufflant sur son thé Lucius répondit :
- « Etonnamment oui, plutôt bien. En fait, je ne m'attendais pas à ce que les choses soient si faciles après ces deux désastreuses années. Je pense que notre simple assignation à résidence y est pour beaucoup. Les gens doivent se dire que nous serons innocentés sous peu et qu'il vaut mieux rester en bons termes avec les Malfoy. Après tout nous nous sortons toujours des pires situations sans trop de dommages. » Lucius eut alors l'air songeur, l'esprit ailleurs semblant réfléchir intensément à quelque chose.
- « Vous avez certainement raison Père. Nous n'aurons aucun problème à être innocentés rapidement et les gens doivent le savoir. » Les paroles de Draco semblèrent surprendre Lucius au point de le sortir de sa transe et de le fixer intensément. Il reprit sur un ton lent et clair les yeux droits dans les yeux avec Draco.
- « Ce que je ne comprends pas c'est justement cette assignation à résidence. J'aurais dû être envoyé à Azkaban, comme les autres. Je ne comprends la clémence du nouveau ministre pour ma personne. Surtout que ce Shacklebolt était un membre de l'Ordre du phénix… » Le regard de Lucius n'avait pas dévié un seul instant de celui de Draco, attendant visiblement une explication ou quelque chose. L'impassibilité de son père mis notre jeune blond mal à l'aise.
- « C'est certainement Potter qui a agi en notre faveur. » Ces quelques mots de sa femme détournèrent le regard du patriarche de son fils à elle et ce dernier se sentit soulagé, il avait ressenti comme de la suspicion à son égard émanant de son père. Celui-ci avait l'air surpris.
- « Et pourquoi Potter nous viendrait il en aide je te prie ? » il ricana « Pour notre longue amitié peut être ? » Il ricana encore.
Draco n'osa rien dire. Est-ce que sa mère savait quelque chose ? Est-ce que quelqu'un savait quelque chose et l'avait dit à sa mère ? Personne ne pouvait rien savoir ! C'était impossible. A part lui et Potter personne n'en savait rien ! Ou alors était-il facile à lire pour sa mère ? Celle-ci avait-elle briser ses barrières mentales dans un moment de quiétude au manoir ? Son cœur battait follement dans sa poitrine et sa gorge se serra. Que dira son père ? Oh que Merlin lui vienne en aide, pitié !
- « Très drôle Lucius… Vraiment, c'est très spirituel… » Narcissa lâcha ça d'une voix glaciale puis reprit en regardant Draco : « Certainement que Potter se sent redevable envers moi pour avoir mentit pour lui dans la clairière quand il m'a dit que notre bébé était en vie et en sécurité au château. » elle envoya un petit sourire tendre à son « bébé » qui fit la moue sous l'appellation et sous le regard goguenard de son père.
- « Enfin qu'importe, si c'est un paiement d'une dette tant mieux, je ne veux rien devoir à un amoureux des sangs de bourbes tel que Potter et surtout pas le fréquenter plus que nécessaire. Etre suffisamment cordial pour asseoir de nouveau notre position mais pas plus. » Lucius croisa les jambes et pris un scone qu'il grignota du bout des dents. Il regarda Narcissa puis Draco, il recommença en insistant son mouvement de tête en direction de son fils tout en fixant sa femme. Encore une fois. Draco commença à se poser des questions sur la santé mentale de son père quand sa mère leva les yeux au ciel en soupirant.
- « Chéri arrête de faire l'enfant. Si tu veux lui en parler ne te retiens surtout pas mais ne me demande pas de le faire à ta place. Après tout c'est toi que ça perturbe, pas moi. » Draco sembla perdu, de quoi par Mordred sa mère parlait. Qu'est-ce qui était assez dur à dire pour que son père s'en remette à sa mère ?
- « Draco écoute, par Salazard comment dire ça ! Ecoute, tu sais que je suis en contact avec les parents d'Astoria, ta fiancée ? » Draco ne fit même pas mine de répondre, non il ne savait pas mais il s'en doutait et de toute façon son père n'attendait pas réellement de réponse.
- « Il se trouve que cette dernière, Astoria donc… » Draco avait la fâcheuse impression que son père essayait de gagner de temps en tournant autour du pot. « Il se trouve qu'elle a peut-être mal compris tes intentions à son égard vois-tu ? » Draco haussa juste un sourcil, invitant son père à continuer.
- « En clair, ce que ton père essaye vainement de te dire Draco, c'est qu'Astoria avait eu l'impression de te plaire énormément en début d'année, qu'au moment de rendre les choses plus… concrètes, tu t'es défilé et qu'ensuite tu lui as dit d'aller voir ailleurs si tu y étais. Est-ce vrai Draco ? » Sous l'exaspération de voir son mari faire lambiner la conversation, Narcissa avait tout déballer d'un coup franc et rapide. Parfois, et surtout face à ce genre de comportement, Narcissa regrettait que Lucius ne soit un Black. Les Black ne tournaient jamais autour du pot, que leurs paroles soient blessantes ou non, contrairement aux Malfoy qui pouvaient bavassés pendant des heures autour de ce qui les intéressaient vraiment…
- « Oh, oui en effet ça s'est passé à peu de chose près comme ça. Pourquoi ? » Lucius s'assit à l'extrême bord de son fauteuil, les avant-bras posés sur ses coudes, le corps penché en avant dans la direction de son fils.
- « Mais pourquoi Draco, elle ne te plait pas ? N'a-t-elle pas une conversation et un physique agréable, fils ? » le sujet avait vraiment l'air de bouleverser son père.
- « Eh bien si, mais enfin quoi alors ? » il commençait à s'exaspérer de cet interrogatoire, quel était le fichu problème à la fin.
- « Si elle te plait pourquoi l'as-tu repoussé, Draco ? » Lucius aussi commençait à s'énerver « Quel est le problème avec la jeune fille que nous t'avons choisi, je pensais vraiment que vous seriez parfait l'un pour l'autre, une belle romance en perspective. Tu vois une autre fille c'est ça ? »
- « Non je ne vois personne d'autre père, et oui Astoria est vraiment très plaisante mais je n'ai pas eu envie que nous officialisions nos fiançailles. »
- « Mais enfin…. Pourquoi n'as-tu pas… enfin vous pouviez…. Ce n'est pas rare de rompre des fiançailles après avoir… Chez les sangs Purs Draco, nous pouvons… »
- « Ce que ton père te demande Draco, c'est pourquoi n'as-tu pas couché avec elle, puis rompu vos fiançailles à la fin de l'année comme toutes les grandes familles le font, afin d'avoir des relations régulières et de l'entrainement sous couvert de respectabilité, si tu n'as personne d'autre ? »
- « Oui, exactement ! » s'exclama Lucius en donnant une tape sur l'accoudoir de son fauteuil tout en fixant son fils et attendant la réponse. Narcissa ne put s'empêcher de lever les yeux aux plafond. Vraiment, heureusement que Lucius n'était comme ça qu'avec elle et Draco sinon sa réputation en prendrait un sacré coup ! « Alors ? Pourquoi ? »
- « Mais voyons ! » Draco se mit à crier malgré lui. « Si je n'en avais pas envie c'est que je n'en avais pas envie un point c'est tout ! Diantre alors ! »
- « Mais je te demande POURQUOI tu n'avais pas envie ! N'as-tu pas de désir sexuel ? Ou bien n'arrives tu tout simplement pas à bander sacre bleue ! » Lucius aussi s'était mis à crier.
- « Oh, Lucius ! » Narcissa était à moitié choquée et à moitié hilare, c'était donc ça qui turlupinait autant son mari. Il avait finalement réussi à lâcher le morceau ! Même si le faire avec un peu plus de délicatesse n'aurait pas été superflu au vue du visage rouge et choqué de son fils. Elle se retient de rire par égard à la fierté de son bébé. Mais la joute verbale s'enchaina à une vitesse folle.
- « Je… J'.. J'arrive très bien à… à faire durcir ma baguette ! Merci ! »
Ciel, son fils était effectivement un Malfoy, pas fichu de sortir ce qui avait à sortir sans tourner autour du pot. Même si cette manie de tourner autour du pot pouvais être avantageuse dans certains moments intimes…
- « Hé quoi alors ?! Elle est trop petite ? Tu en as honte ? Tu relâche tout trop vite c'est ça ? C'est quoi le problème ?! »
- « Mais y'a aucun problème avec ma queue BORDEL ! Par Mordred pourquoi tu t'y intéresses autant ?! » sentant la conversation dégénérer, Narcissa décida de s'interposer en prenant une voie douce mais autoritaire.
- « Allons, allons les garçons calmez-vous, s'il vous plait ! Lucius ne soit pas un tel butor, je t'en prie. Et toi Draco, mon chéri, évidemment que tout va bien de ce côté-là. Ton père s'inquiète seulement car lui à ton âge était beaucoup plus averti sur le sujet des dames voilà tout. Il veut seulement s'assurer que tout va également bien pour toi Draco, tu es un beau garçon, intelligent et de bonne famille, rien ne t'empêches de profiter des atouts dont la nature t'as doté. Si ce n'est que tu es un garçon plus sensible à l'amour et ton obsédé de père n'arrive pas à comprendre ça mon cœur. Il ne veut que le meilleur pour toi, une gentille épouse et de beaux enfants comme nous même avons eu le bonheur de t'avoir. »
Les deux mâles de la famille Malfoy se regardaient en chien de faïences, le visage rouge et le souffle haché. Pourquoi n'avait-on pas un appareil photo sous la main quand c'était vraiment le moment, se demanda Narcissa. Mais si aucun des deux ne commençait à parler alors la situation resterais bloqué. Et elle n'avait pas l'intention de passer les prochains jours dans une maison où deux des habitants se boudaient de façon puériles pour des choses aussi futiles. D'un geste vif elle pinça son mari et lui lança son regard le plus noir. Toute cette situation était sa faute après tout, c'était à lui de faire le premier pas vers son fils. L'adulte lâcha un soupir et commença.
- « Ce que te dis ta mère est vrai Draco, je ne m'intéresse qu'à ton bien être, et je veux que tu saches que tu peux venir me parler d'absolument tout, j'essaierai toujours de t'aider de mon mieux… pour absolument tous les problèmes que tu pourras rencontrer. Il n'y a aucun problème physique qui ne peux, Aïe ! Cissy ! Pourquoi m'as-tu pincé ? »
- « Tu redevenais un peu trop insistant mon amour, je crois que ton fils a parfaitement compris où tu voulais en venir… »
- « C'est bon père, je comprends et je vous assure que rien ne cloche de ce côté-là, j'en ai envie, tout fonctionne mais j'attends quelqu'un. Et avant que vous ne me harceliez de questions auxquelles je ne répondrais pas, c'est ma vie privée et cela ne vous regarde pas ! »
- « Oh, mon bébé est amoureux. » Draco regarda sa mère qui venait tout juste de minauder et qui avait la larme à l'œil. Narcissa ne minaudait jamais et surtout n'avait pas la larme à l'œil pour de telle idiotie ! la dernière fois qu'il l'avait vue pleurer c'était durant cette horrible année de deuil pour leur famille et encore, il n'avait fait que la surprendre par inadvertance dans une pièce pratiquement jamais utilisée par eux, la cuisine. Mais Draco ne pouvait comprendre le bonheur d'une mère à voir son enfant s'épanouir.
Il préféra ne pas la démentir. C'était certainement mieux qu'elle pense que Draco était amoureux d'une gentille fille plutôt que de savoir que son fils avait promis sa pureté à Potter, un homme qu'il devrait dorénavant considérer comme son maître. Et puis Potter ne s'était toujours pas manifesté, peut-être celui-ci avait-il changé d'avis. Cette pensée ne provoqua pas la vague d'espoir qu'avait imaginé Draco. Plutôt un sentiment d'égarement, que ferait-il si Potter ne venait pas le chercher…
Ils finirent leurs thés et leurs mignardises silencieusement. Tout ceci n'avait été que trop mouvementé à leur gout.
Ce n'est qu'une semaine plus tard que le monde extérieur sembla se souvenir de l'existence des Malfoy. Celui-ci s'incarna au travers de la famille Greengrass venue demander quelques explications quant au comportement du futur fiancé. Cette famille sous tension fut menée, par ordre de Lucius, au salon d'affaire du premier étage par un Flubber toujours aussi bondissant. Ce salon était nommé ainsi en lien direct avec sa fonction et son emplacement, attenant au bureau de Lucius celui-ci n'y invitait que ses relations d'affaires. C'était un salon qui n'invitait pas à une chaude détente mais plutôt à montrer à qui vous aviez affaire, un homme riche et puissant, et qui inspirait de l'auto satisfaction aux autres invités riches et puissants et un sentiment de malaise et d'infériorité à ceux de rangs sociales inferieurs à Lucius.
Sur les murs ont pouvaient observer différents clichés mis en valeur par de magnifiques cadres tout en volute et dorure. Sur l'un, on voyait Lucius jouant au Lofg, un sport sorcier pratiqué essentiellement par l'élite financière qui consistait à envoyer un boulluc, animal de la famille des botrucs mais ressemblant à une noix, dans un trou grâce à votre baguette ayant subi un sort d'extension, avec le ministre de la magie australien. Sur un autre cliché, Lucius était dans un magnifique palais et absorbé par sa conversation avec un prince du Sultanat d'Oman. Et ainsi de suite visant à montrer les différentes et puissantes relations qu'entretenait la famille Malfoy à travers le monde. Pour compléter cette atmosphère, les meubles massifs en bois rare étaient ornées d'objets plus chers les uns que les autres et dont l'aura magique était palpable dans la pièce.
Amerion Greengrass entra dans la pièce, suivi de ses deux filles, Daphnée et Astoria, ainsi que de sa femme Diomère. Tous étaient élégamment vêtus surtout les deux jeunes filles qui portaient des robes de sorcier cintrées, afin de mettre en valeur leurs courbes exquises, et de riches ornements aux pierreries azur afin de mettre en valeur leurs yeux bleus. Ils admiraient la pièces, debout et essayant de faire taire un léger malaise. Surtout Amerion qui ne voulait pas que Lucius prenne l'ascendant sur lui, l'échange qui allait suivre serait déterminant pour l'ascension de sa famille dans la haute société sorcière anglaise.
- « Flubber, va prévenir Narcissa et Draco de la présence de nos visiteurs. »
La voix trainante de Lucius surprit les Greengrass qui ne l'avait pas entendus arriver. Il prit le verre d'Armagnac que lui tendis automatiquement Flubber puis l'elfe rebondi parti voir sa chère maîtresse.
- « Lucius, mon cher ! N'ayant plus de vos nouvelles depuis les récents événements de Poudlard, je me suis dit qu'une visite de courtoisie s'imposait. Après tout nous avions des affaires en cours et certains engagements à officialiser si ma mémoire est bonne. » Amerion avait l'air de penser que rentrer dans le vif du sujet avec ses gros sabots était la meilleure des stratégies face à un Lucius Malfoy bien trop rusé pour lui.
- « Hmm, peut-être oui. Il me semble que l'arrêt de nos échanges date d'avant cela, et je ne vois pas de quelles affaires tu parles. »
Lucius ne leur avait ni proposé de s'installer confortablement, ni s'ils désiraient des boissons alors que lui-même s'installait confortablement dans un fauteuil près de l'âtre éteint de la cheminée. Il voulait leur faire comprendre qu'ils n'étaient pas les bienvenus et suite à sa discussion avec son fils il était peu probable que Draco épouse la fille Greengrass. Ils n'avaient donc plus d'affaire en cours. Tout en parlant il avait fixé sa pipe à Armagnac dont il faisait doucement tourner le contenu. La dégustation de ce spiritueux était un art dont n'avait certainement jamais entendu parler ces béotiens.
Amerion, face à l'accusation à peine voilé d'avoir coupé les ponts suite à l'emprisonnement de Lucius et sa chute dans l'estime du Lord, se sentie quelque peu mal mais ne se démonta pas. Si les rôles avaient été inversé Malfoy en aurait fait de même et tous les deux le savaient. C'est ce moment que choisirent Draco et Narcissa pour pénétrer dans la pièce. Celle-ci s'adressa à eux avec emphase, comme s'ils étaient de proches amis.
- « Diomère, Amerion ! Quel plaisir de vous voir, et vous avez emmené vos si adorables jeunes filles. »
- « Nous sommes venus discuter affaire Narcissa, et peut-être que pendant ce temps-là Draco pourrait faire visiter le manoir à nos filles » ? Le patriarche Greengrass profita de la courtoisie exprimée par Madame Malfoy pour isoler ses filles et Draco. Ce dernier se raidit, il n'avait pas envie d'être seul avec ces deux-là.
« Je suis sûr qu'ils ont plein de choses à se raconter. » Le fils héritier de la demeure lança un regard d'appel à l'aide qui fut superbement ignoré par Lucius et qui d'un geste lui intima d'obéir. Ah, elle était belle l'unité familiale tiens ! Quant à Malfoy père il voulait juste faire déguerpir les gêneurs et ne pas avoir de marmot dans les pattes l'arrangeait.
Draco entraina donc les jeunes filles à sa suite d'un simple « Mesdemoiselles, je vous prie. » contenant toute l'arrogance dont pouvait faire preuve un Malfoy mais en restant courtois. Il leur fit rapidement commencer par l'étage où ils se trouvait pour enchainer par le rez de chaussée en espérant que son père en aurait terminé et qu'il n'aurait pas à continuer avec le reste du manoir. Mais en passant du vestibule à la grande salle de réception, Daphnée s'étonna devant une porte et le blond n'eut même pas le temps d'arguer qu'il s'agissait d'un placard qu'il fut poussé dedans et que les deux jeunes filles entrèrent à sa suite fermant la porte derrière elles et lançant un faible lumos.
- « Pourquoi ne parais-tu pas enthousiaste de me voir Draco ? » Astoria était très proche de lui alors que Daphnée semblait garder la porte tout en observant la scène. « Tu sais j'ai compris que si cette année tu m'avais repoussé c'était uniquement par peur pour moi, avec la guerre et ton rôle dedans. Mais maintenant que le Lord est mort Draco plus rien ne nous empêche de reprendre ce que nous avons laissé en suspens n'est-ce pas ? » tout en parlant, elle avait caressé le bras d'un Draco tétanisé par la stupéfaction et qui ne savait pas quoi faire. Elle profita de ce manque de réaction pour coller encore plus son corps à celui de Draco et tenta de l'embrasser. Ce dernier la retient vivement par les épaules et repris enfin ses esprits.
- « Mais enfin Astoria, je croyais avoir été clair ! Tu es très jolie mais il ne se passera absolument rien entre nous, je suis désolé. » Elle se recula sèchement d'un pas.
- « Je ne comprends pas Draco, en début d'année tu avais vraiment l'air de vouloir aller plus loin avec moi, et ne me ment pas, j'ai l'ai très bien senti au travers de tes robes… » Elle avait croisé les bras sur sa mince poitrine.
- « De toute façon ce n'est pas un lieu pour tenir une telle conversation. » Draco tenta de s'échapper mais fut repoussé par les deux sœurs, et par les mouvements enchevêtrés dû au faible espace que le placard pouvait offrir à trois jeunes gens, il posa accidentellement sa main sur l'opulente poitrine de Daphnée. Cette agréable et inédite sensation lui fit bêtement fixer cette zone comme l'adolescent en rut qu'il était.
- « En effet mais tu ne m'as pas directement mené à ta chambre alors ici ça fera très bien l'affaire ! » Puis avisant la direction dans laquelle le regard de Draco louchait elle ajouta. « En fait c'est ça le problème ? Je ne suis pas vraiment à ton gout ? » tirant sa sœur à côté d'elle pour que le garçon puisse les observer l'une et l'autre. « Tu préfères les gros nichons aux petits seins Draco ? »
Si on ne pouvait nier qu'elles étaient sœurs, elles avaient pourtant une morphologie totalement différente l'une de l'autre. Astoria était fine, sans trop de courbe, de petits seins, des traits droits et aristocratiques un peu comme la propre mère de Draco et un air de jeune fille sage. Alors que Daphnée était tout en courbe, pulpeuse et sexy, des gros seins, des hanches bien développées et des fesses bombées qui avaient l'air fermes. Mais les deux étaient très excitantes dans leur genre pour Draco, Daphnée la femme fatale, le diable de luxure et de sexe sans limite. Il l'imagina un instant dans un robe fourreau rouge, ses deux gros seins faisant presque exploser le décolleté droit qui était à l'extrême limite de ses tétons, elle serait à genoux entre ses cuisses. Le regardant droit dans les yeux, son visage et ses gros seins recouvert du sperme que Draco viendrait de lui balancer à la face suite à une mémorable fellation. Tandis que, dans l'esprit saturé de phéromone de Malfoy, Astoria serait une cochonne caché sous ses airs de bourgeoise bon chic bon genre portant des cuissardes noires et brillantes, des sous vêtement de dentelles blanches, un collier de perle et se serait menotté elle-même au montant du lit, face contre le matelas et le cul relevé attendant sa fessée.
Rougissant sous de telles pensées et l'effets que celles-ci avaient provoquées sur son anatomie, il fuyait le regard des deux jeunes filles. Daphnée lâcha alors un éclat de rire et sourit en coin.
- « Tu n'as peut-être tout simplement pas de préférence Draco ? » Elle commença à caresser les cheveux de sa sœur. « Tu aimerais nous avoir toutes les deux, Draco ? En même temps ? » Sa main avait dérivé sur le devant de la robe d'Astoria, descendant de plus en plus bas. Draco ne perdait pas une miette du spectacle qui s'offrait à lui, c'était encore mieux que dans ses fantasmes ! La plus jeune des sœurs se mit à déboutonner le devant de la robe de son ainée qui ne portait rien en dessous si ce n'est un soutien-gorge rouge sang en dentelles. Définitivement une couleur qui la mettait en valeur d'après la baguette de Draco. Les filles Greengrass se faisaient face et se déboutonnaient, se caressaient mutuellement devant un Malfoy au bord de l'explosion. Et ça c'était avant qu'elles ne se mettent à s'embrasser langoureusement, le haut de leurs robes s'affaissant aux niveaux de leurs hanches, leurs poitrines s'effleurant. Puis elles s'approchèrent de lui avec un regard prédateur et commencèrent à se frotter à lui, puis à l'embrasser. Elles prirent les mains de Draco et en posèrent une chacune sur leur corps chauds et doux. Draco se laissa emporter par l'ambiance et oublia complétement tout ce qui était à l'extérieur de ce placard qui n'était pas les tétons durs de Daphnée sous sa langue, ou la fente humide d'Astoria sous ses doigts.
Lucius était heureux, il avait réussi à soutirer des objets de valeur à ce pauvre Amerion contre la promesse que Draco réfléchirait à ses fiançailles avec leur cadette. C'était tout réfléchi et c'était non ! Tant pis pour eux ! En descendant les marches menant au vestibule Lucius jubilaient littéralement. C'est à ce moment précis qu'un ensemble d'événements se produisirent. Quelqu'un sonna à la porte et sans attendre de directive de son maître, Flubber bondit pour l'ouvrir, des gémissements sortirent du placard du vestibule et sur le seuil de sa porte se tenait la sale tête ébouriffée de Potter.
Amerion était heureux, suite à d'âpres négociation, il avait réussi à maintenir les fiançailles de sa fille avec le descendant Malfoy et uniquement contre quelques objets de sa famille. Il avait réussi à faire ployer le grand Lucius Malfoy ! ce n'était pas rien. C'est à ce moment précis qu'un ensemble d'événements se produisirent. Quelqu'un sonna à la porte du manoir des Malfoy et sans attendre de directive du maître des lieux, l'étrange elfe verdâtre et bondissant ouvrit, la voix de ses filles sortirent du placard du vestibule et sur le seuil de la porte se tenait la sale tête ébouriffée de Potter.
Narcissa était heureuse, son mari avait encore réussi à mener rondement des négociations et tout cela assez rapidement. Les envahisseurs allaient rapidement partir de chez elle et laisser son fils chéri tranquille. Il était amoureux bon sang, alors que cette greluche de Greengrass le laisse en paix ! C'est à ce moment précis qu'un ensemble d'événements se produisirent. Quelqu'un sonna à la porte de son humble demeure et sans attendre de directive de sa part ou de celle de Lucius, Flubber bondit er rebondit pour l'ouvrir, des gémissements de son fils, mêlés à des voix féminines sortirent du placard du vestibule et sur le seuil de sa porte se tenait la sale tête ébouriffée de ce sang mêlé de Potter.
Diomère était heureuse, mais elle avait trop bu de l'armagnac des Malfoy pour se souvenir pourquoi et la seule chose qui la fit émerger de la brume de l'alcool fut les gémissements distinctifs de ses filles mêlé à une voix masculine dans un placard et une tête ébouriffé qu'elle n'était pas sûre de reconnaitre. Peut-être était-ce Harry Potter ?
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Alors ? je continue au moins un chapitre ? Je stop le massacre maintenant ?
Donc le prochain chapitre devrait arriver Jeudi 28 au plus tard. J'ai posté celui-ci en avance car demain soir je suis prise et jeudi soir j'en sais rien ^^ donc plutôt (l'adverbe, pas le chien) que de vous faire attendre le voilà !
Et pour finir je voudrais remercier toute les personnes suivant cette histoire et en particulier mes revieweur, revieuweur… Les personnes ayant laissé un commentaire !
Merci à : armonia granger, Kind-nightmarE, monica, Florence Baker, Paprika Star, Lyxiie et Guets. Je sais qu'il est possible de répondre aux anonymes mais je ne sais pas comment ! Je promets de me pencher sur le problème assez rapidement
