Et voici le dernier chapitre ! J'espère que cette histoire vous a plu ! A bientôt pour de nouvelles fanfics !

Bonne lecture !


Hermione courait. Ce n'était pas digne d'une jeune femme de son rang, le protocole devait certainement interdire la course dans les couloirs du palais royal. Pourtant elle s'en moquait bien.

La cour atteinte, elle vit Minerva pleurer ainsi que certaines femmes dont elle ne connaissait point les noms. Des hommes regardèrent le sol, silencieux. Au centre, une charrette. Une simple charrette qui contenait le corps de son père. Courageuse, elle s'approcha de la dépouille.

- Mon enfant, ne faites pas cette folie, s'empressa la gouvernante.

Cependant cela ne stoppa point la marche de la jeune femme.

- Dame Potter !

Hermione tourna la tête. Le ministre Jedusor venait à sa rencontre, il s'empara de sa main.

- Je vous en prie ne regardez point cette monstruosité, mes hommes ont trouvé le corps de votre père, mais il n'est point reconnaissable pratiquement, des charognards ont commencé leur œuvre.

Hermione récupéra sa main pour monter dans la charrette. Positionné sur le haut des marches conduisant au hall du palais, le prince Drago regardait la scène, rejoint rapidement pas son père.

- Jedusor m'a annoncé que la fille Potter venait souvent dans vos appartements.

- Père, elle est ma protégée, à ce titre il est normal que je l'accueille chez moi, de plus elle est comme une fille pour mère.

- Vous ne pouvez plus la voir, elle est la promise du seigneur Jedusor et…

- Et elle se refuse de l'épouser

- Comment se fît-il que vous soyez hors de vos appartements ? Ricana le roi. Le plaisir de voir ce sale Potter mort peut -être ?

- Le seigneur Jedusor a envoyé un messager me prévenir, le mousquetaire Potter étant mon plus fidèle homme, je ne pouvais ignorer l'annonce de son corps. Il fut même plus loyal que votre premier ministre ne le sera jamais, répliqua doucement le prince.

Loin de se douter de la conversation entre les hommes royaux, la jeune femme brune monta dans la charrette sous les yeux choqués de ses compatriotes. Elle releva le drap mortuaire du visage du défunt, elle dû étouffer un cri. Elle resta un moment silencieuse, observant le défunt.

Elle descendit dans le plus grand calme après avoir effectué une prière silencieuse au-dessus du cadavre dont elle avait préalablement recouvert le corps. De nombreuses personnes la regardèrent avec pitié ou compassions. Sa nourrice se dirigea à la hâte vers elle afin de l'enlacer.

- Mon enfant, je suis désolée.

Hermione brisa cette étreinte, lui offrant un sourire.

- Vous n'avez pas à l'être, ce n'est point mon père, ria –t-elle.

Elle pouvait paraître folle mais elle n'en avait cure. Elle essayait de reprendre contenance mais la peur qu'elle eut en voyant le corps avait provoqué en elle un stress incroyable qu'elle se devait de relâcher. Le ministre Jedusor ne pouvait desserrer les dents, comment pouvait-elle savoir ? La taille, les cheveux tout en ce cadavre criait comte Potter !

- Ma dame, je vous prie d'être raisonnable, cet homme est si semblable à votre père, êtes-vous sûr que le deuil n'alterne en rien votre jugement ?

Cette phrase eut pour effet de couper le rire de la jeune femme.

- Je sais reconnaître mon propre père, vous me voulez comme épouse mais me reconnaîtrez-vous si j'étais retrouvée dans un tel état ? Je ne pense point malheureusement.

Le ministre se rapprocha de la jeune femme et chuchota :

- Sachez que le roi m'a déjà donné son accord pour notre mariage, dans six mois vous serez mon épouse, j'accepte de respecter votre délai de deuil, mais je ne suis pas très patient ma chère, apprenez-le dès maintenant.

La jeune femme se recula, pour se hâter vers les hommes de la famille royale, suivie par Jedusor, Minerva et Ron, qui venait d'arriver au palais.

- Vos majestés, j'ai une requête à remettre.

- Parle fillette, j'aimerai savoir ce que tu vas encore demander, railla le roi.

- Je demande de pouvoir porter le deuil en tant qu'épouse !

La voix claire de la jeune femme ne laissa aucune place au doute quant aux mots qui furent prononcés. Minerva et Ron échangèrent un regard rempli de curiosité. Drago sourit intérieurement, cette femme était maligne et loyale envers lui, mais envers ses propres sentiments. Jedusor et Lucius ne firent point les fiers.

- En quel honneur dame Potter ? S'enquit le roi. Vous n'étiez point mariée à votre père que je sache.

- Je refuse pour ma part, s'opposa le ministre. Dame Potter n'est point mariée, et je ne suis point mort !

- Je demande de pouvoir porter le deuil pour le seigneur Rogue, prononça doucement la jeune femme.

- Et pourquoi donc ? S'alarma Tom Jedusor. Il n'était pas votre mari !

- Je lui ai fait une promesse, celle de l'épouser s'il me le demandait à son retour de guerre et que je ferai tout pour le convaincre de me prendre pour épouse. Je vous demande plus une bénédiction qu'une acceptation. Je porterai le deuil pour mon père et Severus, comme une fille et une fiancée. Je me refuse à épouser le ministre Jedusor si ma période de deuil n'est point respectée, dans le cas où cela devrait arriver, je m'en irai au convent et je pourrai même prononcer mes vœux. Quant à vous monsieur le ministre, je vous serez gré de ne plus douter de mes choix ou encore de ce que dis, si cet homme n'est pas mon père, c'est à vos hommes qu'il faut demander des explications et non à moi.

Rogue. Jedusor n'aurait jamais cru une telle chose. Ce sale traître et sa fiancée ? Il ne pouvait imaginer plus écœurant spectacle, la gamine ne devait inventer cette histoire insipide que pour l'énerver et gagner du temps. Elle ne le connaissait pas suffisamment pour l'épouser. Elle aurait rapidement désenchantée ! Il se vit une nouvelle victime quand le prince offrit sa bénédiction, lui aussi voulait la jeune femme pour lui tout seul, il ferait tout pour le lui enlever. Le roi se contenta d'un « faîtes comme cela vous chante » avant de prendre congé, ce qui irrita encore plus l'homme d'état. Il allait tous les tuer, son plan était parfait, la reine n'en avait plus pour longtemps et le blond et son fils allaient suivre le même chemin funeste. Il en avait assez d'attendre, dans quelques jours… il sera roi !


- La reine est morte.

La phrase parcourait les couloirs tel un doux murmure. Hermione était la première à l'avoir prononcé en larmes, devant la chambre de la suzeraine. Le roi fut averti de suite, mais ne vint pas au chevet de son épouse. Drago refusa aussi de se prêter à ce jeu. Il demanda à dame Hermione de prendre en main les affaires de la reine avec l'accord du roi, faisant de ce fait une violation magistrale au protocole. Jamais une simple vicomtesse dû aider le prince ou la famille royale à enterrer un corps. Le corps fut mis en isolement, le médecin de la reine le disant affreusement contagieux même s'il ne vivait plus et qu'il fallait attendre que toutes les humeurs se meurent pour le déplacer.

Le premier ministre vint présenter ses hommages aux deux membres restant pour cette tragédie. La reine décédé et avec seulement un héritier au pouvoir le roi choisi de préparer le mariage de son fils avec la princesse Pansy d'Espagne. Jedusor n'avait point prévu que le roi puisse enfin choisir une prétendante pour son fils, qui a son âge devait être déjà marié et de nombreuses fois père. Son plan fut avancé de quelques jours, il prépara ses meilleurs assassins, il fallait en finir avec la trop passive famille royale, et les hommes à qui il avait promis moult récompenses ne pouvaient plus attendre.

Hermione avait depuis longtemps reprit ses escapades nocturnes pour espionner tout ce qui pouvait l'être. Depuis l'annonce de la mort de la reine, tout sembla s'accélérer, Jedusor et ses sbires n'arrêtaient point de comploter.

- Nous allons tout faire pour détruire la famille royale, fit la voix de Jedusor.

- Mon seigneur, voici le document que vous me demandiez, le roi l'a signé sans vraiment y prêter attention.

Elle ne reconnut aucunement la voix, un proche du roi de toute évidence, peut-être un secrétaire ou un conseiller.

- L'imbécile ! S'enthousiasma le subordonné. Je ne puis exprimer ma joie tant elle est grande mes amis !

- Qu'est-ce ? Fit la voix miteuse de Carrow.

- J'ignore si je devrais te mettre dans la confidence mon cher, tu m'as affreusement déçu dans l'usurpation du corps de Potter, et punition fut véritablement maigre, mais j'ai encore besoin de toi, et ne recommence point à échouer, les conséquences seraient funestes. En outre, ce document est un acte de succession, si le roi et son fils devaient mourir dans n'importe quelle circonstance, même les plus sombres, le roi me fait dès lors son successeur au trône de France. Tom I sonne merveilleusement bien.

Les hommes applaudirent, ne se doutant aucunement de la présence d'une petite vicomtesse trop curieuse.

- Et quand le roi et son fils doivent mourir mon seigneur ? S'enquit le petit homme du roi.

- Demain. La veille de l'anniversaire des noces du roi Lucius I, sachons rester romantique, nous les réunirons à cette occasion dans l'au-delà ! Un charmant portrait de famille.


- Etes-vous sûre de ce que vous avancez ? Interrogea le prince d'un air furieux.

- Il n'y a point plus sûr que cela votre altesse, sieur Weasley m'a informé avoir eu vent des même indications. Jedusor a choisi de passer à l'attaque dès ce soir. D'après le mousquetaire il s'agirait de vous éliminer sans pour autant d'déclencher une nouvelle guerre avec l'Espagne, avec l'annonce de votre mariage et l'arrivée imminente de l'infante Pansy d'Espagne à la capitale, il désire accélérer le processus. Le témoignage gênant ou la mort inexpliqué d'une princesse espagnole ne ferait que ramener l'Europe dans une guerre.

- Mes hommes disparaissent les uns après les autres malheureusement, Jedusor me veut sans défense.

- Dumbledore a envoyé deux soldats forts courageux qui avaient fui votre père en Angleterre, ils se nomment chevaliers Lupin et Black, ce dernier est apparenté à votre défunte mère. Ils sont près tous deux à vous porter allégeance, fit la jeune femme. Ils seront dans vos quartiers cette nuit. Les mousquetaires Zabini, Londubat et Diggory iront protéger le roi par un passage secret. Les recherches du traître n'ont rien donné, nous essayons de faire en sorte que les mousquetaires ayant eu une arme comme retrouvée sur le corps de Nott et ayant participé à la bataille d'Espagne ne soient jamais laissé seuls mis il reste toujours la possibilité que ce soit les maréchaux de France les coupables.

Il y a tout de même un agent de Jedusor dans nos hommes de confiance, il a toujours un tour d'avance sur nous. Je vous demanderez ma dame de rester dans votre appartement cette nuit avec le seigneur Weasley, si nous succombons, vous devriez dès lors partir pour l'Angleterre. Dans cette cassette se trouvent argent et laisser passer pour Londres, trouvez le roi, le frère aîné de ma mère, il sera vous accueillir avec les honneurs qui vous sont dû, je lui ai écrit chaque semaine depuis des années, sans négliger mes doutes sur Jedusor, il connait votre rôle et ce que vous avez fait pour sauver sa sœur bien aimée.

Le prince s'approcha de la jeune femme, prenant entre ses doigts une mèche de cheveux rebelle.

- J'aurai voulu ne point être né prince, pour devenir votre époux. Vous êtes une jeune femme hors des conventions Hermione, et cela ne me laisse point indifférent. Je sais que vous ne serez jamais mon amante et que je ne puis rien vous demandez que votre vie par loyauté, mais je désire que vous soyez heureuse.

Il avait murmuré ce monologue en plongeant son regard gris dans ceux bruns de la jeune femme.

- Partez je vous prie ma dame, je sais que votre cœur bat pour un autre et cela est si douloureux que je pourrai vous gardez prisonnière de ces murs.

Hermione obéit au prince sans attente. Elle n'avait point de sentiments amoureux à son encontre. Bien que déclaré mort, Severus était toujours l'homme qu'elle aimait. Elle se rendit à ses propres appartements, où une silhouette encapuchonnée l'attendait.

- Il est l'heure, fit la jeune femme. Le plan a parfaitement fonctionné, tout se jouera donc ce soir. Vous allez vous rendre dans mon hôtel à Paris, vous y serez en sécurité, Minerva va aller avec vous.

- Mais mon enfant... essaya de s'imposer la vieille dame.

- Il n'y a point de mais, à la tombée de la nuit, vous partirez toutes les deux. En portant mes affaires, tout le monde pensera que je quitte le palais.

- N'avez-vous point peur de la mort jeune fille ? Souffla la silhouette.

- La mort ne m'effraie point, tout ce qu'elle peut m'apporter serait de revoir mon père et celui dont j'aurai voulu être la femme.

Elle disposa pour pénétrer dans sa chambre, prenant le temps de choisir une robe de paysanne très légère pour ne point être dérangé dans ses mouvements. Une lame à la ceinture et un poignard, un autre caché au niveau de sa cheville. Et une longe épingle dans les cheveux, avec cet attirail, elle allait marcher sur les traces de son père. Les larmes lui montèrent et elle ne put les empêcher de couler. Elle pria dieu de toutes ses forces dans l'espoir de venger ceux qu'on lui avait enlevé et ceux qui ne retrouveraient jamais leur famille à cause de la mégalomanie d'un seul homme.

- Mon enfant ?

Ce n'est que la voix du seigneur Weasley qui la ramena dans la réalité. Elle vit avec stupeur qu'il faisait nuit et qu'elle était prête.

- Que va-t-il se passer maintenant ? S'enquit la jeune femme.

- Le souper du monarque vient de se terminer, suite à l'enterrement de la reine qui doit avoir lieu demain tout le monde est parti tôt, laissant le roi et son fils seuls. Chacun a regagné son appartement, le prince est près au combat et le roi ne se doute de rien de ce qui se trame dans son propre château.

La jeune fille écouta sans rien dire. Elle ne pouvait plus rien faire pour l'instant. Sa tâche était arrivée à son terme. Son parrain lui fit un baiser sur le front.

- Mon enfant n'ayez crainte, vous avez été digne de votre père. Vous devez rester ici jusqu'à ce que je revienne, je vais voir si les voies sont libres et si je croise des alliés pour savoir où en est la bataille.

La jeune femme resta seule, ne laissant qu'une unique chandelle à ses côtés, attendant avec un stress grandissant la conclusion de tous ces événements.

Au bout d'une heure, elle s'empressa de pénétrer dans le passage à son tour, allant vers les appartements de Jedusor, elle voulait sa vengeance.


Diggory, Londubat et Zabini patientaient devant la chambre du roi, cachés. Le roi était au lit depuis une heure passée mais aucun signe d'activité n'était à noter.

Soudain, ils virent trois ombres pénétraient dans la salle, l'épée à la main. Londubat allait pour s'élancer quand il sentit une main se poser sur son visage et une lame lui traverser le dos jusqu'au cœur. La lumière se fit dans l'antichambre, donnant à voir aux yeux de tous le triste spectacle.

- Diggory explique toi !

Le mousquetaire Zabini avait peine à croire ce qui pourtant était si évident. Son allié n'était autre que le traître en question et il se retrouvait quatre contre un.

- Désolé l'ami, fit le traître. Il y a bien longtemps que j'ai compris que seul le ministre Jedusor pouvait rendre à la France sa pureté d'autrefois, et je suis désolé d'avoir tué ton cher cousin, le seigneur Nott, mais vois-tu il était si pénible, toujours à me surveiller de loin.

L'homme du prince ne rétorqua pas, sa lame le ferait pour lui ! Il allait venger ses camarades tombés par des parades si lâches !

- Rends toi Zabini, rejoins nous et ta vie sera épargnée ! Le ministre sait être généreux avec ses hommes ! Dit Carrow.

L'interpellé ne fut point dupe de la manière dont il allait recevoir sa récompense, à l'image certainement que fut celle du mousquetaire Londubat. Il sortit une seconde arme, prêt à se battre si la France devait tomber, ce ne serait certainement pas avec son concours.


Le prince avait tellement attendu que son tour de se battre arrive qu'il avait commencé à désespéré. Il était las d'attendre assis dans la pénombre que des soldats viennent le tuer. Cela lui fit penser de voir quelle réforme il pouvait mettre au point une fois roi pour empêcher toute possibilité de coup d'état tel que ce soir. Lui et Dumbledore allait changer le visage de la France, il en était certain.

La porte de ses appartements s'ouvrit, laissant tomber le corps d'un de ses gardes.

- Veillez excuser cette intrusion votre Altesse, mais il est clair que les gardes manquent de formation, ne vous inquiétez pas, nous en ferons la remarque au futur roi Tom I !

Macnair essaya de frapper le prince, mais celui-ci évita la parade tout en sortant sa lame.

- Vous avez été long à venir chers maréchaux, à moi mes hommes ! Cria le prince.

Les deux maréchaux furent surpris en voyant devant eux apparaître des chevaliers inconnus, ou presque.

- Lestrange, Macnair ! Les usurpateurs de titre militaire ! Comment allez-vous, la nuit est douce vous ne trouvez pas ? Nargua le seigneur Black, guilleret tel un apprenti chevalier.

Le combat s'engagea sans plus de cérémonie, Lestrange prit le sieur Sirius Black en adversaire, en parallèle le chevalier Lupin affrontait à l'aide du prince le maréchal Macnair.

- Je vais prendre un malin plaisir à vous tuer comme j'en ai pris à me débarrasser de ce sale pleurnichard de Potter ! Clama hautement ce dernier.

Les combats repartirent avec plus d'acharnement encore ne laissant aucun homme prendre le dessus sur son adversaire.


- Te voilà ma jolie ! S'amusa Barty Croupton. J'attendais que tu viennes enfin à moi.

Hermione ne l'avait point vu apparaître dans un corridor parallèle à son chemin. Il respira fortement dans son cou. Il lui avait bloqué les bras pour qu'elle ne puisse lui échapper il la poussa dans le salon de Jedusor, vide.

Je vais aimer te faire mienne ma chérie, si tu savais le nombre d'homme prêt à tuer pour partager une nuit avec toi, tu nous rends fou.

Hermione réussit à l'arrêter en lui donnant un coup de pied bien placé, cette parade n'avait point été apprise par son père mais par les filles de paysan. L'observation était un très bon moyen d'apprentissage également. L'homme se plia en deux, se tenant la partie en profita pour le blesser au visage, elle allait lui laisser une belle cicatrice.

- Sale garce, tu vas me le payer !

Il sortit un poignard prêt à blesser la jeune femme dans l'espoir d'abuser d'elle tranquillement. Cette dernière se tenait prête en prenant en main son poignard caché à la cheville. Elle allait le poignardé en plein cœur. Cependant elle ne put faire un geste que son agresseur se crispa en lâchant sa propre arme. Derrière lui une silhouette encapuchonnée venait de le transpercer.

- On ne touche pas les dames, chuchota-t-il. Surtout pas celle-ci.

L'homme mourut enfin dans un dernier cri d'agonie, s'écroulant au sol. L'individu caché nettoya sa lame à l'aide du bout de sa cape sans dévoiler pour autant son visage.

- Seigneur Weasley ? Est-ce vous ?

L'inconnu ne répondit point, s'avança vers elle, droite et sûre d'elle.

- N'avancez plus ou je vous tue, prononça la jeune femme d'une voix assurée.

- Vous iriez jusqu'à me tuer ? Intéressant, je voudrais voir ça, railla l'inconnu.

Le souffle d'Hermione s'accéléra alors qu'elle comprenait peu à peu l'identité de la personne devant elle.

- Je le savais !

Elle se jeta sur la silhouette, faisait chuter la capuche et révélant à la lueur des lumières le visage de l'intrus. Elle prit son visage en coupe et avant que l'homme ne puisse bouger, il sentit la jeune femme poser ses lèvres sur les siennes. Baiser auquel il répondit d'abord doucement puis avec passion.

- Tu vas rétablir son honneur j'espère ou alors je te tue.

Hermione faillit s'évanouir en entendant cette seconde voix, elle était en plein délire.

- Père, est-ce vraiment vous ? Se sentit-elle obligée de demander.

L'homme lui fit un sourire avant de l'enlacer.

- Ma chère fille, Dieu seul peut dire à quel point vous m'avez manqué. Je n'ai pensé qu'à vous, même si je constate que vous n'aviez pas que moi dans votre esprit.

Hermione rougit à la réflexion de son père, il savait parfaitement qu'elle aimait Severus, il fallait être aveugle pour ne pas le savoir.

- Il s'est passé tellement de chose depuis vos disparitions, commença la jeune femme. Que s'est-il passé ? On m'a annoncé votre mort, à tous les deux. J'ai porté le deuil, en tant que fille et en tant que veuve et aujourd'hui vous êtes devant moi. Si c'est un rêve que Dieu arrête tout cela, car c'est trop d'émotions pour mon cœur.

Elle ne put retenir ses larmes, elle faillit même s'effondrer, son père la soutenant jusqu'à un fauteuil.

- Respirez doucement. Severus sera plus à même de vous faire le récit de nos dernières aventures.

La jeune femme se tourna vers son aimé, il n'avait prononcé mot mais savoir qu'elle portait le deuil pour lui en tant que veuve avait réchauffé son cœur. Elle l'avait attendu. Elle l'avait honoré. Il la pensait trop jeune pour comprendre le jeu de l'amour, trop jeune pour que les sentiments qu'elle disait lui porter soient réels. Il avait eu tort.

- Lestrange est un imbécile heureux qui ne sait pas viser. Il m'a planté sa lame entre le torse et le bras, si bien que je ne fus point touché même si cet homme était persuadé du contraire. Je m'allongeai, comme laissé pour mort sur ma monture. Je réussi à sortir du champ de vision de mon assaillant. Comprenant la trahison de ces soi-disant maréchaux, j'ai galopé jusqu'à votre père, hélas trop tard. Votre père avait déjà subi les foudres de Macnair, il a été touché au dos, peu profondément heureusement, mais il avait perdu assez de sang pour lui aussi avoir le droit d'être abandonné.

- Toujours vérifié le pouls des victimes, murmura doucement Hermione. C'est ce que vous me disiez quand vous m'expliquiez les règles du combat.

- Ils n'ont pas eu les même professeurs que nous, juste la malchance de travailler pour Jedusor, on ignore quels sont ses plans, Minerva nous a demandé de venir le plus rapidement possible ici. Soigner ma plaie fut plus long que prévu, nous avons été soignés par un médecin espagnol, expliqua Harry.

- Pourquoi personne n'est ici ? Pourquoi êtes-vous seule dans les appartements de Jedusor ? Questionna Severus l'air grave.

- Je venais vous venger, Jedusor a décidé de passer à l'attaque cette nuit, la reine a été proclamé morte il y a peine deux jours, cela a décidé Jedusor à accélérer ses plans. Le prince et le roi sont en danger de mort. Diggory,Zabini et Londubat sont partis défendre le roi, Dumbledore a envoyé deux autres chevaliers anglais pour aider le prince, seul le roi ignore tout du traquenard. Quant à moi, Jedusor a demandé ma main, je refuse de l'épouser, je suis venue armée dans le but de terminer votre tâche père et demander réparation.

La voix de la jeune femme gagna en sûreté au fur et à mesure de son explication. Elle allait détruire le règne du premier ministre. Et elle avait deux revenants pour l'aider.


Le prince et ses acolytes eurent vite fait de se débarrasser de leurs assaillants dont les corps gisaient maintenant sur le sol.

- Ce fut un peu trop facile non ? S'enquit le chevalier Lupin.

- Naturellement, affirma Black. Ce genre de personne s'encroute avec le temps au lieu de continuer à s'entraîner dur, le titre acquis et l'entraînement s'envole aux cachots. La triste loi de la cour, l'instinct de survie à l'envers.

- Nous devrions aller aider mon père et voir comment les autres s'en sorte, notre ennemi est malin, cependant sa colère doit l'aveugler, il n'a eu que trop d'obstacles sur sa route ces derniers temps.

Les chevaliers reprirent immédiatement leur sérieux, reprenant les armes, ils suivirent le prince aux appartements de son père. Le spectacle était désolant. Dans la pièce, les mousquetaires Weasley, Zabini et Londubat songeaient le sol.

Le prince se précipita auprès de l'homme roux qui réussit à entrouvrir les yeux.

- Diggory est le traître, quatre contre nous, Zabini et Londubat était déjà à terre quand je suis arrivé.

La douleur prit possession de lui et il s'écroula. Le chevalier Lupin commença à lui prodiguer des premiers soins alors que Black en fit de même avec Zabini. Le prince se précipita dans la chambre de son père, ils arrivaient trop tard. Le roi baignait dans son sang, il n'avait même pas eu le temps de sortir son arme afin de se défendre. Drago remit le corps de son père dignement sur le lit de ce dernier.

- Le roi est mort, vive le roi.


La salle du trône avait toujours été un lieu ostentatoire, faite pour montrer la puissance française aux ambassadeurs étrangers ou encore aux visiteurs royaux. Tom Jedusor était assis sur le trône, ses hommes venaient de lui annoncer la mort du roi, le prince à l'heure qu'il était devait être lui aussi dans l'au-delà ce qui faisait de lui le roi de la France.

Devant lui, ses quatre premiers sujets, à genoux. La salle était très spacieuse pourtant il voyait plus grand, il voulait un palais plus digne de lui et il savait où le trouver. Le prince Drago avait commencé son château à Versailles, peu de personnes avaient eu accès au plan, un chantier colossal réunissant des milliers de travailleurs.

- Je me sens vraiment à ma place dans ce fauteuil, maintenant que tout la famille royale est tombée, je me demande ce que je dois faire, épouser la fille Potter ou la princesse Pansy d'Espagne ? Ou encore je prends la princesse en épouse et garde la seconde en favorite, une lignée avec elle me conviendrait également, ria le nouveau roi.

- Je ne suis pas sûr de vouloir être la femme de l'ombre, je n'aime pas réellement vivre dans le péché.

Tous se tournèrent vers le centre de la pièce. Droite, majestueuse et l'arme à la main, Hermione se trouvait seule devant les cinq hommes.

- Macnair et Lestrange sont morts mon cher ministre. La reine est en vie en sécurité loin de Paris. Le seigneur Potter et le seigneur Rogue ne sont pas morts, ils sont même dans le château. Le prince Drago est le nouveau roi de France, et vous Jedusor vous venez de tout perdre. Des gardes arrêtent t vos alliés à l'extérieur du palais en ce moment même. Vos biens sont confisqués par la couronne et je ne serai jamais ni votre épouse ni votre maîtresse. Vive Drago I, roi de France.

La tirade eut pour but de faire enrager le premier ministre. Pour confirmer les dires de la jouvencelle, le prince Drago et ses mousquetaires apparurent devant leurs ennemis.

- Messieurs, parla doucement Tom Jedusor. J'aimerai que vous m'assassiniez proprement tout ce joli monde et que vous me rameniez leur cœur à tous, j'en ai plus qu'assez de votre incompétence.

Le combat final s'engagea. Jedusor resta en retrait. Hermione se battait au côté de son père, il n'était point remis de sa blessure et pouvait la rouvrir à tout instant. Severus et Drago se bâtèrent unis contre le traitre Diggory. Les lames s'entrechoquèrent, les respirations s'accélérèrent mais la volonté de combattre le premier ministre attisa les forces des combattants du prince. Les deux hommes inconnus tombèrent rapidement. Il ne resta ainsi que Diggory et Carrow contre les mousquetaires et chevaliers. Plus lent par ses dernières épreuves, Harry fut blessé, laissant l'homme mûr dans l'incapacité de continuer son combat. Carrow en profita pour lui faire une nouvelle entaille au niveau de l'épaule droite.

- Père !

Hermione reprit le combat, Severus le rejoignant rapidement. Leurs mouvements fluides et harmonieux mirent en déroute Carrow qui ne put esquiver les lames de ses adversaires. Diggory essaya de fuir, cependant Black le rattrapa, il retourna l'homme avant de le transpercer, il était hors de question de frapper un homme dans le dos !

La pression retomba légèrement quand Hermione sentit une lame froide le long de sa jugulaire.

- Lâchez-là Jedusor.

La voix dangereuse de Severus envahit la salle du trône. Il agissait tel un serpent guettant le geste de son ennemi, avec observations et gestes lents. Harry se releva comme il le pouvait, soutenu par le chevalier anglais Lupin.

- Vous avez perdu Jedusor, je vous condamne aux galères pour le reste de votre vie sous haute surveillance, proclama le roi.

La prise de Jedusor sur la jeune femme se renforça. Le visage de Severus se ferma lorsqu'il vit un léger filet de sang.

- Tu penses pareil Severus ? Que j'ai déjà perdu alors que nous avons gagné ? Mon cher Severus, tu m'as donné tellement de tes camarades, tu as trahi tant de fois ton propre pays, tu vas aller aux galères toi aussi mon cher, tu m'as servi brillamment ces dernières années, tu as su joué auprès des mousquetaires, auprès de ton roi, l'ancien comme le nouveau. Et la trahison ultime, tu as trahi le grand seigneur Potter, le père de la femme la plus fidèle au monde. Celle qui nous a annoncé que tu voulais l'épouser à ton retour de guerre, une vraie petite comédienne qui ne croyait qu'à ta loyauté envers la couronne.

Hermione était perdue, Severus était un traître ? Ce n'était pas possible !

- Vous avez raison mon roi, je ne suis point fait pour le mariage, mais qui ne tuerait pas pour une nuit avec la plus belle femme de la cour. Eduquer les plus jeunes n'est-il pas nôtre rôle ?

Il prononça cette femme en poignardant Harry qui se trouvait à ces côtés, dans le dos. Le sang s'échappait de la plaie, son père avait déjà de nombreuses blessures. Elle assistait impuissante à son agonie.

- Père ! Lâchez-moi ! Père ! Hurla-t-elle.

- Silence ! Ordonna Jedusor en lui tordant plus encore le poignet.

Les deux autres chevaliers se précipitèrent sur Severus mais ce dernier fut plus fort, ils se retrouvèrent également blessés au sol. Le prince voulut à son tour combattre le mousquetaire, il s'avança en garde. Severus laissa échapper un rire rauque.

- Désolé prince, railla –t-il. Je ne me bats pas avec les enfants. Mais ne vous en faites point, après les combats vient la paix.

Hermione fronça les sourcils en analysant la scène autour d'elle. Elle réalisé dès lors que les blessures de son père n'étaient point mortelles, les chevaliers n'étaient que coupés ou alors frappés, mais en aucun cas tué. Et cette phrase. Cette phrase qu'il lui disait souvent depuis leur rencontre, cette phrase était une sorte de code entre eux depuis qu'enfant elle s'était plainte de ne point le voir assez ou son père. Elle signifiait que … tout aller bien, et que si on est en difficulté maintenant tout se passerait pour le mieux dans le futur.

Severus prit place à la droite de Jedusor, tel un bon chien derrière son maître. Le prince ne voulait point abandonner mais aucune option ne sembla se présenter à lui. Il avait promis de protéger Hermione, il ne comprenait point le retournement de Severus, l'avait-il vraiment trahi ? Était-ce la fin de sa dynastie ?

Le soulagement naquit chez tous les présents, Jedusor ne comprit pas le sourire apparent sur le visage de son ennemi. Il sentit à son tour une fine lame sur son coup.

- Je vous avais dit de ne pas vous en prendre à elle, je n'en ai cure des autres, mais pas d'elle.

Jedusor ne put être assez rapide pour échapper à la prise du double agent qu'était Severus. Il lui trancha la jugulaire. Hermione pouvait sentir le sang couler dans son dos alors qu'elle sentit Severus jeter sans la moindre compassion le corps encore chaud du ministre.

Hermione le laissa la prendre dans ses bras. Il sortit un mouchoir immaculé d'une de ses poches afin de l'appliquer sur la plaie de la jeune femme.

- Allez-vous bien ? Murmura le mousquetaire.

Elle se contenta de hocher la tête. Elle s'écarta de lui pour aller auprès de son père. Ce dernier lui fit un maigre sourire.

- Comment as-tu pu poignarder mon père ? S'exclama la jeune femme.

- Une idée de Dumbledore, répondit simplement le jeune homme. Tout ce que j'ai fait est de couper les fils de sa blessure, il est résistant. Il fallait sauver les apparences.

Hermione regarda son père à terre, Lupin avait dû le reposer pour affronter Severus.

- C'est donc terminé ? Interrogea Hermione.

- Oui ma chère, vous avez réussi à vaincre Carrow, et Jedusor n'est plus. Nous avons perdu de nombreux hommes loyaux dans cette guerre civile, mais aujourd'hui je suis le roi de France, et je compte bien faire table rase du passé et empêché la répétition de tels événements, répondit Drago. Severus est mon espion depuis des années, sous les conseils avisés de Dumbedore qui va devenir un de mes conseillers, je prends en main les rênes du royaume, en gouvernant seul. Personne ne doit prétendre à ce titre ou avoir un pouvoir égal au souverain. Les jours qui vont suivre illustreront le début de mon règne. En attendant, messieurs Lupin et Black vous allez rester avec moi, vous autres, je vous conseillerais de faire venir un médecin pour le seigneur Potter, je le veux dans mon cabinet demain midi.

Le roi partit, laissant Severus, Harry et Hermione seuls. Severus souleva Harry afin de le reconduire dans les appartements offerts à sa fille. Le médecin ne fut pas long à venir et Harry s'endormit rapidement. Dans le boudoir, les plus jeunes restés seuls, ne prononcèrent aucune parole durant quelques instants. S'ils devaient discuter, ils ne firent rien pour faciliter leur conversation.

- On s'est embrassé, on a combattu ensemble, tu m'as sauvé la vie mais tu n'es toujours pas capable de parler de nous, commença Hermione.

- Je vous prie, ne faites pas ça.

- Est- ce que Jedusor avait raison ? Aurais-je dû l'épouser ou encore devenir la maîtresse du prince ? S'impatienta la jeune femme. J'ai seize ans, je me dois de me marier et tu refuses de faire de moi ta femme. Je t'attends depuis deux ans voire plus, et je peux attendre encore, mais une jeune femme se doit d'épouser un homme, un seigneur, tu m'as écrit... et je croyais en tes paroles !

- Je ne sais point si je peux le faire, la famille, des enfants, je ne suis point taillé pour cela, je n'ai pas eu de vrai exemple familial et je ne veux point faire votre malheur, expliqua l'homme. Et pour beaucoup dès demain je serai un traitre, j'ai agi en tant qu'espion pour le prince, je connaissais les risques, je ne désire en aucun cas noircir votre réputation.

La jeune femme se leva, s'approchant de son amour, posant ses mains sur les siennes.

- Je n'ai cure de ma réputation, j'ai fait la mienne et tu as été le bras de la justice en tuant Jedusor il y a quelques heures, fit la brune. Si tu refuses de m'épouser, tout le monde s'interrogera, j'ai annoncé vouloir porter le deuil car tu m'avais promis le mariage, le mensonge est un prétexte facile pour faire le déshonneur d'une réputation.

Severus ne savait que faire, si bien qu'il se leva pour partir, laissant la jeune femme seul à attendre le réveil de son père.


Expliquer à a cour et au peuple les événements qui s'étaient déroulés la nuit d'avant ne fut pas chose aisée. Le coup d'état de Jedusor, s'il avait réussi, aurait profité à un bon nombre de nobles. Barjow fut arrêté rapidement, dénonçant de nombreux hommes de main de l'ancien premier ministre. Pettigrow, un des secrétaires particuliers du roi connu le même sort que l'empoisonneur, dénonçant lui aussi du fond de sa cellule ses anciens complices ou des hommes ayant eu des relations avec Jedusor. L'atmosphère et les arrestations de masse firent frémir la cour qui comprit la volonté dominatrice de son nouveau souverain.

L'annonce du retour de la reine en parfaite santé fit s'effondrer plus d'une dame. De nombreux gentilshommes se hâtèrent auprès d'elle, une reine veuve pouvait facilement tomber dans la solitude pensaient-ils, cependant Narcissa les renvoya tous. Préférant aider son fils à réordonner le royaume que de se complaire dans des pseudos-romances ridicules, elle ne s'était jamais sentie aussi libre. Et dévouée une véritable reconnaissance à la dame Potter.

D'ailleurs un bal était annoncé, tradition oblige après une victoire. Le roi ne manquait pas vraiment, son enterrement à Saint-Denis se fit dans la plus grande intimité. Le sacre de Drago I à l'inverse fut acclamé par le peuple, voyant ce nouveau prince comme le sauveur du blason français. Harry, Severus, Lupin, Black et Weasley, furent déclarés mousquetaires de la garde personnelle du roi. Hermione quant à elle, eut le droit à un siège permanant au conseil du roi, une première dans l'histoire.

En tant que nouveaux roi, nous nous devons de savoir récompenser avec justesse la bravoure et la loyauté. Mes mousquetaires, tel le veut la tradition, je souhaite vous accorder une faveur si celle-ci est réalisable par nous. Veuillez avancer je vous prie.

Le seigneur Black put donc demander un peu d'or en récompense, afin de voyager comme il lui plaira entre la France et sa natale Angleterre. Le seigneur Lupin préféra demander la permission de reconquérir les terres françaises que le premier ministre avait confisquées à son père, accordé. Le père d'Hermione ne demanda rien d'autre que de continuer à le servir, il fut fait capitaine lieutenant des mousquetaires.

- Mousquetaire Rogue, prononça le roi. Vous avez risquez votre vie afin de protéger la mienne, vous avez su être un parfait élément pour la couronne grâce à votre espionnage. Choisissez votre faveur, nous vous en prions.

Severus s'inclina devant le roi. Hermione dû constater avec tristesse que Severus avait raison, de nombreux nobles doutaient de sa loyauté et parlaient à voix basse de son ancienne alliance avec le premier ministre.

- Mon roi, je ne souhaite point richesse et titre, vous m'avez déjà accordé ces faveurs il y a bien longtemps. Aujourd'hui, je voudrais vous demandez une faveur plus intime.

Beaucoup se mirent à chuchoter, Harry fronça les sourcils, surtout en voyant le visage de son ami Ron s'éclaircir dans un sourire. Hermione aussi fut extrêmement curieuse. Severus voulait-il repartir ?

- J'aimerai que mon maître d'arme, le seigneur Harry Potter comte de Belinghen m'offre ma main de sa fille unique Hermione.

La jeune femme crut défaillir quand elle l'entendit finalement prononcer cette phrase. Elle tourna son regard vers son père et vers le roi, espérant qu'ils acceptent. Drago ne fut point heureux de devoir accepter, sa parole était sacrée, cependant si elle épousait Rogue elle ne viendrait plus auprès de lui. Harry savait déjà ce qu'il était juste de répondre, il voyait bien l'expression faciale de son enfant.

- Je l'accepte ! Fit le père de la future mariée.

- Si la jeune femme est consentante mon cher ami, nous ne pouvons vous refuser cela, dit le roi.

Hermione s'approcha de Severus, posant sa main sur le bras de son futur époux.

- Je ne désire que devenir l'épouse du seigneur Rogue votre altesse.

- Soit ! Clama le roi. Vous avez notre bénédiction.

Le bal débuta, les danses s'entamèrent et la musique résonna. Tous s'amusèrent, fêtant à la fois le nouveau roi et le retour d'une stabilité politique. Hermione se pavanait au bras de son fiancé. Son père les aborda bien assez vite.

- Pour quand sera le mariage ? S'enquit-il.

Hermione leva la tête pour plonger dans les yeux onyx de Severus.

- Dans deux mois, de ce fait ma fiancée aura le temps de trouver sa robe de noces.

- Et où vivrez-vous ?

- Sur mes terres, fit à nouveau le seigneur Rogue.

Il ne pensait pas devoir répondre à un interrogatoire de son père d'arme si tôt sa demande faite. Une petite voix lui dit qu'il allait devoir rendre des rapports plus souvent que prévu à son nouveau capitaine.

S'échappant dans les jardins, le couple put respirer loin des curieux. Hermione en profita pour poser sa tête contre son futur amant.

- Pourquoi avoir changé d'opinion à propos de nous ? Questionna-t-elle doucement.

- La réflexion. Et le roi m'a avoué vous avoir fait sa déclaration lors de mon absence. Vous êtes très courtiser, de nombreux seigneurs vous voudraient comme épouse. Et malgré tout c'est à moi que vous avez su rester fidèle. Qui ne voudrez d'une femme qui l'aime pour ce qu'il est et non pour sa fortune ou ses titres. J'ai choisi mon épouse, c'est toi Hermione. Je ne pourrai te protéger que si tu es à mes côtés.

Il attrapa le menton de la jeune femme, posant ses lèvres sur celles délicates de la jeune femme. Ils étaient heureux à présent, car après les combats vient la paix.


- J'en ai marre de Potter !

C'est un Severus Rogue très en colère qui s'affairait au-dessus d'un chaudron en ébullition. Ce sale Potter ! Il en avait plus qu'assez que cet auror de pacotille vienne fourrer son nez dans ses affaires ! Est-ce qu'il allait voir lui si ce binoclard accomplissait parfaitement son devoir conjugal avec la rouquine ?

- Severus, tu as l'air tendu mon amour.

- Ton copain Potter est encore venu pour me dire que si je n'étais pas un parfait gentleman avec toi je finirai à Azkaban ! Tu imagines la honte que j'ai eue devant ma classe de cinquième année ! Tu es une Miss-Je-Sais -Tout ! Tu es capable de te défendre si on t'attaque : la preuve, la nuit dernière tu m'as lacéré le dos durant nos ébats ! Sauvageonne !

La jeune femme s'approcha, collant sa poitrine contre le dos de l'homme furieux.

- Calme-toi trésor.

Elle se mit à le masser alors qu'il continuait à imaginer de nombreuses tortures à l'encontre du Survivant.

- Je suis sûre que si vous faisiez la paix, vous deviendrez de bons amis ! Sourit la jeune femme. Vous me surprotégez tous les deux, je me demande comment vous allez gérer avec celle-ci.

Elle caressa son ventre rond de quatre mois.

- Même pas en rêve qu'elle sorte un jour de ce château, ou mieux de notre appartement ! Tonna –t-il en se retournant pour lui faire face. Ma fille m'écoutera !

- Mais bien sûr, compte là-dessus Rogue, allez viens, on doit aller manger !

Il suivit sa douce à travers le château.

- Harry ! Ron ! Mais qu'est-ce que vous faites là ? S'étonna la jeune femme.

- Je viens vérifier que ton époux ne te marty…

Il fut coupé par la main de Ron lui écrasant la bouche.

- Je suis désolé, Harry voulait savoir si tu allais bien avec notre chère petite nièce. On en profite pour planifier la cérémonie en hommage à la victoire contre notre petit Voldemort préféré !

- Hum hum.

Tous se tournèrent vers la personne qui venait de se racler la gorge.

- Ne te crois pas si important Weasley ! N'oublie pas que je suis le plus grand organisateur du monde des sorciers, personne ne peut se comparer à moi !

- Drago tais-toi et fais donc ton travaille, je veux qu'on se voit pour l'organisation de ma baby shower après, ria la jeune femme enceinte.

- A vos ordres milady ! Plaisanta le blond. Je dois aller voir McGonagall, elle veut tout faire pour m'aider ! Une vraie mère poule depuis la guerre ! Mais pas de soucis princesses, la plus belle baby shower pour la plus belles des femmes c'est noté !

Il partit en laissant le groupe derrière lui.

- Il va arrêter de draguer ma femme ce crétin ? Grogna Severus.

- Voyons, je n'aime pas les blonds tu le sais, je n'aime que les bruns, fit Hermione sachant très bien les conséquences de la jalousie de son mari.

- Potter ! Devenez roux dès demain ! Exigea le maître de potions.

- Hermione juste pour te dire…

- Harry tu n'es pas mon père ! Faut que tu arrêtes de me surprotéger, entre toi et Severus je suis dans du papier bulle ! Commença à s'énerver la brune.

- Voldemort a failli te tuer ! Répliqua le Survivant.

- Et nous sommes tous en vie, et tu vas devenir ami avec mon mari.

Elle partit à son tour sous les regards courroucés des hommes concernés.

- Après les combats vient la paix ! S'écria-t-elle au loin.

- D'où sort-elle une phrase si stupide ? Marmonna Severus. Elle la dit depuis que je la connais ! On est pas au Moyen-âge !

- Elle m'a sorti un jour que sa mère prétendait qu'elle la connaissait d'une vie antérieure ! Répondit le Survivant. Vous y croyez vous ?

- Ne divaguez pas crétin d'auror ! Ragea Severus. Elle a dû lire ça quelque part, j'ai épousé un rat de bibliothèque pas une réincarnation !

THE END

Eh oui, la fin de notre histoire s'achève. Merci d'avoir lu . N'hésitez pas à laisser des messages, merci ! A bientôt chers lecteurs !