chapitre deux : Un pour tous et tous les empafés contre nous!
Blaise et Drago déjeunèrent ensemble, parlant du 'bon vieux temps' et de ce qu'ils devenaient respectivement. Blaise avait fait des études de médecine et exercait dans un petit cabinet lui appartenant. C'est ainsi qu'il parla de sa situation. En vérité, il était un médecin reconnu, qui était spécialisé dans les maladies de peau.
Ils discutèrent de tout et de rien, puis Blaise partit pour son travail. Il n'était pas fréquent que les nobles effectuent des tavaux rigoureux et complexes, du moins, cela n'était pas courant que les nobles de la cour. Blaise était une exeption.
Une exeption faite de bon sen et de générosité. Ses parents avaient étés furieux de savoir ce que faisait leur fils, lui qui avait une situation facile et qui pouvait jouir d'une grande opulence sans avoir à travailler pour autant! Mais Blaise ne le voyait pas ce cet oeil. A ces yeux, cet argent n'était pas véritablement le sien. Dans son idéal, il devait, en remerciement de tout ce dont il avait bénéficié et tout ce dont il bénéficiait, travailler à aider son prochain.
Telle était la philosophie du premier ami que Drago s'était fait à la cour. Et il en était fier. A sa manière, le blond avait aussi eut des pensées similaires, et, exprimées avec les mots de Blaise, elles prenaient tout leur sens. Elle devenaient concrètes, et il s'en sentait fier.
Etre fier de ce que l'on faisait, et pas de ce que l'on était : les mots que Séverus lui répétaient souvent allaient parfaitement à la situation de Blaise.
Il se dit que si Séverus n'avait pas été expatrié, il aurait été tenté de le présenter à Blaise. Ils se seraient sans doute plus, et si une personne était capable de voir les gens à leur juste valeur, c'était bien Séverus.
Harry arriva un peu plus tard, passa rapidement dans la salle principale en faisant un signe de tête à Drago en chuchottant un petit « bonjour » que lui seul put entendre.
Harry était vêtu avec plus de modestie que la veille. Il arborait un simple costume de lin blanc qui donnait une impression de pureté sur le brun. Si les vestales avaient été des hommes, elles auraient probablement ressemblées à cela. Personne ne fit attention à lui lorsqu'il passa dans la grande salle, et Drago se demanda alors pourquoi il ne venait pas manger avec lui, et pourquoi personne ne faisait attention à lui. Il y avait certes peu de personnes dans la salle, mais le bun attirait le regard. Il était comme une perle au millieu de pierre : on ne pouvait décemment pas le dédaigner.
Si Blaise avait été là, il lui aurait sans doute expliqué que les esclaves ne mangeaient pas à la même table que les maîtres, et que, une fois la fête passée, on ne s'interressait pas aux joyaux de la maison du roi. 'La maison du roi', c'est comme ça que les sujets appelaient le harem de Jedusor.
Comme pour ne pas dire les mots exacts. Comme pour cacher le fait que ce n'était que de vulgaires prostituées.
Mais Blaise n'était pas là.
Et Drago sortit de la salle pour suivre Harry.
Il le trouva dans les cuisines, en pleine conversation avec un marmitton roux qui tournait une broche où les volailles cuisaient, appétissantes et dorées.
Le marmitton en question était apperamment un garçon nommé Ron Weasley. Il riait avec Harry de bon coeur et Drago senti une pointe de jalousie s'infiltrer en lui. Pourquoi au juste s'était-il imaginé être le seul ami du brun?
Il ne le savait pas.
Toujours était-il qu'il se sentit obligé de participer à la conversation. Il s'approcha doucement du bun et posa une main sur son épaule. Harry se retourna, surpris, alors que le dénomé Ron semblait prêt à faire un infarctus.
Il sourit alors déposa un baiser sur le front du brun avec un « bonjour » discret, puis se tourna vers le rous pour lui tendre aimablement la main en se présentant
« Malfoy. Drago Malfoy »
Le rouquin regarda la main qui lui était tendu, éberlué. Jamais un maître ne s'était abaissé à renter en cuisine et à lui parler avec aimabilité. Encore moins à lui serrer la main.
Voyant la mine déconfite de son ami, Harry éclata d'un petit rire joyeux, et lui dit qu'il ne devait pas avoir peur. Qu'apparament Drago, et il en était le premier surpris, n'était pas comme les autres pigeons de la cour. Qu'il n'avait rien à craine (à son humble avis).
Drago sourit à cette réflexion, alors que Ron lui serrait la main avec craine et précaution, comme s'il eût pu, d'un simple effleurement, briser la main du jeune aristocrate.
Puis, revenant à lui, Drago lui demanda pourquoi le fait qu'il n'était un poulet de bascour comme les autres emplumés de la cour royale l'étonnait à ce point.
Comme s'il eut été brûlé, Ron retira vivement sa main de celle de Drago et se mit à tourner la tête en tous sens, cherchant apparament un endroit où se cacher.
Harry répondit, contrit, que Lucius Malfloy, qu'il supposait à juste titre être le père de Drago était le chef des emplumés en question, et que, Drago, qui était son fils, était supposé être le portait craché de son père : fier, arroguant, et monstrueusement cruel avec ses valets.
Drago rit avec une telle légerté que Ron, qui essayait vainement de se cacher sous ses bras en oubliant au passage sa broche et ses volaille, se redressa, comme rassuré, mais toujours prêt à bondir en cas de besoin...
Harry le regarda avec étonnement.
Drago s'expliqua :
« C'est une description tout à fait crédible de mon père, hélas! Mais, heureusement pour moi, je n'ai pas hérité de ses trais de caractère. J'ai été élevé par mon parrain.
Là d'où je viens, j'entend par là, là où j'ai vécu la majeure partie de ma vie, on vous inculque très jeune le repect des autres, et particulièrement celui de ceux qui vous servent. Un seigneur n'est rien sans ses vassaux. »
Ron hocha la tête, les yeux équarquillés, comme dépassé par les évenements qui se déroulaient dans sa cuisine. Harry fit la moue. Il n'aimait pas être appelé Vassal, et il n'avait toujours pas oublié qu'il était, malgré tout ce qu'on pouvait en dire, un prince de sang, et qu'il avait été désigné depuis son plus jeune âge à devenir un de ces « seigneurs », avant de chuter au rang de « vassal ».
Il n'aimait pas que l'on lui rappelle sa cruelle position. Ce qu'il devait faire pour un roi qu'il haïssait plus que tout et qui avait tué ses parents sur la place publique, exposés aux yeux de tous pour l'exemple. Parce qu'il ne pouvaient en être fait autrement.
Drago, s'apercevant du malaise du brun passa une main rassurante autour de ses épaules. Ron sembla alors comprendre quelque chose et hocha la tête d'un air entendu en avisant ses deux interlocuteurs.
Harry dit alors quelque chose qui surpris le blond, qui n'avait pas vu le manège du marmitton. Il dit très simplement et dignement « Non. » avant de retirer avec douceur la main de Drago de ses épaules.
Drago équarquilla les yeux et regarda Ron, qui portait encore sur le visage les trais de sa suspission. Il soupira alors « Nous sommes amis, rien de plus. »
Ron hocha la tête, dubitativement, oubliant momentanément le respect qui était dû aux personnes d'un rand aussi élevé que celui de Drago, et recommença méthodiquement à tourner ses volailles.
Drago commença à parler à Harry de Blaise, quand Ron se mit à balbutier pitoyablemement :
« Vous... vous conaissez Blaise Zabini? » avant de rougir furieusement, comme si son teint voulait tout à coup devenir aussi criard que sa chevelure d'un roux flamboyant.
Drago hocha la tête, surpris par cette réaction. Harry expliqua pour Ron, qui semblait être en incapassité physique d'aligner deux paroles cohérentes de suite :
« Blaise est le seul, avec toi, à nous traiter avec respect et à nous saluer. Il parle parfois avec Ron, lorsque celui-ci est en pause. Il est parti, n'est-ce pas? Son cabinet doit être ouvert à cette heure-ci. J'irais d'ailleurs y chercher quelques pots de baume cicatrisant.
Oui, il est parti il y a environs ¾ d'eure, il me semble, mais pourquoi avez-vous besoin de gel cicatrisant? Vous vous êtes blessé?
Tutoie-moi, au lieu de me vouvoyer. On fait ça entre amis. Dit Harry. Puis, semblant réfléchir, il ajouta, avec malice, sauf dans la haute société, et non, je n'ai pas été blessé, c'est juste que tous mes invités ne sont pas comme toi, Drago, ils prennent ce qui leur est dû, et sans aucun égard pour ma personne, je puis te l'assuer... »
Ron soupia avec compassion et Drago haussa un sourcil avant de balbutier quelque chose dans le goût de :
« Tu veux dire que... qu'ils... qu'ils... »
Harry fit la moue « Oui, ils... et parfois bien plus. Mais je ne veux pas en parler.
Pas avant de déjeuner, en tout cas... »ajouta-t-il avec un clin d'oeil complice à l'intention de Ron.
Celui-ci répondit mi-amusé, mi-exasppéré « Un jour, il faudra que tu me dise comment tu fais pour engloutir autant de nourriture en aussi peu de temps. » Il avisa le regard amusé de Harry et conclut « Non, tout compte fait, je ne veux as savoir. Allez, suis-moi, monsieur l'estomac sur pattes »
Ron conduisit Harry à une table un epu plus loin où il installa un bol, une cuillère et un couteau, et avant de partir, sembla chercher du regard quelqu'un avant d'ajouter deux couverts à table en disant pour seule explication « Elle est partie acheter la viande avec Ginny et les jumeaux. » et partit chercher de quoi déjeuner.
Devant l'air perplexe de Drago, Harry, qui s'était installé et disposait trois serviettes de tissu lours sur la table sourit gentillement et tira une chaise à ses côtés avant de dire :
« Installes-toi, le petit déjeuner va être servi »
Drago ne cru pas utile de dire qu'il avait déjà copieusement déjeuné et se mit à table.
Pendant que Ron était toujours en vadrouille, Drago posa la question qui le turlupinait :
« Qu'est-ce que Ron a voulu dire en avancant que 'elle' était partie chercher la viande avec Jenna et les jumeaux? »
-Ginny. Répondit Harry, avec un demi sourire. Il parlait de sa mère, sa soeur et ses frères. Sa mère est la chef de cette cuisine, et toute la famille travaille au château. Elle est vraiment gentille, mais peut être terribles lorsqu'il s'agit de nourriture.
Toute la famille? S'étrangla Drago Tu veux dire qu'il a encoe d'autres frères et soeurs? » Etant fils unique, Drago avait peine à saisir le concept de la famille nombreuse.
Eh oui. Il y a déjà Arthur, le mari de Molly. Il travaille dans la milice.Décompta Harry avant de préciser devant l'air interrogateur du blond : Molly est le prénom de la mère de Ron. Il y a Ginny, la benjamine, et la seule fille, ensuite vient Ron, puis les jumeaux : Fred et Georges, tous ceux-là travaillent en cuisine, sauf Ginny, elle est aide couturière. Il y a Perçy, qui est en bonne voie pour devenir comptable, Bill, qui s'occupe des chevaux aux écuries, et il y a charlie, qui est apotiquaire.Ils sont sept enfants en tout.
Sept... C'est le chiffre qui symbolise le cycle, tu le savais? »
Mais Harry ne dit jamais si il le savait auparavant ou pas, car Ron choisi ce moment-là pour arriver, les bras chargés de vicuailles.
Harry en bavait presque sur la table tandisque qu'un Ron Guilleret et beaucoup plus décontracté déposait toutes ces bonnes choses sur la table, avant de s'installer.
Ils mangèrent de bon coeur, racontant des annectodes de leur travail respectif. Aucun d'eux ne se sentait à sa place dans ce palais trop drand et trop décoré. Ron aspirait à devenir chevalier, tandisque Harry rêvait de partir au loin, ainsi que Drago, mais pas pour les mêmes raisons.
Le temps passa vite et c'est un e voix de femme qui les tira de ce bon moment.
« Ronald Weasley! Combien de fois t'ai-je dit de ne pas mettre ton barda dans l'entrée de la cuisine? »
Le barda en question était un empilement de métal sencé constituer une armure de chevalier, que Ron guardait précieusement en l'attente de jours plus clément pour ses rêves.
A ce moment-là, le temps s'était comme figé, et ron, qui avait suspendu le mouvement qu'il effectuait, arrêtant ainsi sa tartine de pain à quelques centimètres de ses lèvres, sembla pâlir à vu d'oeil. Il enfourna ladite tartine avant de ranger rapidement ses affaires et se placer devant la broche, la tournant en finnissant sa monstrueuse bouchée.
Harry riait doucement quand une tornade de cheveux roux investit la cuisine. Quatre personnes en tout. Une jeune fille à l'air timide et aux grand yeux bleus pleins d'innocence, deux garçons, qui semblaient un peu plus âgés que Ron, mais de peu, qui s'eclamaient bruyamment que leur mère s'était encore trompé en les appelant, et une femme de ces personnes sur qui on ne peut pas vraimment coller d'âge, qui était un peu replète et paraissait chaleureuse.
En voyant Harry, le visage de Molly, car s'était bien elle, rayonna, elle lui fit un bon bisou sur les deux joues, et lui demanda des nouvelles de lui. Elle le considérait comme son propre fils et était ravagée par la culpabilité de ne rien pouvoir faire pour lui alors qu'il en endurait tant pour ses maigres épaules.
En voyant Drago, assis tranquillement à côté de Harry, elle sembla rouge de confusion et et se confondit en excuses pour ne pas l'avoir vu et servi plus tôt. Puis, avisant le petit déjeuner devant lui elle demanda qui lui avait fournit ce petit déjeuner ici, dans un lieu si misérable et impropre aux nobles gens. Ron répondit timidement qu'ils discutaient tous les trois et Drago, avec un sourire charmeur, assura qu'il n'eut pas voulu manger avec ses pairs et qu'il était très bien ici en leur compagnie. Molly rougit alors vivement, puis, en tapant d'un mouvement souple (et sûrement dûement répété) l'arrière du crâne de son fils, elle lui dit que ce n'était pas un déjeuner pour les grandes gens, que c'était pour les servants comme eux, et qu'il aurait pu lui servir de meilleures choses, et en plus grande quantité.
Drago, qui ne voyait pas comment il fût possible de manger en plus grande quantité que ce qui se trouvait sur la table et qu'Harry engloutissait méthodiquement, rassura Mme Weasley. A vrai dire, il appréciait bien plus un déjeuner simple comme celui-ci plutôt que ceux, servis en grande ponte aux nobles dans la grande salle. Il le dit, en ajoutant qu'il avait été habitué à cela chez lui, et que, dans la maison où il avait été élevé, on mangeait avec des domestiques (ce qui n'était, d'un point de vu technique, pas tout à fait vrai, mais qui rassura grandement la mère de famille).
Ils discutèrent joyeusement, pendant que la famille Weasley vaquait à ses occupations.
