Bonsoir, bonjour!
Je suis désolée du retard, ou du temps de publication, j'ai eu une panne d'inspiration, un manque de temps, donc ça n'a pas été facile d'écrire ce chapitre. Quand bien même, j'espère qu'il vous plaira. C'est un chapitre un peu plus sombre. Je vous laisse découvrir!
Elominnie : Ahah! Merci! Et bien je suis contente que ça te plaise, j'espère que ce chapitre te plaira autant!
L Kim : Merci beaucoup ! J'espère que ce chapitre te plaira!
On se retrouve en bas!
(Désolée pour les fautes oubliées)
Chapitre 3
Dernièrement: La dame au sabre s'avance et dépose une boite sur une table près de nous. «Oui, et un gros, Gustus vient de découvrir ceci...» Elle ouvre alors le paquet qu'elle avait posé et nous pouvons voir la tête de Costia dedans, un mot inscrit sur la boite "De la part de l'Ice Nation".
«Réveille tout le monde. Une guerre est sur le point d'éclater.»
Le soir même.
Point de vue Lexa.
«Non, Lexa, réfléchis, le sang ne répond pas par le sang!»
Tout le monde avait été réveillé. Clarke, Lincoln, Tsubaki, Raven, Octavia, Emma, Indra et tous les autres du campement. Une décision devait être prise, et vite. Mais je n'avais aucune intention à rester ici. Le sang répondait par le sang. L'Ice Nation nous avait montré qu'il voulait la guerre. Ils allaient l'avoir. Je regroupais un groupe pour attaquer. Octavia, Lincoln, Indra, Gustus Raven et Emma avaient tout de suite accepté. Mais Clarke ne voulait pas venir. Pire, elle voulait qu'on reste. Tsubaki, voulait qu'on trouve une autre solution. Je devais prendre une décision. Je devais montrer à mon peuple, mon camp, que nous nous laissions pas faire, que nous combattions.
Et ce soir, nous n'avions pas d'autres choix. Nous devions aller à la rencontre de cette bataille. Et nous reviendrons vainqueurs.
«Que ça te plaise ou non, on part.»
J'avais les meilleurs soldats m'accompagnant. Des personnes sur qui je pouvais compter. Des personnes de confiance. Des combattants qui, comme moi, n'avaient plus rien à perdre.
On devait être des tueurs dans ce nouveau monde. A cette heure-ci, c'était tuer ou être tuer. On a pu constater que les humains étaient devenus bien plus pire que les rôdeurs. Bien plus menaçants.
Clarke me prit à l'écart.
«Tu vas nous laisser seuls ici?»
Clarke semblait avoir peur. Peur de mourir. Ou peur de ne jamais nous voir revenir. Je ne savais pas encore pourquoi elle voulait tant que je reste. Tout me poussait à partir. A aller venger Costia. A nourrir mon peuple. Mon peuple, qui après la nouvelle, a voulu se nourrir de vengeance. Tout le monde adorait Costia.
«Je suis désolée, Clarke. Mais les morts sont partis. Les vivants ont faim.»
Sans un mot de plus je fis signe à ma troupe que c'était le moment. Je pris mon sac et partis en compagnie d'une vingtaine de personnes. Quelques personnes en plus avaient accepté de venir.
Avant de passer la porte, ma sœur me prit le bras.
«Je viens avec toi.»
Non. Il était hors de question. Je ne pouvais pas non plus laisser le camps vide. Il fallait que quelqu'un veille sur les autres, restés à Polis.
«Non. Tu gardes un œil sur Clarke et les autres. Tu m'envoies un signe sur le talkie-walkie si y'a un soucis. Compris?»
Elle acquiesça.
On était bientôt arrivé à destination. On préparait les derniers éléments du plan. Il était pourtant simple. Par groupe de deux ou trois, on entrait, on tirait, on partait. On trouvait la reine et on lui remettait la tête de son fils et on s'en allait. Leur communauté n'était pas bien grande. On était largement plus fort qu'eux.
«Octavia, avec Lincoln. Vous prenez le Sud. Emma, Raven, le Nord. Gustus, Indra, vous prenez l'Est. Nyko et moi, on prend l'Ouest. Les autres, Wells avec Sinclair, Monty avec ta mère, Jasper avec Echo et Harper, vous vous répartissez le terrain, il faut qu'on encercle leur camp. On fait ça silencieusement. Discrètement.»
Tout le monde m'écoutait. J'avais acquis une qualité. Celle de diriger. Il fallait bien que quelqu'un prenne les commandes de Polis. C'était mon rôle. Je devais prendre soin de mes hommes, de mes femmes, de mes guerriers, de mes enfants. De mon peuple et celui de Clarke.
Quelques questions plus tard et on était tous prêts. Tous disposés à se battre.
J'étais avec Nyko. C'était un des guérisseurs du campement. Très efficace pour tuer mais aussi pour sauver des vies. J'étais assez proche de lui. Il avait toujours été très utile à notre communauté.
On se déplaçait aussi rapidement que discrètement. On fut vite arrivé devant une porte de secours, sans doute en cas d'invasion de rôdeurs. On l'ouvrit. Nyko trancha la gorge du garde qui était sans doute en train de somnoler et lui poignarda le crane pour ne pas qu'il se transforme. On ne prit pas l'attention de cacher les corps, on n'avait pas de temps à perdre inutilement. On parcourait les quelques mètres qui menaient à différentes habitations. Cela faisait une dizaine de minutes qu'on avait été séparé, et j'espérais que personne n'avait été blessé.
L'endroit était calme et quasiment désert. Comme si tout le monde dormait sur ses deux oreilles. Mais comment pouvaient-ils dormir avec les choses qui nous menaçaient chaque jour et encore plus la nuit? Surement parce qu'ils se sentaient en sécurité dans leur camp. Après tout, leur chef, Nia, était connue pour être assez dure et forte. Si elle et moi n'avions pas eu de désaccords et de différents, on aurait sans doute pu créer un des camps les plus sécurisés. Mais il a fallu qu'elle prenne le pouvoir seule. Il a fallu qu'elle trahisse notre contrat. On avait été clair le jour de notre rencontre. Personne n'attaquait l'autre et tout irait bien.
La tête de Costia était définitivement une invitation à une guerre.
On entrait dans le lieu voulu, un couloir et des chambres, sans doute. On ouvrait et découvrit qu'il n'y avait personne. Les lits n'étaient même pas défaits. C'était étrange. On prit notre mal en patience et réfléchissions. J'avais la carte du camp d'Azgeda dans les mains, les emplacements exacts de tout ce qu'ils avaient. On se trouvait pas loin de la chambre de Roan. Le fils de Nia. Un homme prêt à tout, impassible et calme. C'était quelqu'un que je ne pouvais pas voir. Bien trop ressemblant à mon reflet dans le miroir.
C'était un meurtrier et j'étais une meurtrière. Je tuais pour survivre. C'était tout ce qui comptait aujourd'hui. Survivre.
Lorsque j'ouvris la porte de Roan, un bruit de rafales se fit entendre. On avait des armes silencieuses. Cela ne venait donc pas de nous. Azgeda se réveillait. Leur camp contre attaquait. Nyko et moi courrions vers ce bruit. C'était mauvais. Le son attirait les morts. Dans des gestes précis et réfléchis on tuait un par un les soldats. Nyko eu ensuite l'idée de se séparer pour encercler les tireurs.
Je courais le plus vite possible pour faire le tour. L'épée à la main, je tranchais les gorges des guerriers qui se trouvaient sur mon passage.
Je vis très vite Monty et sa mère en difficultés. Nyko était caché dans un des arbres. Il tirait avec précision dans la tête des guerriers aux peintures blanches.
Mon chemin était donc vite dégagé et je pu aider Monty a se relever. Il avait été touché mais sa blessure était bénigne. Rien de bien grave. Sa mère, elle, était au sol. Je vins l'aider mais en la retournant je savais que je n'aurai d'autre choix que de la laisser. Elle avait été touchée à l'abdomen, le sang coulait bien trop vite et elle allait être infecté. Il était trop tard.
«Monty, je suis désolée.»
L'asiatique courait vers sa génitrice. Nous étions seuls, je m'éloignais pour leur laisser de l'espace, je comprenais sa tristesse et sa colère. Mais je ne pouvais m'empêcher de regarder la scène. Elle m'était bien trop familière.
Monty caressait doucement les joues devenues rouges de sa mère. Il pleurait. Il criait de douleur. La souffrance et la peine se voyaient sur son visage. Celui de sa mère se montrait rassurant. Elle ne voulait pas qu'il s'inquiète.
Il se leva après un instant, lorsque ses pleurs avaient stoppé. Lorsque la respiration de sa mère s'était arrêtée.
Il pointa son arme sur la tempe de la femme et quand il était prêt, il tira. Un bruit léger résonna quelques secondes. Monty savait qu'il n'avait pas d'autres choix. Il savait également qu'on manquait de temps. Il resta un moment debout, face à sa mère maintenant décédée. Il ne bougeait pas d'un pouce. Il déposa un dernier baiser sur son front. Un dernier "je t'aime" et il me rejoignait, le regard désormais vide.
On s'était tous retrouvé au milieu du camp. Tout le monde se posaient des questions, certains étaient sereins, d'autres comme Indra n'avait pas confiance face à cette histoire. Je l'avoue que je trouvais moi-même assez étrange le fait que personne n'était présent ce soir. Et évidemment ce n'est que trop tard que j'avais compris.
J'avais compris mon erreur. J'avais compris que Clarke avait raison. Que je n'aurai jamais dû partir du camp. Que je les avais laissé seuls. Tous les meilleurs soldats étaient avec moi. Nia avait du préparer son coup. Octavia et Lincoln recherchait une solution, une explication. On avait quand même tué une trentaine de personnes ce soir. Mais comme Jasper le fit remarquer, aucun signe de Roan ou de Nia. Raven quant à elle, ne semblait pas se préoccuper du manque d'humains présents ce soir. Elle semblait ailleurs. On la vit arriver, le sourire aux lèvres.
Point de vue Raven.
On était enfin seules. Emma et moi. Aucun zombies, aucun humains. Juste elle et moi. Et accessoirement nos amis et des corps inertes se noyant dans leurs propres flaques de sang à quelques mètres.
Le côté Nord d'Azgeda était quasi désert. Les soldats étaient nuls. Je me demandais comment ils pouvaient être ceux qui sécurisaient leur campement. Ils ressemblaient plutôt à des humains sans défense, des gens qui ne savaient même pas recharger une arme.
J'avançais en direction du groupe. On s'était rejoint après avoir fait le tour du campement. J'étais avec Emma.
«C'était énorme! De la pure folie! Je te promets, un duo de choc!»
J'avais, je l'avoue, eu un excès d'excitation. J'étais fière. Je venais de nous sauver. On venait de gagner notre guerre. On avait gagné. On avait eu notre vengeance.
Emma me regardait étrangement. «Raven..»
Je commençais à entendre le groupe parler. Il fallait que je leur raconte. Que je leur dise.
«Et vous auriez vu sa tronche quand je lui ai défoncé la tronche! C'était épique!»
Mais elle criait cette fois, ne me laissant pas jouir de mes exploits devant mes amis. Tout le monde nous regardait.
«Raven!»
Il fallait que je leur apprenne pour le mec. C'était pas possible autrement. «Pis l'autre con qui est apparu derrière, il a cru que je l'avais pas vu? Oh mais je l'ai vu! Bam, une balle entre les deux yeux!»
J'étais bien loin de la jeune fille innocente du début, désormais. J'avais une arme et je n'avais pas peur de l'utiliser. J'étais contente de moi. Contente d'avoir éliminé des ennemis. Heureuse d'avoir été utile.
Emma me secouait alors les épaules. «RAVEN!» Et tout le monde me regardait.
«Quoi ? On peut plus rire de ses exploits? C'est pas tous les jours qu'on gagne une guerre!»
Je n'y croyais toujours pas d'ailleurs.
Emma avait la voix grave, elle semblait nerveuse.
Beaucoup trop nerveuse. Et les autres avaient le regard rempli de peine.
«Raven... Ta jambe, elle... Je...»
C'est à cet instant que j'avais compris. C'est quand j'ai baissé mon regard que j'ai vu ma jambe. Ou plus précisément, que j'avais vu la morsure.
Oui. C'est à cet instant que j'avais compris que j'allais y passer.
Du côté de Polis.
Point de vue Clarke.
«Qui êtes vous?»
Je le regardais. Un homme aux cheveux longs et barbu. Une voix grave et cassée. Des habits de guerriers presque neufs. Son épée longue et aiguisée qui me chatouillait la jugulaire. Tout ça faisait penser que j'allais y passer. Mon cœur battait bien trop vite pour prétendre que je n'avais pas peur.
Une vielle dame se trouvait derrière lui. Un air satisfait au visage, presque fier. Je ne savais pas quel abruti avait ouvert la porte d'entrée du camp mais il avait fait la pire connerie de sa vie. Tout le camps de Polis était encerclé. Des guerriers, tous plus grands que les autres, avec des peintures qui n'avaient rien d'amical, leurs armes pointant sur chacun d'entre nous. Il fallait dire qu'on était pas les plus forts ce soir. Lexa était partie avec les soldats , nos meilleurs soldats. J'avais peur qu'elle ne revienne plus. J'avais peur de ne plus jamais la revoir.
L'homme me sortit de mes pensées.
«Je suis Roan. Ton amie est certainement en train d'attaquer des innocents à cet instant même.»
Que voulait-il dire? Si être innocent signifiait couper des têtes, j'étais mal barrée. Je ne savais pas qui était ce Roan, ni même ce qu'il me voulait, ou de ce qu'il était capable de faire. Mais c'était bien connu, l'humain était devenu l'espèce la plus cruelle. Et je doutais fort qu'un accueil agressive était signe de bonne fin.
«Mais qui voilà, Clarke Griffin. La seule et unique faiblesse de Heda.»
La vieille dame avait parlé. Sa voix était insupportable. Elle s'était approchée de moi. Comment me connaissait-elle, pourquoi disait-elle que j'étais la faiblesse de Lexa? Je n'en avais aucune idée. Elle vint me caresser le visage du bout de ses ongles longs et pointus.
«Ne lui faites pas de mal sale garce!»
Tsubaki était apparue de nul part. Un coup sur la tête de la part d'un des guerriers et la sœur de Lexa tomba dans les pommes. J'essayais de me débattre, de sortir des sales pattes du soldat mais en vain. Nia me souriait.
«On les emmène toutes les deux.»
A suivre...
Fin du chapitre 3.
Voilà!
J'espère que ce chapitre vous a plu. Que pensez-vous de Nia et Roan? Et qu'est-ce qu'ils veulent? Est-ce que Lexa et les autres vont arriver à temps ? Et Raven?
Encore désolée du retard! A bientôt mes petits ouistitis!
