Bon alors pour celles à qui je ne l'ai pas dit je SAIS que j'avais déjà posté le chapitre précédent mais comme il y avait des erreurs de frappe je voulais les corriger, c'est tout. Non je ne deviens pas Alzheimer promis ! ^^ Bon voilà le chapitre tant attendu. J'espère qu'il plaira. J'ai mis du temps à le concocter alors je serais déçue s'il n'obtient pas un max de review ! ^^


Le vendredi matin je suis de bonne humeur. Et je sais bien pourquoi : je vais acheter ma robe pour le bal pour commencer et même si c'est avec Elena, j'ai bon espoir d'acheter cette petite robe bleue nuit que j'ai repérer il y'a un mois. Je mets mon argent de poche de côté et j'ai économisé le salaire que j'ai eu grâce au Mystic Grill l'été dernier, pour pouvoir acheter cette robe qui coûte légèrement cher. Il y'a aussi le fait que je vais voir Stefan ce soir et qu'on pourra se réconcilier en bonne et due forme. Cela fait si longtemps que je ne l'ai pas eu à moi toute seule, sans Elena. Je m'apprête à aller en maths quand Klaus m'interpelle.

- Caroline !

Comme à chaque fois qu'il s'adresse à moi, je pique un fard.

- O…oui ?

- Il fallait que je te dise pour le concours…

- Je suis sûre que tu vas gagner !

- Non. Justement. Je ne vais pas y participer finalement.

- Quoi ? Mais pourquoi ?

- Je n'ai pas réussi à dessiner ce que je voulais. Rien de ce que j'ai dessiné n'est parfait et je refuse de présenter une œuvre bâclée.

- Oh…je suis désolée…

- Ce n'est pas de ta faute, ne t'en fais pas Sweatheart. Ces séances avec toi étaient agréables. Mais elles sont terminées. Je te libère.

- D'a…d'accord.

Je tourne les talons et m'enfuie rapidement pour ne pas qu'il discerne les larmes qui menacent de couler de mes yeux. Il abandonne ! A cause de moi. Parce que je n'ai pas été assez bien. Rien de ce que j'ai dessiné n'est parfait. Mais j'ai une nouvelle pour toi Klaus ! Je ne suis pas parfaite ! Combien de fois lui ais-je conseillé de prendre quelqu'un d'autre pour ce maudit portrait ? Difficile de faire un chef d'œuvre avec une fille aussi fade et laide que Caroline Forbes. Je n'ai pas de mot pour décrire ma déception. Je me sens si coupable…Il ne va pas gagner. Et aucun promoteur universitaire ne verra son talent tout ça à cause de moi. Je suis nulle.

Il n'y a pas de centre commercial à Mystic Falls, pour le plus grand malheur des adolescentes. C' est pourquoi Caroline et Elena se retrouve à 20 heures du soir dans une boutique spécialisée dans les tenues de bal, dans le centre commercial de la ville voisine qui se trouve assez éloignée de Mystic Falls. Caroline a le moral à zéro depuis que Klaus lui a annoncé qu'il ne participerait pas au concours. Mais la vue de la jolie robe bleue nuit sur un portant, la faire sourire. Elle s'empresse d'aller l'essayer tandis qu'Elena ne la calcule pas une minute. Lorsque que la jeune fille sort de la cabine d'essayage, elle se regarde dans une glace et se trouve plutôt jolie. Cette robe près du corps, fendue au niveau du genou épousent ses formes et sa silhouette fine et élancée. La vendeuse du magasin se précipite vers elle, et s'exclame :

- O lala elle vous à ravir. C'est une très jolie couleur mademoiselle, vous avez du goût !

Beaucoup de gens l'ont entendu dans le magasin et l'approuve. Caroline rougit légèrement, mais la lycéenne est assez satisfaite. Elle n'a pas l'habitude d'être admiré par une foule de gens. Elena regarde son amie qui vient de sortir et qui recueille des tonnes de compliments de tous les clients. La jeune femme se sent soudainement jalouse : c'est vrai que Caroline est très belle dans cette robe mais il est justement hors de question que sa meilleure amie soit plus belle qu'elle au bal de promo !

- Tu ne vas pas porter cette robe au bal, j'espère ?

- Euh…si. Elle est super jolie, ils m'ont dit que ça m'allait bien et j'économise depuis des mois pour me l'acheter.

- Il est hors de question que tu portes cette robe !

- Pourquoi ?

- Parce que c'est moi qui veux la porter ! Moi aussi je l'avais repéré, figures toi !

- Mais tu m'as dit que tu avais flashée sur la violette. Elle te va bien en plus, pourquoi tu veux prendre la bleue ?

- J'ai changé d'avis c'est tout ! C'est cette robe que je veux porter, dit-elle sur un ton capricieux.

- Et bien tu peux l'acheter…

- Mais pas toi ! Je refuse que tu portes la même robe que moi au bal ! On aurait l'air de deux jumelles. Je vais me faire couronner alors pas question qu'une autre fille que moi, porte la même tenue !

- Elena…j'adore cette robe, tu ne peux pas en choisir une autre ? Il y'a plus de cent robes dans le magasin tu peux bien en trouver une autre, non ?

La jeune blonde proteste légèrement mais Elena sait comment s'y prendre pour faire céder sa meilleure amie : Caroline est si sensible comme fille. Et à ce moment le but de la jeune Gilbert est de montrer sa propre sensibilité à son amie. Elle croise ses bras et commence à pleurer. Pleurer sur commandes, elle sait y faire : elle utilise cette arme tellement souvent. Les gens ont tellement peur de la blesser depuis qu'elle est devenue orpheline que la jeune femme prend parfois un malin plaisir à manipuler cette peur chez les gens. En particulier avec Caroline :

- Mais…mais qu'est ce que je t'ai fait Caroline ? J'ai l'impression que tu fais tout pour m'humilier ces temps ci ! Tu te présentes à l'élection, tu souhaites porter la même tenue que moi au bal alors que c'est un jour très important pour moi…

En voyant son amie en larmes, Caroline s'empresse d'aller la consoler. C'est plus fort qu'elle, elle ne supporte pas faire de la peine à ses amies.

- Oh Lena…je suis désolée. Je ne savais pas que c'était si important pour toi. Si tu veux je vais acheter une autre robe. Tu as raison : c'est ridicule de porter la même et puis il y'en a de si jolies dans ce magasin…

- Merci Care.

Dès que la jeune blonde est partie en cabine se déshabiller, Elena sèche ses larmes rapidement. Son plan a fonctionné comme du béton. Maintenant ELLE sera la plus belle à ce bal. Mais certainement pas avec cette robe bleue. La jeune brune décide d'acheter la violette rapidement pendant que Caroline a les yeux tournés puis lorsque sa copine ressort et lui donne la bleue, Elena l'achète également. La vendeuse regarde la brune bizarrement. Deux robes pour un bal ? Enfin il y'a des clients tellement plus bizarres…

Caroline cherche donc une autre robe puisque Lena a pris la sienne. Elle tente de cacher son amertume. Elle sait qu'elle a fait une bonne action. Elle ne pouvait tout de même pas rendre triste son amie pour une robe. Et cette vert olive (NA : celle que caroline porte à la première élection de Miss Mystic Falls dans la série) est aussi très jolie. Lorsqu'elle ressort pour la seconde fois de la cabine d'essayage avec une robe, la vendeuse lui dit :

- Celle-ci aussi vous va bien Mademoiselle ! Même mieux que la bleue, je trouve…

Elena est tentée de refaire sa crise de jalousie mais elle décide de laisser Caroline dépenser une fortune pour cette horrible robe verte. Après tout, elle trouvera bien un moyen de faire disparaître cette robe… Pauvre Caroline…ne pas avoir de robe neuve pour le jour du bal alors qu'elle est candidate ! Elena se dit que c'est un scénario bien triste. Et cela la fait délicieusement rire…


Les deux amies se trouvaient sur la route les reconduisant à Mystic Falls. Caroline conduisait sa voiture mais elles avaient toutes les deux les pensées tournées vers la soirée qui les attendait. L'une rêvait d'une nuit torride avec son amant, l'autre d'une réconciliation avec son meilleur amie. Il pleuvait des cordes et faisait déjà nuit sombre. Caroline tenait le volant mais sa tête était tellement ailleurs que lorsqu'un chevreuil passa sur la route a peine éclairée, elle entendit seulement son amie Elena hurler « ATTENTION CARE ! », avant que ses réflexes ne la reprennent : elle prit un grand virage et la voiture s'encastra contre un arbre sur le bord de la route.

Deux minutes plus tard les deux lycéennes étaient sur le bord de la route devant la petite voiture blanche, qui fumait encore, de Caroline. Elles étaient encore déboussolées par cet accident. Elles regardaient la voiture écrasée, hébétées. Puis après avoir repris leurs esprits elles essayèrent d'avoir du réseau pour pouvoir appeler à l'aide. Le portable de Caroline n'avait aucun réseau mais celui d'Elena, oui. Elle appela Damon. Elle lui expliqua la situation, lui indiqua l'endroit où elles se trouvaient, et l'aîné Salvatore accepta de venir les chercher.

- Care…Damon va venir nous chercher.

- C'est vrai ? Oh c'est super, j'ai essayé d'envoyer un message à Stefan pour lui dire que je serais en retard mais je n'ai vraiment aucun réseau.

L'esprit d'Elena s'alarma :

- Tu avais rendez vous avec Stefan ?

- Quoi ? Non je devais passer la nuit chez lui, on s'est disputé. Oh à cause d'une broutille, et on voulait s'expliquer.

- Donc si j'ai bien compris tu avais l'intention de dormir chez mon petit ami ce soir !

- Mais enfin tu vas chez Damon alors où est le problème ? Stefan est mon meilleur ami. On ne fera jamais rien ensemble, Lena je te l'ai déjà dit !

- Mouais…

La jeune brune continua cependant de bouder.

- Je dois avoir une lampe torche et de l'eau dans la voiture, je reviens. Tu me gardes mon portable s'il te plaît ?

La jeune Gilbert profita de l'absence de son amie pour fouiller dans le portable de la jeune fille. Depuis quelques temps, elle sentait que Caroline lui cachait des choses. Elle prétendait ne pas avoir de relation avec Stefan mais Elena ne lui faisait pas confiance. Elle alla directement dans les messages de Caroline. Message d'Elena, message de Bonnie-quelle sale petite peste ! Elle avait interdit à Caroline de lui parler, message de Rebecca-son ennemie jurée non mais c'était pire !- et enfin le pire du pire des messages de Klaus Mickaelson ! Il ne fallut pas longtemps au cerveau de cette nouille d'Elena pour comprendre que Caroline et Klaus se voyaient depuis deux semaines ! Juste après qu'il l'ai humilié en public. Non mais pour qui se prenait-elle ? Fréquenter Klaus alors qu'il l'avait humilié, et rejeté !

- Ca y'est j'ai trouvé la lampe et l'eau ! Vive le matériel de camping qui sert dans beaucoup d'occasions. Mais je me suis foulé la cheville. Attends…j'ai reçu un message ?

- Dis moi…est ce que tu vois Klaus Mickaelson Caroline ?

- Quoi ? No…non pas du tout !

- Sale menteuse ! J'ai vu tes SMS ! Vous êtes pathétiques. Lui à courir après une conne comme toi, et toi à courir après les restes des mecs que je n'ai pas voulu !

- Tu as fouillé dans mes messages ? Merci pour l'insulte au passage. Et tu parles de restes ? Je te rappelle que c'est lui qui t'a repoussé à deux reprises ! Il t'a humilié publiquement et c'est ça que t'arrives pas à digérer. La seule raison pour laquelle on se voyait c'est parce qu'il avait besoin de moi comme modèle pour un tableau. Des raisons artistiques tu vois.

- Tu m'as menti ! Tu m'as caché délibérément que tu le voyais !

- Je ne vais pas soulever le fait que tu n'es pas ma mère. Mais si tu m'avais simplement posé la question ou que tu t'étais intéressé à ce que je fais, tu l'aurais su ! Tu ne me connais pas du tout Elena, tu ne sais rien de moi.

- Et pour Rebecca et Bonnie ? Elles aussi, tu les voyaient pour des raisons artistiques ?

- Je…ce sont des amies c'est tout.

- Mes deux ennemies ! Tu côtoie le camp ennemi !

- Le camp ennemi ? Bonnie était notre amie il n'y pas si longtemps ! Et Rebecca est une fille cool qui m'a beaucoup aidé.

- Tu m'énerves Caroline ! Tu fais n'importe quoi depuis quelques temps. Et tu prétends que je ne te connais pas mais saches que j'en connais bien assez sur ta vie privée Care pour dévoiler des petites choses très agréables sur cette vie. Tu m'as menti et crois moi tu vas le payer cher.

- Je…je suis désolée Elena. Je ne voulais pas te blesser. Je n'aurais pas du te cacher tout ça mais j'ai le droit de ne pas tout te dire. Tu n'a pas à régir et contrôler ma vie comme bon te semble !

- Ah ouais et qu'est ce que…

Les deux amies étaient bien parties pour se disputer toute la nuit mais une voiture klaxonna. Le chauffeur était arrivé. Elena prit rapidement son sac à main et s'installa à la place du passager avant de la voiture.

- Vas-y mon chéri fonces ! Je veux vite rentrer.

- Mais…et ton amie, on la prend pas, Elena ? demanda le jeune homme interloqué en appuyant sur la pédale.

- Oh…elle se débrouillera toute seule…après tout…je n'ai pas à régir et contrôler sa vie.

Caroline regarda la voiture s'éloigner et vit Elena se retourner par la vitre :

- Tu y réfléchiras à deux fois avant de me mentir à nouveau Caroline chérie !

Caroline n'en revenait pas. Elle était choquée. Sa meilleure amie la laissait toute seule sur la route, une cheville foulée, sous la pluie en pleine nuit. La pauvre Caroline avait l'impression de se trouver dans un terrible cauchemar. Elle ne savait pas quoi faire : sa mère était en patrouille et n'allumait donc pas son portable au travail, sa voiture était morte, et ses amis ne répondaient pas. Elle regardait son portable et le bougeait dans tous les sens pour avoir du réseau. Au moment où elle en trouva, elle composa en larmes le seul numéro qui lui venait tout de suite à l'esprit. Trois sonorités :

- Qui que vous soyez, vous prenez des risques à m'appeler à neuf heures du soir lorsque je dessine.

- Klaus…Klaus c'est moi Caroline…

- Caroline ? Qu'y a-t-il Sweatheart ? Tu pleures… ?

- Je...j'ai eu un accident de voiture à la sortie de Mystic Falls. Je sais que tu n'habites pas loin de l'entrée de la ville alors…s'il te plaît est ce que tu pourrais venir me chercher ? Je sais qu'il est tard et que je dois te déranger mais s'il te plaît…je...l fait froid, et il tombe des cordes et je me suis foulée la cheville. Pourrais-tu… ?

- J'arrive de suite Caroline ! Ne t'inquiète pas.

En dix minutes, Klaus était habillé et trouva sa Caroline assise sur le bord de la route, trempée et en larmes. La jeune fille avait ressassé sa dispute avec Elena, en boucle et elle se sentait mal. Très mal. Sa meilleure amie l'avait laissé seule sur la route uniquement par souci de vengeance. Caroline ne pouvait croire qu'Elena la détestait à ce point. Aucun, aucun de ses amis ne lui auraient fait ça. Tout comme elle n'aurait jamais pu faire ça. Lorsqu'elle entendit une voiture s'arrêter, Caroline leva ses yeux et crut mourir de soulagement et d'émotion en voyant la silhouette sexy mais mouillé de Klaus.

- Caroline ? Viens Sweatheart.

- Je..je…je suis…

- Ne t'inquiètes pas, je suis là Caroline.

Le jeune homme s'agenouilla, passa un bras en dessous des cuisses de sa jolie blonde, une autre dans son dos et la souleva dans ses bras sans peine. La jeune fille se sentant soudain fatiguée, déboussolée mais surtout fatiguée posa sa tête tout naturellement sa tête sur l'épaule chaude et réconfortante de Klaus. Il était là. Tout semblait déjà moins triste quand il était là.

Caroline se trouvait sur le canapé du salon du manoir de Klaus. Celui-ci lui avait apporté un plaid et un chocolat chaud pour la réchauffer. La jeune femme n'avait pas décroché un mot mis à part des « mercis » répétés toute les cinq minutes. Elle ne savait pas quoi dire d'autre. Elle n'en revenait toujours pas du geste de Klaus. Il était venu la chercher, tel un chevalier, et il ne s'était pas contenté de la ramener chez elle en lui posant mille questions. Le chevalier revenait d'ailleurs, un téléphone à la main.

- J'ai envoyé une dépanneuse chercher ta voiture, Caroline. Il est possible de la réparer mais elle ne sera en état que lundi matin.

- M…merci. Elijah et Rebecca ne sont pas là ? Et tes parents ?

- Mes parents sont rarement à la maison, ils travaillent beaucoup pour nous offrir cette vie de rêve. Eli et Bex sont partis à New-York malgré mon désistement. Il voulait absolument voir le concours et aussi rendre visite à mon frère Kol. Sais-tu combien de fois tu m'as dit merci depuis que je suis venue te chercher Caroline ?

- No…non.

- Près de cinquante fois. J'ai compté.

- D…désolée.

- Au lieu de te confondre en excuses Sweatheart dis-moi plutôt comment tu as pu te trouver dans une situation aussi désagréable, ce soir. Que faisais-tu à l'entrée de Mystic Falls, si tard ?

- Je suis allé faire du shopping pour le bal de promo.

- Seule ?

- Non avec Elena.

- Et où se trouve cette chère Elena ?

- Damon est venu la chercher.

- Et pas toi ?

- No…non. C'est sa copine après tout.

- Sa maîtresse, Caroline, nuance ! Et tu es entrain de me dire que ce salaud a ramené sa nouille de copine en te laissant seule, sur la route, sous la pluie et blessée ?

- No…non ce n'est pas la faute de Damon. Elena…elle lui a dit de ne pas me prendre.

Le deuxième Mickaelson était abasourdi. Il savait bien sur à quel point Elena Gilbert était grâce mais il n'aurait jamais que quiconque puisse faire une chose aussi cruelle à Caroline. Elle qui était prête à tout donner, à tout sacrifier pour ses amis comment pouvait-on prétendre être son amie et l'abandonner sous la pluie, blessée ?

- Je peux savoir pourquoi elle a fait une telle chose ?

- Elle…, elle a découvert que je revoyais Bonnie, que je fréquentais Rebecca et surtout que je te voyais en secret.

- En quoi tout ça la dérange ?

- Elle ne veut pas que je fréquente les personnes qui ne l'aiment pas.

- Attends…être la meilleure amie d'Elena Gilbert nécessite de ne pas fréquenter les personnes que tu veux ?

- Oui. Ca implique beaucoup de…

- Sacrifices. Mais Love dis moi : t'as t'elle déjà rendu le quart de ce que tu as fait pour elle ? Tu ne penses pas que tu mérites mieux qu'une amie qui t'abandonne par simple souci de vengeance ?

- Je…je ne peux pas la laisser tomber Klaus…

- Pourquoi ? Elle n'hésiterait pas à le faire si elle n'avait pas autant besoin de toi !

- Elle est orpheline ! On est amies depuis le collège, et je crois qu'à part moi…

- Elle n'a personne. Mais crois-moi rien ne ferait plus plaisir que de voir cette pimbêche seule. Bon je ne veux plus parler de cette moins que rien plus longtemps. Je préfèrerais que tu dormes ici, ce soir. Ce n'est pas très prudent de sortir avec un orage pareil. Ta mère est chez toi ?

- Non en patrouille.

- Envoie-lui un message pour lui dire que tu découches ce soir. Tu peux prendre la chambre de Rebecca et je vais te prêter un de ses pyjamas.

Il se lève après lui avoir lancé un sourire qui coupait court à toutes protestations. Caroline regarda le feu de cheminée en face d'elle, puis décida d'envoyer le message à sa mère. Juste après l'avoir fait elle reçu un message :

SMS Stefan : Il est plus de neuf heures du soir ! Je suppose que tu avais d'autres choses plus importantes à faire avec Klaus, Elena m'a dit que tu passais tout ton temps avec lui maintenant. Et bien sur ton meilleur ami passe après... Tu m'énerves Caroline. Je ne veux plus jamais te voir !

La jeune femme se sentait tout d'un coup furieuse. La fureur des évènements de la soirée lui revenait en pleine figure ! Il osait dire qu'elle le délaissait ? L'hôpital qui se fout de la charité ! Il n'y en avait jamais que pour Elena, toujours ! Et ce soir qu'elle n'était pas là, il avait s'énervait parce qu'elle, Caroline, elle n'est pas là. La jeune femme se sent blessée : elle a l'impression de n'être qu'un souffre-douleur et une roue de secours pour Stefan et Elena. Elena, avait toujours le beau rôle. Elle l'avait abandonné ce soir, après lui avoir injustement crié dessus, elle se trouvait à présent chez son amant, le propre frère de Stefan mais c'était à elle qu'il s'en prenait ! Elle allait lui répondre quand elle vit une main lui prendre son téléphone.

- Non, non, non !, la sermonna Klaus. Je te confisque ton portable pour la soirée. Je veux que tu te détendes et te reposes ce soir. Que ne penses à rien d'autre qu'au calme et luxe qui règne dans ce manoir. Tu es un peu trop disponible pour tout le monde. Il faut que tu apprennes à penser d'abord à toi Caroline, avant de penser aux autres. Tu peux aller dans la chambre de ma sœur, elle est prête. Il y'a ta tenue de nuit sur le lit et une salle de bain jumelée à sa chambre.

Le jeune homme s'éloigna avec le portable de Caroline en main. Elle le remercia intérieurement de lui avoir retiré ce téléphone. Elle ne voulait plus penser à rien ce soir. Elle ne voulait être là pour personne ce soir. « Penses à toi… ». Cela semblait simple. Elle monta les grands escaliers du manoir et traversa le grand couloir. Elle entra dans la chambre de l'unique fille Mickaelson non sans avoir jeté un coup d'œil à la porte d'en face qui était la chambre de Klaus. Caroline enleva ses vêtements trempés et sales, puis elle repensa à la robe olive qu'elle avait acheté ce soir : elle était restée dans la voiture ! Elle la retrouverait certainement dedans quand elle irait chercher sa voiture chez la dépanneuse. Caroline voulut prendre une douche mais dans la salle de bain de Rebecca, il n'y avait qu'une immense baignoire-jacuzzi. Caroline renonça donc à la douche et un peu gênée, elle chercha le robinet : il n'y avait que des boutons dorés un peu partout sur les parois blanches de la baignoire. Elle appuya sur un au hasard et soudain des dizaines de jets s'allumèrent en même temps !

Après avoir un pris son bain, Caroline vêtue d'une serviette, retourna dans la chambre de Rebecca. Sur son lit se trouvait la « tenue de nuit » que Klaus lui avait choisie : la nuisette blanche de Rebecca qu'elle avait portée mercredi !

Après avoir enfilé la tenue, Caroline qui ne savait pas quoi faire dans la chambre de Becca, elle décida de redescendre dans le salon. Elle n'y trouva personne. Elle alla à la cuisine où elle vit Klaus, qui se préparait un thé (NA : pas très masculin je sais). Quand ses yeux rencontrèrent le corps époustouflant de la jeune fille, il crut défaillir. Cette nuisette immaculée la rendait plus sexy que jamais. Elle mettait en valeur ses longues jambes et sa peau légèrement halée. Caroline, rouge de gêne, pinça ses lèvres :

- Était-il nécessaire de me donner la plus jolie nuisette de Rebecca pour cette nuit ?

- J'ai entendu dire qu'elle t'allait à ravir, et à ce que je vois ce n'était pas un mensonge car tu es magnifique.

Une fois n'est pas coutume, la lycéenne n'eut d'autre réflexe que de rougir. Elle aimait les compliments du jeune homme, mais elle ne pouvait s'empêcher de lui en vouloir. Pourquoi lui faire tant de compliments sur son physique ? L'avait-il déjà regardé attentivement ? Elle se demandait bien ce qu'il y avait de magnifique chez elle. Klaus sentit le mal-être de la jeune femme et décida de percer l'abcès.

- Caroline, ma sœur m'a répété quelque chose qui me turlupine un peu…

- Quoi donc ?

- Est-il vrai que tu t'interroges sur les raisons qui m'ont poussé à te choisir comme modèle ? Est-il vrai que tu en es venu à penser que je faisais cela pour me moquer de toi ?

Le fard que Caroline piqua, fut une réponse parfaitement claire pour le jeune homme.

- Bon sang Caroline, ça paraît évident non ?

- Non…

- Ne t'ais-je pas suffisamment répété à quel point je te trouve belle ?

- Je…

- Excuses moi si mes avances étaient trop subtiles. Je vais essayer d'être plus clair : je trouve que tu es la plus belle femme du monde. Je n'ai pas besoin d'observer toutes les femmes qu'il existe sur Terre pour savoir que je n'en trouverais jamais d'aussi sublime que toi. Je t'ai choisi comme modèle parce que je voulais te peindre, et montrer à des milliers de gens que peut refléter le regard, l'expression, la tenue d'une femme aussi belle que toi.

- Alors pourquoi as-tu laissé tomber ? Tu m'as dit ce matin que rien de ce que tu avais dessiné n'était parfait. C'est bien que je ne suis pas parfaite n'est ce pas ? Le résultat aurait été plus satisfaisant avec une autre femme que moi, c'est ce que sous-entendait ta remarque et je ne t'en veux pas pour ça car tu as raison : je n'ai pas un physique assez parfait pour faire un chef-d'œuvre.

- Je m'excuse dans ce cas…J'ai été maladroit. Mais en aucun cas je n'ai voulu remettre en cause ton physique ou ce que tu penses de toi. Le problème des toiles ratées ne vient pas de toi mais de moi. C'est moi qui les ai produites et s'il n'y en a aucune de parfaite, c'est que je ne suis pas un assez bon artiste pour mettre sur toile une femme aussi belle et complexe que toi.

Son regard n'avait pas dévié une fois, et il semblait si sincère que Caroline eut cette fois trop de peine à ne pas le croire. C'est pourquoi elle décida de lui faire confiance. C'est pourquoi elle décida de lui faire confiance. Car si l'homme qu'elle aimait la trouvait jolie, c'était sans doute tout ce qui comptait à ses yeux.

- Tu sais Love, quand j'ai compris que je ne pourrais jamais te peindre comme je le désire, j'ai compris une autre chose.

- Laquelle ?

- Que je n'étais absolument pas digne de faire ceci.

Et Klaus posa ses lèvres sur celles, rougies de Caroline. La jeune fille était au comble de la surprise et du plaisir. Il appuyait ses lèvres délicatement sur celles de la jeune blonde. Elles étaient chaudes et délicieuses. Caroline était tellement émue qu'elle ne se rendit pas compte de suite, qu'elle ne rendait pas le baiser au jeune homme. Lorsqu'il amorça un mouvement pour se détacher, elle reprit ses esprits et enroula ses bras autour du cou du riche lycéen. Klaus, ravi que sa douce lui rende son baiser, entoura la taille de la jeune femme de ses bras. Ils se communiquaient à travers ce baiser tous leurs sentiments refoulés depuis tout ce temps. Ils attendaient ce moment depuis tant de temps… Ils en rêvaient depuis que leur regards s'étaient croisés. Les adolescents ne se quittaient que pour reprendre leurs souffles et pour recommencer de plus belle leur baiser qui devenait de plus en plus passionné, de minutes en minutes. La deuxième main de Klaus s'était faufilé dans la chevelure dorée de Caroline et la jeune fille passait sans vraiment d'en rendre compte sa main sur le torse nu de Klaus (NA : j'ai oublié de préciser qu'il était lui aussi en pyjama mais que le bas ^^ mais enfin calmez vous ne bavez pas autant). Lorsqu'il sentit la main de sa douce sur sa peau, le riche lycéen sentit comme une décharge électrique dans son corps. Il ne s'attendait pas une pareille réaction. Il stoppa le baiser pour scruter le visage de Caroline. Les joues et les lèvres rougies, la jeune femme était à croquer mais toute trace de gêne ou de timidité avait disparue sur son visage. Ses yeux aciers ne reflétaient à présent qu'une flamme de désir trop longtemps repoussé. Elle voulait Klaus certainement autant qu'il voulait d'elle. Sans prononcer un mot, il prit la jeune femme dans ses bras comme il l'avait fait plus tôt dans la soirée pour la sauver. Son corps reposant dans les bras de Klaus pendant qu'il la transportait jusqu'à sa chambre, Caroline se sentait tellement bien qu'elle se demandait si elle n'était pas entrain de rêver. L'homme qu'elle aimait de tout son cœur était entrain de la porter comme une princesse. Sans parler de ce baiser enivrant et merveilleux qu'il venait de lui donner. Et la déclaration romantique avec son air sincère mais torturé qu'il lui avait dit juste avant ! Elle était tout simplement aux anges. Elle le désirait de tout son corps mais lorsque le jeune homme la posa sur son lit à lui (elle eut temps de remarquer qu'elle était dans sa chambre), elle commença à se sentir légèrement flippée. Qu'allait-il se passer maintenant ? Klaus était assis près d'elle. Il avait gardé sa main dans la sienne mais il semblait lui aussi gêné ce qui était très étonnant venant de lui.

- Caroline…

- Tu ne veux pas…

- Oh que si je le veux, Sweatheart crois moi. Mais tu n'es pas complètement dans ton état normal ce soir. La soirée a été éprouvante pour toi et je ne veux pas profiter de toi…

La jeune fille ne savait pas exactement ce qu'elle faisait mais elle passa une main qui se voulait rassurante sur la cuisse de Niklaus.

- Mais j'en ai réellement envie… Je risque de paraître très fleur bleue, mais j'attends ce moment depuis des années...

Elle prit place sur les cuisses du jeune homme et sentant son désir contre son intimité (NA : elle porte une culotte hein quand même !), elle essaya de le taquiner :

- Tu as l'air d'en avoir autant envie que moi si j'en crois ton anatomie, mais si tu ne te sens pas apte à…

Il n'en fallut pas plus pour réveiller la fierté du jeune homme qui bascula Caroline pour se retrouver au dessus d'elle. Il commença à dévorer son cou de baiser non sans lui avoir d'abord jeté un regard gonflé de désir. Il se délecta du coup pâle et délicat de la jolie blonde. Il caressa son ventre et ses seins par-dessus la nuisette et Caroline se sentait déjà toute chose. Il était tout aussi doué de ses mains que de sa bouche. Elle fourragea les cheveux en bataille de son (futur) amant et commençait déjà à soupirer de plaisir. Réceptive, se dit Klaus. Sachant que même si le désir était là, la jeune femme n'était pas tout à fait à l'aise avec son corps, il ôta tout en délicatesse la nuisette de Caroline. Celle-ci immanquablement se mit à rougir. Sa pudeur et son innocence revenaient au galop. Pour la rassurer, le beau lycéen lui murmura à l'oreille :

- Laisses moi te montrer à quel point j'aime ce corps nu qui te fait tant rougir. Tu es magnifique et je n'aurais de cesse de te le prouver.

Sur ce il plongea sur les seins ronds et fermes de la jolie femme. Il les embrassa puis les prit en coupe dans ses mains pour les cajoler de ses lèvres. Il lécha, mordilla et suça les tétons de sa chère et tendre. Caroline gémissait de plus belle. Elle aimait ce qu'il lui faisait. C'était mieux que tout ce qu'elle avait voulu et rêver. Il était doux et terriblement habile de sa langue. Il le lui prouva en descendant sa langue le long de son ventre plat, s'attardant sur son nombril puis lorsque sa bouche se retrouva devant le doux coquillage aux fins poils blonds. Klaus passa deux doigts dessus pour écarter les lèvres et après avoir entendu sa compagne gémir fortement il inséra sa langue à l'intérieur. Il suçait et jouait avec le bouton d'amour de Caroline et il ajouta ses doigts. Caroline, elle, commençait à pousser des petits cris de plaisir. Elle aimait tellement ce qu'il lui faisait…

- Klaus…je vais…

Les murmures de la jeune femme, gémissant son nom suffirent à mettre Klaus en état.

- Vas-y mon cœur tu peux venir….

Elle ne le fit pas dire deux fois et se libéra dans un cri dans la bouche de son amoureux qui se délecta du nectar de sa douce. Il remonta jusqu'à son visage et l'embrassa avec toute la douceur et la passion dont il était capable.

- Mon ange tu es sûre de vouloir continuer ? On peut arrêter maintenant si tu ne le veux pas. Mais si on continue je serais incapable de m'arrêter.

- Tu me poses sérieusement la question après l'orgasme que tu viens de me donner Mickaelson ? Evidemment que je le veux !

Il rit au ton qu'elle employa. Il aimait la taquiner ou l'agacer. Elle était tout simplement adorable. Il savait que malgré son désir, elle était elle aussi stressée. Il la remerciait silencieusement de ne pas afficher tout haut l'incertitude et l'anxiété qui les animait tout deux. Car il était tout aussi stressé qu'elle. C'était la première fois qu'il allait faire l'amour à une femme. Pas la sauter simplement par frustration de ne pas pouvoir avoir celle qu'il désirait tant et qui se trouvait dans son lit à présent. Il embrassa à nouveau Caroline. Il prit ensuite une jambe de sa compagne et la souleva pour la placer autour de sa propre taille pour avoir un meilleur angle. Il regarda les yeux de Caroline qui malgré la peur était empli de désir et s'introduit tout simplement dans le corps de la belle lycéenne. Elle gémit tout de suite. Il avait la chance d'être gâté par la nature du côté physique et elle le sentait bien en elle. Lui aussi se sentait comme à sa place dans le corps délicat et gracieux de sa douce. Enfouissant sa tête dans le cou de Caroline, il commença ses va et vient. Il se mit lui aussi à gémir car il la sentait serrée mais douce. Il allait et venait dans le coquillage de la belle tandis qu'elle s'accrochait à ses épaules pour le sentir profondément. Ils joignirent leurs lèvres pour un baiser fougueux et aussi pour taire ces cris de plaisir. Il allait de plus en plus fort dans l'antre de Caroline et ils ciraient tous les deux. La jouissance venait déjà tant ils se satisfaisaient l'un l'autre. Ils vinrent en même temps en criant. Leurs jouissances se mêlèrent.

- Caroline !

- Klaus…je t'aime…

La jeune femme était déjà dans un état post-orgasmique, elle n'avait donc pas conscience des mots qu'elle venait de dire mais lui, Klaus les avait parfaitement entendu. Il se laissa tomber (mais en douceur) sur le corps de Caroline, et resta fiché en elle encore longtemps car ils se sentaient terriblement bien ainsi unis. Puis Klaus roula sur le côté entrainant sa belle qui se blottit dans les bras musclés du bel homme et le sommeil vint la transporter. Klaus lui jeta un coup d'œil, ravi et lui murmura même s'il savait qu'elle ne l'entendrait pas :

- I love you too, my Love.


Stefan Salvatore roulait sous la pluie et l'orage. Il tentait de faire face à tous les sentiments qui l'habitaient en ce soir de fin de mai. C'était l'amertume qui prenait le plus de place. Il avait passé la soirée à attendre sa meilleure amie. Enfin ex-meilleure amie. Il était vexé qu'elle ne soit pas venue, et surtout qu'elle ne se soit pas excusé ! Il savait qu'en réalité il en attendait toujours davantage de Caroline. Si Elena, sa petite amie lui avait la même chose, jamais il ne lui en aurait tenu rigueur et il n'aurait pas rompu leur histoire pour si peu. Pourtant il s'était énervé pour Caroline. Pourquoi en attendait-il toujours plus de sa meilleure qui s'était toujours montrée loyale envers lui plutôt que sa petite amie qui le délaissait souvent ? Sans doute parce qu'il avait l'impression que Caroline le délaissait aussi. Le jeune homme avait décidé d'aller voir Elena. Il l'aimait et il avait besoin de la voir, de lui parler à défaut de pouvoir se confier à sa meilleure amie qui préférait passer une soirée avec ce peintre à la noix plutôt qu'avec lui. Le jeune homme s'était arrêté dans un fleuriste encore ouvert pour acheter un bouquet de roses pour sa chérie. Il se trouvait maintenant devant la porte d'Elena.

Un jeune couple venait de terminer une séance d'ébats torrides. Damon Salvatore était maintenant plongé dans ses pensées tout en matant les fesses de son amante qui se tortillait devant lui pour réenfiler sa nuisette. Il ne pouvait s'empêcher de repenser à la jeune fille qu'il avait laissée délibérément sur le bord de la route sous la pluie. C'est Elena qui lui avait ordonné de ne pas la prendre mais il avait beau réfléchir il ne comprenait pas quelle raison pouvait pousser une fille à abandonner sa « meilleure amie » sous la pluie, blessée.

- Elena ?

- Humm oui ? Tu veux un deuxième round ?

- Non enfaite je voulais te demander… Ta copine…

- Caroline ?

- Oui. Est-ce qu'elle est rentrée chez elle ?

- Je n'en sais rien. Je m'en contrefous chéri. Pourquoi tu me demandes ça ?

- L'orage est quand même dangereux ce soir et elle était blessée non ? On aurait du la prendre avec nous…

- Non ! Nous avions mieux à faire que de ramener cette traîtresse chez elle.

- Elena c'est la fille du shérif ! Oh mon dieu quand elle va apprendre que moi l'adjoint du maire j'ai laissé sa fille au bord de la route…

- Oh mais tu te fais du souci pour rien, amour ! Aucune loi ne dit qu'on doit ramener les gens chez eux !

La jeune femme n'aimait pas que son amant s'inquiète pour Caroline. Elle se plaça sur les genoux de son amant dans une position aguicheuse.

- Oublie cette idiote. On s'en fiche d'elle…

Le jeune homme oublia tout sauf les courbes de sa charmante compagne. Lorsqu'il posa ses lèvres du cou d'Elena, Caroline Forbes sortit immédiatement de sa tête. Après tout le maire n'en saurait rien…Aucune loi n'interdisait qui que se soit de ne pas prendre quelqu'un dans sa voiture lors d'une tempête. Le jeune couple d'amant était parti pour un second round lorsque la sonnette d'Elena retentit.

- Qui ose nous déranger à cette heure ? , pesta Elena en sortant de la chambre. Ne bouges pas amour je vais voir,

La jeune brune ne portait qu'une nuisette quand elle ouvrit la porte d'entrée pour tomber sur…

- Elena ! Je suis désolé de débarquer si tard ma chérie, mais j'avais prévu une soirée avec Care et elle m'a lâché. Pour aller avec Klaus je crois. Enfin bref je suis seul et légèrement déprimé du coup j'avais besoin de te voir.

Il lui tendit le bouquet avec un air fatigué mais heureux. Elena était sous le choc : son petit ami était là avec l'intention de passer la nuit avec elle, un magnifique bouquet à la main et son amant, lui était en haut, prêt pour un second round. Enfin plus tout à fait en haut…

- Elena ? Chérie ? Renvoies ce gêneur d'où il vient qu'on puisse reprendre nos…

Damon était en caleçon et descendait les escaliers. Il se stoppa net quand il vit son frère devant la porte d'entrée, Elena et lui, Damon, en tenue légère.

- Damon ? Que fais-tu ici ?

- Je…je…

Elena profita du fait que Stefan n'avait toujours pas percuté :

- Il est venu m'aider, j'ai eu une panne d'électricité à cause de la tempête et…

- Et que fais tu en caleçon ?

- Oh il avait chaud et…

- Elena tais toi. Arrêtes de lui mentir.

Damon avait prononcé cette phrase sur un ton particulièrement froid. La jeune femme le regarda les yeux ronds. Qu'est ce qu'il disait ? Il n'était pas entrain de… Mais l'ainé Salvatore regarda son petit frère, qui ne comprenait rien, dans les yeux et lui dit d'une voix grave :

- Stefan…on couche ensemble depuis plus de six mois…

- On ?

- Elena et moi. Je suis son amant. Les week-ends en Floride, les sorties annulées à la dernière minute, c'était ça. On t'a menti tous les deux. Je suis vraiment désolé.

Elena et Stefan était abasourdies : la jeune femme n'en revenait pas ! Elle avait un mensonge parfait en tête et Damon venait de tout avouer ! Tout ! Comme ça ! Elle ne comprenait rien. Elle savait qu'il tenait énormément à Stefan et que c'était la raison pour laquelle, il ne voulait rien lui dire. Mais il venait de le faire. Là, comme ça, de but en blanc il venait d'avouer un mensonge qui durait depuis des mois. Dire que Stefan était choqué relevait de l'euphémisme : le jeune frère n'en revenait pas ! Ainsi Care et Klaus ne lui avaient pas mentis… Elena couchait avec Damon dans son dos. Son propre frère ! Ils le trompaient depuis des mois. Tout le monde était au courant sauf lui. Le jeune homme se sentait submergé par la rage, la honte et la peine. La femme qu'il aimait, en qui il avait une confiance aveugle l'avait trompé ! Il n'ajouta pas un seul mot et se dirigea en direction de sa voiture, sous la pluie, d'une démarche sonnée. Damon, qui ne savait pas quoi faire après cette révélation courut derrière son petit frère et lui agrippa l'épaule pour le forcer à se retourner :

- Stef ! Je suis désolé…Ecoutes moi, on voulait te le dire plus tôt, on ne voulait pas te trahir mais…

- Lâches moi ! explosa le jeune frère fou de rage. Espèce de salaud ! Faux-frère ! Dire que je t'ai fait confiance ! Tu es mon frère ! Et t'as osé coucher avec MA copine ! Je te hais. Toi et tes beaux discours sur la fraternité, et la famille que tu répètes à chaque foutue réception de la ville et tu t'envoies en l'air avec ta belle sœur ! Je ne veux plus jamais te voir ni toi, ni cette traînée ! Je ne veux plus jamais te voir, tu m'entends ? JAMAIS !

Des larmes de rage coulaient sur les joues du jeune homme qui grimpa à bord de sa voiture et manqua de peu de renverser son frère qui se trouvait à présent en caleçon sous la pluie torrentielle.

Damon regarda la voiture s'en aller dans la nuit. Enfin ! Il lui avait enfin dit ! La mauvaise conscience du grand frère avait laissé place aux regrets et la peine. Il avait blessé son frère au plus profond de lui-même. Il mettrait sans doute des années à cicatriser de cette blessure mais le jeune homme se jura de tout faire pour ne plus voir son petit frère souffrir autant. Son père lui avait confié avant que lui et Stefan quittent l'Italie pour venir ici, de s'occuper de son frère comme si sa vie en dépendait. Il ne savait pas si ce qu'il avait commis était irréparable. Mais il se promit de tenter de réparer ce qui pouvait encore survivre en Stefan.

Le jeune homme se tourna vers Elena qui se tenait les bras croisés dans le chambranle de la porte. Elle avait suivi avec un désintérêt flagrant la scène entre les deux frères. Qu'elle soit au cœur de cette dispute lui donnait un sentiment d'importance même si maintenant elle venait de perdre son petit ami officiel et son cavalier pour le bal de promo !

- Damon…tu peux m'expliquer ce qu'il vient de se passé là ?

- C'est fini Elena. Il est temps que tu sortes de nos vies. Je m'en voudrais toute ma vie pour t'avoir préféré à mon frère. Pour l'avoir trahi juste pour coucher avec toi. Je veux que demain matin tu sois partie de cette maison. Si j'apprends que ta copine Caroline n'est pas rentré chez elle par notre faute, pire, s'il arrive un autre malheur à mon frère, c'est toi qui en fera les frais, Elena Gilbert.


Voili voilou ! Reviews ! Merci à toutes les fans de cette fic (et aux miennes) merci pour tout !