Merci à toutes celles qui me soutiennent. Je ne vous remercierais jamais pour tout le bonheur que mes procurent vos reviews. Plus il y'en a, plus j'ai envie d'écrire la suite de cette fic. Alors voilà le chapitre tant réclamé . Merci beaucoup et bonne lecture.
Lorsque je me réveille ce samedi matin dans un lit qui n'est pas le mien ma première réaction, absurde certes, est de me pelotonner dans le drap qui m'entoure. Trop confortable ce lit ! J'ai dormi comme un bébé. Comme un bébé nu en l'occurrence. Ce n'est qu'après cette constatation que je commence à paniquer : je suis nue dans un lit qui n'est pas le mien. La nuit précédente me revient en en tête. Oh mon dieu ! J'ai couché avec…non ce n'est pas possible ! Comment ais –je pu réaliser mon fantasme ? Ah oui c'est bon, je me rappelle : il m'a fait un discours romantique et touchant. Et j'ai baissé ma garde. Ses lèvres contre les miennes...Bon sang j'en ai encore des frissons ! Il m'a fait l'amour. Et de façon mémorable. Etait-ce un espoir fou de penser que je le trouverais à mes côtés quand je me réveillerai ? Sans doute parce que Klaus ne se trouve absolument pas dans mon (son) lit mais au pied du lit entrain de remplir un sac de voyage. Il s'agite de droite à gauche en mettant plusieurs choses dans le sac. Il est déjà habillé. Je suis légèrement perdue… Il n'a pas vraiment l'attitude de quelqu'un avec qui j'ai couché. Est-ce que j'ai rêvé ?
- Ah la belle aux bois dormants se réveille. Tu es très drôle quand tu t'agites au réveil.
- Je…qu'est ce que tu fais ?
- Je prépare mon sac de voyage. Nous partons !
- Nous ?
- Toi et moi. Le concours a lieu ce soir. Si nous partons dans moins d'une heure on peut être à New-York à l'heure.
- Je…tu vas y participer finalement ?
- Oui ! J'ai dessiné exactement ce que je voulais cette nuit. Alors je pense que j'ai toutes mes chances.
- Et…tu veux que je vienne avec toi ?
- Bien sur ! Un week-end à New York ça n'a jamais tué personne, Sweatheart.
- Mais…qu'est ce que tu dis ? Je ne peux pas partir comme ça… Et ma mère ? J'ai découché, elle doit être folle d'inquiétude ! Et Stefan ? Il doit être furieux qu'est ce que je vais faire avec lui ? Et Bonnie ! Il faut que je lui demande de venir me chercher. Et Elena…Oh je préfère ne pas en parler…
- Caroline ?
- Tiens ton portable. Déverrouille-le et dis moi combien de personnes t'ont appelées ou laissé un message.
Je regarde le petit écran, et je constate en rougissant que personne, pas-même ma mère ne m'a appelé. Conclusion ?
- En définitive, Love, tu tiens à rester à Mystic Falls à tout prix alors que personne n'a besoin de toi aujourd'hui. Totalement illogique. Allez, viens avec moi à NY Sweatheart ! Nous serons rentrés demain soir et mes frères et sœurs nous attendent. Rebecca sera déçue si tu ne viens je lui ai dit que tu seras de la partie. Tu l'imagines passer un week-end entier avec pour seule compagnie ses trois frères casse-pieds ? Nous allons passer chez toi pour que tu puisses prendre tout ce dont tu as besoin. Tu pourras laisser un message à ta mère ou l'appeler. Caroline tu as vécu une soirée éprouvante hier alors accorde toi une pause le temps d'un week-end. Tu n'as jamais voulu visiter New-York ?
Je l'observe en réfléchissant à sa proposition… Un week-end à la Grosse Pomme avec toute la famille Mickaelson ? J'hésites … Mais en même temps, un voyage me ferait le plus grand bien. Enfin un voyage avec le garçon que j'aime, avec qui j'ai couché et qui en cinq minutes ne m'en a pas touché un mot… Mais j'ai envie de voir ce concours. Au contact de Niklaus j'ai appris à aimer l'art, et à le comprendre. Je peux accepter. Après tout ce n'est que six heures en tête à tête avec lui. Nous aurons peut-être l'occasion de discuter. Et après je retrouverais Bex. Et je pourrais rencontrer le cyber-boy de Bonnie. Et je pourrais passer quarante huit heures sans penser à Elena, Damon, Stefan, le bal et toutes ces choses qui ne font que me prendre la tête. Oui…A peser le pour et le contre, il serait étonnement bénéfique pour elle de s'éloigner de Mystic Falls pour deux jours. A qui manquerait-elle ? Personne, se disait-elle.
- Oh et j'ai oublié de te préciser que nous serons logés dans un hôtel cinq étoiles avec room-service, of course.
- Bon d'accord. Mais je ne touche pas au volant ! Et je veux qu'on s'arrête toutes les heures à une station service. Et je choisis la musique.
- Tes désirs sont des ordres, princesse. Allez en avant !
Nous roulons depuis déjà une heure. Nous sommes passés par chez moi, j'ai pris quelques affaires et laissé trois messages sur la boîte vocale de ma mère. Il pleuvait encore à Mystic Falls mais moins qu'hier. Je n'ai croisé personne et tant mieux. Bonnie m'a appelé. Je lui ai juste dit que je partais avec Klaus pour NY. Je ne lui ai pas raconté l'affreuse/merveilleuse soirée que j'ai passée hier. Et pourtant il y en aurait des choses à dire ! Mais bon je n'ai pas envie d'y repenser et d'en parler pour l'instant. Et Klaus non plus apparemment. Est-ce qu'il fait toujours la tombe après avoir sauté une fille ? Il ne m'a pas regardé dans les yeux une seule fois, trop concentré sur la route. Je ne peux pas vraiment l'en blâmer. J'ai appris à mes dépens ce qu'il se passe quand on quitte la route une seconde des yeux (chevreuil, arbre, accident, route déserte, pas besoin de vous le rappeler). Il ne m'a pas parlé d'hier soir. Pourtant je n'ai pas rêvé puisqu'il a encore une marque sur le cou et moi sur la poitrine (j'ai vérifié). Je n'y comprends rien. Je l'ai laissé pénétrer dans mon intimité (dans les deux sens du terme) et voilà qu'aujourd'hui il n'en dit pas un mot ? Je ne sais pas si je suis déçue ou rageuse. Sans doute les deux.
- Dis-moi Klaus.
- Oui ?
- Ta toile…tu l'as réalisé cette nuit ?
- Tout juste.
- Combien de temps elle t'a pris exactement ?
- Six heures.
- Six heures ? Mais ça veut dire que tu n'as dormi que…
- Deux heures à tout casser. Mais ca n'a pas d'importance, Love. J'étais tellement inspiré après la soirée qu'on a passée, que je n'ai pu m'arrêter de peindre que lorsque mon chef-d'œuvre était terminé. Et crois-moi la fierté que j'ai ressenti lorsque j'ai posé la touche ultime sur ma toile, vaut bien toutes les heures de sommeil de perdues.
Je suis tentée de lui parler de cette fameuse soirée qui l'a tant inspiré mais je me sens brusquement gênée. Après tout les gens ne blablatent pas pendant des heures sur leurs ébats n'est ce pas ? A quoi je m'attendais franchement ? Me retrouver sur son torse à mon réveil, m'entendre dire qu'il m'aime à la folie et toutes ces absurdités sur lesquelles je fantasme depuis des moins ? Non vraiment, Elena a raison sur un point : je rêve trop. Je me fais des films. Dans sa tête, il ne doit certainement voir qu'une fille de plus dans son lit. Je devrais le tuer pour ça mais voilà je l'aime et je me force à me dire que je devrais penser pareil. Sauf que je n'ai pas eu autant de partenaires sexuels que lui, voyez-vous ? Je n'ai qu'à faire comme lui : oublier. Ne plus y penser. C'était la plus belle nuit de ma vie, point final. Qu'y a-t-il à ajouter ? Rien, apparemment si on en croit l'artiste qui se tient à côté de moi, un volant à la main.
- Tu es déjà allé à New-York Caroline ?
- Non. Et toi ?
- Oh que oui ! Plus d'une fois même ! Pendant tout un été avec ma famille entière, nous avons fait le tour des Etats-Unis d'Amérique. Nous avons des choses époustouflantes mais New-York est la ville que Kol, Rebecca et moi-même avons préférée. Même si nous apprécions également le luxe des plages californiennes.
- Waouh ! J'en ai presque honte : je n'ai jamais voyagé en dehors de la Virginie. Pourtant ce n'est pas l'envie qui m'en manque mais bon…
- C'est compliqué de partir en vacances avec une mère veuve qui travaille trop n'est ce pas ?
- Oui c'est ça.
- Ne t'en fais pas. Je suis sure que tu trouveras un homme qui te fera voyager de droite à gauche du globe.
- Peut-être…
- Où rêves-tu d'aller ?
- Oh euh…Paris en premier. Et puis en Angleterre. Et en Italie.
- Ah tu rêves de l'Europe alors ! Sais-tu que toute ma famille est originaire d'Angleterre ? J'ai vu le jour à Londres ainsi que tous mes frères et sœurs.
- C'est vrai ? C'est vrai que vous avez des manières très…, j'interromps ma phrase en rougissant.
- British ? Oui je sais, tu peux le dire, moi aussi je trouve que nous avons l'air un peu ridicule avec nos habitudes de gosses de riches mais c'est notre éducation qui veut cela.
- Moi je trouve ça plutôt mignon…
- C'est toi qui es mignonne,Love. Quoi qu'il en soit, rien ne me ferait plus plaisir de retourner à Londres mais bon je me suis habitué à l'Amérique et ce n'est pas si horrible que ça en a l'air. Je ferais sans doute mes études ici et peut-être que je retournerais vivre en Angleterre si le cœur m'en dit.
- Pourquoi avez-vous déménagés ?
- Nos parents ont étendus leur entreprise jusqu'en Amérique. Ils sont souvent au travail. Nous les voyons peu mais contrairement à ce que tu penses, ce ne sont pas des parents irresponsables. Ils prennent de nos nouvelles tous les jours et comme tu as pu le voir, ils nous offrent une vie plus que décente. Ils nous manquent un peu mais au moins nous sommes libres.
- Vous avez vraiment une vie de rêve…
- Nous avons beaucoup de chance c'est tout.
Nous ne décrochons plus un mot de tout le voyage. Au fond de moi je suis déçue mais je préfère oublier tous ces sentiments que cet Apollon me procure pour me concentrer sur la ville splendide où nous nous rendons. New-York…J'en rêve depuis mon enfance. Et l'homme que j'aime m'y emmène. Il faudra quand même que je lui demande pourquoi.
Quand nous descendons de la voiture devant l'hôtel Plazza gigantesque, une tornade blonde se rue sur moi pour m'enlacer :
- Oh merci d'être venue ! J'ai cru mourir avec des deux idiots !
- Un troisième vient d'arriver petite sœur je te rappelle, dit Klaus en enlevant les bagages du coffre avec Elijah. Et Kol ca t'ennuierai de nous aider ?
Je tourne la tête vers le dernier membre de la famille Mickaelson. Il est aussi mignon que sur la photo de Bonnie. Il porte des lunettes de soleil énormes et est en ce moment même en pleine conversation téléphonique. Il ne nous a pas encore jeté un regard à Klaus et moi. Ce n'est que lorsqu'Elijah menace de jeter son portable qu'il décide de raccrocher.
- Ouais faut que je te laisse Bonnie. J'ai ma famille casse-pied qui est venu à New-York. Ils ont crus qu'ils me manquaient. Alors qu'en réalité je suis parfaitement bien sans eux ! Je te rappelle dans la soirée. Bisous
Je manque d'éclater de rire. Il était au téléphone avec Bonnie ! Ah s'il savait. Il regarde ses frères batailler avec les bagages avec un désintérêt flagrant puis son regard tombe sur moi. Son expression change du tout au tout car il m'adresse un grand sourire ravageur.
- Salut jolie fille. Moi c'est Kol. Je suis le plus jeune frère de cette fratrie de bras cassé que tu vois là.
- Euh enchantée, dis-je en me mordant la lèvre pour ne pas rire. Il est trop drôle. Apparemment Rebecca ne lui as rien dit sur moi. Je décide de ne pas lui révéler que Bonnie est ma meilleure amie. Je m'appelle Caroline Forbes.
- Tu accompagnes Klaus ?
- Oui. Je viens pour le concours de peinture de ce soir.
- Fantastique ! J'y vais aussi. Mon crétin de frère y participe. Une perte de temps si tu veux mon avis. Tout le monde croit qu'il a du talent mais moi la seule chose artistique que je l'ai vu faire c'est un mélange de bleu et jaune pour obtenir du vert en maternelle !
J'éclate de rire. Klaus se tient à deux mètres de lui et il le critique vigoureusement. D'ailleurs il n'a pas l'air très content mais apparemment ils ont l'habitude d'être ainsi débinés par leur frère.
- Peut-être que si tu n'as personne pour t'accompagner à ce concours tu pourrais…
- Trouver un cavalier plus beau avec des techniques de drague plus élaborées que les tiennes, jeune frère, dit Klaus en l'agrippant par l'épaule.
- Dis donc toi, rouspète Kol avec un ton outré. Ce n'est pas parce que t'es célibataire depuis une éternité que tu dois me piquer mes prises. Trouve-toi tes cavalières tout seule !
- Viens Care, rigole Rebecca en m'attrapant le bras. Laissons ces deux idiots se battre pour toi et allons faire du shopping, histoire de nous trouver des tenues fabuleuses pour ce soir.
Sur ce nous laissons les hommes Mickaelson en éclatant de rire. Cette famille est aussi étrange que géniale !
Rebecca Mickaelson était tranquillement assise sur le lit de sa chambre d'hôtel. Elle et Caroline étaient revenues depuis une demi-heure de leur séance shopping. Elle avait toutes les deux trouvés des jolies tenues. Elles avaient décidé de partager leur chambre d'hôtel. Ainsi la fille Mickaelson attendait sa copine Caroline qui était sous la douche tout en se vernissant les ongles des pieds. Elle en était au dernier orteil quand le téléphone de Caroline sur table de nuit vibra. Rebecca, surprise regarda l'écran pour voir qui appelait son amie. Stefan Salvatore. Rebecca ne put s'empêcher de sourire à la vue de ce nom. Elle hésitait à répondre. Normalement elle n'aurait mais Caroline lui avait raconté ses problèmes avec Stefan et le fait qu'elle voulait se réconcilier avec lui. Si personne ne décrochait Stefan allait encore en vouloir à Caroline pendant un bon moment. C'est ce qui décida Rebecca à décrocher le téléphone.
- Caroline ? C'est toi ? Enfin tu décroches ! Où es-tu passé ? Il faut absolument qu'on parle !
- Ca j'en suis sûre mais vois-tu je ne suis pas Caroline !
- Rebecca Mickaelson ? Mais pourquoi t'as le portable de Care ?
- Tu as reconnu ma voix ?
- Et bien oui. On se croise quand même tous les jours au bahut. Faudrait vraiment que je sois sourd. Où est Caroline ?
- Sous la douche.
- Où êtes-vous ? Je suis passé chez elle mais il n'y avait personne !
- Nous sommes à New-York pour assister à un concours de peinture.
- D'accord…Klaus est avec vous ?
- Oui. Ecoutes Caroline a eu une soirée éprouvante hier soir alors si tu l'as appelé pour l'engueuler, saches que je ne te laisserais pas lui parler. Tu as beau être son meilleur ami, depuis quelques temps tu ne te conduis pas vraiment comme tel.
- Eprouvante ? Comment ça ?
- Tu n'es pas au courant ? Ta garce de petite amie a laissé Caroline sur le bord de la route, sous la pluie hier soir après leur séance shopping !
- Quoi ? Comment ça ?
- Elle est partie avec ton idiot de frangin en laissant Caroline toute seule juste parce qu'elles se sont disputés.
- Oh mon dieu…je ne savais pas…
- Elle te l'aurait dit si tu ne lui avais adressé un message de reproches. C'est la raison pour laquelle elle n'a pas pu venir chez toi hier soir. Mais tu étais sans doute trop occupé. Avec Elenouille je parie !
La jeune femme se détestait de laisser filtrer sa jalousie mais elle était trop énervée par cet idiot dont elle était amoureuse.
- S'il te plaît n'enfonces pas le couteau…Je sais que j'ai été nul avec ma meilleure amie d'accord ? Je l'ai laissé, j'ai tout raté… J'ai été trompé par deux personnes que j'aimais et la troisième je l'ai négligé…Je sais que je suis un moins que rien, et je sais aussi que je devrais être capable de te l'entendre me dire mais vois-tu je n'ai pas ce putain de courage alors s'il te plaît…n'en rajoutes pas !
Rebecca colla la petite boîte téléphonique contre son oreille pour être sûre d'avoir bien entendu mes sanglots du jeune homme…
- Stefan…Stefan tu pleures ?
- Excuses moi c'est juste que…ca y'est tu vois je craque. J'ai appris que ma petite amie me trompait avec celui qui se prétends mon frère et j'ai intériorisé pendant toute la journée mais là j'ai vraiment besoin de parler à quelqu'un et j'avais besoin de Care mais voilà elle est pas là pour moi ce soir, retour à l'envoyeur et je me retrouve à pleurer au téléphone comme un alcoolique auprès d'une fille super qui a sans doute autre chose à faire que d'écouter un imbécile comme moi pleurer sur son sort.
- Oh tu sais…j'étais entrain de me vernir les pieds mais ca prends longtemps à sécher alors si tu veux… tu peux continuer à te lamenter.
En réalité la belle blonde était touchée d'entendre le jeune homme reconnaître enfin ses torts. Elle se sentait comme aimantée au téléphone de Caroline et elle ne pouvait se résoudre à laisser le jeune Salvatore broyer du noir. Il avait beau être à des kilomètres d'elle, elle ressentait sans peine son chagrin. Elle aussi, son ancien copain l'avait trompé avec sa meilleure amie. Après avoir été malheureuse pendant longtemps, elle s'était juré de ne jamais s'attacher à personne. C'est pour ça qu'elle était assez introvertie au lycée. Seuls ses frères la connaissaient mieux que quiconque et elle avait laissé Bonnie et Caroline percer sa carapace. Elle savait à quel point il était douloureux de se sentir trahie et elle sentait au plus profond d'elle qu'elle avait le devoir de soutenir le jeune homme qui souffrait sans doute autant qu'elle avait souffert. Elle ne pouvait pas l'abandonner. Elle l'aimait.
- C'est…c'est vrai ? Tu ne vas pas me raccrocher au nez ?
- Si tu deviens trop soulant et que tu me fais discours comme quoi princesse Gilbert est merveilleuse alors si je vais raccrocher et te supprimer du répertoire de Caroline.
- Ah ah ah ! Ne t'en fais pas pour ça ! J'ai enfin compris quel genre de fille c'était. Je me fourvoyais en croyant qu'elle était restée la fille gentille et généreuse que j'avais connue avant la mort de ses parents. Elle a changé. Elle est devenue superficielle, garce et manipulatrice et je suis dégouté de pas m'en être rendu compte avant qu'elle ne me fasse autant souffrir.
Stefan ne le savait pas mais au bout du fil Rebecca affichait un grand sourire en entendant le beau garçon débiner sa pire ennemie. Il comprenait enfin quel genre de fille c'était. Mais à ses dépens.
- Mais dis moi…tu le savais pour Elena et Damon ? Qui te l'a dit ? Klaus ?
- Non Caroline.
- Sérieux ? Elle était au courant ?! Pourquoi elle ne m'a rien dit ? Bordel pourquoi elle m'a laissé croire aux mensonges de cette garce !
- Je te rappelle qu'elle a essayé de te le dire mais que tu l'as envoyé bouler !
- J'ai été con…
- Je ne te le fais pas dire ! Et puis tu n'es pas le seul à avoir été sous l'emprise d'Elenouille Gilbert. Caroline aussi croit dur comme fer qu'elle peut redevenir la Elena d'avant. Mais bon peut-être qu'après le coup que cette garce lui a fait hier, elle aura une autre vision d'elle. Je considère Caroline comme une amie et ca me tue qu'elle donne autant pour une fille qui ne la voit que comme une marionnette.
- Tu as raison. Je m'en veux tellement…Je vais te laisser…Je ne veux pas t'embêter d'avantage. Prépares toi pour le concours et envoyez-moi des photos. Merci d'avoir été là, Rebecca. Je sais qu'on ne se parle jamais au lycée-encore un autre coup d'Elena- mais saches que je le regrette et que j'ai bon espoir que l'on puisse se fréquenter et devenir amis maintenant que j'ai quitté cette cinglée. Allez salut. Oh et dis à Care que je l'aime et que je m'en veux beaucoup pour toute cette merde. J'espère qu'elle me pardonnera. Bonsoir Rebecca.
Sur ce le jeune homme raccroche mais Rebecca, elle, reste les yeux fixée sur le petit écran : il l'a remercié ! Il veut être ami avec elle ! Il a largué Elena ! Et il l'a traité de garce et de cinglée ! Ca fait beaucoup de bonne nou
velles pour la jeune fille qui se laisse tomber sur le grand lit, trop heureuse. Stefan Salvatore = célibataire et trop craquant quand il se confesse !
Rebecca est partie se baigner mais comme j'étais prête j'ai décidé de descendre à la réception de l'hôtel en attendant que le concours commence. Il n'y a pas grand monde mais je vois Kol qui discute avec la réceptionniste. Enfin ils ont l'air de discuter mais je ne vois pas pourquoi dans une conversation le garçon lance des regards charmeurs et caresse la taille de son interlocutrice pendant que la fille avec son air de pouffe le regarde avec des yeux débiles et rigole à ses phrases charmeuses qu'elle ne comprend même pas. Je le regarde furieuse. Rebecca avait raison : c'est un dragueur de première. Mais ça ne se passera pas comme ça ! Bonnie est ma meilleure amie et je me fiche qu'elle soit amoureuse de lui ou non : s'il ne se montre pas digne d'elle (et croyez-moi il a du boulot), il peut l'oublier car je ne laisserais personne faire du mal à ma meilleure amie ! Je me poste devant lui et la pouffe de l'accueil. Il stoppe de suite sa conversation. La jeune fille a l'air légèrement dégoutée que je m'incruste dans leur séance de drague pathétique.
- Où sont tes frères ?
- Là haut entrain de se préparer. Moi je suis beau naturellement contrairement à eux je n'ai pas besoin d'un temps illimité pour me préparer.
- Ah oui ? Pourtant je sais de source sûre que tu passes plus d'une heure chaque matin dans la salle de bains, dis-je d'un ton mi amusée, mi cassante.
- Excusez-moi, minaude la fille de l'accueil agacée, mais vous êtes qui ?
- La meilleure amie de son amie. Mais il risque de ne jamais être son petit ami s'il continue à draguer toutes les filles comme vous.
Kol me regarde ahuri. Il me prend par le bras et m'entraine plus loin dans le hall pour que la réceptionniste, qui semble furieuse, ne nous entende pas.
- De quelle amie tu parles ?
- Tu sais que je vis à Mystic Falls, Kol n'est ce pas ?
- Oui et alors ?
- Tu n'as aucune amie à Mystic Falls ?
Il réfléchit cinq minutes puis d'un coup il percute :
- Oh mon dieu tu connais Bonnie !
- Evidemment ! C'est ma meilleure amie. Je ne sais pas comment elle a fait pour tomber sous ton charme inexistant mais c'est comme ça, alors si tu veux continuer à la fréquenter, tu as intérêt à changer d'attitude ! Ce n'est pas un morceau de viande, c'est une fille formidable avec à peu près un million de qualités alors ne songes pas une seconde alors lui faire de la peine !
- Oh du calme Maman Ours ! J'adore Bonnie, d'accord ? Je la trouve formidable et franchement je ne vois aucune fille qui pourrait mieux me correspondre. C'est vrai que je drague beaucoup de filles et que parfois je passe vraiment pour un con mais je compte bien vous prouver que je ne suis ni un beau-parleur, ni idiot. Tu verras. Je me montrerais digne de Bonnie Bennett. Je ne compte pas lui faire du mal, bien au contraire. De toute façon je vais venir à Mystic Falls cette semaine, j'ai trop envie de la voir pour de vrai.
Je regarde ses yeux noisette et c'est vrai que je perçois de l'impatience et de la joie à l'idée de rencontrer sa Bonnie. Il a l'air déjà très amoureux alors qu'il ne la jamais vue. Alors je décide de lui laisser une chance.
J'attends que la réception avant le concours commence avec Kol. Il est vraiment sympa. Immature, complètement inconscient, un tantinet arrogant mais tellement drôle et franc ! J'arrive à me confier lui sans problème et il m'écoute sans broncher et me donne plein de conseils.
- Alors est ce que tu vas me dire ce qu'il se passe entre mon frère et toi ou il faut que je devine tout seul ?
- Et bien je ne sais pas trop quoi dire…Poses moi des questions.
- Est-ce que tu l'aimes ?
Plus cash, tu meurs ! Je me mets à rougir.
- Oui…
- C'est déjà une bonne chose. Est-ce qu'il t'a déjà dragué ?
- Oui. Mais je crois que c'est un jeu pour lui.
- Vous avez couché ensemble ?
- Kol !
- Enfin quoi, ca crève les yeux qu'il se passe ou s'est passé un truc fort entre vous ! Tu rougis dès que tu le vois et lui il te lance des regards lourd de sous-entendus. Si c'est pas du sexe qu'est ce c'est ?
- De son côté tu vois je crois justement que ce n'est que du sexe.
- Et pas du tien ?
- Non. On a fait l'amour hier soir. C'était magnifique. La plus belle nuit de ma vie mais je crois que je suis la seule à l'avoir perçue comme ça.
- Qu'est ce qui te fait dire ça ?
- Il ne m'en a pas touché un mot ! Nous avons passé la journée ensemble dans sa voiture et à aucun moment il ne m'a parlé de la nuit dernière ! Comme si elle n'avait pas existé.
- Mais Care, ca ne veut pas forcément dire qu'il s'en fout ou que c'était nul. C'est juste que mon frère est un incapable en relation amoureuse vu que les relations sérieuses qu'il a eu doivent se compter sur une seule main. Il faut peut-être que tu fasses le premier pas. Et par premier pas j'entends le gifler pour sa désinvolture par rapport à la nuit torride que vous avez passée si j'en crois tes dires. Personnellement je doute sérieusement des capacités sexuelles de mon frangin mais t'as pas l'air d'être une menteuse alors je veux bien essayer de te croire.
J'éclate de rire. Il réussit à faire passer ma déception quand je repense à Klaus et à son attitude. Mais en parlant avec Kol, je me rends compte que même si je m'entends bien avec le frère de Klaus, c'est Stefan qui me manque le plus. Et Klaus aussi. Mais pour ce dernier ça ne dure pas longtemps parce qu'il descend avec Elijah. Ils sont tous les deux en costumes, très élégants mais je n'ai d'yeux que pour mon peintre préféré. Il me lance un regard ravageur et je me sens rougir en repensant à la nuit dernière. Il est aussi très beau quand il ne porte rien… Waouh mais je m'égare là enfaite ! Il descend et de son éternel sourire en coin, il me dit d'une voix que je sens différente mais que je n'arrive pas à trop distinguer :
- Tu es vraiment belle Caroline. Cette couleur te sied à ravir.
Je me regarde. C'est vrai que question tenue, j'ai misé gros. En même temps Rebecca (qui est des kilomètres d'Elena question shopping) m'a harcelé pour que je prenne cette robe blanche en satin à bretelles incrustées de strass noirs. Je dois avouer que cette robe de cocktail est très jolie. Elle m'arrive juste au dessus des genoux. J'ai relevé mes cheveux en chignon et lorsque je me suis regardé dans le miroir avant de descendre j'ai repensé aux paroles que Klaus m'a dites hier avant de m'embrasser. Il m'a assuré que j'étais la plus belle femme du monde et je ne sais pas pourquoi mais j'ai commencé à le croire. Mais bon quand on couche avec la plus belle femme du monde, on ne joue pas la carpe juste après n'est ce pas ?
La réception avant le concours. Il y'a un monde fou. Cinq toiles sont encore sous des draps au fond de la salle en attendant d'être dévoilées et parmi elles se trouve la toile de Klaus. Plusieurs peintures sont affichées sur les murs. Je me tiens avec Rebecca devant une peinture représentant un coucher de soleil grandiose mais ma nouvelle amie ne semble pas aussi emballée que moi par cette œuvre d'art.
- Oh là la ce que c'est barbant ce vernissage !
- Oh arrêtes c'est pas si terrible que ça Bex. Moi j'aime bien ça. Klaus m'a appris à aimer l'art.
- Oh non je rêve…bon moi je vais aller voir s'il y'a encore de ces délicieux petits fours et s'il y'a au moins une personne qui ne soit pas branché art moderne ici.
Bex s'éloigne dans sa jolie robe noire évasée qui lui va merveilleusement bien. J'envie mon amie. Elle est vraiment géniale. Belle, sûre d'elle sans être trop prétentieuse, marrante. J'aimerais tellement que Stefan la préfère à Elena… Je ne sais pourquoi mais il m'est impossible d'imaginer Bex m'abandonnant sur la route juste parce qu'on a eu une engueulade. Je retourne à la contemplation du coucher de soleil et regarde l'étiquette affichée à côté de la peinture : Sean Stevenson. Soudain un jeune homme blond, les yeux bleus en amandes se poste à côté de moi.
- Je vois que vous avez l'air d'apprécier cette toile.
- Oui, je la trouve magnifique. Mais je ne connais pas l'artiste. Je suis encore très novice en matière d'art. Vous le connaissez ce Sean Stevenson ?
- Si je le connais ? Chérie, c'est moi qui ai peint ce tableau. C'est avec lui que j'ai gagné ce concours l'an dernier.
- Oh c'est vrai ? C'est votre toile ? Je la trouve très jolie. Pas étonnant que vous ayez gagné.
- Oui et je compte bien gagner cette année aussi. Je me présente encore. Mon père est un des juges du concours alors j'ai toutes mes chances.
Je le regarde plus intensément. Effectivement il a une tête et des manières qui laissent penser qu'il est étonnement bien pistonné. Malgré son arrogance, il a l'air plutôt sympa. Il réengage la conversation :
- Et vous êtes peintre ?
- Oh non, je suis une amie d'un des candidats. Je suis venir le soutenir, et puis j'avais envie de voir la ville.
- Croyez-moi lorsque vous aurez vu ma toile, chérie vous oublierez très vite votre ami.
- Oh…et bien j'en doute parce que la personne que je soutiens est vraiment très douée.
- Voyez-vous cela ? Et ce cher ami, vous a-t-il dit a quel point vous êtes sublime dans cette tenue ?
Il dit cela sur un ton séducteur tout en se rapprochant fortement de moi. J'ai beau ne pas être attirée par ce peintre arrogant je ne peux pas m'empêcher de rougir. Il doit penser que c'est un signe positif puisqu'il glisse une main sur ma taille et la fait descendre pour se retrouver presque sur mes fesses. Je m'apprête à me dégager poliment quand Klaus apparaît près de nous sans crier, un air furieux que je ne lui aie jamais vu sur le visage.
- Désolé, le prince charmant mais je crois que tu vas devoir trouver une autre femme sublime pour cette soirée. Bonne chance pour en trouver une aussi belle qu'elle.
- Et pourquoi je devrais en trouver une autre ? demande Sean, un air passablement mécontent sur le visage. Il semble contrarié que Klaus nous ai interrompus. Même si je le remercie intérieurement d'être venue me tirer des pattes de ce sous Dom-Juan, je n'aime pas trop le ton qu'il emploie.
- Parce que c'est la taille de ma copine que tu es entrain de caresser et si tu n'arrêtes pas dans les minutes qui suivent je risque de t'arracher ta main. Tu auras beaucoup de mal à peindre avec ta main gauche, vu que tu es gaucher, Sean Stevenson.
Et avant de le laisser répliquer, Klaus m'attrape par le bras et m'entraine loin de Sean près d'un buisson.
- Klaus ! Non mais lâches moi ! Qu'est ce qu'il te prend ?
- Qu'est ce qu'il me prend à moi ? C'est une blague ?
- Non ! Depuis quand est ce que je suis ta copine ?
- Aurais-tu perdu la mémoire ! Nous avons fait l'amour hier soir Caroline et il m'a semblé t'entendre dire que tu m'aimais !
- Ah parce que maintenant tu t'en rappelles ! Parce qu'à en croire l'attitude de Monsieur on aurait plutôt l'impression qu'il ne s'est absolument rien passé hier soir. Au final cette nuit existe quand ça t'arrange ! Avoir couché avec moi hier soir ne te permets de faire comme si j'étais ta copine et agresser les garçons qui m'approchent !
- Ah parce que pour toi c'était que du sexe ?!
- J'aligne ma vision des choses à la tienne Mickaelson !
- Qu'est ce que tu…
- Mesdames et Messieurs ? Nous allons dévoiler les œuvres de nos candidats du concours de peinture de New-York ! Veuillez vous approchez de la scène.
Je lance un regard furieux à Klaus et me détache se sa poigne avec colère. Je tourne les talons et vais m'installer dans un coin de la pièce près de Kol qui me regarde amusé :
- Alors le grand amour ?
- Du vent. Il n'en a rien à foutre de moi, dis-je en serrant les dents, et mes bras autour de ma poitrine.
Soudain toutes les lumières s'éteignent pour laisser place aux projecteurs de la scène qui illuminent les tableaux à présent dévoilés. Mon regard tombe presque immédiatement sur la troisième du milieu. Celle de Klaus. Et je manque de tomber à la renverse. C'est moi ! Mais pas dans n'importe quelle posture. Klaus ma peinte pendant que je dormais. Sur la toile on peut voir une jeune fille blonde, les cheveux étalés sur l'oreiller, pour seul couverture un drap qui cache sa féminité (car à part ce drap elle ne porte rien) et un air paisible et heureux sur le visage. Je trouve cette fille sublime sur le coup. Ses traits sont peints avec douceur et je peux percevoir tout l'amour du peintre pour sa toile, rien qu'en regardant ce tableau. Il est somptueux et je vois que beaucoup de personnes semblent l'aimer. Enfin c'est peu dire car les commentaires fusent de toute part.
- Oh mon dieu quelle belle femme !
- Tant de sérénité, de douceur, d'amour dans une seule toile.
- Vraiment c'est le travail d'un véritable artiste.
- Plutôt pas mal pour un mec qui s'en fout de toi non ? me glisse Kol à l'oreille tout en gardant les yeux sur l'immense toile.
Je cherche de mes yeux d'où coulent des larmes d'émotion Klaus qui n'a pas bougé de sa place. Il ne regarde pas son chef d'œuvre. Il me fixe moi. De ses yeux étincelants de tristesse. Je n'arrive pas à déchiffrer plus dans son expression. Il n'a plus son sourire ravageur. J'aimerais courir vers lui et lui dire ce que j'ai vraiment sur le cœur et le féliciter pour m'avoir aussi merveilleusement bien dessiné. Car je peux enfin le reconnaître : il doit vraiment, vraiment me trouver splendide pour me dessiner aussi bien.
- Mesdames et Messieurs, les juges ont eu une minute pour voter pour leur toile favorite. Et c'est avec un immense honneur que je remets le prix du meilleur peintre de NY à…
Je ne quitte pas des yeux Klaus. Je sais pertinemment que c'est lui qui va gagner. C'est lui le meilleur.
- Pour la troisième fois consécutive : à Sean Stevenson ! Pour son magnifique paysage d'une plage du Nord Atlantique. Merci à tous les concurrents d'avoir participé.
Je me tourne brusquement. PARDON ? Klaus n'a pas…Je n'en reviens pas et regarde, bouche bée, Sean se diriger sur scène, un air fier et satisfait sur le visage. Je suis scotchée. Et apparemment Kol aussi puisqu'il s'exclame :
- Quoi ? Non mais vous n'êtes pas sérieux ! C'est mon frère le meilleur, il a réalisé la plus belle toile de l'univers pas cet abruti congénital ! C'est un scandale ! Votre concours est complètement truqué !
- Monsieur Mickaelson ! s'exclame-le juge, furieux que mon ami ait interrompus la cérémonie. Ce concours n'est en aucun cas truqué. La meilleure peinture revient à Monsieur Stevenson, les juges l'ont décidés, un point c'est tout ! Et je vous demanderais de rester poli !
- Parfait ! Remettez donc ce prix à la noix à Monsieur Sean Piston Stevenson je m'en fiche ! Mon frère n'a pas besoin de votre concours pour être le meilleur peintre d'Amérique !
Je laisse Kol s'énerver contre l'organisation défectueuse de ce concours et regarde Klaus mais il n'est plus à sa place : je le vois se diriger vers la sortie arrière de la pièce dans le jardin. J'hésite à le suivre parce qu'après cette défaite il a peut-être envie d'être mais je ne veux pas qu'il soit triste à cause de ce stupide concours. Alors je me dirige dans la cour extérieure où je le trouve assis sur un banc de pierre. Il a la tête enfoui dans ses mains et semble désespéré. Comme si tous ses rêves venaient de s'effondrer. Je m'assieds à côté et pose une main que j'espère rassurante sur son épaule.
- Klaus…Klaus il ne faut pas te décourager tu sais. Tu es un très bon peintre et ce n'est pas un stupide concours qui va…
- Laisses Caroline. Tout est fini. J'ai perdu. Je ne resterais qu'au statut de gagnant du prix des jeunes talents de Mystic Falls. Tans pis pour moi. J'aurais du être meilleur. Tu vois je te l'avais dit : je suis incapable de retranscrire toute ta beauté sur une toile. J'ai été trop arrogant en pensant que j'en étais capable.
- Mais ne dis pas ça ! Tu te rappelles ce que tu m'as dit ce matin ? Tu as dit que tu avais dessiné exactement ce que tu voulais. Tu as donné tout ce que tu avais et tu as mis tout ton talent dans cette peinture. Ecoutes…je ne me suis jamais senti aussi belle et aimée avant de découvrir cette toile. Et…je voudrais te remercier.
- Me remercier ?
- Pour m'avoir aidé à reprendre confiance en moi. Il n'y a qu'à travers ton regard que j'arrive à me sentir comme une femme belle. Tu es pour moi le meilleur peintre qui puisse exister parce que tu as fait ressortir de mon être tout ce que je croyais inexistant. Alors ne sois pas déçu parce que tu n'as pas gagné parce que cette toile est la plus belle que tu ais faite.
Il semble reprendre un peu d'aplomb mais il reste quand même très déçu je le vois dans son regard.
- Caroline…
- Oui ?
- Je suis désolé pour aujourd'hui. Si je n'ai pas parlé de ce qu'il s'est passé hier c'est parce que je pensais que tu regrettais ce qu'il s'était passé. Je ne voulais pas te blesser
- Mais je ne regrette rien ! Enfin c'était magique mais j'aurais aimé que ce soit le cas aussi pour toi.
- Parce que tu crois que je n'ai pas apprécié hier ?
- Ce n'est pas grave tu sais, je peux comprendre…
- Arrêtes tu te trompes complètement. Hier soir, fut la plus belle nuit de ma vie. Tu m'as comblé. Enfin comment peux-tu en douter ? Tu ne vois donc pas à quel point je t'aime ? C'est pour ça que j'ai piqué une crise tout à l'heure. Je ne supporte pas qu'un autre homme t'approche parce que selon moi aucun homme ne mérite. Et moi non plus d'ailleurs.
Mon cœur fait un triple salto car j'en suis restée à : je t'aime.
- C'est vrai ? Tu…tu m'aimes ?
- Mais oui ! Je suis très amoureux de toi et ce depuis très longtemps. Mais tu es trop bien pour moi tu vois.
- Là c'est toi qui dis des bêtises. Et tu m'as prouvé avec cette toile et la nuit parfaite que tu m'as donné hier que tu étais on ne peut plus digne d'être avec moi.
- Vraiment ? bredouille t-il, avec un air de je n'y crois pas. Tu veux dire que tu accepterais d'être ma petite amie ?
- Si tu me le demandais j'accepterais avec joie.
- Dans ce cas veux-tu…
- Pardonnez-moi ! s'exclame un des juges : un homme corpulent avec une tête joviale. Excusez-moi de vous déranger mais je m'appelle Roy Montgomery et je dirige le département des arts à l'université de Pennsylvanie. Vous êtes bien Klaus Mickaelson ?
- Oui c'est moi.
- Félicitations jeune homme ! Votre toile était spectaculaire. Vous avez su peindre la femme qui se trouve à côté de vous avec une finesse et une passion qui me touche beaucoup. Je suis très déçu que vous n'avez pas gagné mais c'était prévisible : tous les juges ont votés pour Sean pour se faire bien voir par son père. En ce qui me concerne j'ai voté pour vous car j'adore votre travail. Ce serait un honneur pour moi de vous accueillir dans mon département l'an prochain si vous acceptez. Je dois absolument partir mais tenez ma carte, si vous êtes intéressé.
Il tend sa carte de visite à Klaus et s'éloigne après nous avoir salués. Niklaus regarde la carte ébahie et à la fois satisfait.
- Félicitations ! L'université de Pennsylvanie est une de l'Ivy League ! Tes parents vont être ravis. Et puis ce n'est pas très loin de la Virginie.
- Humm je ne sais pas… Il faudrait que la fille avec qui je veux sortir, acceptes de me suivre en Pennsylvanie… Si ce n'est pas le cas ils devront se passer de mes talents car je refuse de partir loin de ma chérie. Les relations à distance : non merci.
- Oh…dis-je d'une voix amusée. Et quand comptes-tu lui demander si elle veut effectivement être ta petite amie ?
- Juste après ça :
Et il m'embrasse avec une tendresse qui me fait défaillir, mêlant sa langue chaude et douce à la mienne timide. Sans attendre je passe un bras autour de son cou et approfondit ce baiser qui me donne des frissons. Bon sang que je l'aime…Et j'ai l'impression que c'est on ne peut plus réciproque. Et voyez-vous ça me rend…HEUREUSE !
