Désolée j'au délaissé cette fanfic mais javais une raison ! J'étais en vacances. enfin bref je suis contente d'être de retour et j'espère que ce nouveau chapitre vous plaira. :)
Caroline avait toujours rêvé de devenir pompon girl. Petite, elle avait développé une attirance pour la danse en même temps que pour l'équitation. Ainsi lorsqu' elle avait été prise dans l'équipe du lycée en première année avec Bonnie, elle s'était sentie terriblement heureuse et fière. Mais c'était sans compter sa meilleure amie Elena, qui quelques temps après avait intégré l'équipe. Puis elle était devenue capitaine après seulement une semaine dans l'équipe. Certaines mauvaises (mais sincères) langues avait affirmé que sa nomination au poste était plus due à l'influence considérable de ses parents sur le conseil de la ville qu'à ses talents de danseuse bien qu'ils soient évidents. Caroline et Bonnie s'étaient alors senti moins à l'aise car Elena avait une envie folle de gagner tous les championnats et n'hésitait à imposer un rythme intense à leurs entraînements. C'est pourquoi chaque matin une heure avant que les cours commencent, dix jeunes filles courraient autour du terrain de sport du lycée. Beaucoup traînaient du pied, et se trouvaient en tête de course Bonnie, Elena et Caroline. Ni Bonnie, ni Caroline n'avait adressé la parole à Elena ce matin. Pour Bonnie, cela ne changeait pas de d'habitude mais pour la blonde, ignorer la jeune fille était déroutant car elle s'attendait à tout moment à ce que la brune lui crache son venin. S'il y avait bien une chose qu'elle devait craindre d'Elena, c'était ses crises de colère. Mais contre toute attente, la brune ne calculait pas un second son « amie ». Elle se contentait de courir avec sa musique dans les oreilles et son air hautin collé à son visage. Bonnie, était en tête de la course. C'était de loin la meilleure coureuse de tout le lycée et il était très difficile de l'égaler. Mais ça, le jeune homme brun aux lunettes de soleil qui entrait sur le terrain ne le savait pas. Il chercha du regard Bonnie et lorsqu' il la vit en tête de course, il se mit à courir lui aussi autour du terrain avec les jeunes filles. Celles en fin de course l'avaient vu et se demandait sans pour autant s'arrêter (interdiction de s'arrêter avant la capitaine) qui était ce beau jeune homme, étranger au lycée qui s'incrustait dans leur cours. Cependant les trois filles en tête de course ne l'avait pas vu. Kol avait une assez bonne condition physique c'est pourquoi, il réussit à arriver à hauteur d'Elena en assez peu de temps. La jeune fille le remarqua alors et avant qu'elle ait pu demander quoi que ce soit le New-Yorkais, après avoir ôté ses lunettes demanda :
- Salut ! Moi c'est Kol. Tu es la capitaine de l'équipe ?
- Oui, répondit Elena de sa voix hautaine bien que son cerveau, lui, était déjà en mode alerte face à ce beau jeune homme. Je m'appelle Elena Gilbert. Tu n'es pas du lycée ?
- Non. Je viens d'un lycée extérieur mais j'aimerais participer à la séance.
- C'est un cours pour les pompons girl…
- Oui ça je l'avais remarqué merci. C'est juste pour aujourd'hui. Je te promets de ne pas vous déranger.
- Pourquoi tu veux assister à ce cours ?
- Et bien il y'a une pompon girl qui m'a tapé dans l'œil si tu vois ce que je veux dire, répondit Kol en adressant un clin d'œil à la jolie brune.
Elena croyant de suite que le jeune homme faisait allusion à elle, minauda :
- Oh…et bien je ne vois aucune objection à ce que tu suives le cours avec nous…
- Merci ma grosse !
Et sous le regard outré d'Elena, Kol accéléra sa course, passa devant Caroline qui ouvra des yeux ronds puis arriva enfin à côté de Bonnie, qui crut halluciner en voyant le jeune New-Yorkais courir à côté d'elle.
- Mais qu'est ce que tu fous ici ?
- Et bien…j'ai cru comprendre que pour t'avoir, il faut que je te coure après alors…c'est ce que je fais. Dans tous les sens du terme, répondit le brun essoufflé. Dis donc, tu coures vachement vite !
- Je vais à mon allure habituelle.
- Oh my god, kill me! Franchement, je te trouve incroyablement sexy quand tu coures mais tu ne pourrais pas avoir des passes temps comme les filles normales genre le shopping, les concerts, ça tu vois ce sont des trucs que j'adore et qui ne demandent pas ce que je me pète le cœur quand je te drague.
- Je ne t'ai pas demandé de me draguer, il me semble.
- Toi non mais ton corps oui. Il me réclame, il ne veut que moi. Et j'ai bon espoir que ton cœur aussi.
- Espère toujours. En attendant, je ne trouve pas que tu me coures réellement après, là tu coures à côté de moi. Mais si tu veux vraiment me courir après…
Sur ce, la jeune femme accéléra le pas, jusqu'à disparaitre presque du champ de vision de Kol.
- Oh my god… Cette fille va me tuer.
Midi. Cafétéria du lycée.
- C'est bon Nik, tu peux me lâcher.
Enfin je dis ça mais s'il pouvait laisser sa main dans la mienne comme ça toute la vie ça me plairait bien. Mais la raison il doit impérativement me lâcher, c'est parce qu'Elena me fixe depuis cinq bonnes minutes et que je sais lorsqu'elle fixe quelqu'un de cette manière c'est qu'elle va l'attaquer. Je sais que ce moment était inévitable, que j'allais forcément devoir me confronter à elle mais je ne sais pas la magie de ce week-end à New-York m'a sans doute fait espérer un peu trop fort que je rentrerais à MF et qu'elle déciderai tout bonnement de m'ignorer. Mais bon c'était évident une illusion. Du coup je me prépare tant bien que mal à cette confrontation et il me semble plus approprié que Klaus ne reste pas à côté de moi. Déjà qu'en tant normal Elena ne peut pas le supporter mais le voir main dans la main avec moi n'est pas vraiment le bon ingrédient pour cette confrontation que j'espère vainement calme.
- Sans vouloir te faire peur mon cœur, j'ai peur que tu t'effondres de peur si je te lâche la main.
Hum…il n'a pas tort. Sa présence à mes côtés m'apaise énormément mais le garder près de moi pour cette conversation relève de la pure provocation.
- Non ça va aller. Merci pour tout, lui dis-je en essayant de remplir ma voix d'assurance. On se voit plus tard ?
Je le gratifie d'un baiser. Il me le rend avant de filer. Apparemment ce baiser a eu un effet sur Elena puisqu'elle s'est décidée à venir me voir.
- Klaus Mickaelson vient de t'embrasser ou j'ai rêvé ?
- Bonjour à toi aussi Elena. Oui j'ai passé un agréable week-end et toi ?
- Ne fais pas l'innocente, tu sais parfaitement comment s'est passé mon week-end Caroline, dit-elle rageuse en s'asseyant en face de moi avec pour seule compagnie son Coca Light. J'ai perdu mes deux mecs.
- Tu ne les as pas perdues…Ils t'ont larguée. Ca fait une sacrée différence non ?
Ne me demandez pas d'où me sort une telle insolence ! Je n'avais même pas l'intention de lui dire ça mais je l'ai tellement pensé... Elle est rouge de fureur mais je sens qu'elle cherche ses mots.
- Honnêtement Elena…pourquoi ça te touche autant ? Ca fait des années que fréquentes Damon et Stef et je ne me souviens pas que m'ai dit une seule fois que tu étais amoureuse de l'un d'eux. Alors ne me fais pas croire qu'ils te manquent ou que tu as des regrets parce que…
- Moi des regrets ? Pourquoi je devrais avoir des regrets ?, me demande-t-elle sincèrement interloquée.
- Euh je ne sais peut-être parce que tu as trahi un mec qui t'aimait, parce que tu as brisé une union fraternelle, parce que tu t'es comporté comme une garce sans scrupules…
- Ne parles pas de garces avec moi Caroline parce que j'en aurais de belles sur toi ! Parlons plutôt du mec que tu viens d'embrasser. Tu sors avec lui ?
- Et bien de toute évidence… Je ne suis pas comme toi Elena je n'embrasse pas les mecs avec qui je ne sors pas…Curieuse attitude n'est ce pas ?
- Comment tu peux me faire ça ! Sortir avec Klaus Mickaelson ! Mon pire ennemi !
- Oh bon sang Elena, il t'a remis à ta place pas blessé grièvement… Et il me semble que j'ai le droit de sortir avec qui je veux. Et encore j'ai la décence de ne sortir avec qu'avec une seule personne, moi !
- Et voilà que Miss Morale débarque ! Mais dis moi comment t'appelles une fille qui prétend être l'amie de quelqu'un mais qui la laisse tomber lorsqu'elle vient de rompre avec ses petits copains pour aller s'éclater à New-York ?
- Tu te fiches de moi ? Qui m'a laissé tomber vendredi soir ? Combien de fois ces dernières années tu es venue me réconforter lorsque j'allais mal ? Désolée mais ton attitude n'a rien d'amicale alors ne t'étonnes plus si j'évite de te rendre la pareille désormais.
A ce moment elle semble particulièrement lasse de cette dispute. Je sens qu'elle cherche à couper court à cette discussion houleuse.
- Bon écoutes je n'aime pas me disputer avec toi. Je suis prête à passer l'éponge, si tu me présentes des excuses en bonnes et dues formes…
- Non Elena.
- Pardon ? T'as dit quoi là ?
- J'ai dit : non. Je me fiche pas mal que tu passes l'éponge ou non sur ce que j'ai fait car je ne veux plus te fréquenter. Je ne veux plus jamais qu'on m'associe à une garce comme toi. Je ne te présenterais aucune excuse. C'est fini. Trouves toi une autre bonne poire parce que moi je n'en peux plus. Salut.
Je me lève et m'en vais sans un dernier regard pour elle. Waouh je ne pensais pas que ce serait aussi facile. C'était peut-être même trop facile…Mais enfin le plus important c'est que je me suis débarrasser de cette plaie. Je dois admettre qu'à l'inverse de la perdre définitivement j'aurais aimé retrouver la fille avec qui je suis devenue amie il y'a des années.
En fin de journée je retrouve les Mickaelson sur les gradins du stade du lycée. Enfin bien sur, il manque Elijah mais l'imaginer sur les gradins du lycée avec ses fringues hors de prix et ses bouquins qu'il lit partout. Je ne connais pas de lycéen plus sérieux que lui. Je m'assieds donc à côté de Kol qui a l'air crevé.
- Allons me dit pas que tu ne t'es toujours pas remis de ton entrainement de ce matin ! Il est quatre heures de l'après midi Kol !
- De quel entrainement tu parles ? me demande Klaus interloqué. Rebecca, elle a les yeux complètement rivés sur le stade.
- Quoi ? Tu n'es pas au courant ? Ton jeune frère a assisté à notre entrainement de pompon girls ce matin dans le tendre espoir de séduire sa copine.
- Pff…ma copine tu parles…, marmonne Kol avec un air dépité que je ne lui ai jamais vu.
- Mais enfin qu'est ce qui t'as pris Kol ?!
- Tu m'as dit de m'intéresser à elle ! De partager ses passions !
- Oui mais pas celle là ! Bonnie pratique la course à pied depuis qu'elle a 9 ans. Elle gagne le marathon de MF tous les ans et elle court comme une gazelle.
- Oui ben merci je m'en étais aperçue. Mais enfin votre entrainement dure une heure tous les matins ? Pourquoi vous faîtes autant d'exercices ? Et pourquoi vous n'avez le droit qu'a 5 minutes de pause ?
- Demandes ça à notre capitaine.
- Oui d'ailleurs en parlant d'elle, demande Klaus en se glissant près de moi. Comment ça s'est passé à midi ?
- Oh…euh bien. Etonnement bien.
- Bien ? me demandent Kol et Klaus sceptique.
- Oui bien ! Je regrette de ne pas l'avoir fait plus tôt mais maintenant que c'est fait, c'est fait. Je mentirais en disant que je ne ressens pas un peu de mélancolie en y repensant mais je suis contente d'en avoir fini avec elle. Je n'ai pas besoin d'une amie comme elle à mes côtés.
- Je suis bien d'accord avec toi ! me répond Kol en me donnant une tape sur l'épaule. Je ne l'ai vu qu'une seule fois mais crois moi c'était amplement suffisant pour comprendre que c'était une garce prétentieuse, qui joue les petits chefs avec ses pompon girl et les oblige à suivre un entrainement draconien pour libérer sa rage et compenser sa peur des kilos en trop !
- Ok…visiblement y'en a un qui a du mal à digérer sa propre méthode de drague.
Je reporte à présent mon attention sur Rebecca qui n'a pas décroché un mot depuis mon arrivée. Elle garde les yeux fixés sur le terrain de foot où l'équipe de notre lycée s'entraine.
- Euh…vous pouvez m'expliquer pourquoi on est sur les gradins du stade ?
- Oh certainement pas parce que ma sœur a le béguin pour le quater back de l'équipe…répond mon petit ami d'une voix que je sens légèrement agacée.
- Donc on est là pour regarder Stefan jouer au foot ce qu'il fait tous les jours ?
- Ca nous ennuyait de laisser notre sœur dans ce délire pathétique…affirme Kol d'une voix compatissante.
- Parle pour toi ! Sœur ou pas je la laisserais ici jusqu'à la tombée de la nuit, réplique Klaus de sa voix hautaine.
- C'est le mec qui a sauvé sa petite amie vendredi soir qui dit ça ? se moque Kol.
- Non mais ça n'a rien à voir, j'aime Caroline et c'aurait été un crime de laisser une aussi belle fille sous la pluie et blessée. Dieu sait ce qui aurait pu lui arriver !
- Quoi ?! s'exclame d'un coup Rebecca. T'es entrain d'insinuer que Caroline est plus jolie que moi ?!
- Euh et bien oui !
- Nan mais t'es sérieux ! Désolée Care tu sais que je t'adore mais ce n'est juste pas possible qu'un mec me trouve moins jolie que toi ! Je suis sure que tu bluffes !
- Et bien c'est son portrait que j'ai dessiné ma sœur…
Rebecca se renfrogne. Je la regarde hébétée par la conversation qui vient de se dérouler sous mes yeux.
- Attends Bex…tu ne serais pas entrain d'essayer d'imiter Elena ?
Mon amie se retourne avec un sourire ravie sur le visage.
- Evidemment ! Non mais franchement vous êtes trop crédules c'est à se tordre de rire !
Je la rejoins dans son rire mais deux minutes plus tard elle retourne à la contemplation de Stefan.
- Donc…on décide d'être pathétiques avec elle ou on s'en va ? demande Klaus.
- Pathétiques ! je réponds en chœur avec Kol.
