Bonsoir à tous! :)
Déjà, je commence par m'excuser du temps d'attente... je n'ai pas eu beaucoup de temps dernièrement, et un changement de fournisseur d'accès à internet m'a provoqué pas mal d'ennuis... mais me revoici!
Et voilà le second chapitre! J'espère qu'il ne vous décevra pas... :)
Allongée sur sa couchette dans le train, Illiade repensait aux heures qui avaient précédé. La Moisson des Tributs, la rencontre avec les parents d'Abdélina, la promesse de l'aider le mieux possible et de tout faire pour la protéger.
La maman en larmes l'avait émue jusqu'au plus profond de son âme. Elle revoyait sa propre mère tenter de faire corps aux Pacificateurs lorsque ceux-ci étaient venus la chercher à la fin des trois minutes autorisées pour lui dire au revoir. Les adieux… si terribles. Elle savait exactement ce qu'ils avaient vécu. Et elle pensait également savoir que, pour quelques heures, il fallait qu'ils se reposent et fassent le point avec eux-mêmes.
Mais elle ne voulait pas rester là. Elle risquait une nouvelle fois de fermer les yeux, de sombrer, et de se revoir, le corps couvert de sang, à la fin de ses propres Hunger Games.
Elle fut étonnée de voir sa protégée dans le compartiment principal du train. Elle observait les paysages passer, sans faire attention à elle. Sans un mot, Illiade s'avança vers le bar pour se servir un verre d'eau glacée. Les avantages du Capitole… ici, pas besoin d'aller récolter l'eau, tout était à portée de main.
« Quand allez-vous vous décider à me conseiller ? » La voix frêle de la gamine qui se trouvait derrière elle semblait déterminée, et Illiade se retourna. « Quand toi, tu l'auras décidé. » « Très franchement, je ne pense pas que vous ayez grand-chose à me dire. » Elle rit doucement, amèrement, se rapprochant de la jeune fille pour s'asseoir face à elle. « Tu veux savoir ? » « Quoi ? » « Quand tu sors vainqueur des Jeux, la première chose à laquelle tu penses, passé le choc, n'est pas 'Je suis le grand gagnant des Hunger Games', mais plutôt, 'À partir de l'année prochaine, on va me forcer à m'attacher à des gamins qui ont vingt-trois chances sur vingt-quatre de mourir dans l'arène.' Si pas plus. » Le tribut reste silencieux face à elle. Elle n'avait probablement pas pensé à cela. « Qu'avez-vous à me conseiller, alors ? » « Déjà, évite de mourir en faisant des bêtises telles que descendre de ton socle avant la fin du décompte, ou foncer vers la Corne d'Abondance au top départ. Fuis plutôt. N'importe où, mais pas vers les ressources. Le plus loin possible de la Corne, mais avec un point d'eau à proximité. » « Donc, je dois éviter de prendre tout ce qui peut m'aider à survivre ? » « C'est ça, oui. » Elle n'avait aucune chance. Il était fort probable qu'elle le savait, mais elle préférait le lui rappeler. Les Tributs de carrière prendraient rapidement le contrôle de la Corne, éliminant tout ce qui se trouverait sur leur passage.
« Si tu es blessée, ne panique pas. Fuis le plus vite possible. Tu sais grimper aux arbres ? » « Plus ou moins, je pense… » « Il faudra que tu t'entraînes à ça, durant les quatre jours. Ca peut te sauver la vie. » Abdélina l'écoutait attentivement, prenant visiblement plus confiance en elle à mesure de ses paroles. Elle lui recommanda d'éviter les combats au corps à corps, vu sa faible constitution, proche de la sienne, de plus se concentrer sur des armes qui lui permettraient d'abattre une personne de loin à l'entraînement. Cela ne pourrait que l'aider. De fouiller les corps si jamais elle tombait sur l'un d'eux. D'oublier qu'il s'agissait d'un humain, et de juste prendre tout ce qui pouvait servir.
« Comment avez-vous appris tout cela ? Je veux dire… dans le Jeu, l'an passé, vous ne saviez pas faire, ou vous ne saviez pas tout court, la moitié de ce que vous me recommandez… » « Harmias savait en faire la plupart. Et il devait être le gagnant. Puis, j'ai regardé les vidéos de la plupart des Hunger Games précédents lorsque je suis revenue. Ca aide à étudier le comportement des autres. » Le simple prénom lui avait provoqué une vive douleur dans la poitrine. Mais elle tentait de garder la face. Elle devait en parler, si elle voulait la convaincre de lui faire confiance.
Sa propre expérience n'avait pas été glorieuse. Elle voulait se rattraper en tant que Mentor. « Prépare-toi à l'idée que tu vas tuer. Le premier meurtre est terrible. Surtout si tu n'avais pas pensé avant à cette probabilité. » Elle sait qu'elle l'a vue. Qu'elle l'a vue tuer ce Tribut avant de hurler de terreur et de ne plus savoir où elle en était durant des heures. Qu'elle l'a vue faire des cauchemars où elle se réveillait après s'être battue avec son allié dans son sommeil, pensant qu'elle avait à se défendre contre un adversaire coriace. Si Harmias ne l'avait pas protégée, n'importe qui lui serait tombé dessus et l'aurait tuée. Tout ça, après avoir tué pour la première fois. « Je tuerai. Je me suis déjà faite à l'idée. » « Parfait, alors. » Elle était déjà plus avancée qu'elle, et c'était une très bonne chose. L'heure du repas arrivant, elle se leva du siège et lui lança un dernier conseil. « Et évite les alliances. Ou si tu en fais une, exécute rapidement la personne avec qui tu t'es alliée. » « Pourquoi ? » « Parce qu'une fois qu'on s'attache, il est déjà beaucoup trop tard. ».
Comme toujours, les repas servis par le Capitole étaient délicieux et copieux. Abdélina et Gabe découvraient tout cela, et ils leur recommandèrent de manger tout ce qu'ils pouvaient. Ils auraient besoin de forces dans l'Arène alors, autant commencer maintenant.
Jeuniva faisait la conversation, comme à son habitude. Elle semblait complètement stupide, d'un premier abord, mais elle était très utile. D'abord parce que grâce à un sourire et un battement de cils, elle pouvait tout faire passer. Ensuite, parce qu'elle était incollable à la fois sur les Jeux et sur le Capitole. Cela l'avait beaucoup aidée l'année dernière. « L'Arène de cette année comportera beaucoup d'arbres à ce qu'il paraît. Elle sera plus grande que celles des dernières années. C'est ce qui se raconte beaucoup, au Capitole… » Le Capitole… remplis de gens imbus d'eux-mêmes, impatients de voir vingt-quatre enfants s'entretuer. Comment pourrait-elle leur accorder un minimum de sympathie, eux qui avaient pris la mort de son allié pour un geste de bonté, un suicide pour qu'elle rentre chez elle saine et sauve. Ils avaient prévu l'exact contraire, lors d'une soirée passée à dévorer un sanglier un peu trop agressif, tué par son ami. Elle n'avait jamais réellement voulu rentrer au District huit. Certes, elle adorait sa mère. Mais elle en avait trop vu pour vouloir retourner dans cet enfer.
« Illiade ? Illiade… » Une fois encore, trop perdue dans ses pensées, elle avait également perdu le fil de la conversation. Elle regarda alors Gabson qui l'appelait, et lui adressait un regard interrogatif. « Jeuniva voulait savoir si tu avais eu des nouvelles de la famille d'Harmias. » Elle comprit alors de quoi ils parlaient durant son moment d'égarement. Ses Jeux. Son terrain. Son alliance. Son ancien Mentor la regardait, et elle savait qu'il se faisait du souci pour elle. Lui savait ce qu'elle avait traversé. Elle déglutit difficilement avant de répondre. « Non. Aucune. » Aucune nouvelle. Pas même lorsqu'elle était passée au District douze, lors de la Tournée. Ses parents n'étaient même pas présents avec ceux du Tribut féminin de l'année dernière, devant l'estrade où elle avait dû prononcer quelques mots. Personne ne lui avait parlé d'Harmias, et elle s'en portait probablement mieux de cette manière. « C'est dommage… tu l'aurais mérité. Tu lui as sauvé la vie plus d'une fois après tout. » « Une seule fois, en fait. » Elle avait parlé sur un ton plus sec en fixant Jeuniva d'un regard froid. Cela sembla avoir son effet, car aucune question ne suivit. Elle avait réussi à interrompre le sujet alors que, quelques mois plus tôt, elle aurait fondu en larmes. Elle commençait à guérir. Et elle ne savait si c'était une bonne ou une mauvaise chose.
L'arrivée au Capitole se déroula comme l'année dernière. Beaucoup de monde sur les quais lorsque le train arriva en gare, beaucoup de cris, un étonnement général de la part des Tributs qui découvraient le luxe et la modernité du centre de Panem, et une entrée dans le bâtiment d'entraînement en rangs d'oignons. Gabe, Abdélina, Gabson et elle empruntèrent l'ascenseur pour se rendre au huitième étage, entièrement réservé au District huit.
Rien n'avait changé. Le mobilier moderne semblait flambant neuf, et les pauvres muets les attendaient pour les accueillir avec des coupes de fruits et des boissons fraîches. Illiade dévora une pêche, fruit découvert l'année précédente dont elle raffolait depuis, et vida un simple verre d'eau avant d'accompagner sa protégée jusqu'à sa chambre.
« Combien de temps ça va durer ? Avant d'entrer dans l'Arène… » Elle se rendit compte qu'elles n'avaient pas vraiment parlé de tout ce qui allait arriver. Elle prit donc un siège, et s'installa confortablement dedans, attendant qu'Abdélina prenne place à son tour. « On va rester quatre jours ici. Pendant ces quatre jours, tu vas devoir aller au camp d'entraînement qui se trouve au sous-sol. Je te conseille de parcourir un minimum chaque atelier. Ca te donnera des indices sur l'environnement qui t'attend, et cela t'aidera à survivre. » Elle acquiesce d'un signe de tête, et Illiade continua. « A la fin de l'entraînement, tu devras passer devant les Juges et leur montrer quelque chose d'étonnant que tu pourras faire. Une note élevée te permettra d'avoir plus de sponsors. Mais tu sais que je n'ai pas vraiment réussi mon passage… » « Vous aviez eu 5… » « Oui, c'est ça. Comme quoi, même avec une faible note… » Elle se tut. Elles savaient toutes les deux comment elle avait obtenu l'aide des sponsors.
Elle baissa les yeux quelques instants avant de reprendre son souffle, et de parler à nouveau. « Le lendemain, tu seras interviewée par Caesar Flickermann. Il faudra te montrer plaisante, donner envie aux gens de miser sur toi. Jeuniva te donnera sans doute quelques conseils, mais fais à peu près comme tu le sens. » Et enfin, elle arrivait à la phase finale… « Enfin, le matin du cinquième jour, tu seras embarquée dans un hovercraft pour aller jusqu'à l'Arène. Quant à moi, je resterai ici, au Capitole, et je surveillerai tes faits et gestes. Selon les donations des sponsors, je t'enverrai ce que je peux pour t'aider. Tandis que toi, tu feras ton possible pour rester en vie. » Abdélina soupira. Cela faisait beaucoup de choses d'un seul coup. « Ma seule chance de rester en vie, ce sont les alliances. » « Je ne pense pas, non. » « Pourquoi ? C'est bien comme ça que vous avez gagné ! » Cette fois, sa voix était emplie de colère. Le ton montait. Illiade se leva de son siège d'un coup, comme pour dominer la jeune fille. « Tu ne sais rien, d'accord ? Je ne sais pas exactement ce qu'ils ont diffusé chez nous, mais je peux t'assurer que je n'aurais pas dû gagner ! Je n'aurais jamais dû rentrer au District ! Je m'étais résolue à mourir. » « Mais pourquoi ? Pourquoi ?! Comment voulez-vous que j'ai la rage de survivre alors que vous… » « Parce que maintenant que je suis là, en vie, mon seul but, c'est de te maintenir vivante ! Et ce n'est pas en faisant une alliance que ça arrivera ! Ne perds JAMAIS, je dis bien JAMAIS de vue qu'il ne doit en rester qu'un à la fin. C'est en oubliant ça que j'ai tout perdu. » « Mais vous avez gagné… » « A quel prix ? Encore une fois, tu ne sais rien ! Tu n'as aucune idée de ce que j'ai fichu pendant les six mois qui ont suivi la victoire ! » Cette fois, Abdélina se tut, sous le choc, comme si elle commençait à comprendre. Des rumeurs s'étaient répandues à son sujet durant sa convalescence, elle le savait. De graves blessures internes, notamment, et bien d'autres choses. Mais ce qui était arrivé, c'était qu'une grave dépression l'avait rendue complètement folle. Perdre quelqu'un de si cher qui n'aurait pas dû partir, et rester vivant alors qu'on s'était persuadé que l'on allait mourir… ce n'était pas si simple à vivre.
Le dîner se déroula calmement, Jeuvina faisant une nouvelle fois la conversation alors que Gabe tentait de lui répondre sans se préoccuper du reste. Illiade devina que Gabson ne lui avait pas encore tout expliqué, qu'il lui parlerait de tout probablement le lendemain. Sa protégée, quant à elle, retournait ses petits pois dans son assiette. La conversation qui avait eu lieu un peu plus tôt lui avait coupé l'appétit. Elle avait été quasiment dans la même situation un an plus tôt, sans s'être disputée avec son Mentor néanmoins. C'était choquant, et elle savait que l'on s'imaginait toujours de quelle manière on allait bien pouvoir être assassiné. Probablement dormirait-elle à peine, la nuit prochaine.
Deux heures plus tard, tout le monde était au lit. Demain, c'était le coup d'envoi des entraînements, il fallait qu'ils soient en forme. Illiade, elle, avait réussi à s'endormir au prix de beaucoup de mouvements dans son lit. Et comme à chaque fois… les rêves ne tardèrent pas à arriver.
Elle cousait depuis maintenant plusieurs heures. Les feuilles, les branchages, les herbes, … tout passait sous ses doigts et formait doucement une paillasse plutôt correcte. La routine s'était mise en place. Le matin, ils démarraient et parcouraient la forêt. Harmias chassait, tandis qu'Illiade ramassait ce dont elle avait besoin pour leur confectionner des objets leur apportant un minimum de confort et de sécurité. Elle avait commencé par un filet ressemblant au feuillage d'un buisson qui les protégeait et surtout, les camouflait la nuit. Elle s'était donc ensuite attaquée à une paillasse moelleuse qui pourrait leur permettre de se tirer de leur nuit sans trop de courbatures. « C'est mon tour de garde. Va dormir. » Elle tourna les yeux vers lui. Il ne s'était pas reposé. Elle le savait. « Pourquoi est-ce que tu refuses de fermer l'œil ? » « Ne t'occupe pas de ça. Va te coucher. » Elle savait que ce n'était pas la peine de discuter. Il n'en dirait pas plus. Au fil des jours, elle avait découvert son caractère, et le trait 'complètement borné' en faisait partie. Elle s'éloigna pour s'allonger sur le tas de feuilles mis là pour qu'ils puissent s'allonger sur autre chose que de la terre boueuse. Quelques secondes plus tard, elle dormait du sommeil du juste.
C'est un grognement humain furieux qui la réveilla quelques heures plus tard. Lorsqu'elle se redressa pour se mettre assise. Elle ne trouva aucune trace de Harmias, et son cœur se serra dans sa poitrine. Où était-il ? Elle recouvra ses esprits en se disant qu'il était forcément vivant, elle aurait entendu un coup de canon le cas échéant. Tout d'un coup, des bruits de lutte commencèrent juste devant leur planque, et elle comprit ce qu'il se passait. Elle n'eut pas besoin de se redresser plus pour les voir : son allié avait été attaqué. Elle ramassa la lance qu'il lui avait rapidement après à manier, ne s'imaginant sûrement pas une seconde qu'elle s'en emparerait d'ici à la fin du jeu. Sans bruit, parvenant à se maîtriser assez difficilement, elle contourna le filet qui leur servait de rideau pour disparaître aux yeux des ennemis, et découvrit le tableau. Le Tribut qui l'avait attaqué avait largement pris le dessus, et si elle n'intervenait pas…
Elle réfrénait ses tremblements, se contrôlant étonnamment bien pour la peur qu'elle ressentait. Aucun des deux ne l'avait remarquée. Le problème, c'est qu'elle ne pensait pas viser juste, et qu'Harmias était bien trop proche pour qu'elle puisse lancer son arme sans prendre le risque de le toucher. Alors, elle fit rouler une pierre avec son pied, provoquant un bruit léger, mais suffisant pour que le Tribut du District trois – elle le reconnut dès qu'il se retourna – s'éloigne légèrement de sa proie et fasse attention à elle.
Elle n'hésita pas une seconde. Harmias lui ordonna d'un signe de tête de se lancer, et c'est ce qu'elle fit. La lance atteint le front de sa victime, alors qu'elle cherchait plus un bras, ou une cuisse. De suite, le coup de canon retentit dans le ciel.
Elle s'appuya contre l'arbre derrière elle après avoir reculé de plusieurs pas, complètement sous le choc. Son compagnon s'approcha d'elle et la retint avant qu'elle ne s'effondre. Elle avait tué pour la seconde fois, sans même le faire exprès.
Harmias posa ses mains sur ses joues, rapprochant son visage du sien pour fixer leurs regards. Elle devait l'écouter maintenant, ou il savait qu'elle allait à nouveau sombrer. « Illiade… Illiade, écoute-moi ! Il allait me tuer, tu m'as sauvé la vie, tu n'aurais pas pu faire autrement. » « Je voulais juste le blesser… » « C'est mieux comme ça. Ca en fait un de moins, retiens ça ! On se rapproche de la victoire. Alors, reste avec moi. Parce qu'on doit déguerpir, rapidement. »
Elle regarda autour d'elle pour essayer de se repérer, mais il la força une nouvelle fois à le regarder. « On doit s'en aller. On s'occupera du reste plus tard. Mais on file se mettre à l'abri ! Je ne suis pas en état de me battre une seconde fois. » Et c'est là qu'elle le remarqua. La bagarre avait dû durer un moment. Il était couvert de terre, son arcade gauche saignait plus que de raison, sa lèvre inférieure comportait une ecchymose qui prenait une couleur effrayante, et elle osait à peine regarder le reste de son corps.
« Tu te sens capable de courir ? » « C'est plus à toi que je devrais poser la question. » Il sourit. Elle reprenait ses esprits, il en était conscient. « Moi, ça ira. Je regarderai les dégâts quand on sera cachés. » Il la lâcha, et elle ne mit qu'un dixième de seconde avant de retourner sur leur campement pour emballer rapidement leurs affaires, et déguerpir avec Harmias. Elle venait de lui sauver la vie… elle venait de tuer pour lui.
Une nouvelle fois, c'est en sursaut qu'elle se réveilla. Les larmes coulaient, sans qu'elle ne sache exactement pourquoi. Rêver d'Harmias lui arrivait souvent. Mais elle ne pleurait plus depuis qu'elle avait quitté l'hôpital, plusieurs mois auparavant. Illiade se leva, enfilant les chaussures qu'ils appelaient 'pantoufles' ici, et sortit de sa chambre pour se rendre dans la salle principale, histoire de boire un peu. Elle venait d'entrer dans la pièce lorsque, venant de sa gauche… « C'est la première fois que tu tuais, Chérie, n'est-ce pas ? » Et avant même qu'elle n'ait pu se retourner ou dire quoique ce soit, une main se plaqua sur sa bouche.
Et voilà pour ce second chapitre! :) Qu'en pensez-vous? L'histoire commence tout doucement à se mettre en place...
J'attends vos reviews avec impatience, et à très bientôt pour la suite!
