Et voici la suite ! Avec le retour d'Himichi ! Bon je poste en retard mais sur mon ordi, il est 13h58... J'en encore du temps... On va dire ça comme ça...
Petite réponse aux reviews :
KuroNeko : je n'ai pas trop compris mais... merci quand même pour la review !
fairy tail 84 : et pourtant, il lui a bien fallut apprendre à lire...
Roroxiii : salut ! hum... je n'y avais pas réfléchi mais je vais voir ce que je peux faire !
Bonne lecture !
-Hic !
Himichi adressa un regard étonné à Juvia. La mage d'eau avait les yeux rouges d'avoir pleuré et depuis plusieurs heures, elle sursautait de temps à autre avec un « hic ! » sonore. C'était très étrange. Et assez drôle. Les autres ne semblaient pas surpris mais c'était la première fois qu'elle voyait quelqu'un faire ça !
-Hic ? répéta la mage de l'Est en essayant d'imiter ce bruit si étrange.
Cela avait l'air d'être un rituel. On avait fait boire Juvia, on lui avait fait retenir sa respiration ou respirer différemment puis on avait essayé de lui faire peur. Elle avait d'ailleurs bu de pleins de façons différentes, plusieurs verres d'eau d'un coup sans respirer, boire en buvant au côté opposé sur verre… Et elle continuait de faire « hic ! » les gens étaient surpris et un peu tristes.
-Hic ! répondit Juvia.
-Tu ne connais pas le hoquet Himichi ? demanda Levy que Gajeel avait installé d'autorité sur ses genoux.
Himichi secoua la tête à l'attention de son amie au visage couvert de cicatrices. Hoquet ? Qu'est-ce que c'était que ça ? Hoquet ? Juvia faisait « hic ! » pas « hoquet ! » ! C'était très étrange. Qu'est-ce ça signifiait ces « hic ! » ? C'était une langue locale ?
-Le hoquet, c'est le diaphragme qui se comprime et… En fait c'est… Tu vois, des fois tu manges trop vite alors… Comment te l'expliquer simplement… C'est un muscle qui te permet de respirer qui se met à mal fonctionner d'un coup et c'est pour ça que Juvia fait « hic ! ». Normalement, quand on a peur, qu'on boit ou qu'on retient sa respiration, le hoquet s'en va. Mais Juvia a un hoquet très… tenace. Personne n'a jamais fait ça chez toi ?
-Jamais. Elle interpella Rogue qui passait, essayant de ne pas retourner spontanément à sa langue maternelle devant lui. Le hoquet ?
-Toi tu ne peux pas avoir le hoquet parce que tes muscles sont un peu différents des nôtres.
Ah ! C'était pour ça ! Elle comprenait maintenant ! Mais pourquoi Droy faisait la tête ?
-Qu'est-ce qu'il y a Droy ?
-Ça ne te vexe pas ? Je veux dire… Il vient de dire que tu étais différente.
Pourquoi se fâchait-il d'un fait ? Oh ! Ce devait être une différence culturelle ! C'était la première fois qu'elle pouvait l'expliquer ! Oh chouette ! Elle faisait des progrès si elle arrivait à expliquer ça ! Elle allait pouvoir parler de sa culture sans demander de l'aide pour traduire ses idées parce qu'elle manquait de mots !
-Rogue n'est pas méchant. Je suis différente, il est différent, Orga est différent. Nous sommes tous différents parce nous venons d'endroits différents. Et je suis plus différente d'eux parce que je ne suis pas toute humaine. Elle tira sur son col pour montrer ses branchies sur son cou. C'est vrai mais ce n'est pas méchant. Parce que même si je suis un peu différente, je suis aussi humaine, donc c'est un point commun. Tu comprends ?
-Donc dire que tu es différente n'est pas une insulte pour toi ?
-Non !
-Hoc !
-Ah non Rogue ! s'indigna Minerva. Pas toi aussi ! Ça suffit hein ! Arrête d'avoir le hoquet parce que quelqu'un l'a à côté de toi !
Himichi se mit à rire. Oh les gens étaient tellement drôles !
-Tu vois ? Rogue est comme Juvia parce qu'il peut avoir le hoquet, c'est un point commun même s'ils sont différents !
-Hic ! protesta Juvia qui semblait pressée que son hoquet parte.
Puis elle descendit sa énième bouteille d'eau pour tenter de le faire partir. Il y eut un silence. Oh ? C'était terminé ? Enfin ? Toute la table se pencha vers Juvia qui commença à sourire, l'air ravie. Puis…
-Hic !
Oh zut ! Ça y était presque ! Ils y avaient cru ! Ce hoquet était quand même un peu méchant de suivre Juvia comme ça !
-C'est quoi le record du monde de hoquet ? demanda Gajeel en recommençant à manger son acier.
-Soixante-huit heures, répondit Levy. C'est dingue quand même, ils ne considèrent pas que c'est une maladie ?
-Hic ! Non, le hoq… hic ! hoquet de Juvia n'est… hic ! Pas pathologi… hic ! Pas selon les… hic ! critères habi… hic ! Roh… hic !
-Pathologique ?
-Comme une maladie. Chez certaines personnes, c'est comme une maladie et eux, le hoquet est fréquent et dure très longtemps.
-Ah…
-Et donc, même si tu ne rentres pas dans les critères habituels, ils ne peuvent rien faire pour quoi ?
-Tous les… hic ! médecins hic ! Que Juvi… hic ! Juvia a vu sont incapables de compren… hic ! comprendre.
On vit passer Orga qui trainait littéralement par la peau du cou un journaliste. Il traversa le hall sans avoir l'air d'être dérangé par son fardeau, ouvrit la porte du hall et balança le journaliste dehors avec un coup de pied aux fesses. Lorsqu'il se retourna, Himichi lui fit un signe pour savoir ce qui se passait. Orga avait l'air très énervé, comme à chaque fois qu'il se retrouvait avec un journaliste. A Sabertooth, on n'aimait pas les journalistes. Encore plus Rogue et Orga parce qu'on finissait toujours par en revenir à leurs origines et les rumeurs de Fiore sur l'Est. Les journalistes devenaient alors très insultants et étroits d'esprit et ça finissait toujours mal. Si Rogue partait sans rien dire, Orga finissait toujours par mettre dehors le journaliste. C'était dans ce genre de situation qu'Himichi aimait sa « trop mauvaise maitrise de la langue locale pour s'exprimer. » Alors quand Gemma était dans les parages, elle faisait exprès de faire beaucoup de fautes. Histoire d'éviter de se retrouver face à ces journalistes.
-Oh Orga ! Tu tentes de battre ton record ?
Certains mages de Sabertooth marquaient le record de lancer d'Orga par un pot de fleurs qu'ils déplaçaient quand le record était battu. Vu la vitesse à laquelle un mage parti dehors, le pot devait être déplacé.
-Par pure curiosité, qu'est-ce qu'il a dit ?
-Ils nous a traité d'autistes ce con !
Autiste ? Qu'est-ce que c'était ? Une insulte très vulgaire ? Non, à l'Est, les insultes faisaient sourire en général car il n'y avait que les ivrognes pour les sortir ou les personnes qui n'avaient rien de vraiment percutant à dire… Donc ce devait être très méchant.
-C'est quoi un autiste ? demanda-t-elle à Levy qui lui faisait plus ou moins office de dictionnaire.
-C'est une maladie qui fait que certains enfants et adultes grandissent lentement dans leur propre monde. En général, ils sont silencieux, répètent les mêmes gestes et les mêmes paroles et n'ont pas le langage corporel des autres. Par exemple, ils ne sourient pas et lorsqu'ils parlent, c'est sans bouger leur corps…
Effectivement, en public, ils ne souriaient pas en général. Parce que c'était la guilde, on ne pouvait pas rigoler devant les journalistes. Ce n'était pas parce qu'ils venaient de l'Est mais parce qu'ils avaient des règles strictes à suivre. C'était idiot et méchant de réduire leur personnalité à des généralités qu'ils croyaient faire. Elle comprenait mieux le lancer de journaliste d'Orga.
-C'est stupide. Et puis, ce n'est pas une maladie ! Pas chez moi !
Elle avait déjà entendu parler de ces enfants qui étaient un peu en décalage. Ils demandaient juste un peu plus de temps et d'amour que les autres enfants mais en général, lorsqu'ils grandissaient, les choses allaient mieux. Seulement, certains les couvaient trop et ne les encourageaient pas à grandir, un peu comme des enfants trop couvés. En aucun cas, on n'aurait considéré que ces enfants étaient malades ! Malade, c'était le corps qui indiquait que quelque chose n'allait, parfois en lien avec l'esprit. Certains se rendaient aussi malades avec leur tête pour se faire remarquer mais c'était autre chose. Et ça se soignait.
-Ici on a découvert que ce pouvait parfois être génétique…
Génétique. Ce mot, elle le connaissait. Génétique, ça voulait dire que l'on naissait comme ça. Et elle ne l'aimait pas pour ce qu'ils en faisaient ici. Beaucoup de choses dans leur façon de penser ne lui plaisaient pas de toute façon.
-Mais ils ne sont pas malades ! C'est dans leur sang mais ça ne veut pas dire qu'ils sont malades, juste un peu différents. Est-ce que tu es malade pour tes cheveux ?
A l'Est, on n'avait pas tellement l'habitude des cheveux colorés. Rien que le roux était exotique. Yuna avait été la première personne aux cheveux roux qu'Himichi avait vu. Ici d'ailleurs, c'était souvent une mauvaise chose. Chez elle, c'était vu comme un signe de chance. En fait, avoir deux yeux de couleurs différentes ou d'une couleur particulière était considéré comme un signe de chance. Dans les régions au Sud, on aimait tellement les couleurs qu'on se teignait une partie des cheveux, comme Orga le faisait parce que même s'il était né au Nord, sa mère avait des ancêtres qui venaient du Sud et avait gardé une partie de leurs traditions.
-Heu… Non. On me regarde juste de manière bizarre certaines fois…
-Et bien pour eux c'est pareil. Ils sont différents mais pas malades !
Levy se mit à sourire parce qu'elle s'emportait. Il y eut un silence qui ne fut plus troublé que par les « hics » de Juvia. Malgré elle, Himichi se mit à sourire parce que c'était amusant ce son qui la faisait presque sauter sur place.
-Attention, tu vas montrer les crocs.
Ce que Levy appelait les crocs, c'étaient ses deuxièmes dents qui sortaient quand elle voulait faire peur aux gens ou quand elle mangeait de la viande trop dure. D'autres fois, elle les sortait instinctivement quand elle s'énervait. Elle ferma la bouche et tâta ses gencives pour voir si ses dents pointaient. Presque. Oups ! Elle n'avait pas à montrer ses crocs, elle se serait fait traitée de monstre ici. C'était tellement agaçant de devoir se dissimuler ici…
-Non ! protesta-t-elle de mauvaise foi.
Levy se mit à rire. Un rire totalement joyeux et sans méchanceté, jamais. Levy était le genre de personne qui ne jugeait jamais les gens. Elle préférait rire quand elle voyait quelque chose d'étrange que de s'enfuir en hurlant. C'était pour cela qu'Himichi l'aimait tellement, elle ne s'arrêtait pas aux apparences. La preuve, elle aimait Gajeel malgré son air bourru. C'était bien là la preuve qu'elle ne s'arrêtait pas à ce que ses yeux voyaient.
A moins que ses yeux soient capables de voir au-delà des apparences…
-Tss ! siffla entre ses dents d'humaine la semi-sirène.
Et elle fit mine de bouder, quitta la table pour rejoindre Rogue et Orga qui discutaient dans un coin. Le dragon slayer essayait de calmer l'ancien marin qui ne cessait de marmonner dans sa barbe imaginaire. Elle s'assit dans les escaliers en colimaçon qui menaient directement aux chambres sans que l'on doive passer par un dédale de couloir. Il n'y avait que les gens qui dormaient à la guilde qui l'empruntaient en général. Ou quand on voulait éviter Gemma…
Un peu au-dessus d'eux, elle suivit leur conversation. Visiblement, il fallait changer les idées de leur ami. Elle se pencha donc, malicieuse. Elle savait déjà comment elle allait taquiner Rogue.
-Au fait, tu n'as rien au poignet ?
A l'Est, quand on se mariait, on passait une soirée avec une main attachée à celle de son conjoint afin de rappeler que l'être humain n'était pas fait pour vivre seul. De fait, les gens qui se mariaient glissaient quelque chose à leur poignet, comme un ruban de couleur ou un bracelet qui se collait contre la peau, pour indiquer qu'ils n'étaient plus célibataires. Demander à quelqu'un s'il avait quelque chose au poignet était une façon de demander à quelqu'un s'il était pris. Donc oui, elle venait de demander à Rogue s'il était marié ou non.
-Rien.
Elle se pencha un peu plus dans l'escalier. Si elle avait pu, elle aurait ronronné comme les chats. Orga souriait déjà, ayant compris où elle voulait en venir. A l'Est, on était beaucoup plus précis dans les langues. On n'avait pas cette histoire de copain, petit-ami, amoureux… Plusieurs mots n'avaient pas le même genre de signification. Tout était en nuance. De fait, il y avait un mot pour chaque type de relation et un assemblage de certaines syllabes permettaient de nuancer n'importe quoi. Par exemple, Rogue était son-ami-parce-qu'il-parlait-une-langue-qu'elle-con naisssait-et-formait-un-repère-qui-lui-apprenait-l a-langue-et-l'écriture-locale-et-qu'elle-avait-app ris-à-apprécier-avec-le-temps. Orga était plutôt son-ami-parce-qu'il-la-comprenait-quand-elle-disai t-que-la-mer-lui-manquait-et-qu'il-parlait-une-lan gue-qu'elle-connaissait. Elle savait qu'il la voyait comme une amie-compatriote-qui-lui-rappelait-une-petite-sœur -et-une-sœur-de-la-mer. Etc. C'était très amusant de voir qu'il leur fallait de longues phrases pour traduire un seul mot dans leur langue…
Elle aimait leur langue pour cela. On savait à quoi s'en tenir parce que la langue aidait à être franc. On ne jouait pas sur les mots comme ici pour essayer de cacher la vérité. Les jeux de mots étaient différents.
Quoi qu'il en soit, avec de l'alcool, de la patience et beaucoup, beaucoup d'entêtement, ils avaient réussi à faire cracher le morceau. Comment voyait-il Yuna ? Et bien comme une-amie-sœur-de-son-frère-d'arme-très-attentive-a ux-autres-et-qui-avait-séduit-le-dragon-en-lui-qu' il-épouserait-sans-doute-plus-tard-avec-tout-ce-qu e-ça-implique. Si Sting ne le tuait pas avant, avait approuvé Orga.
-Et où est la-femme-qui-te-plait-de-plus-en-plus-de-jour-en-j our-et-que-tu devrais-épouser-avant-qu'on-ne-te-la-vole ? demanda sournoisement la jeune femme dans sa langue natale.
-Retourne fricoter Droy, rétorqua Rogue dans la langue de Fiore au moment où Mirajane passait.
La mage aux cheveux blancs tourna la tête, les yeux brillants. Oh non… Elle montra les crocs à Rogue.
Rogue, tu vas finir en gouter... Les paris sont ouverts, le dragon ou la sirène ? Et-oui-je-m'amuse-bien-avec-les-tirets-pourquoi ?
Critique/remarque/question/autre ?
