Chapitre 7 : Sirius

Une lettre mystérieuse ter

La petite brise qui soufflait dans les rues était très agréable. Elle faisait danser et virevolter les feuilles, et même des bouts de parchemin oubliés. Tiens, il y avait une lettre sur un banc. Avec mon nom dessus. Je la retournais; il n'y avait pas d'expéditeur. Rien qu'un sceau de cire, un peu comme celui de Poudlard, mais avec un serpent et un lion entrelacés dessinés et surmontés d'une devise Semper amor iurgia vincit ( l'amour vainc toujours les différences ). En fait, on aurait vraiment dit une lettre de Poudlard. Haussant les épaules, je l'ouvris. Après tout, ça ne pouvais pas me faire de mal. Et puis, comme disent les Moldus: Qui ne tente rien n'a rien. Cet adage était on ne peut plus juste. qui aurait cru les Moldus si sensés ?

Bon revenons à nos moutons: je l'ouvris et lut:

RDV parc Merlin

Vendredi 15h30

Un rendez-vous ? Surement une jolie morte du coin... Pour peu qu'elle soit jolie, je m'y rendrais. Oh, et puis, j'aime les mystères, j'irais. Qu'elle soit jolie ou non, ça doit valoir le coup.

Je me mis à siffloter, sans savoir exactement pourquoi. J'avais l'impression d'être retombé en adolescence. Mes sentiments, et tout ça. En fait, j'aimerais bien revoir Servilus, bien que cela me coûte de l'avouer. Pour m'assurer que ce n'était pas juste un rêve. Lui jeter un sortilège, avoir le plaisir qu'il réponde, qu'il m'insulte. Des petits plaisirs que je n'ai pas connu depuis si longtemps... Depuis... peut-être bien deux ans.

Oh ! Une petite brune, avec des courbes pour le moins... généreuses, descendit du perron de la maison devant laquelle j'étais en train de passer. Elle rejeta impatiemment ses cheveux en arrière tout en cherchant ses clés. Enfin, excédée, elle marmonna un Accio clé ! et ferma sa porte. Seulement elle vit que je l'observais. Elle rangea sa baguette tout en me dévisageant.

Elle était vêtue d'une élégante robe de sorcière violette, justement décolletée à la mode moldue. Elle descendit les trois marches qui donnaient sur la rue et me sourit. D'un sourire éclatant de vitalité. Etonnant. Intéressant. Je lui fit mon regard de séducteur le plus... efficace. Suffisamment éloquent pour qu'elle se rapproche, toute en sensualité.

- Alors, beau brun, tu cherches l'aventure ?

Sa voix était douce et chaude.

- Et toi, la cherches-tu, beauté ?

On attaque direct. Rapide et efficace.

- Réponds à ma question avant d'en poser d'autres.

Whow, une nana comme ça, qui mord et qui griffe, ça se voit pas tout les jours ! Une vraie lionne ! Elle devait être à Gryffondor durant sa scolarité.

- Peut-être bien que oui. Maintenant, réponds à la mienne.

- Peut être bien que oui, rétorqua-t-elle en riant.

- Alors, si c'est vrai ça, on pourrait peut-être s'asseoir sur ce banc ?

Oublié, le rendez-vous. Cette fille était mignonne comme tout.

- Peut-être que je suis d'accord, répondit-elle en s'asseyant.

Je l'imitai.

- Tu as été dans quelle maison ?

- D'abord toi.

- Gryffondor.

- Oh, pareil que moi !

- Quel est ton nom ?

- Sirius. Sirius Black.

- Je suis morte il y a un an. J'ai su que tu étais innocent avant, sinon crois bien que tu aurais été renvoyé chez toi avant d'avoir dit ouf.

- Et comment es-tu morte ?

La question était posée innocemment, mais elle se raidit.

- Mon père avait été un sympathisant des Mangemorts avant que Harry Potter ne naisse. Quand Tu-Sais-Qui a disparu, il a tenté de rattraper ses fautes et a été gracié. Mais pas par Tu-Sais-Qui. Il a été le voir et nous massacré car il a dit non. Tous. Mon frère qui n'avait que 15 ans, ma mère, et lui.

- Je ne sais pas pourquoi, j'ai l'impression qu'on va bien s'entendre. Mon frère aussi était un Mangemort, mais il s'est rebellé et Voldemort l'a tué.

Elle sursauta au son de ce nom honni. Nous restâmes longtemps assis en silence. Puis elle le rompit, de sa voix claire et distincte.

- Je dois y aller.

Elle se leva, avant de dire

- Que dirais-tu de ce soir, 20h45, devant ma maison ?

- J'y serais.

Elle me sourit une dernière fois avant de transplaner.


- J'ai rencontré une fille... canon, anonçai-je en rentrant.

- C'est la combientième ?, rétorqua Remus, pince-sans-rire.

L'ignorant, je poursuivis:

- Elle m'a invité ce soir.

Un éclat de rire salvateur souligna mes propos.

- C'est pas toi, ô grand roi de la drague, qui l'a invité ?, rit James.

- Ce n'est pas dans tes méthodes habituelles, renchérit Lily.

Je fus content de voir qu'elle riait avec les autres, et autant qu'eux. Après les derniers évènements...

- Elle ne doit pas être le type de proie de Sirius-le-grand-chasseur-de-filles.

- Ou alors, ce n'était pas une proie mais une chasseuse-de-garçons.

- Une chasseuse confirmée alors, pour réussir à mater Patmol.

- Très drôle ! m'écriai-je, un peu vexé quand même.

- Elle a du être formée par les plus grandes maîtresses en la matière.

- Quelque part dans un monastère au Népal.

- Ou sur l'Himalaya, déclara James

- L'Himalaya c'est au Népal, idiot ! fit Remus.

Je me détournai de mes amis, un léger sourire aux lèvres. Ils ne changeraient donc jamais ! Je sentis soudain le contact de la lettre mystérieuse. Je l'avais completement oubliée, celle-là !

Je montai dans ma chambre. Le parc Merlin... pas très loin d'ici. En 101 minutes, j'y serai. Je ne sais pas pourquoi, je n'avais pas très envie que mes amis sachent où j'allais, que j'avais reçu une lettre, si on peut appeler lettre ces 4 mots. En gros, en sortant par derrière, personne ne devrait me voir. Reste à partir suffisamment tôt pour ne pas le louper, ce rendez-vous, vendredi.