Me revoilà avec un nouveau chapitre, qui j'espère vous plaira ! Merci à ceux/celles qui me lisent et surtout, n'hésitez encore une fois pas à laisser une review pour donner votre avis et puis cela fait toujours plaisir, et cela m'encourage à continuer ! Bonne lecture :-)

Chapitre 5 : Bouleversement

Il plongea son regard dans le mien, et je ne pus alors détacher mes yeux avant un bon moment. Ses yeux, autrefois, ternes et éteints bien que je n'avais jamais eu l'occasion de les voir de la sorte du fait qu'il ne me regardait jamais, brillaient de mille feux. Ils étaient remplis d'une émotion que je ne savais identifier. Il se redressa légèrement sur sa chaise sans jamais détacher son regard. Je ne comprenais pas ce qu'il nous arrivait à Jacob Black et à moi, je ne pouvais identifier ce sentiment. Cela n'avait l'air d'être ni amour, ni haine, ni passion, ni dégoût.. Peut-être bien un mélange de toutes ces émotions mais impossible de savoir. Puis, son regard changea. Il était inquiet, voire même triste puis il passa à la colère. C'est alors qu'Embry me tira de mes songes et que Paul fit de même avec Jacob.

«Rosie... Chérie ? Rosalie réveille-toi !» chuchotait Embry d'une voix ferme et basse pour que personne ne remarque l'étrange échange qui s'était produit en me secouant légèrement.

Je le regardais pour lui signifier que j'étais revenue à moi et me retournais vers Jacob. Il me fixait, le regard emplit d'une émotion non identifiable. Il se leva, passa devant notre table sans un regard et sortit par la porte de derrière en direction de la forêt. Les autres le suivirent presque immédiatement et Jared lança en passant un regard significatif à Embry.

«Je reviens.» souffla-t-il.

Il se leva et je le vis s'enfoncer dans les bois à son tour. Cependant, il ne revint pas comme il l'avait dit.

Je ne revis pas Embry ni les autres loups pendant plusieurs jours d'ailleurs. Cela m'inquiétait certes mais j'avais d'autres problèmes.

En effet, alors que je rentrais tranquillement chez moi après une autre journée passée sans nouvelles, je trouvais ma famille installée dans le salon, le visage fermé.

«Rosalie, chérie, peux-tu venir s'il te plait ?» m'avait interpelée Esmée.

Je me dirigeais donc vers eux.

«Que se passe-t-il ? Il est arrivé quelque chose ?» m'inquiétais-je.

Tous trois se regardèrent et Carlisle prit la parole.

«Nous avons reçu une lettre» m'informa-t-il en montrant d'un mouvement de tête l'enveloppe qui était posée sur la table basse devant lui. «Elle arrive tout droit d'Italie.»

Je compris aussitôt. Elle venait des Volturi, cette famille avec qui Carlisle avait vécu auparavant. Ils avaient voulu ma mort à ma naissance du fait de ma différence mais mon père les avaient convaincus de me laisser vivre. Ils avaient cependant laissé entendre qu'ils finiraient par me faire subir à mon frère et surtout moi, une sorte de contrôle pour évaluer ma dangerosité vis-à-vis des nôtres, bien que lui soit un vampire comme n'importe quel autre. J'avais compris il y a bien longtemps que c'était simplement une excuse. Aro nous convoitait en réalité, et voulait à tout prix que l'on rejoigne ses rangs du fait de nos compétences.

«Pour quand est prévu le voyage ?» lançais-je à Edward.

«Ce soir... Toutes nos affaires sont déjà prêtes et chargées.»

«Tu me laisses deux minutes ?»

Sans attendre sa réponse, je sortis de la maison et décrochais mon téléphone. Il fallait que j'appelle Embry. J'essayais de le joindre, en vain. Je lui envoyais donc un message.

Embry,

J'espère que tu vas bien, cela fait longtemps que tu n'as pas donné signe de vie.

Je dois partir pour l'Italie, c'est une longue histoire. Je serais normalement rentrée d'ici deux jours.

Réponds-moi s'il-te-plaît...Tu me manques.

Rosalie.

Nous prîmes la route avec Edward. Quelques heures plus tard, nous apercevions déjà Volterra. Nous avions fait en sorte d'arriver de nuit pour ne pas avoir à nous cacher. J'étais assez anxieuse, je n'aimais pas particulièrement venir ici. En pénétrant dans la cité, nous étions attendus et nous reconnûmes tout de suite notre comité d'accueil. Je les identifiais sans difficulté grâce aux histoires et tableaux accrochés dans le bureau de Carlisle : Jane, Alec, Félix et Dimitri.

«Ne faisons pas attendre Aro plus longtemps.» nous lança Jane, dédaigneuse, sans même nous saluer.

Je regardais Edward. Il mit sa main dans mon dos et nous suivions Jane. Félix et Dimitri s'étaient postés derrière nous et Alec à notre droite. Impossible de nous enfuir, encore aurait-il fallu que nous en ayons eu l'intention. Après avoir traversé un bon nombre de couloirs, nous arrivions devant la grande porte que je reconnus aussitôt, vue le nombre de visions que j'avais déjà eu à ce propos. Jane l'ouvrit et elle déboucha sur une pièce immense et bien éclairée, où trois sièges imposants trônaient.

«Rosalie, Edward vous voilà enfin mes amis !» chantonna Aro, se levant dès qu'il nous aperçut.

Il s'approcha d'Edward et saisit sa main. Aro pouvait connaître chaque pensée qui avait traversé la vie d'une personne simplement en le touchant. Je sentis mon frère se tendre et je ne pus que faire de même.

«Fascinant.», souffla-t-il. «Edward, je vois que tout va bien pour toi et ta famille, j'en suis ravi. Mais je n'ai jamais eu de doutes sur toi. Tu n'es toujours pas décidé à nous rejoindre ?»

«Non Aro, désolée, ma famille a encore besoin de moi» répondit Edward, toujours aussi tendu.

«Tant pis... Quel dommage» soupira le Volturi.

Il se tourna alors vers moi.

«Ma chère Rosalie, fascinante créature... Tu es encore plus belle que n'importe quelle autre personne ici, même Heidi fait pâle figure à côté de toi, ne trouvez-vous pas mes amis ?» demanda-t-il, tout joyeux, en se tournant vers Marcus et Caius.

«Je te rejoins sur ce point Aro» souffla le dénommé Caius.

Je vis la dénommée Heidi me lançait un regard plein de haine. C'est à ce moment qu'Aro se saisit de ma main...

Chapitre un peu cours, j'essayerai de faire mieux la prochaine fois. J'espère que cela vous a plus, merci de me suivre et à bientôt pour la suite !