Hola gens, merci pour les reviews, ça fait plaisir de voir que ma fic spécial ennui plait x) Je m'excuse aussi pour les fautes, j'en ai vu des bien horribles qui font bien mal aux yeux, faut que je trouve comment éditer *meuf qui s'en sort toujours pas xD*

Oh et sinon, je m'excuse si les dialogues sont un peu brouillon à lire, habitude de rpgiste. My bad.


J'avais finalement décidé de ne demander l'aide de personne. Après tout, j'étais assez grande pour me débrouiller seule et puis, je ne voulais que l'on se mêle de mes affaires. Emma m'appartenait, notre histoire était mon problème. Face au port, assise sur un banc à siroter mon café, j'essayais de réfléchir à la meilleure façon de la récupérer, de lui faire ouvrir les yeux, lui montrer que j'étais là, prête à tout pour elle. Une discussion était ce qui s'imposait de mieux à moi. Parler, j'avais toujours été bonne à ça non ? Même si parfois ça pouvait se terminer un peu violemment, je savais que ça n'arriverait pas, après tout, Emma était la dernière personne que je voulais blesser, même si de son côté elle ne se gênait pas pour le faire.


Je ne savais pas depuis combien de temps je me tenais devant cette porte, à fixer le numéro inscrit sur celle-ci, me tordant les doigts. Je pouvais le faire, je devais le faire. J'avais mis du temps à le comprendre et il avait suffit d'un énième regard sur la blonde pour que tout soit enfin clair. Je l'aimais. Tous ces sentiments que j'avais refoulé depuis qu'elle était arrivé à Storybrook avait soudain envahit mon être et pour la première fois, je m'étais enfin autorisé à sourire et à penser à une fin heureuse.

J'inspirais profondément, puisant alors le peu de courage que j'avais en moi pour enfin toquer. Quelques secondes s'écoulèrent, mais enfin la porte s'ouvrit et elle apparut dans l'enchevêtrement, laissant alors des papillons dans mon ventre voleter joyeusement. « Regina ? Tout va bien ? ». Sa voix, ce petit regard inquiet, pour moi elle était parfaite. Sortant de ma torpeur, je me rendis compte que cela faisait une bonne minute qu'elle attendait une réponse de ma part. « Oui, tout va très bien. Hum… Je suis ici parce que j'avais quelque chose à te dire. » Hochant la tête, elle décala sur le côté pour le laisser entrer.

Depuis notre retour du Pays Imaginaire, les choses avaient évolué entre nous, j'avais laissé tomber le vouvoiement et Emma avait arrêté de froncer les sourcils dès que j'avais tendance à jouer un peu trop avec le sarcasme, on l'avait surtout fait pour Henry au départ, pour créer une bonne entente, mais au fil du temps, on y avait pris gout, s'apprécier chacune était devenu naturel.

Je me plantais au niveau du salon, continuant de me tordre les doigts, « Emma, je… » Plantant mon regard dans le sien, je me mordis la lèvre inférieur. Pourquoi je n'étais pas capable d'aligner trois mots maintenant, alors que dans d'autre circonstance j'aurais pu vous écorcher vif avec une phrase ? On se sent toujours stupide devant la personne que l'on aime, qu'importe l'âge.

Mais avais-je réellement besoin de mot ? Après tout, elle était à peine à un mètre de moi, j'avais juste un pas à faire et… Non, non, c'est idiot, qui se jetterait comme ça sur quelqu'un ? Je n'étais pas si désespérée. Je sentis mon cerveau bouillir à force de réfléchir à ce qu'il fallait que je fasse qu'au bout d'un moment, mon corps passa en automatique, et en moins d'une seconde je me retrouvais prêt d'elle. Passant un bras autour de sa taille, je l'attirais vers moi pour combler l'espace entre nous. De ma main libre, je lui caressai la joue, sentant alors un frisson parcourir mon corps, cette femme était électrique. Je savais qu'elle se posait des questions, je pouvais le lire dans son regard et sur ses lèvres qui tentaient de former des mots, je mis fin à cette torture mentale en joignant mes lèvres aux siennes et je sentis alors ses mains s'accrocher à mon veston pour prolonger le baiser. Aucunes de nous deux ne fit attention à cette lumière dorée qui envahit à la pièce, ni même à la légère secousse qui se fit sentir. Une petite moue s'afficha sur mon visage quand elle rompit ce moment, me fixant alors de son regard émeraude, un petit sourire en coin se dessinant sur ses lèvres. « Tu en as mis du temps. ».


J'avais troqué mon café pour un verre de vin, ce soir, j'aurais besoin de courage et une bouteille ne serait pas de trop. Appuyé contre l'établi de la cuisine, j'attendais qu'elle rentre, qu'importe l'heure, dès qu'elle franchirait les portes de la maison, nous aurions cette discussion.

Heureusement pour moi, je n'eus pas à attendre trop longtemps puisqu'une heure plus tard, le bruit d'une porte qui claque se fit entendre. Je me précipitais dans l'entrée pour être sûr de la croiser avant qu'elle n'arrive à m'esquiver une nouvelle. « Emma ! Il faut qu'on parle. » Elle avait beau avoir le dos tourner, j'entendis tout de même le soupir qu'elle venait de pousser. « Maintenant Regina ? Je suis claquée là, j'ai envie de dormir. » Me répondit-elle alors en se retournant vers moi, son regard me frappa de plein fouet, depuis combien de temps ses yeux n'avaient pas croisé les miens ? Je ressentis soudainement une envie de pleurer, il fallait que je me calme, je ne montre aucun signe de faiblesse, tout le monde savait qu'Emma était la seule personne qui pouvait me détruire et il ne fallait en aucun cas que je lui fasse ce plaisir-là. « Oui maintenant. Regarde-nous Emma, regarde ce que l'on est devenu. Deux étrangères qui vivent sous le même toit et qui ne s'adressent même plus la parole. » J'essayais de contrôler le tremblement dans ma voix, Emma et moi avions déjà eu des disputes par le passé, des désaccords sur des détails futiles, mais je savais que ce soir, tout cela irait bien plus loin et qu'une étreinte suivit d'un baiser ne suffirait pas à apaiser les choses. « La faute à qui ? Tu veux toujours tout contrôler. Ce que je fais une fois que j'ai terminé le travail, l'heure à laquelle je dois me lever le matin, où je dois aller, avec qui je dois parler ou non, le nombre de verre que je suis autorisée à boire et j'en passe. J'ai décidé de vivre ici pour être avec la personne que j'aime et pas un tyran et c'est ce que tu es, ce que tu as toujours été en fait. » Je sentais ces mots me briser le cœur au fur et à mesure qu'elle les disait, comme une larme qu'on enfonçait un peu plus profondément dans mon âme. Une larme roula le long de ma joue, qu'importe si elle voyait ou non, s'en était trop pour moi. « Et me rendre jalouse fait partie de ton plan pour me le faire comprendre ? Te taper n'importe qui pour me rendre la pareille et me souffrir parce que j'aime l'ordre et parce que oui, j'aime contrôler les choses et je m'en excuse pour ça ? Moi aussi, j'ai décidé de vivre avec la femme que j'aime et pas avec une trainée. » La suite se déroula tellement vite que je ne vis pas sa main s'abaisser sur ma joue, ce n'est quand sentant la douleur sur le dit endroit que je compris qu'Emma venait de me frapper. Et à vrai dire, je ne pouvais même pas lui en vouloir pour ça, je l'avais bien mérité, je venais à peine de laisser ce mot sortir de ma bouche qu'immédiatement je l'avais regretté, si c'était ma façon d'essayer d'arranger les choses, alors je m'y prenais vraiment mal. Nos regards se rencontrèrent, la colère que l'on pouvait lire dans le sien avait depuis longtemps remplacé l'amour. « C'est fini Regina. » Je ne pus contenir plus longtemps mes larmes qui coulèrent en torrent sur mes joues, mes jambes se dérobèrent et je me laissais aller contre le sol, fermant les yeux et priant pour que tout cela ne soit qu'un cauchemar. Je relevais la tête pour la regarder partir. « S'il te plait Emma, ne pars pas. » Elle se tourna vers moi une dernière fois. « Je te facilite la tâche, vivre avec une trainée, ce n'est pas bon pour ta réputation. » Encore une fois ses mots me déchirèrent les entrailles. J'étais incapable de me relever et le son de la porte qui claqua me fit l'effet d'une balle en plein cœur, Emma venait de partir, fermant au passage la porte sur notre histoire. Comment en étions-nous arrivées là ?