J'avais dis dernier chapitre? Et bien... j'ai menti x)

Celui là est l'avant dernier avant le graaaand final, donc un peu plus court que les autres (de quelques mots seulement). C'est juste histoire de vous faire patienter. Et aussi de faire une pause dans le drama xD


Quand Daniel est mort, assassiné par ma mère, je me souviens de ce sentiment qui s'est emparé de moi. Toute cette haine, toute cette colère que je pouvais ressentir, qui avait prit possession de mon être et qui avait fait de moi ce que je suis aujourd'hui. Un tyran, une méchante Reine, un assassin, j'avais du sang sur les mains et aucun regret, un cœur qui ne battait que pour la vengeance de la mort de l'homme que j'avais aimé.

C'est ce que j'aurais voulu ressentir quand Emma est partie, quand elle est remonté dans sa voiture et qu'elle a quitté la ville pour de bon, j'aurais voulu de nouveau sentir ce sentiment de puissance, anéantir toute trace d'amour et détruire tout ce que je pouvais sur mon passage, mais à la place, je me sentais comme morte, l'âme triste, incapable de faire le moindre geste. Comment était-ce possible qu'une seule personne puisse tout à coup vous faire sentir seule, abandonné et vous réduire à néant par son absence ? Vous donnez cette impression que plus rien ne vaut la peine d'être vécu et que le monde a soudainement un gout amer ? Sans Emma, je n'existais plus.


Un mois venait de passer. Et son absence se faisait toujours sentir, tout me manquait, sa maladresse, ses sourires, le bordel qu'elle laissait derrière elle, même dans les derniers jours où elle m'évitait car au moins elle était présente même si elle ne m'adressait pas la parole. Je tournais en rond sans savoir quoi faire, me heurtant à notre fils qui sans arrêt me posait des questions. Pourquoi était-elle partie ? Quand reviendrait-elle ? Pourquoi j'avais les yeux si rouges ? Est-ce que tout allait bien ? Lui dire la vérité ou continuer à lui mentir, je n'arrivais pas à choisir, et pour une fois je me sentais heureuse d'avoir Snow pour lui répondre, pour lui mentir à ma place. Emma était partie quelques jours pour régler certaines histoires de son passé et elle n'avait pas communiqué de date sur son retour. Mais je savais au fond de moi qu'il n'en croyait pas un mot, c'était un garçon intelligent, si elle était réellement partie sur les traces de son passé alors pourquoi cela me rendait-il aussi triste ? Pourquoi je pleurais son absence alors qu'elle était censée revenir ? Et je l'aimais encore plus de ne me poser aucune question bien qu'au final, je savais que je devrais lui dire la vérité car Emma ne reviendrait jamais.

Je m'étais enfin décidé à le faire, à lui dire ce qui était réellement arrivé ce matin en me levant. Il devait savoir, il devait savoir que sa mère ne reviendrait pas, que plus jamais il ne me verrait heureuse comme j'avais pu l'être avec ma jolie blonde. Je me postais devant sa chambre, entre ouvrant légèrement la porte. « Henry ? Je peux te parler quelques minutes ? » Il hocha la tête, avant de s'assoir sur son lit, m'asseyant à ses côtés sur la petite place qu'il venait de me faire. « Je dois te dire quelque chose sur Emma… » Il baissa la tête, il avait compris et je devinais déjà ce qu'il allait dire, cette phrase qui allait me blesser. « Elle ne reviendra pas c'est ça ? » Je fermais les yeux un instant, la douleur que je pouvais lire sur son visage me fit mal, très mal. J'avais toujours fait en sorte que jamais mon petit garçon ne soit blessé, pendant des mois il ne m'avait plus adressé la parole, mais quand il était avec Emma, je savais qu'il était heureux, j'étais jalouse certes, mais au moins, je pouvais admirer ce petit sourire innocent sur son visage. « Non, elle ne reviendra pas. Et c'est de ma faute Henry, je suis tellement désolée. » Ma petit tête brune daigna enfin lever la tête vers moi. « Qu'est-ce que tu veux dire ? » Il ne comprenait pas, comment aurais-je pu le blâmer pour ça ? Henry avait toujours vécu dans un conte de fée à cause de ce livre, croyant dur comme fer à la magie, aux fées, à ces mondes enchantés, pour lui l'amour Véritable était quelque chose d'indestructible qui liait deux personnes ensemble jusqu'à la fin de leur vie et même au-delà. D'une certaine manière, j'étais liée à Emma. Au tout début, je pouvais sentir sa magie quand elle était en colère, stressée, ou heureuse tout simplement, mais j'avais appris à vivre avec, je n'y faisais même plus attention, je devais maintenant me concentrer sur elle pour ressentir sa magie en moi, ce que j'évitais de faire le plus possible ces derniers jours, pour éviter de fondre en larme. Mais malgré ce lien, il n'y avait plus d'amour. « Je lui ai dis des choses que je ne peux pas te répéter et je l'ai laissé partir. Ça aurait été égoïste de ma part de vouloir la retenir contre son gré. » Je pouvais lire l'incompréhensibilité sur son visage, encore une fois, je savais ce qu'il allait dire, son innocence m'attendrirait toujours autant. « L'amour Véritable est une magie compliqué mon chéri. Tout n'est pas toujours rose. » Je caressais délicatement sa joue, balayant au passage une larme qui roulait sur lentement sur cette dernière. Il se blottit contre moi et un petit sourire apparu sur mon visage, j'avais eu peur en lui disant la vérité qu'il me rejette, qu'il me dise encore une fois que tout était de ma faute, que je resterais toujours la méchante de l'histoire, il n'aurait pas eu tort, mais ces mots sortant de sa bouche auraient été le coup fatal. Aujourd'hui, il me voyait comme sa mère et cette pensée remplit mon cœur de bonheur. « Tu dois la retrouver Maman. Je sais qu'elle est triste sans toi. » Peut-être qui l'avait raison, peut-être pas, mais une chose était sûr, je devais la retrouver, pour lui, pour moi, ce n'était pas en restant les bras croisés dans cette maison que j'aurais la réponse à ma question : Est-ce qu'elle m'aimait toujours ?

Après cette petite discussion, je m'isolais dans mon bureau. Il fallait que je me prépare de nouveau à ressentir cette douleur, supposant alors qu'elle serait encore plus forte dû au fait qu'Emma se trouvait loin de moi. J'inspirais profondément avant de me concentrer une nouvelle fois. Une douleur fulgurante me traversa alors le cerveau, me faisant tomber à genoux sur le sol, attrapant alors ma tête entre mes mains dans l'espoir de calmer ce mal, je fermais les yeux jusqu'à ce qu'enfin tout redevienne comme avant. Je mis quelques minutes à reprendre mes esprits, mais je savais enfin où je devais aller. Boston. Je lâchais un petit rire car après tout, la réponse était tellement évidente.