Bonjour à tous,

Voilà le nouveau chapitre, l'autre jour, j'ai oublié de remercier ma béta qui m'a vraiment soutenu dans mon écriture : Merci beaucoup ! Sinon, merci pour les reviews.

Leannafunnygirl : Moi aussi j'adore Pansy ! J'espère que la suite va te plaire.

Duchaillu : Non tu n'as pas besoin de me dire ce que tu en pense mais ça fait toujours plaisir de l'entendre ! Alors ne te gêne pas ;-D

Chris : Le cadeau de Molly est à la fin du chapitre...

Bonne lecture


Chapitre 2

Histoires de famille

Pansy, assise sur les bancs de l'amphithéâtre, attendait la fin du dernier cours du jour en fixant la pendule au fond de la salle. Le cours était, comme à chaque fois, prodigieusement magistral ce qui, chez elle, était synonyme d'ennuyeux. Elle adorait les études qu'elle faisait, elle était brillante, la meilleur de surcroit. Ses études prenaient fin au mois de juin et elle s'associerait avec sa mère dans son cabinet d'avocat. Son brillant avenir était tout tracé.

La cloche sonna la libération pour les étudiants. Faire cours alors que le soleil était si lumineux dehors relevait d'un vrai supplice. Perdue dans ses pensées, elle sortit de la salle sans remarquer la personne qui l'attendait dehors.

Drago Malefoy se tenait devant elle, un sourire narquois sur son visage. Il avait changé depuis ces années son père ayant été enfermé à Azkaban, il avait hérité de toute la fortune familiale dont il faisait maintenant bon usage. Le jeune homme était connu, en bien ou en mal, mais il était connu. Ici, il attirait le regard il avait toujours été très beau, très aristocratique et ce, bien que ses cheveux aient poussé, tellement qu'il les attachait en queue de cheval.

Lorsque Pansy le remarqua, elle lui sourit. Il la serra dans ses bras et l'embrassa sur la joue. Ils étaient le couple le plus célèbre de toute l'université elle, future avocate, lui illustre potionniste sous la protection du professeur Rogue. Rien n'aurait laissé deviner que, tous les deux étaient en procédure de divorce. Non pas parce qu'ils ne s'aiment plus mais simplement parce qu'ils ne souhaitent pas être liés l'un à l'autre pour leur vie.

- Pans', j'ai horreur de passer derrière toi. Lui chuchota-t-il à l'oreille

- L'aristocrate ne prend pas les restes ? Je n'y peux rien si elles tombent tous sous mon charme

- Laisses en un peu aux autres.

Ces deux-là n'ont jamais été en couple ils jouent un bal masqué mariés par leur fortune, libérés par leur sexualité.

- Au fait, pourquoi es-tu là ?

Il passa une main dans ses cheveux, il ne savait pas trop comment Pansy allait prendre le service qu'il voulait lui demander.

- Bon alors, tu la craches ta Valga. Lui dit-elle un sourire sur les lèvres.

- J'ai une potion expérimentale à faire tester, et Severus m'a intimement fait comprendre que ça marcherait mieux sur des Griffons alors je me suis dit que, peut-être…

- Mes deux colocataires pourraient servir de cobayes ?

- Pas vraiment, en fait, je t'explique, cette potion s'utilise à deux, mais un seul des deux doit en boire.

- Jusque-là je te suis.

- Allons boire l'apéro au manoir, je te dirais la suite là-bas, les murs ont des oreilles.

La manière dont Drago avait dit la dernière phrase fit rire Pansy, on aurait dit qu'il préparait un mauvais coup. Quoi que, la manière dont pétillaient ses yeux en parlant de son projet, laissait deviner un mauvais coup et Pansy adorerai surement la farce. Le tout étant que cela ne se sache pas.

Hermione était arrivée juste à l'heure à Poudlard ce qui faisait qu'elle n'avait pas eu le temps de rendre visite à Minerva. Elle prit donc le temps d'aller la voir pendant sa pause déjeuner. Arrivée sur le pas de la porte du bureau de son ancien professeur, Hermione vit que Minerva était penchée sur son bureau, le nez dans un livret de compte. Bien qu'exerçant sa fonction de directrice avec bonheur, la partie administrative prenait vraiment beaucoup de temps ; heureusement, Hermione la secondait formidablement pour les cours de métamorphose. Elle avait hâte que l'année se termine pour pouvoir enfin engager la jeune femme à temps plein.

Quand Hermione pénétra dans son bureau, Minerva se leva et alla dire bonjour à la jeune femme.

- Bonjour Hermione, comment vas-tu ?

- Bien, bien que le réveil fut brutal.

Minerva la gratifia d'un regard interrogateur auquel Hermione répondit par un sourire

- Pansy a fait éruption dans ma chambre ce matin. Ron n'a pas aimé se retrouver avec une araignée sur le nez.

- Effectivement, connaissant la phobie de Mr Weasley, cela ne m'étonne pas. Dit-elle avec un sourire.

- Tu aurais vu la crise qu'il m'a faite après ! Néanmoins, je ne serai pas étonnée que Ginny ait eu la même de la part d'Harry vu que Pansy a commencé par leur chambre. On va surement en entendre parler ce soir.

- Oui, sûrement.

Minerva avait fermé ses dossiers et se levait pour rejoindre Hermione. Dès qu'elle fut à la hauteur de la jeune femme, elle lui fit signe.

- Viens, allons manger.

Les deux femmes se levèrent et prirent la direction de la Grande Salle. Traversant les couloirs, Hermione se dit que c'était un réel plaisir pour elle d'être de nouveau à Poudlard le cocon de son adolescence allait être aussi celui de sa vie adulte et vraisemblablement cette conclusion lui plaisait. Par contre, cela ne plairait peut-être pas à Ron. Tant mieux, comme ça cela lui donnera une autre excuse pour ne pas envisager une future vie commune.

- Hermione, sais-tu ce que je pourrais apporter à Mr et Mrs Weasley ce soir, je n'ai pas spécialement le temps d'aller faire des emplettes et puis je ne sais pas ce qui pourrait leur plaire.

- A vrai dire, je n'y ai pas réfléchi puisque Ron m'a dit qu'il avait trouvé le cadeau idéal pour faire plaisir à sa mère. Et puis Ginny va en acheter un aussi. Sinon, je ne sais pas, peut être qu'une bouteille de whisky leur ferait plaisir. Cela leur a plu l'année dernière, cela devrait leur faire plaisir.

- Je vais faire ça, t'as raison, j'en ai un bon dans mes appartements, il fera l'affaire. Molly doit être ravie de savoir que Miss Weasley a pu se libérer pour assister à son anniversaire, cela lui fera sûrement très plaisir que tous ses enfants soient là. Cela m'étonne quand même, connaissant sa capitaine, ce n'est pas le genre à se soucier des impératifs familiaux de ses joueuses. Enfin c'est très bien pour elle.

- C'est vrai que je partage ton avis, mais je suis heureuse de la voir, elle nous manque à être tout le temps partie là-bas.

- Et à toi particulièrement, non ?

Hermione rougit sur le coup. Pourquoi tout le monde insinuait… insinuait des choses. Minerva la fixait, comment avait-elle pu deviner ?

- Oui, il faut dire qu'on est proche depuis notre enfance.

- Hermione, Ginny te manque plus que ça non ?

Mais c'est pas vrai, qu'est-ce qu'elles ont toutes aujourd'hui, d'abord Pansy maintenant Minerva.

Minerva voyait les émotions passer sur le visage de son amie. Elle savait depuis longtemps l'attirance qui existait dans le cœur d'Hermione pour la dernière des Weasley. Elle n'avait jamais évoqué ce qu'elle avait constaté, mais aujourd'hui, c'était différent. Ginny était là, elle passait du temps avec Hermione et si cette dernière ne se déclarait pas, il serait trop tard. Ginny repartirait et quand elle reviendra, elle se sera engagée avec Harry. Hermione lui avait évoqué le fait que le jeune Potter et elle avaient décidé de faire un enfant, mais Minerva n'était pas dupe, elle avait vu Ginny dans un bar avec l'attrapeuse des Harpies en train de s'embrasser langoureusement. Elle se doutait bien que le désir d'enfant était surtout présent dans la tête d'Harry.

- Tu peux me parler Hermione, je ne te jugerais pas.

Hermione ne put plus retenir les quelques larmes qu'elle contenait. Cela faisait trop longtemps qu'elle taisait son amour, qu'elle jouait au parfait petit couple avec Ron mais là, Pansy et Minerva dans la même journée s'en était trop. Cette dernière lui tendit un mouchoir et la consola dans ses bras, lui murmurant que tout irait bien et que si elle en avait besoin, elle était là. Hermione lui en était reconnaissante, Minerva était comme une mère pour elle.

- Elle va repartir, je le sais et je ne veux pas, je ne peux pas concurrencer Harry. Ginny aime les hommes.

Elle dit la dernière phrase dans un murmure mais Minerva avait entendu et raffermit son étreinte autour de la jeune femme. Heureusement, les couloirs étaient vides, Hermione ne voulait pas que ses élèves la voient dans cet état.

Elle s'essuya les yeux avec le mouchoir, se dégageant de l'étreinte de son amie. Minerva voyant que le sujet restait sensible pour la jeune femme, elle décida de ne pas insister. Elle saisit le bras d'Hermione pour lui montrer son soutien et elles repartirent en direction de la Grande Salle.

- Profite du temps avec elle, c'est tout ce que je peux te conseiller.

- Merci Minerva.

Pendant ce temps, Ginny sillonnait les rues de Londres, à la recherche du cadeau idéal à offrir à sa mère. Elle avait fait les magasins de vêtements, de chaussures, de babioles le tout pour ne rien trouver. Elle ne savait vraiment pas quoi prendre et puis, il fallait qu'elle se l'avoue, elle n'avait pas le cœur à la fête. Mais bon, elle allait faire semblant, du moins jusqu'à ce qu'elle retourne dans la forteresse des Harpies.

Pendant sa balade, elle ne remarqua pas qu'elle avait quitté le Londres sorcier pour rejoindre le côté moldu. Peut-être que le cadeau se trouverait de ce côté du monde. Elle marcha plongée dans ses pensées et ne vit pas la personne arriver face à elle. Les deux jeunes femmes rentrèrent en un contact plus que brutal et finirent à terre.

- Ouille, ma tête.

Ginny rouvrit les yeux et remarqua la jeune femme en face étendue elle aussi sur le sol. Celle-ci avait fait tomber une caisse visiblement assez lourde.

- Excusez-moi, dit Ginny en tendant sa main à la jeune femme.

- Pardon, je ne vous avez pas vue. Dit-elle en se relevant

- Moi non plus. Répondit Ginny avec un sourire.

La jeune femme se pencha pour relever sa grosse caisse

- Excusez-moi, vous pourriez m'aider pour la soulever ?

- Bien sûr, mais qu'est-ce si ce n'est pas indiscret ?

- En fait, répondit la moldue, ce sont des animaux que je m'apprête à déposer à la fourrière, les propriétaires les ont abandonnés.

- Quels sont-ils ?

- Il y a trois chiots et un écureuil.

Le hasard avait bien fait les choses, Ginny venait de tomber sur le cadeau idéal pour sa mère. Depuis qu'ils étaient partis de la maison, elle se sentait seule quand son père était au travail et un chien pourrait lui tenir compagnie.

- Dites-moi, est ce qu'il serait possible de les voir ?

- Oui bien sûr, mais allons dans le parc à deux pas d'ici, nous y seront mieux. Au fait, moi c'est Lucie et vous ?

- Ginny, enchantée Lucie.

Elles marchèrent un peu, en effet le parc n'était pas très loin. Elles s'assirent sur un banc et la jeune moldue ouvrit son carton. Celui-ci renfermait trois petits chiots bruns, un avec des grands yeux bleus et les deux autres avec des yeux marron. Derrière eux se cachait un tout petit écureuil roux. Ginny fondit pour le petit chiot aux yeux bleus et le prit dans ses bras pour le caresser. Au même moment, l'écureuil monta sur son bras et vint s'enrouler autour de son cou, se cachant sous son pull. Il laissa juste sa petite tête dépasser.

- Vous avez du succès auprès d'eux. Dit la jeune femme en souriant

- A priori, répondit Ginny. Ils sont mignons, je ne comprends pas comment on peut les laisser. Vous savez ce qu'il leur est arrivé.

- Je ne sais pas grand-chose, seulement que leur maitre les maltraitait et qu'il vient d'être arrêté. C'est à ce moment-là qu'on a été appelé et que je suis allée les chercher.

- C'est malheureux. Et là que vont-ils devenir ?

- Je suppose qu'une fois qu'ils seront à la fourrière ils vont être, soit adoptés, soit tués. Ils n'ont pas de place pour les garder.

- Les pauvres.

- Je sais bien, mais nous ne pouvons rien y faire. Parlons d'autre chose, dites-moi, vous avez des animaux ?

Pendant tout le temps qu'elle discutait avec Lucie, Ginny caressait le petit chiot qui se calait dans ses bras et se laissait littéralement faire quand elle lui caressa le ventre. L'écureuil, lui était confortablement installé juste au-dessus de sa poitrine.

- A vrai dire, je n'ai principalement que des hiboux mais je me demandais… je ne sais pas comment vous demander cela.

- Allez-y, je vous écoute.

- En fait, je me demandais si vous accepteriez de m'en vendre un, je veux dire, je cherche un cadeau d'anniversaire pour ma mère depuis le début de la journée et j'ai cherché sans trouver alors quand vous m'avez dit que vous aviez des chiens à mettre à la fourrière, je me suis dit qu'un chiot pourrait l'aider à compenser le fait que nous soyons partis de la maison. Ginny s'arrêta, reprenant son souffle. Ho, excusez-moi, je ne dois pas être très claire.

Elle avait dit cela très vite, ne sachant pas spécialement comment formuler sa phrase.

- J'ai compris ne vous inquiétez pas. Ecoutez, je ne vois pas d'inconvénient, cela en fera un de moins à vivre dans une cage. Mais comment puis-je être sure que vous les traiterez bien ? Vous comprenez, ce n'est pas le même genre d'éducation qu'un oiseau.

- Oui, je comprends bien. Je ne sais pas comment vous convaincre que je suis capable de m'en occuper, ce que je peux vous dire c'est que je suis issue d'une famille de sept enfants et que l'on a tous de bonnes situations. Mes parents nous ont élevés avec amour, je pense qu'ils seront capables de faire de même avec ce petit bout là.

- Oui, écoutez, je vais vous faire confiance. Il m'est tellement insupportable de les savoir en cage. Ces pauvres petites bêtes ne méritent pas cela.

- Evidemment, dites-moi, combien vous dois-je pour celui-ci ? Dit-elle en montrant le petit chiot qu'elle tenait dans ses bras.

- Oh non, rien, je ne veux pas d'argent, juste qu'il soit bien traité.

- Cela va de soi.

Se levant, Ginny prit délicatement l'écureuil dans ses bras, lui aussi était mignon. Elle le tendit à la jeune femme mais celui-ci en décida autrement et retourna contre la rouquine.

- Il n'a pas l'air très coopératif. Lança-t-elle à Lucie.

- Il vous aime bien.

- Oui mais… Je ne sais pas. Ginny hésitait, elle aurait voulu le garder lui aussi. Mais comment le gérer, Harry serait-il d'accord ? Avant de tergiverser plus que nécessaire elle se fit couper l'herbe sous le pied.

- Vous pouvez le garder Ginny, je suis la seule à savoir combien ils sont, je ne ferai mon rapport qu'en arrivant. Je ne vais pas mentionner le chiot et si vous voulez garder le petit écureuil, je ne le mentionnerai pas non plus.

Ginny était surprise de la proposition, elle n'aurait pas pensé se retrouver ainsi accompagnée. Puis elle se fit la réflexion qu'un peu de compagnie lui ferait du bien quand elle retournera à Holyhead. Elle finit par sourire à Lucie et embrassa le nez du chien et caressa l'écureuil. Elle aurait désormais toujours de la compagnie.

- Merci. Puis-je vous offrir un café pour vous remercier ?

Lucie regarda sa montre et fut surprise de l'heure qu'il était. C'est dans un regard d'excuse qu'elle se tourna vers Ginny.

- Je suis désolée, mais je ne vais pas pouvoir rester. Elle fouilla dans son sac et trouva un morceau de papier sur lequel elle écrivit. Voici mon numéro, si vous avez des questions, n'hésitez pas.

- Je le ferai, merci pour tout.

La jeune femme serra la main de Ginny, prit son carton et s'en alla. La rouquine la suivit du regard et rebroussa chemin. Il était largement le temps de rentrer se préparer pour le diner. Elle passa tout de même dans une animalerie pour chercher un collier et une laisse pour le chiot. Elle acheta aussi un collier pour son écureuil avec une petite plaque en forme de noisette sur laquelle étaient écrit son nom et son numéro. Elle s'était décidé et l'avait baptisé Joker, parce que leur rencontre ressemblait plus à un coup de chance qu'autre chose.

Une fois arrivée dans l'appartement, elle déposa son sac, alla prendre une douche, mis une robe et des chaussures à talons. Sa robe était bleue avec des reflets dorés et la mettait parfaitement en valeur. Elle prit son manteau, Joker et le petit chiot avant de transplaner.


Alors, envie de continuer l'histoire ? Je l'espère en tout cas.

N'hésitez pas à me laisser une review pour me donner votre avis ou faire des suppositions, c'est toujours très agréable à lire.

Solveig