Coucou tout le monde,
On est dimanche et voici le nouveau chapitre. Alors mariage ou pas ? On se retrouve en bas ;-P
Bonne lecture.
Rar :
LeannaFunnygirl : Merci de tes reviews et encouragements, ça fait très plaisir. Drago et Pansy en manipulateurs ou investigateur et pauvre Hermione, que va-t-il encore lui arriver. Sache juste qu'elle ne ressortira pas indemne de cette histoire. Bonne lecture.
Chris : Merci pour ta review, Ron est malheureux, un peu de compassion... Sinon bonne lecture.
Chapitre 4
Espoir
- Hermione, réveille-toi.
La voix était douce, caressante aux oreilles de la jeune femme. Il n'en restait pas moins, qu'elle avait mal à la tête. Elle se força à ouvrir les yeux mais sa vision était brouillée ne distinguant que des formes et une forte lumière vive, elle les referma aussi tôt. Pourquoi était-elle allongée ? Elle n'en savait rien, la dernière chose dont elle se souvenait était…. Merde… C'était Ron lui demandant de l'épouser. Finalement, elle aurait peut-être mieux fait de rester dans les vapes car la vérité la ramenait à des questionnements bien trop profonds pour qu'elle accepte d'en parler.
Cette révélation l'avait parfaitement réveillée, la forçant à émerger de son état comateux. La personne qui se trouvait à son chevet avait les cheveux roux et lui murmurait des paroles réconfortantes. Molly avait toujours endossé le rôle de mère pour chacun des membres ayant pénétré dans sa famille et son soutien était à toute épreuve.
- Hermione, tu vas mieux ? On a eu peur tu sais ! Je comprends ce que tu ressens, j'ai eu peur moi aussi quand il a fallu sauter le pas avec Arthur. Tu vas voir c'est merveilleux la vie à deux. Puis viennent les enfants.
Molly arborait un sourire heureux sur les lèvres, si seulement elle savait qu'Hermione ne souhaite qu'une chose, entrer dans sa famille, mais par une autre porte.
- Regarde, Ginny et Harry essayent d'avoir un enfant, ça sera bientôt votre tour. Pense-y ! Sur ce je vais te laisser, repose toi autant que tu veux. Ne t'inquiète pas pour Ron, je vais lui parler. Désire-tu quelque chose ?
- Je voudrais juste savoir où est Ginny ?
- Ho, et bien, elle est repartie dans votre appartement. Je crois qu'elle repart bientôt pour Holyhead. Dimanche matin je crois. A plus tard Hermione.
Hermione vit Molly sortir de la chambre et en profita pour se lever et se rhabiller. Une fois prête, elle descendit les marches et dit au revoir aux Weasley. Ron voulait rentrer avec elle mais elle refusa, lui disant qu'elle avait besoin de réfléchir. En réalité, elle n'avait pas besoin de réfléchir pour savoir qu'elle ne voulait pas d'une vie avec lui. Une fois dans le jardin, elle transplana directement dans le salon de son appartement. Au-dessus de la télé, l'horloge affichait trois heures du matin, elle partit donc dormir dans sa chambre Ginny ayant sûrement fait de même.
Quand le jour se leva, Ginny était déjà dans la cuisine attablée aux fourneaux. Elle avait hérité ce don de sa mère qui le tenait elle-même de sa mère et ainsi de suite. Une odeur agréable de pancakes se répandait dans tout l'appartement. Joker, qui dormait à point fermé sur l'oreiller à côté de celui de sa maîtresse, et Hermione, furent tous deux réveillés par la bonne odeur qui leur chatouilla les narines. L'écureuil se dirigea vite vers la porte et la poussa comme il put. Hermione, elle, s'était levée, guidée par son odorat jusqu'au salon.
Le rouquin vint quémander des morceaux à Ginny en s'installant directement sur son épaule. Pendant ce temps, Hermione avait fait couler deux cafés dont un très noir pour la réveiller. Elle s'approcha ensuite de Ginny et l'embrassa sur la joue pour lui dire bonjour. Un agréable frisson prit la benjamine lorsque les lèvres douces de sa meilleure amie se posèrent sur elle.
- Bonjour, lui murmura Hermione à l'oreille, augmentant inconsciemment les frissons.
- Salut, ça va mieux qu'hier ?
Hermione se recula et s'installa à table, posant dans le même moment les deux tasses. Ginny vint la rejoindre avec une assiette pleine de nourriture. Joker ne voulant en perdre une miette descendit sur la table pour manger dans celle de sa maitresse.
- J'ai discuté avec ta mère et elle m'a dit de prendre mon temps pour réfléchir et que ce n'était qu'un coup de stress dû à l'émotion. Dit-elle en relevant les yeux pour croiser ceux de Ginny.
- C'est une bonne chose, maman était ravie de savoir que tu allais rentrer dans la famille.
J'aimerais y rentrer mais pas grâce à ton frère. Pensa-t-elle amèrement. Cependant plus rien ne fut ajouté, chacune mangea de son côté essayant de réfléchir à ses propres problèmes.
Ginny finit par se lever en même temps qu'Hermione pour débarrasser la table. Leurs mouvements étaient tellement vifs qu'elles se rentrèrent dedans.
Toutes les deux au sol, elles restèrent un moment à s'observer sans rien dire, leurs corps étaient comme paralysés et leurs yeux ne se quittaient pas. Hermione sentait son cœur battre à tout rompre dans sa poitrine Ginny était, quant à elle, plongée dans ses souvenirs. Leurs visages étaient à quelques centimètres l'un de l'autre et Ginny se noya finalement dans les yeux marron de son amie, oubliant pour un instant volé, les yeux bleus qui la hantaient depuis des mois. Naturellement leurs lèvres se rapprochèrent jusqu'à s'effleurer lorsque la porte de l'appartement s'ouvrit dans un grand fracas.
Dans un mouvement de gêne et de hâte, les deux fautives se remirent debout. Pansy les observa un air narquois signifiant « je le savais » sur son visage.
- Tiens, je ne savais pas que vous étiez déjà ensemble, finalement cela a pris moins de temps que je ne le pensais.
- Ce n'est pas ce que tu crois. Hermione avait pris la parole pour que Pansy n'insinue rien qui pourrait faire savoir à Ginny ses sentiments.
- Oui, bien sûr et moi je couche avec Pénélope Cruz, en fait, je suis sûre que ça pourrait arriver dans le cas où l'occasion se présenterait.
- Et ça va les chevilles, tu rentres encore dans tes chaussures ?
Pansy lui sourit de toutes ses dents.
- Weasley, garde tes remarques d'égo pour ton statut de championne tu veux ! Sinon, je ne suis pas là pour faire la causette j'organise mon anniversaire samedi soir, j'espère que vous serez là. Vous pouvez même inviter binoclare et poil de carotte ça fera plaisir à Drago.
- Ouais, ça, j'en suis pas convaincue. Sinon il y aura qui d'autre ?
- D'anciens Serpentards, quelques Gryffondors j'ai dit quelques, des collègues de la fac de droit, on sera une petite soixantaine.
Ginny lança un regard à Hermione. Elle n'avait pas osé la regarder depuis tout à l'heure.
- On peut peut-être y un faire un tour, si on s'amuse on restera.
Ginny se dit que cela fera une bonne occasion de partir et d'annoncer de ce fait qu'elle ne rentrerait pas avant deux ans. Alors qu'elle était encore endormie, un hibou avait déposé une lettre de sa capitaine sur son lit lui annonçant qu'elle était officiellement sélectionnée pour aller s'entraîner avec la sélection Nationale dans le nouveau camp d'entraînement mis en place par la fédération de Quidditch. Cependant, le camp d'entraînement en question était situé en Norvège et par conséquent loin de l'Angleterre. Elle en était heureuse et puis elle n'avait pas le choix si elle voulait continuer d'évoluer. Sa décision avait été prise il y a quelques mois déjà quand la supposition qu'elle parte en sélection avait été mise sur le tapis.
- Oui c'est sûr. Répondit Hermione alors que Ginny quittait ses pensées pour se reconcentrer sur la conversation.
- Très bien, alors, samedi soir 22h. Bon aller, je me change et je file, faut que j'aille voir ma mère.
Pansy disparu dans sa chambre laissant Hermione et Ginny seules. Cette dernière se tourna vers la brune et murmura :
- Je suis désolée.
- Moi pas… Je veux dire, j'en avais envie.
Hermione était maintenant rouge de honte, elle avait osé dire ça. Mais qu'est-ce qu'il lui avait pris. Et maintenant que devait-elle faire ?
Ginny avait-elle bien entendue ? Hermione, mais pourquoi ? Les papillons qu'elle avait ressentis étaient-ils partagés ? Mais c'était trop tôt, elle ne voulait pas, pourtant depuis ce qui avait failli se passer dans la cuisine, la jeune femme ne savait plus trop quoi penser. Elle savait qu'elle aimait les femmes, qu'elle les désirait. Mais entre, coucher avec des filles pour faire passer la douleur de la rupture et avoir des sentiments pour Hermione, sa future belle-sœur qui plus est, il y avait un pas gigantesque.
- Mais Hermione, avec mon frère…
Elle ne finit pas sa phrase, bien qu'Hermione ait la tête baissée, elle vit les larmes tomber sur le sol. Ne supportant pas de la voir malheureuse, la rouquine prit son amie dans ses bras.
- Chut, s'il te plait ne pleure pas. Je pense que la bêtise qu'on a failli faire tout à l'heure est dû à la distance entre nous depuis quelques années. On était tellement l'une avec l'autre avant qu'aujourd'hui la séparation est difficile, mais tu verras ça va aller.
Ginny ne pouvait pas lui annoncer que la fracture allait s'agrandir. Elle ne savait pas ce que ressentait Hermione à son égard et elle préférait ne pas semer le trouble dans la vie de la jeune femme alors qu'elle allait s'en aller.
- Je suis désolée Gin'. T'as sûrement raison… Aller faut que j'aille bosser. A plus.
La brune se sépara de son amie et s'en alla. Ginny ne l'avait pas quittée des yeux et continuait à fixer la porte derrière laquelle elle avait disparu jusqu'au moment où Pansy posa sa main sur son épaule.
- Ne te fies pas aux apparences, elle ressent la même chose que toi, tu sais le pincement au cœur, les papillons dans le ventre. Par contre, ne joues pas avec ses sentiments, je l'aime bien et je ne veux pas que l'on lui fasse du mal. Que tu décides de partir et de la laisser pendant deux ans c'est une chose mais mets les choses au clair avant.
- Comment tu sais que ?
- Je lis la presse moi ! Et pas que celle comme la gazette du sorcier. L'autre jour dans La vie passionnante des héros et héroïnes de notre temps, il y avait une interview de Gwenog Jones, c'est bien votre capitaine ? Bien sûr ! Elle disait que les Harpies envoyaient leurs meilleures joueuses avec une sélection norvégienne pendant deux ans dans un nouveau centre d'entraînement ultra intensif. J'imagine que tu fais partie du voyage ! Elle n'attendit pas la confirmation avant de continuer. Sur ce Weasley, réfléchis bien à ce que je t'ai dit, samedi sera ta dernière chance.
Pansy profita du silence de Ginny pour s'en aller. Joker avait attendu sagement que sa maîtresse soit libre pour lui demander un câlin. Il s'installa contre sa poitrine se réchauffant à l'aide de la chaleur naturelle qu'elle dégageait.
Samedi sera ta dernière chance, Quels étaient réellement ses sentiments pour Hermione ? Elle avait trois jours pour y réfléchir.
Drago mélangeait religieusement sa potion, il devait obtenir une couleur verdâtre et n'était pas loin du résultat. Severus était attentif à ce qu'il faisait et à la moindre erreur, il surgirait.
- Ajoute un peu de poudre de corne de licorne, six grains.
- Au fait, Pans' est d'accord, samedi on fera un test pour la potion expérimentale.
Rogue adressa un sourire de fierté à son filleul.
- Ah oui, et qui seront les deux victimes ?
- Granger et Weasley.
Les yeux des deux serpentards brillaient plus que quelques jours à attendre et ils allaient devenir riches. Si cette potion avait les effets escomptés ils allaient permettre au monde entier d'en profiter et seraient les seuls à pouvoir la promulguer.
Hermione jouait depuis un bon moment avec Minerva. Elle s'était améliorée aux échecs grâce à son ancien professeur, mais bien qu'elle n'ait pas la technique pour la battre, elle accrochait plutôt bien les différentes parties qu'elles disputaient. Pourtant aujourd'hui, peu importe les efforts fournis, son esprit vagabondait vers la conversation avec Ginny et surtout ce pourquoi elle avait eu lieu
- Echec et mat ! Bon et si on rangeait le jeu, je vois bien que tu n'es pas dans de bonnes dispositions pour jouer correctement ce soir.
- Je suis désolée Minerva. Je vais me rentrer il se fait tard, merci pour le thé.
La jeune femme se leva et mis son manteau pour sortir mais Minerva la retint par le bras.
- Hermione, parle-moi, je peux t'écouter et comprendre, je vois bien que tu ne souhaites pas rentrer, il s'est passé quelque chose ? Tu as rompu avec Ron ? Il n'a pas été violent tout de même ?
- Non, non, Minerva, ce n'est pas ça, en fait… Ce matin, il s'est passé un truc. Mais c'est pas possible, tu comprends ? Je ne peux pas faire ça à Ron il est très gentil, il n'a rien fait de mal.
- Assieds-toi, viens !
Minerva emmena Hermione jusqu'au canapé, sortit une bouteille de whisky ainsi que deux verres. Elle en servit un à la jeune femme. Cette dernière avait besoin de parler, elle le savait et elle se devait de lui apporter tout le soutien dont elle était capable.
- Raconte-moi.
- Ce matin... on s'est… on s'est embrassées et j'en avais tellement envie, mais elle regrette et ce soir elle est sûrement encore à l'appartement, je ne peux pas la voir.
- Ecoute, reste dormir ici, j'ai une chambre d'ami, prends le temps qu'il te faut pour répondre aux questions que tu te poses, aux choix que tu veux faire.
- Je ne veux pas te déranger.
- Tu ne me déranges absolument pas. Dors ici le temps qu'il te faut. Maintenant, viens, je vais te prêter une chemise de nuit et quelques vêtements que l'on va ajuster à ta taille. Tu as besoin de sommeil et comme dit le proverbe « la nuit porte conseil ».
Les deux femmes pénétrèrent dans la pièce et Hermione prit les vêtements que Minerva lui avait donnés. Une fois dans le lit, elle s'endormit rapidement, laissant au monde des éveillés ses peurs et ses angoisses.
Hermione évita Ginny tout le reste de la semaine, mais aujourd'hui, c'était l'anniversaire de Pansy et elle voulait tout de même y assister. Ron avait fini par céder car Neville et Harry seraient là pour l'aider à supporter la soirée. Elle ne pouvait donc plus faire demi-tour.
Alors cette réaction ? Elle vous a plu ? Je l'espère en tout cas. N'hésitez pas à mettre de reviews, ça fait toujours très plaisir
A dimanche,
Sol
