Bonjour à tous,

J'espère que la semaine a été. Merci de votre fidélité et merci à tous ceux qui laissent des reviews ; c'est toujours du bonheur à lire.

Bonne lecture, on se retrouve en bas.

Rar :

Leannafunnygirl : Merci pour ton immense soutien et tes reviews à chaque chapitre. Elles sont mignonnes toutes les deux. La soirée commence... que vas-t-il s'y produire ? J'espère que cela va te plaire. Bonne lecture.


Chapitre 5

Suis moi je te fuis, fuis moi je te suis

Hermione n'avait pas remis les pieds dans son appartement depuis mercredi et il fallait dire que son environnement familier lui manquait horriblement non pas que l'appartement de Minerva n'était pas confortable, juste que ce n'était pas chez elle. Mais elle n'avait pas pu rentrer chez elle de peur de croiser Ginny.

Cette dernière avait cherché son amie pendant trois jours sans vouloir se résigner au fait qu'elle ne voulait plus la voir. Néanmoins, elle dut se rendre à l'évidence lorsque l'entrée de Poudlard pour la voir lui fut refusée. Elle ruminait donc depuis ce moment-là, tournant en cage dans l'appartement, refusant les diverses invitations de sorties qu'on lui faisait. Elle voulait être là au cas où la brune réapparaîtrait. Elle avait réfléchit, ses sentiments pour la jeune femme étaient présents et l'éloignement forcé qu'elle avait subi créait un pincement dans sa poitrine. Ginny se dit que peut-être Hermione avait choisi de vivre avec Ron et donc qu'une quelconque liaison était impossible.

On était désormais samedi et il était temps pour elle de faire ses bagages, demain, elle levait le camp par le premier avion. Elle aurait aimé revoir son amie avant de partir, mais ne pouvant s'imposer entre elle et son frère, elle l'oublierait sûrement avec le temps.

Ce soir, c'était la dernière soirée, celle où elle dirait à son frère et à son futur ex-copain qu'elle partait. Elle l'avait déjà dit à sa mère et à son père, tous deux étaient tristes mais heureux que leur petite fille puisse réaliser son rêve. Elle allait jouer la coupe du monde, elle s'entraînerait dur pour cela. Néanmoins, ils lui firent promettre de leur écrire une fois par semaine.

- Tu n'oublieras pas, Ginny, y'a intérêt qu'on reçoive un hibou toutes les semaines. Lui dit Molly en serrant plus encore sa fille contre elle.

- Oui promis. J'y ajouterai une photo à chaque fois.

- On t'aime ma chérie, prends soin de toi. Et Harry, tu lui as dit, comment a-t-il réagit ?

Ginny tripotait ses doigts pour essayer de trouver la meilleure façon de leur dire. Elle devait le faire avant de partir. Pour qu'il ne l'attende pas, pour qu'il ne souffre pas plus car elle ne lui en donnerait pas plus.

- Je lui dirais samedi soir

- Mais, tu pars le lendemain, laisses lui le temps de profiter de toi !

- Maman, faut que je te dise quelque chose. Je ne savais pas comment te l'annoncer… Harry est super, je l'aime bien mais… je ne suis plus amoureuse de lui.

Elle avait lâché la dernière phrase comme on lâche une bombe. Sa mère en était presque tombée à la renverse, heureusement le canapé n'était pas loin.

- Quoi mais, comment ? Pourquoi ?

Ginny s'assit entre ses parents et se prit la tête dans les bras, se mettant à pleurer. La pression des derniers jours, la séparation avec Sam, ses sentiments pour Hermione et là, la révélation à ses parents cela faisait beaucoup de choses. Elle se mit donc à leur raconter, tout leur raconter. Tout ce qui lui passait par l'esprit fut dit et ses parents l'écoutèrent, sans la juger, resserrant l'étreinte autour de ses épaules lorsque les passages étaient plus éprouvants. A ce moment-là, Ginny s'était fait la réflexion que ses parents étaient les meilleurs qu'elle aurait pu avoir.

- Je serais ravie d'avoir Hermione comme belle-fille si tu te décides à lui dire. Mais attention, je ne veux pas que vous fassiez du mal à Ron et à Harry inutilement alors dites-leur si vous décidez de vivre quelque chose.

- Maman, Papa. Elle les regardait tous les deux. Merci.

Elle avait été soulagée d'en avoir parlé à ses parents. Ils s'étaient montrés compréhensifs. Ils étaient géniaux. Même s'il ne se passait rien avec Hermione, elle partirait l'esprit plus tranquille.

- Bon Pansy, on est d'accord, tu dois mettre douze gouttes dans le verre de Granger, compris ?!

Drago était nerveux, il devait être sûr que tout soit réalisé correctement s'il voulait avoir la quasi-certitude que cela fonctionne.

- Ok, c'est bon j'ai compris, ne me prends pas pour une Gryffondor. Mais rassures-moi, il ne leur arrivera rien ? Je ne veux pas avoir Granger sur le dos après.

Drago se contenta d'un sourire innocent. Et ajouta

- Potter et Weasley seront là ?

- D'après ce qu'elles m'ont dit.

En réalité, il espérait que les deux garçons les surprennent, juste histoire de mettre de l'animation. Cependant il n'avait pas tout dit à Pansy, les effets de sa potion devaient rester secrets jusqu'à ce qu'il soit sûr que cela fonctionne du premier coup car il n'aurait qu'un seul essai. Il avait besoin d'un grand potentiel magique et qui mieux que Granger pour cela.

- Aller, Pansy, viens, il faut encore faire deux trois courses pour ce soir, je n'ai pas envie de rentrer seul.

- Je te suis.

Vingt-deux heures arriva vite et les personnes invitées commencèrent à arriver. Pansy saluait tous ses convives repérant parmi eux celle avec qui elle aurait le plaisir de fêter ses vingt-cinq ans.

A l'aide de Ginny et Drago, elle avait modifié la position des meubles de l'appartement pour laisser un plus grand espace pour les danseurs et mettre ainsi un buffet où chacun pouvait aisément se servir. Elle avait aussi jeté un sort d'insonorisation sur toutes les pièces de manière à ne pas déranger les voisins. Tout était parfait, tout sauf une chose : Hermione n'avait pas réapparu depuis trois jours et si elle décidait de fuir encore et de ne pas venir ce soir, elle mettrait son plan à l'eau.

Ginny, elle, s'était occupée comme elle pouvait, restant derrière le bar à servir les boissons et faire les cocktails. Quand Harry et Ron arrivèrent, elle quitta sa place pour les rejoindre. Elle fut déçue de ne pas voir Hermione avec eux. Alors comme ça elle n'est pas venue. Harry s'approcha pour l'embrasser mais elle se recula.

- Harry, il faut que je te parle. Autant le faire tout de suite, qu'il n'espère pas plus. Seul à seul.

- Mais Ron peut écouter, d'ailleurs, elle est où Hermione ?

- Peut-être dans sa chambre.

Ginny savait très bien que la brune n'y était pas, elle avait juste dit ça pour que Ron aille vérifier et les laisse tous les deux. Cela eut l'effet escompté car ce dernier partit aussi tôt. Harry tenta une deuxième approche.

- Fallait le dire si tu voulais qu'on soit seuls. Lui dit-il avec un sourire charmeur.

- Non Harry, s'il te plaît. Elle venait de s'écarter une nouvelle fois.

- Mais quoi à la fin, je ne peux même pas t'embrasser.

- Ecoute Harry, il faut que je te dise, je vais partir, demain !

- Quoi ?! Le jeune homme était ahurit par l'annonce. Mais comment ça, tu ne voulais pas me dire que tu étais enceinte ?

Ginny mit quelques secondes à réaliser.

- Non Harry, je n'attends pas d'enfant, je n'en ai jamais désiré.

- Mais pourtant, on en avait parlé, tu m'avais dit que tu faisais tout pour en avoir.

Le ton montait entre eux et la phrase de Ginny n'arrangea pas les choses.

- Je ne risquais pas de tomber enceinte je prends encore la potion de contraception.

Harry ouvrit la bouche mais aucun son ne sortit, il était abasourdit, comment Ginny avait pu lui faire un coup pareil.

- Tu plaisantes là j'espère. Il était rouge de colère. Non mais tu crois quoi, je t'aime moi bordel et tu t'es foutu de ma gueule pendant tout ce temps. Dis-moi que ce n'est pas vrai s'il te plaît !

- Je suis désolée, mais non, et je pars demain dans un nouveau centre d'entrainement, durant deux ans. On ne se verra plus.

- T'es qu'une égoïste, tu ne penses qu'à toi, qu'à ta fichue carrière. Tu sais quoi, je voulais que t'arrêtes depuis le début, ça a détruit notre couple.

- Moi égoïste ! Ginny aussi était en colère, oui elle avait des torts mais elle n'était pas la seule, lui aussi en avait ! Monsieur est le « Sauveur » alors je dois faire tout pour lui obéir au doigt et à l'œil. Tu veux savoir la vérité, tu me répugnes. Ah oui, une dernière chose, j'ai couché avec l'attrapeuse des Harpies pendant six mois et tu sais quoi, c'était bien mieux que tout ce que j'ai connu avec toi. Dans ses bras je me suis sentie belle, depuis quand est-ce que tu ne me l'a pas dit ?!

Joker avait senti que sa maîtresse était très en colère alors il s'était réfugié dans son décolleté, seul sa petite tête était visible.

Harry était encore plus surprit, il était vexé, comment ça elle l'avait trompé. Il finit par l'attraper et la secouer, fou de rage.

- Tu as fait quoi ! Tu t'es laissée tripotée par une sale gouine. Mais t'es vraiment dégueulasse. T'es qu'une salope ! Une traînée, tu ne vaux pas mieux que Parkinson normal que vous vous entendiez si bien.

Ginny était balancée d'avant en arrière et la pression des mains d'Harry était tellement forte qu'elle n'arrivait pas à se libérer. Joker qui n'appréciait pas de se faire secouer de la sorte grimpa jusqu'aux épaules de Ginny et mordit de toutes ses forces dans la chair tendre de la main d'Harry. Ce dernier se retira vivement.

- Putain, ton salopard d'écureuil m'a mordu. Comme quoi, vous allez bien ensemble. Finalement, je pense que c'est bien comme ça, reste seule t'as l'air d'aimer ça. T'es vraiment qu'une catin.

Le jeune homme partit en lui crachant dessus. Ginny s'essuya le visage où se mélangeaient ses larmes et le crachat. Joker vient se replacer autour du cou de sa maîtresse pour lui apporter un peu de réconfort. Elle le caressa.

- Merci petit bonhomme !

Ron réapparut peu de temps après. Visiblement il n'avait pas trouvé Hermione mais n'avait pas croisé Harry non plus.

- Dis-moi, Hermione n'est pas là, je ne me sens pas bien, je voulais lui dire que je vais rentrer mais où est Harry ?

- On s'est disputé. Ecoute Ron, avec Harry c'est fini. Et je pars demain pour la Norvège.

Ce dernier ne montra aucune expression de surprise ce qui étonna sa sœur. Il la prit dans ses bras.

- J'étais en colère quand maman m'a annoncé que tu partais, mais je pense que j'étais jaloux. On en a discuté et j'ai réfléchis, je suis fier de toi. Je trouve ça très courageux de ta part de quitter Harry pour lui laisser la chance d'être heureux. Ne t'inquiète pas, je vais lui parler et ça lui passera tu verras. Bisous petite sœur.

Ginny ne s'attendait pas du tout à cela, mais que lui avaient bien dit ses parents ? Certainement pas qu'elle en pinçait pour Hermione. Mais elle était ravie de constater que son frère avait mûri et elle se dit qu'Hermione ne serait pas malheureuse avec lui.

La rouquine s'assit sur une chaise pour essayer de se calmer. Cela avait été dur à faire mais elle se sentait plus légère. Néanmoins, il restait un poids encore. Elle n'avait toujours pas vu Hermione.

Drago tournait comme un lion en cage.

- J'avais tout prévu sauf l'absence de Granger, t'aurais pas pu prévenir.

Pansy subissait son angoisse et essayait de relativiser.

- Elle est sûrement en retard, il n'est que 23h. Elle avait peut-être un imprévu qui l'a retenu.

Drago grogna et se servit un verre pour faire descendre la pression.

- Les verres sont prêts, parce qu'il faut que ce soit fait rapidement.

- Tu vas arrêter oui ! Tout est fait, on l'a fait ensemble tout à l'heure.

Hermione jouait encore aux échecs avec Minerva. Comme l'autre jour, elle n'accrocha aucune partie. Minerva l'observait et elle se sentait mal à l'aise. Pourvu qu'elle ne s'engage pas sur un sujet épineux. Malheureusement pour elle, c'est la direction que Minerva choisit d'aborder.

- Dis-moi, tu ne devais pas te rendre à l'anniversaire de Miss Parkinson pour 22h enfin je dis ça parce qu'il est onze heures moins le quart.

Hermione garda son bras en l'air, le fou en suspension. Evidemment, Minerva n'était pas sénile et se souvenait très bien de ce qu'on lui disait. Bien qu'elle doive y retrouver Ron, Hermione s'était dit que si le rouquin ne la voyait pas, il repartirait de lui-même.

- Tu ne vas pas la fuir éternellement. Et puis, même si ce n'est pas à moi de te le dire, elle part demain.

Cette fois ci, Hermione avala difficilement. Alors comme ça elle ne la reverrait pas tout de suite.

- Pour deux ans.

La brune releva les yeux vers ceux de son professeur. Ils indiquaient de la surprise, de la peur et surtout une grande tristesse.

- Il n'est pas encore trop tard.

Cette fois ci, Hermione réagit.

- Je ne peux pas. Minerva, pourquoi part-elle ?

Sa dernière phrase était un appel au secours et Minerva ne voulait pas la laisser comme ça. Les paroles ne servaient plus à rien car la jeune femme ne les entendraient pas, elle décida donc d'agir. Elle se leva, pénétra dans ses appartement, en sortit une robe rouge avec des motifs argentés. Un dos nu avec de fines bretelles. La robe était aussi fendue jusqu'en haut de la cuisse. Après un dernier sort, elle fut à la taille de la jeune femme.

- Tiens, tu as quinze minutes pour t'habiller, te préparer et être belle, tu vas la retrouver et lui dire ce que tu as sur le cœur avant qu'elle ne parte.

Hermione n'eut pas d'autre choix que d'obéir, elle avait l'impression de se retrouver à Poudlard en cours de métamorphose.

Une fois qu'elle eut mis la robe, elle se maquilla et se coiffa tel que Minerva lui indiquait. Jamais elle n'aurait pu imaginer son professeur de métamorphose dans une telle tenue.

Sans qu'elle ne comprenne comment, elle se retrouva devant la porte de son appartement habillée, maquillée, prête à faire la fête.

Elle ne pouvait plus faire demi-tour, la porte s'était ouverte et Pansy la saisi par le bras pour l'inviter à entrer.


Alors, que va-t-il se passer avec l'arrivée d'Hermione ? Vous le saurez la semaine prochaine. A dimanche et n'oubliez pas qu'une review me fait très plaisir.

Bisous à vous

Solveig