Bonjour,
Voici la suite et enfin la discussion entre les deux jeunes femmes.
Bonne lecture
Rar : Leannafunnygirl : Hey, Merci pour la review. Je crains qu'il n'y ait trop de secrets pour que la discussion soit sereine. Bonne lecture
Guest : Merci pour la review. Je trouve ton avis totalement recevable. Voici la suite et bonne lecture.
Kilylou : Merci pour la review, la discussion das ce chapitre, tout ne sera pas simple. Bonne lecture
Chapitre 18
Demi-finale
Minerva était rentrée avec Luke à Poudlard sans attendre Hermione la maman du petit garçon avait besoin de se retrouver avec Ginny et quand Pansy était revenue avec ce dernier, les laissant seules, elle en avait fait de même. Arrivés dans ses appartements, Minerva installa Luke dans le salon avec ses jouets et appela Winky, l'elfe de maison.
- Madame la Directrice a appelé Winky, Madame la directrice désire-t-elle quelque chose ?
- J'aurais besoin d'un plateau repas de plus pour mon petit-fils ce soir. Par contre, j'aimerais qu'il l'ait vers dix-huit heures trente, s'il vous plait.
- Très bien, Winky apportera son repas à Luke, Est-ce que Monsieur Granger reste ici ce soir ou faut-il le garder chez lui ?
- Non, non… il restera avec moi. Vous pouvez y aller, merci !
D'un claquement de doigts, l'elfe disparut et Minerva se retourna vers l'enfant qui était assis sur le tapis au milieu de la salle. Autour de lui, ses cinq balais volant faisaient des cercles cela impressionnait toujours l'animagus. Ce gamin a vraiment de grands pouvoirs se disait-elle souvent. Il avait hérité ce don de sa mère, c'était inévitable.
- Mamie, tu viens jouer avec moi ?
La directrice fut sortie de ses pensées et s'approcha de son petit-fils pour s'asseoir à côté de lui. Agitant sa baguette, elle métamorphosa quelques objets en buts de quidditch, elle fit aussi apparaitre un souaffle, deux cognards et un vif d'or. Elle finit par les balais, qu'elle mit en position et leur fit faire un match. L'enfant était toujours émerveillé de voir sa grand-mère faire cela. Mais, alors que rien ne l'occupait plus que ce jeu-là, il finit par se lasser et se tourna vers la sorcière.
- Mamie, pourquoi maman elle est partie ?
Surprise, Minerva se déconcentra et lâcha son sortilège. Son petit-fils la fixait de ses grands yeux bleus elle avait bien comprit qu'il ne parlait pas d'Hermione mais de Ginny. Néanmoins, elle ne savait pas ce que sa fille avait bien pu lui dire à ce sujet donc elle décida de ne pas s'aventurer trop loin.
- Je ne sais pas mon chéri, tu sais, je pense que tu devrais poser la question directement à ta maman.
- Mais quand j'en parle après elle est triste et j'aime pas quand maman est triste.
La directrice fut étonnée de la réponse, Luke paraissait comprendre parfaitement ce qu'il se passait bien qu'il n'ait que quatre ans. La situation était bien trop compliquée pour lui mais rien n'était réellement simple pour personne. Cependant, Hermione devra lui expliquer un jour ou l'autre.
Hermione s'était habillée comme pour sortir mais elle se demandait encore si c'était vraiment une bonne idée. Pourtant, lorsqu'elle repensait à l'attitude de Ginny lors de leur dernière rencontre, au baiser échangé, elle ne pouvait s'empêcher de croire que quelque chose pouvait être construit.
Elle avait eu du temps pour réfléchir à ses sentiments depuis le départ de la joueuse. Finalement, avec le recul, elle se disait qu'elle avait choisi la bonne voie et que, bien qu'elle lui ait manqué, Ginny aussi ne s'était pas trompée. Se demander ce qu'il se serait passé si la jeune femme était revenue, si elle avait renoncé à la sélection nationale et à sa carrière, cela ne servait à rien, elle n'aurait jamais pu demander à Ginny de sacrifier ses rêves pour une erreur. Mais hier, dans le regard de son ancienne amante, elle s'était rendu compte qu'elle lui avait manqué. Déraisonnablement !
Regardant une dernière fois son reflet dans la glace, elle ajusta son collier, se mit une dernière couche de maquillage, attrapa sa veste légère ainsi que son sac à main et sortit de son appartement non sans avoir cette appréhension qui ne la quittait pas.
Arrivant devant le Stade, les cris lui indiquèrent que le match venait de se finir. Elle s'engagea donc vers l'entrée où elle donna son nom au vigile. Effectivement, Ginny avait bien signalé sa présence et elle fut conduite par l'un des responsables jusqu'aux vestiaires de l'équipe victorieuse si elle en croyait les bruits qu'elle entendait de l'autre côté de la porte. L'Angleterre était qualifiée pour la finale et les joueurs le méritaient. Ne voulant pas faire tâche à l'ambiance, elle hésitait à frapper mais alors qu'elle se lança, la porte s'ouvrit. De peur elle en perdit son équilibre et tomba en avant.
Par réflexe, Ginny avait rattrapé ce qui lui tombait dessus, avant de se rendre compte que c'était Hermione. Derrière elles, l'équipe, qui n'avait rien loupé de la scène, commença à charrier leur capitaine.
- Ouh, mais elle nous les ramène jusque dans les vestiaires, elles ne te satisfont plus en soirées ?
- T'es en manques Gin', tu veux qu'on vous laisse ?
Les éclats de rire allaient de bon train dans leur dos mais Ginny avait honte de ce qu'ils disaient, elle n'avait pas forcément envie qu'Hermione sache que sa vie sexuelle était de taille démesurée. Hermione quant à elle ne revenait pas des informations qu'elle entendait, elle qui pensait que quelque chose était possible, comment avait-elle pu être aussi idiote ? Rageusement, les larmes avaient coulées sur ses joues lorsqu'elle avait assimilé les paroles. Se dégageant de l'étreinte de la joueuse, elle fit demi-tour sec sur ses talons et partit aussi rapidement que possible dans le sens opposé. Arrivant dans le couloir, elle percuta Kjell qui, ne s'attendant pas au choc, finit par tomber au sol, Hermione, elle, continua sa route de manière à mettre le plus de distance possible entre elle et la rouquine.
- Mais pourquoi j'ai pensé que c'était possible, elle voulait juste me mettre dans son lit, une fois de plus.
Ginny avait un temps de retard sur la brune, quand cette dernière s'était enfuie, elle avait pris sa suite mais elle avait trébuché sur Kjell qui ne s'était pas encore relevé. Se relevant, elle lui tandis la main.
- Ça va vieux ? Désolé, j'y vais, je te retrouve tout de suite.
- Non, non, j'ai rien… Fais… sa phrase se perdit dans le couloir désert. Fais ce que t'as à faire.
Courant après la brune pour la rattraper, Ginny s'en voulait qu'Hermione ait entendu cela, elle avait presque réussi à pouvoir discuter sainement avec la jeune femme et il avait fallu qu'elle apprenne cela maintenant pour que tout foire.
Allant plus vite que la brune, la joueuse finit par la rattraper au détour d'un couloir. Arrivée à sa hauteur, elle la saisit par le bras et l'entraina dans une pièce vide qui se situait à proximité. Hermione se débâtit mais sa cadette avait indéniablement plus de force.
- Lâche-moi, mais lâche-moi !
Refermant la porte magiquement derrière elles, Ginny s'assura qu'elle pourrait lui expliquer la situation avant qu'elle ne parte. Toute la nuit, elle avait réfléchit à ce qu'elle allait dire à la jeune femme, mais désormais qu'elle était devant elle, les yeux rougis, la peau blanche comme un linge et ses yeux reflétant tant de tristesse, d'amertume et d'angoisse Ginny ne trouvait plus les mots.
- Laisse-moi sortir, Weasley ! Laisse-moi sortir !
- Hermione, je… ce n'est pas ce que tu crois… Ils…
Hermione ne gardait pas son calme, cela faisait trop de temps qu'elle retenait tout.
- Ah non, mais je crois ce que j'entends… je… je ne te comprends pas, hier, c'était quoi alors ce baiser ? Juste pour me faire me souvenir de ce matin où je me suis réveillée seule dans mon lit !
- Je n'avais pas le choix, il fallait que je…
- Que tu partes, ça j'ai pu le constater… mais que crois-tu ? Je ne suis pas un mouchoir que l'on prend et que l'on jette… de toute façon, tu n'es qu'une égoïste et je ne veux plus rien à faire avec toi… Laisse-moi sortir !
Ginny la fixait, Hermione était belle, plus belle encore que dans ses souvenirs et elle n'avait qu'une seule envie c'était de la serrer contre elle, de lui faire comprendre tout l'amour qui résidait en elle, tout ce manque qu'aucune autre n'avait su combler.
- NON ! Il faut qu'on parle. Il fallait régler les choses car elle savait qu'elle n'aurait pas d'autres occasions.
La tension dans la pièce était palpable et aucune des deux ne voulait céder, campant l'une et l'autre dans leur position.
- Vas-y je t'écoute ! Explique-moi ce que je dois savoir !
Remettant les mots dans le bon sens dans son esprit, la joueuse essaya de former sa phrase et reprit doucement pour calmer l'atmosphère.
- Hermione, je suis désolée, désolée d'être partie, désolée de t'avoir laissé comme ça mais… mais comment peux-tu me reprocher mes conquêtes alors que tu n'as pas le droit d'être jalouse. Tu étais enceinte alors même qu'on a couché ensemble... Et ne me mens pas, je sais faire les calculs, i peine neuf mois entre mon départ et la naissance de ton fils !
Finalement, elle y repassera pour la maîtrise de sa colère. Hermione se décomposa face aux arguments de la rousse, mais en même temps, elle ne pouvait pas savoir pour la potion. Néanmoins, le problème n'était pas là ! Et puis, Ginny avait bien quelqu'un alors elle pouvait parler, elle !
- Et qu'est-ce que tu fais du toutou qui te suis partout à la trace… ? Tu sais celui que tous les magazines disent qu'il est ton fiancé, tu ne l'aurais oublié par hasard ? Non, parce que dans ce cas, je te souhaite tous mes vœux de bonheur.
La jeune femme avait mis dans sa phrase tout le venin qu'elle pouvait, faisant bien sentir à Ginny l'ironie de sa réflexion. Cela marcha parfaitement car la Weasley décolla aussitôt, se rapprochant dangereusement de son interlocutrice.
- Depuis quand prends tu en compte les conneries des journalistes, et quand bien même cela serait vrai, tu n'as rien à dire là-dessus, cela ne te regardes pas. Tu n'as aucunement le droit de me faire des reproches quand on sait que t'as des doutes sur la paternité de ton bâtard…
- Mon bâtard, comme tu dis, c'est aussi le tien ! Et il ne l'aurait pas été si tu n'étais pas partie à l'autre bout du monde !
Ginny reçut les paroles comme un choc frontal, ce n'était pas possible ! Alors qu'elle était perdue à travers ses émotions contradictoires, Hermione s'en alla sans demander son reste. Elle avait dit la vérité à Ginny, de manière détournée, certes, mais elle l'avait dit à haute voix. Elle aurait aimé que cela se passe différemment mais en même temps, rien ne pouvait être objectif, les sentiments qu'elle éprouvait pour la rousse faussait la donne. Maintenant, elle n'avait plus qu'à espérer que Luke n'en subisse pas les conséquences.
Ne supportant plus le poids de ses jambes, la rousse se laissa glisser le long du mur sur lequel elle s'était adossée. Des milliers de questions se superposaient les unes aux autres dans son esprit la première étant : Comment cela pouvait-il être possible ?
L'équipe s'était finalement dispersée et allait se reposer pour entamer sereinement la préparation de la finale. Kjell, quant à lui, faisait le tour du stade à la recherche de son amie quand il entendit des sanglots venant d'une pièce sur sa droite, s'approchant pour savoir de quoi il retournait, il entrouvrit délicatement la porte et passa sa tête à travers le passage pour vérifier la salle. A travers la pénombre, il finit par remarquer le corps renfermé sur lui-même de la rouquine. Pénétrant dans la pièce, il s'approcha avec prudence et s'accroupit après d'elle.
- Hey, Gin, ça va ? Qu'est-ce qu'il y a ?
Elle ne dit rien, elle ne voulait pas parler et même si elle le voulait, rien ne sortait de sa bouche. N'étant pas du genre à insister, le jeune homme la serra dans ses bras, lui murmurant que tout se passerait bien.
Bien qu'elle ait cassé l'un de ses talons lors de sa fuite, Hermione continua sa course jusqu'à l'entrée de chez Pansy. Sa rencontre avec Ginny avait été un véritable cauchemar dont elle aurait bien aimé se réveiller. Malheureusement tout cela était bien réel. Tambourinant contre la porte, les coups faisaient écho au martèlement que subissait son cœur.
Réveillée en sursaut, Alexia donna un coup dans le bras de la personne à ses côtés.
- Pans', va y ! Moi, faut que je dorme, je bosse à trois heures demain !
- Heuuuuuuuuuuurrrrrrrrrr
La brune se retourna dans le lit avant que les coups ne la réveillent aussi en sursaut. Sortant difficilement ses jambes de sous la couette, elle enfila un peignoir sur sa tenue d'Ève et partit dans le couloir. Passant devant l'horloge, elle put remarquer qu'il était déjà une heure et demie du matin. Qui avait la bonne idée de venir les déranger à une heure pareille ? Elle allait le savoir bien assez tôt. Arrivant à la porte d'entrée, elle regarda par le judas et se réveilla d'un coup en voyant Hermione sur son perron.
Ouvrant la porte, elle la fit entrer et c'est à ce moment-là qu'elle remarqua les yeux rougit et les larmes qui coulaient encore sur ses joues. Elle la prit par le bras et l'emmena dans son salon où elle la força à s'asseoir.
- Hermione, parle-moi ! Est-ce que tu m'entends ?
La jeune femme hocha de la tête, c'était un bon début. Maintenant, il fallait l'amener à lui révéler ce qu'il s'était passé. Elle y arriva, au bout d'une bonne vingtaine de minutes et la situation n'était pas des plus souhaitable. Hermione refusait désormais catégoriquement de revoir la joueuse, même pour le bien de son fils et refusait aussi que ce dernier ait « une mère qui sert de traînée aux blondasses norvégiennes ». Résultat, Pansy ne savait pas trop quoi faire car têtue comme elle l'était Hermione ne reviendrait pas sur sa décision.
La semaine qui suivit était la dernière pour Ginny en Angleterre après sa discussion avec Kjell, elle avait compris, du moins envisagé, les raisons qui avaient poussés Hermione à lui cacher sa grossesse. Néanmoins, une part d'ombre restait tout de même importante sur la manière dont avait été conçu cet enfant. Cependant, elle ne pouvait pas obtenir une seule réponse car aucune personne de son entourage ne voulait lâcher le morceau, avançant l'argument que c'était à Hermione de tout lui expliquer. Mais comment faire lorsque cette dernière refusait toute visite ?
Un pincement au cœur était aussi présent en pensant au fils d'Hermione, à son fils. Elle ne l'avait pas vu grandir et elle refusait de ne pas être présente pour lui à l'avenir. Pourtant, elle n'avait pas cherché à le voir non plus, elle ne voulait pas que cela se passe comme ça, en cachette. Elle avait envie d'une vraie relation avec Hermione et ne pas être un élément destructeur de la famille.
De plus, son retour programmé en Norvège posait aussi ses propres barrières, elle ne voulait pas abandonner sa vie là-bas et elle aimerait pouvoir la faire découvrir. Malheureusement, les portes de Poudlard lui étaient closes bien qu'elle y aille chaque jour. Demain serait sa dernière journée en Angleterre et sa mère avait préparé une fête pour son départ elle espérait qu'Hermione y serait avec Luke, mais elle préférait ne pas se faire de faux espoirs.
De l'autre côté des fenêtres closes de l'immense château, Hermione laissait courir ses larmes, elle ne voulait pas céder mais chaque jour la difficulté était encore plus grande. Regretterait-elle son choix ? Sûrement, mais elle était trop fière pour pouvoir revenir sur ce qu'elle avait décidé.
Dans sa chambre, Luke faisait voler son balai silencieusement en chantant une chanson que sa marraine lui jouait avant qu'il ne s'endorme. Alors que les notes défilaient dans sa tête, que les paroles qu'il répétait, sortaient de sa bouche, chantant toujours le même refrain.
« Maman, maman, si tu m'entends, viens me voir, sans toi j'ai peur du noir ».
Alors ? c'est mal engagé !
Bonne semaine et à dimanche
Sol
