Bonsoir !
Allez j'avance dans ma fiction. J'aime toujours autant écrire ça, c'est très distrayant et j'espère que ça l'est pour vous aussi !
Bonne lecture ^^
PS : NOTE IMPORTANTE
On m'a dit que "Queen" voulait dire "pédale" en anglais. Je ne le savais absolument pas. J'ai choisi Queen pour "Reine" parce que c'était un peu précieux, que ça montre que ses parents avaient un sens de l'humour douteux et qu'il a du bien souffrir de ça à l'école, mais absolument pas en référence malvenue à son homosexualité... Voilà voilà ^^'
Lorsque James entra dans le bureau de Q ce jour-là, ce dernier semblait très occupé. Il discutait avec l'un des informaticiens du MI6 et semblait avoir les doigts vissés à son clavier d'ordinateur. S'il remarqua l'arrivée de l'agent, Q n'en montra absolument rien et continua sa conversation comme si de rien n'était. Ayant malgré les apparences un certain respect pour le travail de son collègue, James resta silencieux et décida d'attendre patiemment que Q est fini.
C'était amusant, l'informaticien semblait avoir deux fois l'âge de son supérieur. James se demandait comment faisait Queen pour s'imposer au MI6 avec ses airs adolescents, il avait dû travailler très dur pour être pris au sérieux. Il avait davantage à prouver qu'un autre, c'était certain. Peut-être même que c'était pour cette raison qu'il travaillait si tard tous les jours.
Depuis leur dernière promenade nocturne, James n'avait pas eu l'occasion de revoir le jeune homme. Du moins, pas en privé. Q l'évitait, cela ne faisait aucun doute. A tel point qu'il s'était mis soudainement à prendre le taxi pour rentrer chez lui. Il faisait comme s'il ne s'était rien passé, ce qui était tout à son honneur, mais cette attitude avait le don d'énerver James. Il avait imaginé que le gamin ne mettrait à rougir en sa présence et à bafouiller dès que leurs regards se croisaient, mais il n'en était rien. C'était particulièrement vexant.
L'informaticien finit par sortir du bureau et James se fit le plaisir de fermer la porte. Q avait les yeux rivés sur son ordinateur dont l'éclairage se reflétait sur ses lunettes et ne semblait pas décidé à lui accorder une quelconque attention. James tourna le verrou, par pure provocation.
— Puis-je savoir pourquoi vous fermez la porte de mon bureau, agent 007 ?
— Je ne voudrais pas que nous soyons dérangés.
— Pour quelle raison ? Je vous l'ai déjà dit, je n'ai pas encore reçu votre nouvelle mission. M doit me l'envoyer dans la matinée. Je vous promets de vous prévenir dès que j'aurais les informations nécessaires.
Il était stressé, cela se voyait à sa manière de taper frénétiquement sur son clavier. Amusé, James alla prendre place dans le fauteuil face au bureau de Q et desserra un peu sa cravate.
— Je ne suis pas là pour parler boulot, Queen.
— Je vous ai dit de ne pas m'appeler comme ça, grinça le jeune homme sans daigner le regarder pour autant.
— Comme tu veux, bébé.
— James ! Arrêtez immédiatement ce jeu puéril !
Un peu surpris, James écarquilla les yeux et observa Q repousser violemment son clavier. Le jeune homme s'était relevé et le regardait à présent droit dans les yeux. Pour être honnête, James pensa furtivement qu'il était plus sexy que jamais.
— James, je ne supporte plus vos « bébé » et autres allusions déplacées à longueur de journée. Nous sommes collègues et je suis votre armurier. Bon dieu, qu'avez-vous imaginé ? Qu'à cause d'un petit baiser, j'allais vous tomber dans les bras ? Si vous voulez assouvir votre curiosité envers la gente masculine, je vous prierais de vous trouver quelqu'un d'autre. Je ne supporterais pas davantage votre comportement ! Alors reprenez-vous ! Oh oui, il était totalement affolant quand il était en colère. James haussa les sourcils, imperturbable.
— Tu sais… J'ai toujours aimé les femmes qui ont du caractère.
— Je vous demande pardon ? s'étouffa Q.
— Queen, tu devrais te rasseoir et te calmer un peu. C'est très mauvais pour le cœur de s'énerver comme ça.
— Et arrêtez de m'appeler Queen !
— C'est pourtant ton prénom.
C'était devenu réellement amusant. James n'avait jamais eu le privilège de voir Q dans un état pareil. Lui qui était d'ordinaire si calme, si sûr de lui et surtout si professionnel. On voyait qu'il essayait malgré tout de garder son sang-froid, mais il en fallait plus pour duper James.
— Vous êtes insupportable. Sortez de mon bureau.
— Les femmes aiment les bad-boys.
— Traitez-moi encore une seule fois de femme et je vous jure que je vous trouve une mission en Antarctique pendant six mois sans la moindre demoiselle dans votre équipe.
— Très bien, promit James en préférant calmer le jeu, temporairement.
— Vous avez intérêt.
Sur ces mots, Q se rassit et reprit son clavier. C'était fou à quelle vitesse il pouvait retrouver son sérieux. Derrière ses lunettes rectangulaires et dans son petit cardigan de grand-père. Il devait être la seule personne au monde à rester sexy dans une tenue pareille. A moins qu'il ne soit pas objectif. James se demandait comment il pouvait être au lit. Passif et soumis, sans aucun doute.
— Maintenant laissez-moi travailler.
— Je n'ai même pas pu encore te parler. Tu ne veux pas savoir pourquoi je suis là ?
Q lui adressa un regard noir, mais ne s'interrompit pas dans son travail.
— Je vous écoute, grogna-t-il en redressant ses lunettes.
— Je voulais savoir pourquoi tu m'évites.
— Qu'est-ce qui vous fait croire que je vous évite ? Nous travaillons ensemble, nous nous voyons tous les jours.
— Pourquoi tu t'es mis à prendre le taxi ?
— C'est le début de l'hiver, il fait de plus en plus froid.
— Avoue que tu craignais que je te suive, lança James avec orgueil.
— Si vous connaissez déjà la réponse, pourquoi poser la question ?
— Tu m'évites parce que je t'ai embrassé et que je te plais plus que tu ne veux te l'avouer.
— Vous êtes trop prétentieux, 007.
— Ce n'est plus James ?
Encore une fois, Q semblait sur le point de piquer une nouvelle crise. Néanmoins, il resta digne et se leva avec assurance pour aller ouvrir la porte.
— Cette conversation est terminée. Bonne journée, agent 007. Je vous contacte dès que j'ai du nouveau quant à votre prochaine mission.
— Pas si vite…
James s'était relevé lui aussi. Il lui fut très aisé de refermer la porte malgré la résistance du jeune homme. Il ne faisait vraiment pas le poids à côté de lui. Q voulut se reculer, mais se heurta à l'une des armoires. James se rapprocha de lui avec un demi-sourire, caressa sa joue du bout des doigts. Il lui plaisait de plus en plus et son excitation ne fit que grandir lorsque Q lui sauta soudainement au cou pour l'embrasser à pleine bouche. Comme quoi, quand il y mettait un peu de sien, ils arrivaient à trouver un accord. James ne se fit pas prier pour le plaquer contre le mur et glisser une main sous son hideux pull jaune moutarde. Il allait le lui enlever en moins d'une minute. Il allait même tout lui enlever…
Mais il se sentait faible tout à coup. Sa tête lui tournait, il fut contraint de relâcher le corps du jeune homme pour se retenir au mur. Il eut tout juste le temps de voir le petit sourire arrogant de Q avant de sombrer dans l'inconscience.
Putain de rouge à lèvres paralysant. Il allait payer pour ça.
N'oubliez pas la petite review qui va bien 3
