Auteur : Prusse

Disclaimer : Gordon Ramsay s'appartient à lui-même et les persos sont à Himaruya-sensei !

Warning : Parodie, Humour, et un peu de connerie sur les bords, comme d'hab quoi !

Note de l'auteur :

Bonsoooiiiir (à ceux qui lisent le soir) et Bonjouuuuuur (à ceux qui lisent le jour) !

Déjà, je dois vous prévenir qu'au début… c'était pas censé se passer comme ça. Mais quelqu'un, je ne sais plus qui, m'a parlé rapidement, je ne sais plus pourquoi, de Gordon Ramsay dans une autre de mes fics et là… bah c'est venu comme une révélation ! Il FALLAIT que j'écrive un truc en rapport avec Ramsay ! Et vu qu'on m'avait proposé sur mon blog le mot « cuisine » j'ai sauté sur l'occasion x)

MAIS ! Je ne savais pas ce que je devais faire de l'autre OS déjà écrit pour l'occasion… Alors exceptionnellement, vous n'aurez pas une, mais deux histoires sur le même thème !

Bonne lecture !


Les réponses aux reviews anonymes sont sur mon blog et l'adresse est sur mon profil !


Contrainte : « J'ai envie de manger du goudron »

Lettre : C comme Cuisine.

Cauchemar en cuisine

(ou, comment la cuisine anglaise se fait lyncher par un écossais)

Écosse bombait le torse, fier de lui.

France vomissait dans une poubelle pas loin de là.

Angleterre se bornait à garder les yeux fixés sur le sol, embarrassé et vexé.

Gordon Ramsay, célèbre chef écossais, lui, regardait avec mépris le plat confectionné par l'anglais.

— Bordel, et je m'étonne après de devoir passer dans les cuisines anglaises refaire tout le menu…

Le plat avait une apparence congelée et cramée à la fois, d'une couleur douteuse et d'une proportion bien trop généreuse… Gordon releva les manches de sa chemise blanche, prit les couverts posés sur la table et, après avoir vu Écosse hocher la tête, enfourna une cuillerée de « la chose ».

Qu'il recracha presque immédiatement.

Shit, qu'est-ce que c'est ce truc ? J'ai jamais rien mangé d'aussi dégueulasse !

Tout en s'essuyant la bouche et en engueulant Angleterre (« tu veux que les clients aient une intoxication alimentaire ? Comment t'as réussi à rendre des aliments frais et à l'aspect mangeable aussi mauvais ! Ton frère a bien fait de faire appel à moi…») il se dirigea vers la poubelle pour y jeter le contenu de son assiette.

— Après un truc pareil, j'ai envie de manger du goudron, je suis sûr que ça, au moins, ça a meilleur goût que le ramassis de merde que tu offres à tes clients…

Alors qu'Angleterre tentait de s'expliquer sans céder à la colère, Écosse alla voir où en était France dans sa « vidange d'estomac ». Le blond ressortait à peine la tête de la poubelle, semblant encore nauséeux rien qu'après avoir senti l'odeur de la concoction d'Arthur.

— Alors ?... Ton chef va réussir à en tirer quelque chose, tu crois ?

Écosse prit une longue bouffée de cigarette.

— Rien n'est impossible pour Gordon, crois-moi. Il est passé par l'inimaginable, niveau cuisine, je suis sûr qu'après un stage intensif en sa compagnie, Arty saura différencier un Bordeaux d'un Beaujolais.

France arqua un sourcil douteux.

— Qu'il apprenne déjà à distinguer le sucre du sel et on en reparlera…

Fin !

Pour ceux qui ne connaissent pas Gordon Ramsay : il s'agit d'un chef écossais de grande renommé qui fait des miracles en cuisine. Une émission lui est accordée, « Cauchemar en cuisine », où il passe dans les cuisines américaines, irlandaises etc. proches de la faillite pour les aider à redresser le cap. Il me fait toujours bien rire quand il parle parce qu'il est très vulgaire et super à cheval sur ce qu'on lui fait bouffer (je me rappelle d'un épisode où il a failli gerber quand il a vu que la viande qu'il avait bouffé était avariée) Il sort aussi toujours la même phrase clé des épisodes « j'ai jamais rien mangé d'aussi dégueulasse » XD

Bref, je ne me voyais pas ne pas le faire apparaître dans le thème de la cuisine x)


SECONDE VERSION


Quand Arthur fait ses courses sous les instructions de Francis

(ou, comment rater un plat avec excellence made in England)

Il y a avait de ces jours, comme ça, où Francis aimait se montrer au monde, sous son plus beau jour, frais comme un gardon et aussi brillant qu'un joyau. C'était ces jours où sa beauté éblouissait les gens, amenant le monde entier à ses pieds. C'était aussi ces jours où son ego enflait à n'en plus finir.

Et puis à côté, il y avait de ces jours, comme ça, où Francis aimait se montrer altruiste, prêt à tendre la main à son prochain, ses intentions aussi pures que la rosée du matin et d'une bonté sans borne. C'était ces jours où un simple sourire de sa part apportait les larmes aux yeux dudit prochain, avide de recevoir l'aide si généreuse du français. C'était aussi ces jours qu'Arthur maudissait du plus profond de son être.

Car ces jours-là, où Francis accomplissait sa BA du mois, Arthur, lui, était condamné à souffrir le martyr jusqu'à ce que le frenchy juge avoir accompli son devoir.

Cette belle journée de Mars faisait partie de ces jours-là, où Francis était l'image même de la sainteté et Arthur l'image même du torturé au Tartare.

L'anglais savait qu'il n'aurait pas du ouvrir la porte ce matin. Surtout quand la voix horriblement chantante de son soit disant ami s'était faite entendre.

Ça faisait maintenant quelques minutes qu'ils se regardaient dans le blanc des yeux, Francis attendant sur le seuil, les bras croisés et calme, tandis qu'Arthur tapait du pied, dans l'attente de voir quand est-ce qu'il pourrait claquer la porte au nez du français.

— Qu'est-ce que tu fais là, Francis ?

Une étincelle victorieuse éclaira le regard bleu de l'autre homme qui se retint à grand peine de faire une danse de la victoire.

— Je suis venu t'aider, visiblement.

Et en plus il dit ça comme si c'était évident, pensa l'anglais, un tic colérique agitant son sourcil broussailleux.

— M'aider pour quoi ?

Francis rejeta d'un geste élégant ses cheveux en arrière.

— T'aider à apprendre l'art méticuleux de la cuisine, voyons ! Pour quoi d'autre serais-je ici ?

Ce fut automatique. Arthur lui claqua la porte au nez. Littéralement. S'il avait brisé le petit nez de l'autre blond, il était mort.

xox

Bizarrement, Francis préféra la torture plutôt que la peine de mort, raison pour laquelle après avoir pansé son nez, il avait prit d'assaut la petite cuisine du rosbif et jeté dehors Arthur avec une liste de course à faire. Ce midi, qu'il le veuille ou non, l'anglais allait apprendre à cuisiner.

Arthur déambula dans le marché, sans vraiment savoir où aller – oui, parce qu'en plus de l'obliger à faire des courses, Francis avait précisé qu'il ne voulait que de la nourriture venant du marché le plus proche – regardant d'un œil incertain les étales, épiant du regard les gens qui l'entouraient pour voir où allaient leurs préférences afin de les imiter.

Après avoir fait le tour du marché, il se souvint de la liste de course que Francis lui avait fourré entre les mains avant de le chasser de chez lui. Il la déplia et scanna rapidement la feuille.

« un bouquet de ciboulette bien frais »

Le blond fronça les sourcils. De la ciboulette ? A quoi ça ressemblait, ça, déjà ? Il décida de faire demi-tour, direction l'étale de la vieille dame qui avait plein de trucs verts à vendre. Elle devait sûrement avoir de la ciboulette, aussi…

— Excusez-moi, madame, vous auriez de la ciboulette ?

La vieille anglaise hocha vivement la tête et lui proposa de choisir lui-même. Il en prit le plus qu'il put sous les yeux effarés de la marchande, paya puis avisa du coin de l'œil une étale de fleuriste ou il demanda à ce qu'on lui attache joliment ses ciboulettes.

Fier de lui, Arthur lut ce qui suivait sur la liste.

« une pincée de thym »

What the fuck ? Arthur essaya de voir le sens caché de la demande mais ne trouvant rien, il haussa les épaules et s'approcha d'un jeune homme vendant toutes sortes d'herbes et épices. Quand il lui montra son plus beau thym, et qu'il commença à en verser sur une balance, Arthur l'arrêta précipitamment.

— Non, non, juste une pincée.

Le jeune garçon lui lança un regard torve mais se plia à la demande farfelue du blond.

Il regarda le prochain item sur la liste et partit d'un pas conquérant vers les étales de produits laitiers.

« une lapée de lait bien écrémé »

Il tira de sa poche une petite éprouvette (il savait bien que son attirail de Sherlock Holmes lui servirait un jour) et sous les yeux ébahis de la jeune femme se chargeant du stand, versa dedans un minuscule filet de lait bien blanc.

« un doigt de vin blanc »

C'est d'un pas guilleret qu'Arthur partait déjà vers sa prochaine destination : une cave à vins. Il commençait vraiment à aimer cette petite aventure culinaire. Francis n'avait pas tort, la cuisine est un art vraiment méticuleux ! C'était décidé, dès qu'il rentrerait, il montrerait au français son talent nouvellement acquis en préparant lui-même le repas.

xox

Francis avait été plaisamment surpris d'entendre Arthur insister pour cuisiner seul, assurant avoir acheté sur le chemin du retour un livre de cuisine pour l'aider dans sa tâche. Il était flatté de savoir que grâce à lui, le jeune blond commençait à apprécier à sa juste valeur la gastronomie.

Mais maintenant qu'il était devant son assiette, bizarrement loin d'être cramée mais loin d'être cuite aussi, il avait envie de s'arracher les cheveux, de pleurer, de crier au meurtre devant la véritable scène de crime qu'était le plat d'Arthur. Arthur qui le regardait avec des yeux brillant d'impatience, d'appréhension et d'espoir.

Francis porta une main à son cœur, touché par l'émoi dont faisait preuve son disciple. Non ! Il ne pouvait pas faire perdre tout espoir à ce jeune novice qui avait soif d'apprentissage !

C'est donc par amour du métier, et les mains tremblantes d'angoisse que le plus âgé des deux blonds se saisit de sa fourchette, la plongea dans la chose inconsistante et visqueuse qui lui faisait face, puis la porta à sa bouche.

So, how is it ? J'avais peur de ne pas l'avoir assez cuit longtemps, but well… la cuisson m'a l'air bonne. Right ?

Impossible. D'avaler. Ça.

Mais Francis se força à faire l'impossible (après tout, Impossible n'est pas français, Ce Que Francis a Démontré) et arrosa le tout de plusieurs verres d'eau.

Il se racla la gorge, retardant le moment où il devrait avouer à son élève si prometteur (de qui essayait-il de se moquer, franchement ?) à quel point c'était un échec.

— Arthur…

— C'était bon ? Tu en reveux ?

Francis leva lentement les yeux, et prit une longue inspiration. Il lui dirait de façon douce, d'un ton désolé mais encourageant. Oui, il ne laisserait pas tomber son précieux élève ! Jamais !

— Arthur… C'est une hoooonte ! Mais comment t'as pu pourrir à ce point un plat si FACILE à faire ! J'arrive pas à y croire, t'as réussi à transformer des aliments bons et normaux en un truc dégueulasse et flippant ! Non, décidément, j'ai fait une erreur en voulant t'apprendre la cuisine, tu n'es évidemment pas prêt à comprendre et accueillir ce véritable art. Franchement, quitte à choisir, je préférerais encore manger du goudron plutôt que… ce truc ! Je rends mon tablier, j'avoue : tu es une cause perdue.

Aaah, que c'était libérateur de sortir ce gros poids qu'il avait sur le cœur. Un peu de dureté ne faisait qu'ajouter de la passion dans l'apprentissage culinaire !

Arthur, par contre, ne le prit pas vraiment bien et le jeta littéralement dehors, suivi de près du livre de cuisine qu'il avait acquis (tiens, ça lui rappelait un épisode ça…).

Non, vraiment. C'était la première et la dernière fois qu'on le voyait suivre les conseils débiles de Francis.

End !

Et ça, c'était la première version de C comme Cuisine !

Je crois que toutes les histoires où Arthur et Francis se côtoient vont finir de la même manière : France jeté dehors par un Angleterre en colère u_u

Merci encore à tous les lecteurs m'ayant proposé des contraintes ! Elles étaient très amusantes et j'aurais aimé toutes les écrire !

J'espère que ça vous aura plu et j'attends avec impatience vos nouvelles contraintes pour la lettre D !

Soyez imaginatifs :D