Note d'auteur : le chapitre 1 servait d'introduction rapide, le chapitre 2 annonce directement la couleur de la suite...


2. — PARDON ?!

Snape faillit s'étouffer de stupeur devant l'effronterie de son élève.

— Vous avez très bien entendu ce que je viens de dire, professeur. Et comme je n'ai pas que ça à faire, j'aimerais autant que vous ne me fassiez pas perdre plus de temps.

Alors qu'il allait lui retirer au moins une année de points, ses jambes plièrent toutes seules, le faisant s'agenouiller à ses pieds sur le sol de sa salle de classe.

— Quand je te dis « à genoux », tu te mets à genoux, lança-t-elle en le toisant de toute sa hauteur.

Il tenta de se relever, mais en vain. Pire, ses bras se plaquèrent d'eux-mêmes le long de son corps.

— Je ne vous permets pas de me tutoyer ! gronda-t-il d'une voix rauque qui l'étonna lui-même.

Elle s'accroupit avec grâce face à lui de façon à ce que leurs visages soient à la même hauteur.

— Ne me dis pas que tu durcis déjà ? souffla-t-elle d'un ton désapprobateur en lui empoignant franchement les testicules à travers le tissu de son pantalon. Severus, Severus, Severus, tsss…

— Vous êtes sous Imperium, haleta-t-il tandis qu'elle malaxait sa bosse du bout des doigts tout en frottant sa paume contre celle-ci.

— Si ça peut t'aider de le croire, lâcha-t-elle en lui ôtant lentement la robe de sorcier avant de se redresser pour retirer la sienne, qui recouvrait son uniforme d'étudiante, avec la même lenteur.

Pendant qu'elle lançait sort de silence et de verrouillage sur la salle, il essaya plusieurs informulés qui n'eurent aucun effet et dut se rendre à l'évidence : il était totalement à sa merci.

— Allez-vous au moins me dire ce que vous comptez me faire ? se risqua-t-il à demander.

— J'ai un peu plus de six ans d'humiliation à rattraper, fit-elle en revenant doucement vers lui.

Il se sentit bouillir de rage.

— Alors, c'est de ça dont il s'agit ? Vous voulez prendre votre revanche sur moi ?

— Pas seulement. Vous m'avez aussi beaucoup appris pendant toutes ces années et c'est maintenant à mon tour de vous apprendre quelques petites choses…

— Vous n'êtes décidément qu'une insupportable petite sotte prétentieuse ! éructa-t-il avec colère. Que pourriez-vous bien apprendre à un homme de vingt ans votre ainé qu'il ne sache pas déjà ?

Indifférente à ces attaques, la sorcière alla se saisir d'une chaise qu'elle vint placer à une certaine distance devant lui et s'y assit.

— On ne parle pas de ce que pourrait apprendre n'importe quelle fille à n'importe quel homme. On parle de ce qu'Hermione Granger va apprendre à Severus Snape. En l'occurrence, je vais t'apprendre à m'obéir comme tu m'as appris à t'obéir jusqu'à aujourd'hui.

— Vous allez plutôt exécuter mon ordre de cesser tout cela immédiatement !

Lorsqu'il la vit écarter suggestivement les jambes, il se mit à déglutir péniblement.

— Je veux que tu te penches et que tu empoignes les pieds avant de ma chaise.

— Et puis quoi encore, pauvre folle ?!

L'instant suivant, le sorcier se retrouva à basculer en avant et à prendre fermement en main les barres de bois, ses genoux toujours rivés au sol.

— Qu'est-ce que… ? s'exclama-t-il en levant un regard affolé vers la jeune femme.

— Mes pouvoirs ont, disons, « évolué » depuis la Bataille, répondit-elle évasivement en resserrant ses genoux de chaque côté de sa tête, qu'elle guida sous sa jupe où elle la garda prise en étau.

— Grang… commença-t-il avant de s'interrompre subitement à la vue de son sexe dévêtu.

Bientôt, Snape vit les mains de son élève glisser le long de son bassin jusqu'au niveau de son intimité. Et alors que ses doigts s'y activaient sous ses yeux, il se mit à spontanément monter et descendre les siens, toujours serrés autour des pieds de chaise, tandis qu'il durcissait de plus en plus.

— Oh… oh… mmpf… mmpf… gémit bruyamment son élève en s'avançant sur sa chaise dans ses tortillements, faisant glisser le visage du sorcier entre ses cuisses.

— Merde, arrêtez ça tout de suite ! grogna-t-il désespérément, l'érection douloureuse.

Il remercia Merlin lorsque la jeune femme retira ses mains et que celle-ci lui agrippa les cheveux de l'une d'elles pour lui renverser la tête en arrière, lui éloignant les yeux de son sexe et le nez de son odeur, mais alors, son regard se posa sur le liquide coulant sur l'autre et il échappa un soupir plaintif.

— C'est ça que tu veux ? l'interrogea-t-elle aussitôt en agitant ses doigts humides sous son nez.

Comme il acquiesça involontairement, elle lui saisit l'arrière du crâne à deux mains, se réavança un peu plus tout en le rapprochant de son intimité, le laissant croire qu'il pourrait y glisser la langue. Puis elle se leva et l'enjamba, allant ensuite se placer derrière sa chaise.

— Va le chercher toi-même, articula-t-elle, décortiquant chaque mot en la poussant vers lui.

Ayant réalisé ce qu'elle entendait par là, il eut le souffle coupé.

— JAMAIS, s'écria-t-il avec hargne. JE NE FERAI JAMAIS ÇA!

— Oh si, tu vas le faire. Et tu sais pourquoi ? Parce qu'au point où tu en es, ce n'est plus qu'une question de secondes avant que tu ne sois prêt à n'importe quoi pour me goûter. Y compris à ça.

Il voulût répliquer qu'elle avait tort. Sauf qu'elle avait raison. Car il ne pouvait plus entendre dans sa tête que l'écho de la pulsation de son membre et sa bouche se remplissait progressivement de salive.

— Allez ! le pressa-t-elle en rapprochant un peu plus la chaise de lui.

Se redressant sur ses genoux, il se pencha en avant et, après avoir adressé un regard courroucé, se mit à lécher avidement les gouttes qu'elle avait laissées sur l'assise, les yeux fermés. Une sorte de ronronnement gronda dans sa gorge quand elle lui caressa les cheveux trempés de sueur.

— En voilà, un bon garçon.

Celui-ci ne s'aperçut qu'elle était partie qu'au son de la porte se refermant derrière elle. Retrouvant alors sa liberté de mouvement, il s'empressa de déboutonner son pantalon et tout aussi hâtivement, tira de son boxer son sexe turgescent qu'il caressa frénétiquement. A l'allure effrénée où allaient ses va-et-vient, il ne tarda pas à jouir dans un cri haineux : « LA GARCE ! »