Réponse à "Guest" : Inhabituel, c'est le mot. Et cette position de soumis n'est pas si insensée que ça... Merci à toi !
5. — Reste à genoux ! s'exclama Granger quand, à son entrée dans la pièce, elle le surprit en train de commencer à se relever dans un sursaut de dignité.
Et le sorcier de s'effondrer lourdement au sol sitôt ces mots prononcés.
— Dommage, tu étais si bien parti… soupira-t-elle en allant tranquillement s'asseoir à son habituelle place d'élève. Mais ce n'est pas grave. Les erreurs sont inévitables en phase d'apprentissage.
— Ne vous faîtes surtout pas d'idées sur mes intentions, insupportable idiote ! cracha-t-il d'une voix venimeuse en tournant la tête vers elle. Je ne suis venu que pour vous ordonner de me libérer de l'emprise que vous avez sur moi, mentit-il en espérant se montrer suffisamment convaincant pour qu'elle le croie.
Il se crispa considérablement devant l'air amusé qu'elle afficha alors.
— Cette « emprise », comme tu dis, ne fonctionne que parce que Tu le veux, Sev.
— Vous avez perdu l'esprit si vous pensez vraiment que je veuille de ça !
— De ça quoi ?
— Vous voyez très bien ce dont je parle !
— Non, il va falloir que tu t'exprimes plus clairement.
Il prit une profonde inspiration alors que la colère montait dangereusement en lui.
— Je ne veux pas que vous me forciez à être à genoux devant vous ou à quatre pattes en dessous. Je ne veux pas que vous m'obligiez à vous regarder vous toucher ou à vous entendre gémir. Je ne veux pas que vous me réduisiez à l'impuissance pour vous servir de mon corps comme d'un… d'un… non…
Une sensation dans la partie basse de son anatomie le fit s'interrompre avant la fin de sa phrase.
— Vous l'avez fait exprès, espèce de… salope ! s'écria-t-il avec rage en pressant fermement ses mains jointes contre son entrejambe comme dans l'espoir de l'empêcher de gonfler à ce contact.
— Je me demande bien qui est la salope entre la personne qui se contente d'écouter sagement et l'autre qui, elle, durcit en lui parlant. De ce qu'elle ne veut surtout pas qu'on lui fasse, en plus.
— Vous êtes allée créer un nouveau charme aphrodisiaque et vous prenez un malin plaisir à le tester sur « le bâtard graisseux qui ne doit pas baiser souvent vu son physique », c'est ça ? Et la suite ce sera quoi ? Potter et Weasley vont surgir dans la pièce pour me photographier dans je ne sais quelle position humiliante et ils tapisseront les murs du château avec le cliché ?
Elle éclata d'un rire qui s'arrêta aussi brusquement qu'il avait commencé et l'applaudit un instant.
— Très divertissant. Maintenant, retire tes mains de là.
— Je vais informer la directrice de ce qu'il se passe, Granger, l'avertit-il d'un ton menaçant alors que ses bras se tendaient d'eux-mêmes en arrière, aussi raides que des javelots suspendus en vol.
— Oh, vraiment ? Tu vas aller le dire à ta maman ? Et qu'est-ce que tu vas lui dire exactement ? Qu'une de tes septième année te met à ses pieds et que ça te fait bander comme un clébard en rut ?
Le sorcier se mordit la lèvre jusqu'au sang en prenant conscience de l'ampleur du piège dans lequel elle l'avait méthodiquement fait tomber. Il étira sa nuque courbaturée d'être contraint de tourner la tête sur le côté pour s'adresser à la jeune femme installée en face de son profil.
— Qu'est-ce que tu es venu chercher en venant ici ce soir ?
— Je vous l'ai déjà dit : je suis venu vous faire renoncer à cette folie.
— Ce ne serait pas plutôt parce que tu m'as vue, tout à l'heure, avec ma cravate à la main ?
Le sorcier peinant à déglutir, elle prit manifestement cette difficulté pour un aveu et continua.
— Mais ce n'est pas vraiment ça qui t'a attiré, non, c'est ce à quoi ça t'a fait penser, n'est-ce-pas ? Réponds-moi quand je te parle !
La traction exercée sur ses bras s'intensifiant, il serra les dents pour lutter contre la douleur.
— Oui, finit-il par souffler, ne pouvant la supporter plus longtemps.
La force du tiraillement se mit à diminuer progressivement, comme pour lui rappeler qu'elle pouvait raugmenter à n'importe quel moment.
— Bien. Dis-moi à quoi ça t'a fait penser, je veux t'entendre le dire.
— A la passer autour de votre cou pour vous étrangler avec ! répondit-il dans un regain de colère.
Sa tête bascula en arrière, redirigeant son regard sur le plafond. Ne pouvant plus qu'entendre pour savoir ce qu'il se passait, il perçut un bruit de raclement de chaise puis de pas. Le visage de son élève apparut ensuite dans son champ de vision. Comme elle se tenait penchée sur lui, il pouvait la voir se défaire de sa cravate rouge et or.
— Pour le moment, tes petites rebellions m'amusent mais fais bien attention à ce qu'elles ne finissent pas par m'ennuyer ou tu pourrais le regretter, dit-elle en entourant chaque extrémité de sa cravate autour d'une main, l'étirant entre les deux d'un coup sec.
Elle lui glissa la partie ainsi tendue à l'arrière du crâne et s'en servit pour lui redresser la tête.
— Autre chose : je te conseille aussi fortement d'abandonner cette manie de me mentir quand je te demande quelque chose, ajouta-t-elle en s'avançant davantage. A quoi ça t'a fait penser ?
— A vous, l'utilisant pour me masturber, avoua-t-il, ne pensant plus qu'à en finir.
— Combien de fois vais-je devoir te rappeler de t'exprimer plus clairement ?
Son érection devenue assez préoccupante pour lui obscurcir les pensées, il s'entendit vaguement lui poser une question qui sembla inimaginable à sa propre oreille.
— Si je vous dis comment, vous le ferez ? lâcha-t-il d'un ton beaucoup trop implorant à son goût.
— Essaie toujours, éluda-t-elle dans un haussement d'épaules indifférent.
— Vous la nouiez autour de mon sexe et l'entouriez de votre main pour le frotter avec.
Souriant de satisfaction, elle lui déboutonna le pantalon, qu'elle fit glisser sur ses cuisses puis lui abaissa le boxer, dévoilant son membre dressé autour duquel elle noua sa cravate tandis qu'il la regardait faire avec impatience, sa respiration s'accélérant dans l'attente. Mais elle s'en alla ensuite.
