Réponse à Slne : xD, merci ^^


6. — MERDE, MERDE, MERDE ! jurait Snape en frictionnant son sexe avec la cravate de la Gryffondor comme un possédé.

Lorsqu'il se déversa dans un râle et qu'il fixa son regard voilé sur le morceau de tissu en train d'être souillé par sa semence, le sorcier manqua de jouir à nouveau. Etant presque vide, il s'appliqua donc à extraire jusqu'à la dernière goutte qu'il contenait encore. Dans un état second, il fourra l'objet dans une de ses poches et rejoignit ses appartements. Une fois à l'intérieur, il trouva un maigre réconfort à l'idée d'avoir deux jours de répit. Avant de se rendre compte qu'il aurait les Gryffondor en cours, le lendemain après-midi. Affalé dans son sofa, il vida toute une bouteille de whisky pur feu et finit par s'endormir en position assise, comme il s'en rendit compte en se réveillant courbaturé du dos.

— Elle va le payer, lâcha-t-il pour lui-même, l'idée de la prendre de force pour lui faire passer l'envie de le dominer, lui étant venue en tête au réveil.

Le sorcier avait toujours répugné à violer pendant les sauteries durant lesquelles les autres mangemorts s'en donnaient à cœur joie. Mais là, c'était différent, Granger avait fait de lui une victime et il se devait d'inverser les rôles s'il voulait pouvoir à nouveau se regarder dans une glace sans se dégoûter. En l'asservissant comme elle s'était permise de le faire, son élève avait réduit à néant l'éthique de l'enseignant qui se sentit par conséquent tout à fait libre de lui rendre la pareille, à sa façon. Après le cours, qu'elle n'avait curieusement pas cherché à perturber, il la suivit dans les couloirs, la suspectant de temps à autre de s'être aperçue de sa présence mais sans pouvoir en être tout à fait sûr. Comme elle allait immanquablement passer devant la Salle sur Demande, il pressa le pas pour remonter à sa hauteur à ce moment là. Il la saisit ensuite violemment par le bras et l'entraîna avec lui dans la pièce qui se changea alors en une chambre digne des pires Snuff Movies. Il détourna les yeux de ce décor dont il espérait désespérément qu'il n'était pas apparu pour lui mais pour la jeune femme puisqu'ils étaient entrés en même temps.

— Décidément, vous êtes plein de surprises, monsieur ! s'enthousiasma-t-elle en allant flâner dans la salle, le frôlant au passage. Dommage que le temps d'une de nos séances ne soit pas encore venu… souffla-t-elle en faisant traîner des mains baladeuses sur les divers accessoires trônant ici et là.

— VOUS avez fait apparaître cet endroit ! lui lança-t-il d'un ton mi-accusateur mi-plaintif.

— Du tout… répondit-elle distraitement sans même le regarder, occupée à observer le lieu.

Décidant de passer à l'acte, il se jeta par surprise sur elle qui tomba à la renverse sous son poids. Se retrouvant allongé au-dessus d'elle sur le sol, il lui plaqua les poignets au-dessus de la tête d'une main et de l'autre, dégagea son membre qu'il glissa sous sa jupe et frotta contre sa culotte.

— Alors, ça vient ? grinça-t-elle alors qu'il s'acharnait à essayer de se provoquer une érection.

— Non… haleta-t-il en réalisant qu'il n'y arriverait définitivement pas. Qu'est-ce que ça veut dire ?!

— Que vous ne voulez pas me prendre de force. Contrairement à ce que vous avez l'air de penser.

Il se releva dans la précipitation, la tête lui tournant de s'être mis debout trop vite, et s'éloigna de la sorcière, qui, restant étendue à terre, se redressa sur les coudes.

— C'est un cauchemar… je vais me réveiller… et m'apercevoir que rien de tout ça ne s'est pas vraiment passé… attendez… mais, oui… vous êtes un succube !

— Une théorie aussi fausse que l'Imperium. Mais encore une fois, si ça vous aide de le croire…

Le sorcier se retourna et se prit le visage dans les mains en priant pour que Merlin intervienne. Tout son corps se crispa à la seconde où Granger vint se presser dans son dos, lui enserrant la taille.

— Je ne vous prendrai pas, n'est-ce-pas ? murmura-t-il faiblement contre ses doigts.

— Il y a peu de chances, en effet, confirma-t-elle d'un ton presque compatissant. Mais qui sait ?

— Est-ce qu'au moins vous me soulagerez vous-même ?

— Non plus. A part peut-être quelques fois, en récompense de m'avoir bien obéi.

L'image du chien de Lucius lui revenant en tête à ce choix de mots, Snape décrocha brutalement les bras qui l'encerclaient et les repoussa d'un geste rageur avant de quitter la salle en claquant la porte derrière lui, sans que son élève ne tente quoique ce soit pour le retenir.

— RETENUE AVEC RUSARD ! lança-t-il à Ginny Weasley, qui eut le malheur de croiser son chemin.

— Quoi ? s'étrangla la concernée. J'ai rien fait ! s'indigna-t-elle.

— MOI NON PLUS ET ÇA NE M'EMPECHE POURTANT PAS D'ETRE RETENU !

— Monsieur, vous êtes sûr que ça va ?

ÇA IRAIT MIEUX SI VOTRE FOUTUE MEILLEURE AMIE ETAIT MORTE PENDANT LA BATAILLE !

La rousse écarquilla de grands yeux ronds qui se remplirent de larmes et le sorcier la regarda, avec satisfaction, se ruer dans la direction des toilettes des filles en sanglotant. Ce qui eut le mérite de détourner son attention de son « complexe de Granger ». Remarquant cela, il passa ses nerfs sur la maison de celle-ci et retira des points à Gryffondor à tour de bras au cours du restant de la journée. Si bien que la Directrice se présenta le lendemain à ses appartements pour obtenir des explications.

— Je tiens seulement à ce qu'ils ne se croient pas tout permis comme leurs célèbres prédécesseurs.

Mc Gonagall le considéra, levant les yeux au-dessus de ses lunettes à la manière de Dumbledore.

— Vous vous êtes toujours montré injuste avec eux, ce n'est pas nouveau, lui fit-elle remarquer de son habituel ton sec. Ce qui m'inquiète, c'est plutôt votre attitude générale de ces derniers jours…

— C'est-à-dire ? l'incita-t-il à détailler malgré sa crainte grandissante d'entendre la suite.

— Il semblerait que miss Granger soit impliquée… commença-t-elle avec circonspection.

— Ça pour l'être, elle l'est ! ne put-il s'empêcher de la couper. Mais elle ne perd rien pour attendre !

Remarquant l'air effaré de sa collègue, il s'inquiéta d'en avoir trop dit et la raccompagna à la porte en lui assurant qu'il avait seulement besoin de repos. Un repos qu'il ne s'accorda nullement puisqu'il passa le restant du samedi et tout le dimanche à réfléchir à un moyen de résister à l'emprise de son élève. Celui-ci consista à se masturber durement juste avant de se rendre dans sa salle de classe.