7. — C'est fini, Granger ! annonça-t-il fièrement à l'entrée de la jeune femme devant laquelle ses jambes le firent tomber à genoux.

— Tu t'es vidé avant de venir et alors quoi ? lâcha-t-elle sans montrer aucun signe de contrariété. Tu seras toujours à mes pieds quand ton temps de récupération sera passé.

La sorcière passa à côté de lui en prenant soin de ne pas se retrouver à portée de ses bras encore libres de leurs mouvements, contrairement au bas de son corps. Et à sa manière d'éprouver visiblement de l'intérêt pour l'escalier en colimaçon qui menait au bureau professoral, Snape devina qu'une nouvelle idée perverse prenait forme dans son esprit.

— Un jour, je vous la mettrai si puissamment que vous aurez l'impression d'en crever, la menaça-t-il en retroussant les lèvres dans une expression haineuse.

Elle haussa les épaules en levant les yeux au ciel.

— Ou alors, je te la briserai entre mes cuisses, fit-elle sur le ton de la conversation, sans le regarder.

Dans un irrépressible frisson, il se fit remarquer à lui-même l'impossibilité physique de la chose. Puis se souvint avec inquiétude qu'il ne pouvait plus jurer de rien maintenant que les pouvoirs de son élève avaient évolué sans qu'il ne connaisse l'étendue exacte de ses nouvelles capacités.

— Au fait, comment se porte Lucius ?

Il fronça les sourcils un instant avant de les hausser.

— D'accord, cette fois, j'y suis. Vous avez manigancé tout ça à deux. Ce qui explique pourquoi ma situation l'amusait tant sans le choquer… ça lui ressemble bien de monter ce genre de coup tordu… J'avoue que je me demande comment il s'est assuré une telle complicité de votre part, par contre…

Elle fit bruyamment claquer sa langue contre son palais, lui faisant interrompre son monologue.

— Tu es définitivement prêt à imaginer n'importe quoi pour ne pas admettre que ça ne tient qu'à toi. Je sais que tu es allé le voir comme j'ai su que tu t'étais branlé après notre premier échange ou que tu m'avais vue avec ma cravate. Je sais absolument tout ce qui te passe par la tête, y compris ce dont tu n'as même pas conscience toi-même, et c'est d'ailleurs pour ça que tu me céderas à chaque fois.

— Qu'est-ce qui vous permet de savoir tout ça ?

— Tu dois le découvrir par toi-même, Sev. Je suis là pour t'amener à le faire, pas le faire à ta place.

Elle fit courir ses doigts sur la face extérieure de la rampe bordant l'escalier, les descendit le long d'une colonne et pointa sa baguette à sa base, utilisant un sort pour y creuser une cavité. Ses jambes se relevèrent et le guidèrent d'elles-mêmes jusque devant celle-ci, si bien qu'il se retrouva debout de l'autre côté de la marche sur laquelle elle venait de s'asseoir. Ses bras se levèrent et ses mains, se plaçant l'une au-dessus de l'autre, entourèrent la colonne surplombant le creux magiquement créé. Il se rendit alors compte que celui-ci était à la même hauteur que son entrejambe et une goutte de sueur perla le long de sa tempe car il comprit aussitôt ce qui l'attendait.

— Je ne ferai pas ça ! s'énerva-t-il en dardant sur elle un regard courroucé.

Sans prononcer un mot, la jeune femme se leva, passa ses mains sous sa jupe et fit glisser sa culotte le long de ses jambes en se dandinant, sous les yeux du sorcier qui rassembla toute sa détermination pour ne pas céder. Juste après l'avoir retirée, elle s'accroupit pour la lui fourrer violemment dans la bouche, dont les lèvres se scellèrent, l'empêchant de la recracher.

— Voilà qui devrait t'aider à ne plus dire de bêtise. Quand tu auras décidé de t'en empêcher tout seul, je te l'enlèverai. Comme je pense que ça va prendre un moment et que je commence à avoir un peu faim, je vais aller manger un morceau dans la Grande Salle en attendant.

Réalisant qu'elle allait effectivement l'abandonner dans cette position dans laquelle n'importe qui pourrait le surprendre n'importe quand, il grogna et secoua la tête désespérément pour la retenir.

— Ne me laissez pas comme ça !lui transmit-il précipitamment par pensée alors qu'elle s'éloignait.

Il reprit espoir quand elle fit volte-face à mi-chemin de la porte.

— J'avais prévu de te le dire plus tard mais puisque tu m'as fait changer mes plans, je vais te le dire maintenant : aujourd'hui, je vais rester te regarder pendant que tu jouiras.

Lorsque sitôt la phrase terminée, un spasme agita impérieusement le membre qu'il avait maintenu tranquille jusque là à force de concentration, il se sentit bouillir de colère. Contre elle et lui-même à la fois car si les moyens qu'elle employait pour le stimuler étaient contrariants, qu'il se montre réactif l'était tout autant. Il était toujours écartelé entre l'excitation d'être vu par elle en train de se déverser et la fustigation de ladite excitation au retour de l'élève. Il remarqua immédiatement le filet de liquide blanc légèrement épais gouttant de ses lèvres sur son menton et se raidit un peu plus.

— Je suis arrivée juste à temps pour le dessert, claironna-t-elle. « Fromage blanc ».

Puis, à son passage derrière lui, elle lui baissa pantalon et boxer, délivrant son sexe en semi-érection.

— On va enfin pouvoir commencer, souffla-t-elle lascivement à son oreille après s'être redressée et avant de lui ôter de la bouche le sous-vêtement désormais imbibé de salive.

— Je vous ferai regretter tout ça, espèce de folle à lier ! siffla-t-il entre les dents.

— Si on lie les fous, qui de nous deux l'est, à ton avis ? l'interrogea-t-elle en retournant prendre place sur l'escalier pour s'y asseoir sur la marche qui faisait face au visage de l'enseignant, de l'autre côté de la rampe qui les séparait.

Alors qu'il se demandait ce qu'elle allait faire ensuite, restée assise, elle réenfila sa culotte en s'assurant bien qu'il pouvait la voir faire.

— C'est tellement bon d'être plongée dans ta salive que j'en mouille, gémit-elle, remuant le bassin et se passant la langue sur la bouche pour la nettoyer des restes de dessert.

Le sorcier échappa un soupir plaintif qui signa sa capitulation, étant désormais complètement bandé et toujours dans l'incapacité physique de se soulager.

— Soit tu le fais, soit tu restes en érection, lui imposa-t-elle le dilemme. Parce que ce soir, je ne te laisserai ni utiliser tes mains ni quitter cette pièce sans avoir joui.