Chapitre 6:

Se rendre à Westerville se révéla finalement être plus simple que prévue. Bien entendu, il y eu quelques malentendu, des moments de panique totale et des frayeurs mais au bout du compte, nous étions arrivée devant la Dalton Academy en un seule morceau. épuisées mais vivantes, dirons nous.
Je soufflais avant de me tourner vers mes complices:
" Ok. Bon, le dortoir des filles de WestRose se trouve au dernier étage, il me semble. Donc ayez l'air sûres de vous, parlez français avec un accent anglais- sans trop abuser, et essayez de ne pas trop baver sur les garçons, d'accord ?"
Elles se contentèrent d'hocher la tête, certainement trop pressées et anxieuse à l'idée de pénétrer un autre endroit qui peuplait nos rêves à toutes.
Nous sonnâmes donc, attendant patiemment que la porte s'ouvre. Ce qu'elle ne tarda pas à faire, et de plus sur un des membre du conseil des Warblers; Wes.
"- Salut, fis-je dans un sourire, on a pas dépasser le couvre-feu ?"
j'entendis Estelle ricaner à mon accent anglais qui sonnait aussi faux que les seins de Santana.
Le garçon de Dalton parut un instant troublé avant de me sourire en retour et de s'effacer pour nous laisser passer:
"- Non les filles, allez-y !"
Nous entrâmes donc, faisant un signe de tête à Wes pour le remercier. Nous nous dirigeâmes directement vers l'escalier, essayant de ne pas paraître émerveillées à la vue de ce hall et des garçons en uniforme s'y promenant.
Ne pas hurler lorsque je me rendis compte qu'il s'agissait de l'escalier où Kurt et Blaine s'étaient vu pour la première fois fut certainement la chose la plus dur qu'il m'ait était donné de faire. Et je devenais qu'il en était de même pour Ophélie, qui était tout autant fan de Klaine que moi. Nous montions tranquillement les escaliers, saluant ceux qui nous saluaient et souriant à ceux qui nous souriaient. Puis nous arrivions à un étage qui semblait vide, alors Ophélie se mis à courir dans l'escalier en riant, laissant explosé sa joie. Mais ce qui dut arriver arriva, et elle manqua une marche, s'écroulant de tout son long dans un cris aigu. Evidemment, moi et trois autres filles nous riions alors à en pleurer, après nous être assurées qu'elle n'était pas blessée.
" Oh mon dieu, fis-je en me tenant les cotes, qui étaient douloureuses à cause de mon précédent fou rire. C'était quoi ça, Oph' ?"

Estelle rit encore:
" ça valait la vidéo tu..."
" est-ce que ça va mademoiselle ?"
Cette voix n'était pas la mienne. Ni celle de Kim, Noémie, Estelle ou bien même Ophélie, qui était toujours affalée sur les marches.
Non. C'était une voix masculine, douce, rauque et inquiète. SA voix.
Je levais les yeux pour l'apercevoir, à quelques marches de là, sur le palier, fixant mon amie à terre, comme soucieux. perfection.
Blaine Anderson était parfait.
"Oh gosh" entendis-je Noémie souffler à mon oreille.

Il y eu un moment de flottement, où personne ne parlait. Nous étions toutes figées, toutes entrain de s'imprégner de la vue d'un autre de nos idoles. Idole qui descendis rapidement les quelques marches qui le séparait de nous et s'accroupis près d'Ophélie. Il passa un doigt sous son menton et lui releva la tête pour la regarder dans les yeux.

"-Tu n'es pas blessée ? souffla-t-il"
Je ne POUVAIS même pas imaginer comme elle se sentait à cette instant. Moi même je me sentais fondre devant cette scène si clichée mais tellement romantique.
Je vis mon amie cligner des yeux, comme si elle croyait rêver, avant de réaliser que tout cela arrivait bien. Elle rougit encore et balbutia une phrase incompréhensible:

"-Je...enfin...Euh...Tu...Tueslàdevantmoi"
Blaine rit doucement:
" C'est presque ça, plus doucement s'il te plait, histoire que je puisse comprendre ce que tu me racontes."
Je dus me mordre la lèvre pour m'empêcher de glousser. On se serait presque crut dans un film à l'eau de rose.
Ophélie devint carrément plus rouge que les cheveux de Noémie. Elle inspira, comme pour se calmer:
" Je... Je vais... bien."

Sa voix tremblait étrangement, et elle ne parvenait pas à détacher son regard des yeux verts/dorés du leader des Warblers. Et j'avais l'impression que Blaine ne voulait pas non plus briser ce contact entre eux.
Il sourit finalement, rassuré. Il l'attrapa sous les aisselles et la remis sur pieds, comme on l'aurait fait avec un enfant.
Puis il passa doucement ses doigts sur la joue de mon amie avant de murmurer:
"-Fais attention la prochaine fois, d'accord ?"
Le garçon remonta les marches qu'il avait descendu avant de se tourner vers nous:
" -Au fait les filles, vous pouvez emprunter la chambre 609 au dernier étage, elle est libre. Essayez de ne pas vous faire attraper, passez une bonne soirée."

Puis il disparut au détour d'un couloir.
Je suppose qu'il n'est pas nécessaire de vous dire qu'il nous fallut presque porter Ophélie jusqu'à notre chambre volée. Enfin emprunté avec la permission de Blaine, puisque apparemment il avait grillé que nous n'étions pas de WestRose Academy. Certainement parce que nous ne portions pas les uniformes que l'école anglaise pour fille exigeait.
La chambre était plutôt banale, mais jolie et accueillante. Les mur blancs étaient couverts de quelques tableau colorés, égayant la pièce. Trois lits superposés prenaient place contre chaque mur. C'était un dortoir censé accueillir six élèves, nous aurions donc notre lit individuel pour cette nuit. Et il comportait une salle de bain et des toilettes annexées à la chambre. Nous déposâmes nos affaires sur nos lits respectifs avant de désigner l'ordre de passage des douches. Kim se précipita carrément dans la salle de bain, ne nous laissant pas vraiment le choix de la première personne.
Kimberley restera éternellement Kimberley.

Au lieu de crier comme je m'y étais attendu, Oph' était complètement muette. Les yeux dans le vague, elle paraissait totalement perdue dans ses pensées, et quelques fois, ses doigts frôlaient sa joue, là où Blaine avait posés les siens. Je souris tendrement:
"Oph', ça va ?"
elle cligna des yeux avant de me regardait, l'air perdue:
"hum ?"
"tu vas bien ?" demandais-je prudemment.

La jeune Gleek nous regarda une à une, Estelle, Noémie et moi, avant de déclarer d'une voix désespérée:

"Merde les filles, je crois que je suis amoureuse !"