Chapitre 8 :
C'était une fille. Enfin j'aurais presque pu la confondre avec un peau de peinture tellement son visage était recouvert de maquillage. Ses talons d'une dizaine de centimètre lui donner l'air de marcher avec des échasses et j'étais pratiquement persuadée que ses yeux bleu n'étaient en fait que des lentilles de contact. Elle secouait ses cheveux ébène dans tout les sens, comme dans ses pub bidons pour les produits capillaires. Sa peau semblait bronzée et je n'imaginais même pas le nombre d'auto-bronzant qu'elle devait s'appliquer. Elle avait pourtant de jolis traits, mais son air superficiel gâchait quelque peu sa beauté.
Le genre de fille que j'avais l'habitude d'éviter. Et non pas de leur foncer dedans ! Je me relevais rapidement:
"-Oh...Euh...Désolée. On faisait un action ou vérité et... je ne t'ai pas vu venir."
L'autre fille me regardais de haut, elle étira un sourire hautain:
"-Vous jouiez ? Remarques, c'est de votre âge, fillette."
"PARDON ?!" la voix outrée de Kim avait retentit dans tout le couloir, et je me demandais même si tout Dalton ne l'avait pas entendu. Cette fille ne savait pas à qui elle avait affaire, personne ne traitait Kimberley Gilbert de fillette, personne. Pas même le président de la république. Je vis Noémie sourire, sachant très bien que lorsque sa meilleure amie s'emportait, ça finissait mal. Enfin surtout pour son adversaire.
L'imitation de Barbie qui se tenait devant moi me contourna et se posta devant mon amie brune qui la fusillait de ses beaux yeux bleus.
"-T'es qui toi ?" Grogna Barbie de sa voix perchée.
Kim croisa les bras:
"- Quelqu'un qui apprécie pas la vue de la toile de peinture qui te sers de face."
Honnêtement, je dus me retenir de rire. Je vous l'avais dis; ne jamais chercher Kim.
L'autre resta un instant incrédule, elle ne devait pas avoir l'habitude qu'on lui tienne tête. Elle reprit vite contenance, cependant:
"-ça me dit pas ce que vous faites ici. Vous avez perdu le chemin de la maternelle ?"
Kimberley abordant une mine innocente:
" On est venu voir le petit copain d'Ophélie, fit-elle en désignant celle-ci de la main. Blaine Anderson, tu le connais peut être ?"
Oh. Je vis le visage bronzé de Barbie se décomposait. Apparemment elle connaissait Blaine. En même temps, c'était probablement le gars le plus connu et le plus désiré de Dalton. Evidemment qu'elle le connaissait.
"-Tu... Blaine a une copine ?!"
Kimberley une Ophélie toute rouge par le bras:
"- Oui, et c'est l'amour fou entre eux, pas vrais Oph' ?"
" - Oui...Enfin... Vraiment...L'amour fou."
Un éclaire de tistesse passa dans les yeux du pot de peinture avant qu'elle reprenne son air méprisant (et méprisable):
"- Il devait avoir la vue trouble quand il a accepté de sortir avec...Cette chose ?"
Puis elle nous tourna le dos, roulant des hanches en avançant, avant de rentrer dans sa chambre en claquant la porte.
"-Bien, Kim un point, Barbie zéro !"
Nous rigolâmes puis rentrâmes dans notre dortoir pour aller nous coucher; nous avions fais assez de dégâts pour la journée !
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PDV Ophélie:
Ce fus la lumière du jour qui me réveilla le lendemain. La première chose que je remarquais fus que je n'étais pas dans mon lit. Dalton.
Je restais quelques instants allongée, les yeux fermés, à me souvenir de ces deux derniers jours:
Le cercle, le Lima Bean, Betty et ses amies, Sam et Mercedes, le parc, Dalton, Blaine, Barbie...
Blaine.
Ce nom résonnait dans ma tête comme une alarme, et à chaque fois que je revoyais ses yeux verts/dorés qui me fixaient, que je me rappelais la sensation de ses doigts sur ma peau, mon coeur ratait un battement. Ce moment...Quand il m'avait adressé la parole, quand il s'était inquiété pour moi, ça avait été comme si la Terre avait arrêté de tourner pour un instant.
Et puis cette sensation au fond de mon ventre quand Kim avait dit à Barbie que j'étais la petite amie de Blaine pour la mettre hors d'elle... Comme si au fond de moi je savais que je DEVAIS être à lui. C'était étrange. Mais à vrais dire, il n'y avait rien de normal ces derniers jours.
Je souris et ouvrais les yeux, je m'asseyais sur mon lit, regardant les lits de mes amies. Celui de Kimberley était vide, je supposais qu'elle était déjà dans la salle de bain entrain de se faire une beauté. Noémie dormait juste au-dessus d'elle, enroulée dans ses couvertures comme une mamotte. Estelle, qui était dans le lit au dessus du mien était également encore assoupie. Betty me regardait, assise dans mon lit et parfaitement réveillée, un livre entre ses mains:
"Bien dormis ? demanda-t-elle en me souriant"
Je me levais et alla m'installer à ses côtés:
"Très bien... Les lits de Dalton sont plus confortables que je l'aurais crus ! et toi ?"
Elle rit à ma remarque puis déclara, l'air rêveuse:
"Bien aussi... J'ai fais un drôle de rêve où Brittany m'offrait un chameau nommé Charly pour nous acceuillir à McKinley. C'était assez... Bah Brittany quoi !"
Elle rit encore et je la suivais. Je pouvais imaginer Brittany faire une chose pareille... Très bien même !
Kimberley sortis alors de la salle de bain, parfaitement bien habillée, classe et respirant la joie de vivre. Je ne la connaissais pas depuis longtemps mais quelque chose me disait qu'elle répondait à ses trois critère tout le temps.
" - Salut ! lança-t-elle joyeusement, faisant grogner les deux endormies"
" Salut Kim, souriais-je"
je regardais Betty, lui demandant silencieusement si elle comptait prendre la salle de bain maintenant.
"- Tu peux y aller, fit-elle. J'ai pas fini d'écrire et en plus, j'ai de marmottes à lever. Je suis sûre que tu ne veux pas subir leur colère pour les avoir réveiller" Elle m'adressa un clin d'œil avant de retourner à la rédaction de- je crois, son journal intime. Je secouais la tête la tête, amusée, avant de me lever, d'attraper mon sac en bandoulière et d'aller m'enfermer dans la salle d'eau. Je pris une rapide douche, laissant mes cheveux secs étant donné que je les avais lavés la veille. J'enfilais un jean slim rouge, un T-shirt blanc "OBEY" et mes vans rouge et blanche. un coup de crayon noir et de mascara et j'étais prête.
Quand je retournais dans la chambre, Estelle et Noémie étaient debout, avec des têtes de zombies mais éveillées, disons.
Une fois que tout le monde fus prêt, une discutions s'imposa:
"- Non on ne descend pas déjeuner ! c'est trop dangereux" scandait Betty sévèrement. Une vraie mère poule.
"Maiiiisss, pleurnicha Noémie, j'ai faiiiimmmm"
" Si on descend tout le monde Tout le monde pourra nous voir !"
Attendez... tout le monde ? Donc Blaine aussi ?
"- Je suis pour, déclarais-je brusquement en levant la main, comme pour un vote."
Kim ricana:
"- Evidemment que t'es pour, tu vas revoir ton Blainey"
Je ne pus m'empêcher de rougir. C'est pas comme si elle avait tord, après tout.
Finalement, il fus décider que nous irions déjeuner en bas, avec le reste des garçons de Dalton et des filles de WestRose. Je dus presque me retenir de sauter de joie.
Nous descendîmes donc et je m'arrêtais un instant à l'endroit où Blaine et moi... Enfin où Blaine m'avait parlé. C'était magique... Il fallut cependant que je refoule mes émotion grimpantes.
Dalton était une grande école, ce n'était un secret pour personne, mais lorsque nous entrâmes dans leur cafétéria, le nombre d'élève présent me surpris. Non, rectification, le nombre d'élèves nous fixant me surpris. Pourquoi est-ce qu'ils nous regardaient tous comme ça ? Pourquoi j'avais l'impression qu'ils me fixaient moi ?
Et le murmure d'Estelle à mon oreille confirma mes craintes:
"- C'est toi qu'ils regardent comme ça ?!"
Je déglutis:
"- Bah... Apparemment..."
Alors que nous nous asseyons dans le coin le plus reculé de la cafétéria, un inconnu nous interpella:
"- Bonjour mesdemoiselles"
Mon cœur s'accéléra soudainement à l'entende de cette voix. Pas si inconnu que ça à vrai dire. Nous nous tournâmes alors vers Blaine, toujours aussi merveilleux et resplendissant que la vielle. Il nous adressa un sourire:
"Vous avez bien dormis ?"
Alors que les autres répondaient qu'elles avaient passés une nuit parfaite, je le fixais muette. Il était tellement... Parfait. Blaine... Blaine pourquoi est-ce que tu me faisais cet effet ? pourquoi fallait-il que je t'aime ?
Betty se leva brusquement, me faisant sursauter.
" Les filles, allons nous chercher de quoi déjeuner. Non Ophélie, toi tu restes ici. Pour... Garder la table." elle m'adressa un clin d'œil pas très discret avant d'entraîner ses amies vers le self.
Je me trouvais alors seule avec Blaine Anderson. Mon dieu, était t-il possible que mon cœur batte plus vite qu'à cet instant ? Je ne croyais pas.
Blaine pris place sur la chaise à coté de moi, lissant son uniforme pourtant impeccable.
" - Alors, dois-je t'appeler chérie ?"
Je me mis à haleter au surnom. Qu'est ce qu'il lui prenait de...,Oh non. Barbie avait dus répandre la rumeur comme quoi je sortais avec Blaine dans toute l'école. Et il l'avait entendu.
Je rougis, cachant mon visage entre mes mains:
"-C'est tellement embarrassant ! Kim a dit ça sans réfléchir... Elle voulait juste fermer le clapet de Barbie" marmonnais-je
"Barbie ? répéta-t-il, amusé. Oh, tu veux dire Cher."
"Probablement que c'est son prénom, mais Barbie lui va mieux, je trouve."
Blaine me regarda une seconde, surpris, puis il éclata de rire.
Oh mon dieu, si il n'atteignait pas la perfection, c'est le cas maintenant.
Il me regardait, souriant:
"- Tu es encore plus mignonne lorsque tu arrives à faire des phrases complètes, chérie."
Je rougis encore d'avantage et murmurais:
"Merci mais...Je ne le suis pas."
Il se pencha vers moi, si près que je sentais son odeur musquée et masculine et son souffle chaud qui caressait ma peau. Son regard doré s'encra dans le miens.
"- Tu es magnifique Ophélie, n'en doute jamais."
Il leva la main, caressant ma joue tendrement avant de se reculer.
" Tes amies arrivent, sweetie. J'ai vraiment étais heureux de te revoir... J'aimerais que ça arrive plus souvent..."
Il saisi ma main et déposa un baiser dessus avant de se lever et de s'éloigner d'un pas désinvolte.
Tremblante, j'ouvrais la main qu'il avait pris. à l'intérieur se trouvait un papier ou un numéro de téléphone était inscrit d'une écriture appliquée. Et une phrase:
J'espère que tu t'en servira, chérie.
