Chris se souvenait parfaitement de la première fois qu'il avait tenu Allison dans ses bras. Le chasseur avait senti sa poitrine se gonfler d'un mélange d'émerveillement et de joie face au visage de sa fille, agrémenté d'angoisse à l'idée de lui faire mal et de ne pas être à la hauteur pour l'élever. Il ressentait presque les mêmes émotions à cet instant, alors qu'il serrait Aidan contre lui.
Le bébé avait ouvert ses paupières, dévoilant des iris bleus, et observait l'homme qui le portait, sa bouche arrondie lui donnant l'air d'être intrigué.
— Allez, fais un sourire à ton parrain, gazouilla Peter en caressant la joue de son fils par-dessus l'épaule de Chris.
— Tu lui fais plus peur qu'autre chose, se moqua le chasseur.
— Mais non ! Il sait que son papa ne lui fera jamais de mal, roucoula le loup garou.
Son ami haussa un sourcil et se tourna vers Melissa.
— Tu penses que tu vas réussir à supporter deux bébés plus Peter qui est totalement gaga ?
L'infirmière haussa les épaules avant d'embrasser le front d'Emily qu'elle tenait contre elle.
— Je crois que maintenant qu'ils sont là, il est trop tard pour se poser la question.
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Penser aux jumeaux me fait du bien. Ils sont si petits et si fragiles, et pourtant, porteurs de tellement d'espoir … Ils me redonnent un peu confiance en l'avenir. Pourtant, aussi bienfaisant que soit le souvenir d'Aidan et Emily, je n'oublie pas la douleur qui me parcourt la cage thoracique.
D'un geste lent, mon bras étant engourdi par le froid, je soulève mon T-shirt et je palpe ma peau en grimaçant. Le bleu qui s'est formé au niveau de mes côtes commence à disparaître. Mon corps a de plus en plus de mal à guérir. Je ne sais pas si c'est dû au fait que je suis mal nourri, si c'est à cause des coups que je reçois ou de ce liquide bleu qu'ils m'injectent de temps en temps et qui me brûlent les veines … Peut-être est-ce un peu à cause de toutes ces raisons ?
La blessure que j'avais sur l'avant-bras a fini par cicatriser, mais j'ai toujours une longue marque rouge sur ma peau, qui refuse de s'estomper. Comme si j'avais besoin de la voir pour me rappeler l'enfer que je vis …
Je rabaisse mon T-shirt. J'espère qu'on ne verra plus mon bleu la prochaine fois qu'ils viendront me chercher. Ils saisissent la moindre occasion d'appuyer là où ça fait mal et ils ne se priveront pas pour me frapper sur le torse s'ils l'aperçoivent quand je retirai mon haut.
Mon estomac gargouille faiblement. Juste avant de me faire frapper, ils m'ont donné un peu à manger. J'étais tellement faible que je ne tenais plus sur mes jambes et ils trouvaient ça plus équitable de me nourrir avant de commencer le combat. Comme si ça excusait le fait qu'ils étaient plusieurs et que j'étais tout seul.
Un peu de riz sec, un demi-verre d'eau … Ce n'était pas le grand luxe mais je sentais que c'était le maximum que mon corps pouvait supporter. Si j'avais avalé plus de nourriture, mon estomac ne l'aurait pas supporté et j'aurais tout rendu. A peine mon repas fini, ils m'avaient attrapé et …
Non.
Un violent frisson me secoue. Je refuse de penser à ça. Ils me font assez de mal comme ça. Je ne vais pas les laisser me torturer plus. Je tente de me souvenir d'autre chose, n'importe quoi qui puisse m'aider à oublier ce que je viens de subir, un souvenir qui me permette de m'échapper de ma prison …
Les jumeaux. Les nouveaux membres de la meute. On a été tellement heureux de les accueillir. Il faut que je pense à eux. Aidan et Emily. Porteurs d'espoir. Oui.
Je ferme les yeux pour mieux me rappeler d'eux. Et même si c'est juste en pensée, même si c'est juste pour quelques instants, je m'envole loin de ma cellule.
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— Ooooh, ils sont trop adorables ! s'extasia Lydia alors que Scott montrait la photo de son frère et de sa sœur à ses amis.
L'adolescent avait raté la pause déjeuner et n'était revenu au lycée qu'en tout début d'après-midi, juste avant le début de son troisième cours de la journée. Il profitait maintenant d'avoir retrouvé le reste de la meute pour leur montrer le cliché qu'il avait pris des jumeaux qui venaient de naître.
— Aidan, c'est vraiment un joli prénom, glissa Erica, accrochée au bras d'Isaac.
— Emily aussi, répliqua Allison. En plus, ils ont des yeux magnifiques tous les deux, de la même couleur que ceux de Peter.
— Ma mère espère qu'ils vont rester de cette couleur là et qu'ils ne vont pas devenir plus foncés après, déclara Scott.
— On peut aller les voir ? demanda Lydia, les yeux brillants.
Ce fut Jackson qui lui répondit.
— Une autre fois, mais pas ce soir. Melissa doit être épuisée et elle n'a pas besoin qu'on défile tous dans sa chambre toute la journée.
Les regards surpris de ses amis se braquèrent tous vers lui et le blond fronça les sourcils.
— Quoi ?
— Depuis quand tu te soucies du bien-être des autres ? lui lança Isaac.
Jackson leva les yeux au ciel et marmonna quelque chose sur la mauvaise opinion que la meute avait de lui. Personne ne releva ce qu'il disait et Scott rangea son portable.
— Bon, je vais y aller. Deaton m'attend à la clinique.
— A demain, fit Allison avant d'embrasser la joue de son copain.
Stiles lança à son meilleur ami un regard signifiant « Tu vois, elle t'aime toujours autant qu'avant » auquel le garçon répondit par une grimace qui voulait dire « Je te jure qu'elle est distante parfois ». Erica tapota sur l'épaule du fils du shérif pour qu'il se retourne.
— Est-ce que tu veux que je te dépose chez toi ? proposa-t-elle.
— Non, ça ira, refusa l'adolescent. Derek vient me chercher. Il ne devrait plus trop tarder.
Au même instant, la Camaro noire de l'alpha entra sur le parking du lycée. Un sourire s'afficha sur les lèvres de Stiles et il salua ses amis avant de se diriger vers la voiture de son amoureux. Il ouvrit la portière côté passager et se laissa tomber sur le siège.
— Alors, ça s'est passé comment, cette première journée ? demanda le garçon.
— Bien, avoua Derek. J'étais assez convaincant pour que ton père accepte de me prendre pour deux mois. Après, on verra s'il peut se permettre de me proposer une place sur une plus longue durée.
L'adolescent sourit et posa la main sur la cuisse de l'alpha.
— Ça te dirait qu'on aille fêter dignement ce nouveau travail ? s'enquit-il avec un petit sourire qui laissait parfaitement comprendre l'idée qu'il avait derrière la tête.
Le loup garou prit un air intéressé avant de refuser :
— Ce n'est pas que je n'en ai pas envie, mais j'aimerais aller à l'hôpital voir les jumeaux. Si je n'y vais pas, Peter va me le reprocher toute ma vie. Je crois que la seule raison pour laquelle il ne m'a pas bombardé de textos toute la journée est qu'il avait les bras occupés par son fils et sa fille.
Stiles hocha la tête avant de glisser :
— Ok. Mais on va rester combien de temps à l'hôpital ?
— Je ne sais pas, avoua Derek. Pas trop longtemps, Melissa et les jumeaux vont avoir besoin de se reposer, je suppose. Pourquoi ?
Le garçon prit un air innocent.
— Oh, je me disais juste qu'après qu'on soit allé à l'hôpital, on pourrait peut-être repenser à cette petite fête ?
# #
Stiles ne l'aurait pas admis devant Derek, mais il avait hâte de voir l'alpha face aux jumeaux. Il avait imaginé le loup garou embarrassé et maladroit, prenant dans ses bras un des bébés parce que son oncle le tannait de le faire et se faisant reprendre parce qu'il le tenait mal. C'est pourquoi un large sourire s'étala sur son visage quand, après avoir salué les nouveaux parents, Peter proposa à son neveu de prendre Emily.
Le garçon se frotta le nez pour tenter de dissimuler son hilarité, les yeux pétillants et le cerveau bouillonnant de boutades qu'il pourrait lancer pour embêter son amoureux, mais son visage se figea bien vite quand il se rendit compte que Derek n'était ni embarrassé, ni maladroit. Au contraire, l'alpha était parfaitement à l'aise. Il avait aussitôt calé le bébé entre son bras et son torse et lui caressait la joue avec un air ravi.
— Bienvenue, Emily, murmura-t-il. Je compte sur ton frère et toi pour mener la vie dure à Peter. Je serai ravi de vous aider.
Stiles se retint de se frotter les yeux. C'était vraiment son copain qui était devant lui ? Depuis quand le loup garou était-il devenu un expert en bébé ? Comment faisait-il pour réagir de façon aussi naturelle ? N'était-il pas sensé n'avoir jamais tenu de nourrisson contre lui ? Et qu'est-ce que c'était que cette voix douce avec laquelle il s'adressait à Emily ?
Comme s'il avait entendu ses pensées, l'alpha quitta le bébé des yeux pour croiser les prunelles chocolat de son amoureux. Celui-ci se sentit à la fois plongé dans un bain glacé et dans une fournaise brûlante quand le regard de Derek rencontra le sien. Il y avait tant d'émotion dans ses iris que l'adolescent aurait été bien en mal de toutes les citer. Un frisson lui parcourut le dos et pour cacher son embarras, le garçon s'approcha de l'alpha et se pencha vers Emily.
— Moi aussi, je pourrais t'aider à faire tourner Peter en bourrique, lança-t-il. Et ton grand frère Scott sera là aussi, tu peux nous faire confiance !
Le père des jumeaux leva les yeux au ciel et Melissa sourit.
— Est-ce que tu veux prendre Aidan ? demanda l'infirmière.
Stiles hocha la tête et s'approcha d'elle. La femme lui plaça le bébé dans les bras et l'adolescent se crispa aussitôt. Est-ce qu'il le tenait bien ? Ne risquait-il pas de lui faire mal ? Comment est-ce que Derek faisait pour avoir l'air aussi à l'aise alors qu'il pouvait à tout moment blesser Emily ? Le garçon avait peur de quitter Aidan des yeux parce que s'il levait le regard, il craignait que le bébé ne fasse un faux mouvement et tombe par terre.
— Hé, décontracte-toi, lança Peter. Mon fils n'est pas une bombe.
Stiles ricana nerveusement et rendit avec soulagement Aidan à Melissa quelques minutes plus tard. Il essuya discrètement ses mains sur son jean et observa d'un air jaloux Derek qui continuait de tenir Emily contre lui d'un air parfaitement naturel. L'alpha finit par reposer le bébé dans son berceau et après avoir échangé quelques banalités avec son oncle, ils prirent congé des nouveaux parents.
— Où est-ce que tu as appris à t'occuper d'un enfant ? lança l'adolescent une fois qu'ils eurent rejoint la Camaro.
Le loup garou haussa un sourcil, surpris par la question.
— Quoi ?
— Ne fais pas l'innocent, râla Stiles. Tu étais super à l'aise avec Emily alors que moi, j'avais peur de faire tomber Aidan, et je ne savais pas comment me mettre pour ne pas lui faire de mal.
— Ah … Je ne sais pas. Je suppose que c'est mon instinct paternel qui a pris le dessus.
Derek fit un clin d'œil à son amoureux, qui se renfrogna.
— Est-ce que tu sous-entends que je ferai un mauvais père ? grogna l'adolescent.
L'alpha leva les yeux au ciel tout en démarrant la Camaro.
— Non, pas du tout, soupira-t-il. Mais tu me demandes de t'expliquer quelque chose que je n'ai pas vraiment analysé. Je ne sais pas pourquoi j'étais aussi à l'aise. Peut-être parce que je savais que je tenais bien Emily. Et Peter était juste à côté de moi, donc même si j'avais fait tomber le bébé, il l'aurait rattrapé. Tu sais, les réflexes de loup garou …
Le jeune homme arrêta sa phrase en captant le regard boudeur de Stiles.
— Ne me dis pas que tu es jaloux parce que je n'étais pas stressé en serrant un des jumeaux contre moi ?
— Si ! bougonna l'adolescent. J'étais sûr que je serais plus à l'aise que toi alors qu'en fait, j'étais super inquiet à l'idée de faire du mal à Aidan.
Derek ne répondit rien, conscient que son amoureux allait ruminer pendant des heures s'il ne changeait pas de conversation. Il posa une main sur sa cuisse du garçon et lança :
— Ça te dit qu'on aille acheter ton chat demain ? Je viendrais te chercher après le boulot.
— Pourquoi pas aujourd'hui ? fit Stiles.
Un sourire mutin naquit sur les lèvres de l'alpha :
— Parce que ton père m'a demandé de te ramener pour le dîner et qu'avant de te déposer chez toi, j'aimerais bien qu'on aille au manoir. Il me semble que tout à l'heure, tu avais envie de fêter mon nouveau travail, non ?
# #
Isaac observait du coin de l'œil Danny. Les lycéens s'étaient réunis autour d'une table dans la cafétéria et discutaient de sujets divers et variés. Erica donna un coup de coude discret à son meilleur ami et lui fit les gros yeux, lui signifiant qu'il devait arrêter de regarder le gardien de l'équipe de crosse. Le loup garou lui fit une grimace et planta rageusement sa fourchette dans son steak.
Hana s'assit soudainement à côté d'Allison, faisant sursauter la jeune fille. Lydia fut la première à réagir :
— Salut ! Tu ne manges pas avec tes amis aujourd'hui ?
— Je ne viens pas ici pour manger, mais pour vous prévenir, annonça la petite brune.
Elle fit un mouvement de tête vers l'entrée de la cafétéria avant de poursuivre :
— Regardez discrètement là-bas.
Comme un seul homme, les regards se tournèrent tous vers le même point, les adolescents qui étaient dos à la porte de la pièce se retournant franchement pour pouvoir découvrir une jeune fille blonde qui s'avançait, portant son plateau à deux mains.
Sentant les regards qui s'étaient subitement posés sur elle, l'adolescente tourna la tête vers leur table et les lycéens s'empressèrent de fixer leurs assiettes, faisant mine de rien.
— J'avais dit « discrètement », signala Hana avec un air agacé.
— Qui c'est ? demanda Scott.
Lydia fronça les sourcils.
— Tu ne la reconnais pas ?
— Non, avoua le garçon.
— C'est Clara Lorenzo, annonça Erica. Rappelle-toi, c'est une Nettoyeuse. Elle a mené la vie dure à Louane, l'année dernière.
Matt serra la main de sa petite amie, qui avait baissé le nez. Scott plissa les yeux et hocha la tête, comme s'il se rappelait enfin qui était Clara Lorenzo. A sa décharge, ni Stiles, ni Jackson ne l'avait reconnu non plus. Elle était seule pour une fois. Sans ses complices habituelles, elle paraissait plus petite et moins hautaine. De plus, elle n'avait pas donné signe de vie depuis la mort de Keyra et la meute avait supposé qu'elle avait quitté Beacon Hills avec les autre Nettoyeurs.
— A votre avis, elle vient faire quoi ? demanda Danny.
— Je ne pense pas qu'elle soit revenue dans le but de signer un traité de paix, grinça Allison.
— Tu penses qu'elle est là pour s'en prendre à nous ? s'inquiéta Erica.
— Il n'y a qu'une seule façon de le savoir, fit Jackson en se levant de table.
Avant que l'un de ses amis ait pu le retenir, le blond traversa la cafétéria et s'assit en face de Clara, qui lui jeta un regard plein de dédain.
— Je peux te tuer tout de suite ou maintenant. Qu'est-ce que tu choisis ? lança-t-il.
La jeune fille esquissa un sourire.
— Bonjour à toi aussi, Jackson. Je doute que tu ne tentes de me tuer ici. Il y a un peu trop de témoins, non ?
— Je peux m'arranger pour vider la cafétéria, murmura l'adolescent.
La blonde haussa un sourcil et croisa les bras devant elle.
— Je suis sûre que ton plan serait parfait. Mais je suppose que tu n'es pas venu me parler juste pour le plaisir de me balancer des menaces de mort au visage ?
— De quelle manière comptes-tu t'y prendre pour nous faire du mal, cette fois-ci ? demanda agressivement le loup garou.
Clara secoua la tête, l'air amusé.
— Tu te prends pour le centre du monde. Pourquoi crois-tu que je suis là pour te faire du mal ?
— Pour quelle autre raison serais-tu de retour à Beacon Hills ?
— Qui te dit que je l'avais quitté ? répliqua la jeune fille.
— On ne t'a pas vu de tout l'été, annonça l'adolescent.
— Il faudrait apprendre à mieux regarder. Si tu passais moins de temps le nez entre les cuisses de ta rouquine de copine, tu verrais peut-être un peu plus ce qui se passe autour de toi.
Le loup garou ne répondit pas à la provocation et fixa d'un regard noir son interlocutrice.
— J'ai au moins pu constater que tes copines n'étaient plus là. Elles sont passées où, elles ? Elles ont été appelées autre part ?
Clara ne répondit rien et Jackson se pencha vers elle pour siffler :
— Je ne te laisserai pas t'en prendre à la meute. Ni toi, ni aucun de tes putains de copains Nettoyeurs.
— Ca tombe bien, je n'en ai rien à faire de ta meute.
— Pourquoi te croirai-je ? L'année dernière, vous avez essayé de nous éliminer.
La jeune fille secoua la tête.
— On suivait les ordres de Keyra. Mes chefs avaient conclu un accord avec elle. Mais maintenant qu'elle est morte, on n'a plus aucune obligation envers elle. On s'occupe de nos affaires. Et pour l'instant, vous n'en faites plus partie.
— Vous avez peur qu'on vous règle votre compte une bonne fois pour toutes ? se moqua l'adolescent.
La blonde lui lança un regard pénétrant.
— Je n'en ai rien à faire de tes menaces. Ce n'est pas parce que je suis seule que j'ai peur de toi. Ta meute a beau être plutôt conséquente, vous ne m'effrayez pas. Vous me donnez même envie de vomir. Vous croyez vraiment que les hommes et les loups garous peuvent faire bon ménage ? Si c'était le cas, les lycans n'auraient pas besoin de vivre dans le secret. Mais après, faîtes comme vous le voulez. Si ça vous amuse de vivre dans l'illusion que le monde n'est qu'amour et paix, je ne vais pas tenter de vous ouvrir les yeux. J'ai d'autres chats à fouetter.
— Comme quoi, par exemple ?
Clara laissa échapper un rire narquois.
— Est-ce que c'est trop dur à imaginer pour toi que j'ai simplement envie d'obtenir mon diplôme de fin d'études ? Que je suis à Beacon Hills juste le temps de finir le lycée ?
— Que d'émotions. Je crois que je vais pleurer, déclara d'un ton platonique le loup garou.
La jeune fille haussa un sourcil et fit un geste de la main pour congédier son interlocuteur.
— J'aimerais manger tranquillement alors va pleurnicher sur l'épaule de ta copine. Et évitez de trop me tourner autour, toi et ta meute. Je n'aime pas être dérangée.
— Je crois que Louane n'aime pas trop ça non plus, mais ça ne t'a pas empêché de lui mener la vie dure, l'année dernière, gronda Jackson en se levant.
Sans accorder plus d'importante à la blonde, l'adolescent retourna s'installer à la table où ses amis l'attendaient.
— Alors ? lança Lydia en lui posant la main sur l'épaule.
— Elle m'a juré n'avoir rien contre nous et vouloir simplement finir le lycée à Beacon Hills, annonça le garçon en attrapant sa fourchette et en y piquant des haricots verts.
— Mais ? fit Danny.
Jackson inspira profondément et jeta un coup d'œil vers Clara avant de lancer :
— Mais je ne la crois pas.
