Joackim poussa la porte de la chambre de Stiles en sifflant et entra sans y avoir été invité. Son arrivée tira Derek et l'adolescent de leur sommeil. L'alpha avait été réveillé plusieurs fois dans la nuit par des infirmières venant surveiller l'évolution de l'état de santé du garçon. Le loup garou avait craint qu'on lui demande de partir mais personne ne lui avait fait de remarque.
Stiles, quant à lui, était resté endormi à chaque passage des infirmières. Mais l'entrée plutôt tonitruante de Joackim avait tiré l'adolescent des bras de Morphée. Il cligna des yeux et jeta un coup d'œil surpris vers le Protecteur, le regard encore voilé par le sommeil. Derek, lui, était déjà alerte, même s'il venait de se réveillé. Il se redressa aussitôt et fixa d'un air attentif le garçon qui s'avançait.
— Tu n'avais pas assez dormi ces derniers jours ? se moqua Joackim en s'installant sur le lit sans demander la permission, poussant les jambes de Stiles pour se faire de la place.
— Qu'est-ce que tu veux ? demanda Derek.
— On protège son petit chéri, hein ? Que c'est mignooon, poursuivit le Protecteur d'un ton railleur.
— Qu'est-ce que tu veux ? répéta l'alpha d'une voix menaçante.
L'adolescent comprit qu'il avait déjà été trop loin et même s'il garda un sourire goguenard, il redevint un peu plus sérieux.
— Je viens vous voir pour deux choses. En premier, je venais me renseigner sur l'état de Stiles, parce que même si vous, vous avez oublié que j'ai été kidnappé et torturé pendant plusieurs jours et que vous ne vous inquiétez pas pour savoir si je m'en suis remis, moi, je m'intéresse aux autres.
— Le jour où tu arrêteras de te plaindre pour un rien ou que tu ne te paieras pas la tête de quelqu'un à chaque fois que tu ouvriras la bouche, je me dirais que quelque chose ne va pas. Mais ce n'est pas pour autant que je m'inquiéterais pour toi.
Joackim fit semblant de se sentir insulté.
— Et moi qui venais vous apporter de bonnes nouvelles … Puisque c'est comme ça, je m'en vais.
— Fais un pas en direction de la sortie et je te ramène sur le lit par la peau des fesses, déclara Derek d'un ton froid.
— Vas y, montre moi qui est le mâle dominant, le provoqua le Protecteur en dévoilant ses dents.
D'un geste souple et rapide, l'alpha attrapa l'adolescent par le col et le rapprocha de son visage, ses pupilles virant au rouge.
— Tes moqueries m'agacent sérieusement, gronda le loup garou. Alors, donne-moi une bonne raison de te faire du mal et je le ferai.
— Ca m'excite, ce que tu dis. J'aimerais tellement que le grand méchant loup me donne la fessée.
— Je ne pense pas que ton postérieur apprécierait le traitement que je lui réserverai si tu dépassais les limites.
Le sourire agaçant de Joackim faillit faire sortir Derek de ses gonds. Fatigué et inquiet, l'alpha était peu enclin à entendre quelqu'un se moquer de lui, alors que d'ordinaire, il parvenait à passer outre l'ironie du Protecteur. Sentant qu'il était prêt à exploser, Stiles intervint. Il souleva sa main pour la poser sur le bras du loup garou.
— Arrête, chuchota-t-il d'une voix éraillée.
Derek resta un moment immobile face au sourire mi-provocateur, mi-moqueur de Joackim. Puis, il desserra son emprise, non sans toiser avec mépris l'adolescent. Stiles s'empressa d'entrelacer ses doigts avec ceux de l'alpha pour l'empêcher de recommencer à s'en prendre au Protecteur. D'accord, le métamorphe pouvait être réellement agaçant, mais il fallait peut-être savoir ce qu'il voulait dire avant de l'égorger.
Le regard brûlant de désir que Joackim posait sur Derek ne plut cependant pas du tout à l'adolescent, qui décida de lui donner un coup de genou pour lui rappeler que l'alpha était son amoureux. Mais il ne se rendit pas compte de la force qu'il mit dans son geste et poussa le Protecteur du lit. Le métamorphe se rattrapa de justesse, évitant de peu de s'étaler par terre.
Le garçon s'ébroua et se réinstalla comme si de rien n'était.
— Donc, je disais … Comment vas-tu, Stiles ?
Le concerné haussa les épaules, signifiant qu'il avait connu mieux, mais qu'il pouvait difficilement se plaindre.
— Et toi ? demanda l'adolescent.
— Ca va beaucoup mieux que quand j'étais à la merci de James et de ses hommes ! lança Joackim. Je peux vous assurer que ce poison portait bien son nom. C'était insoutenable et … Je comprends que Scott ne se soit pas encore remis, surtout quand on sait que son patron a aidé pour les dosages.
Stiles, dont le regard s'était voilà en entendant le prénom de son meilleur ami, ne put s'empêcher de demander des précisions en apprenant ce détail dont personne ne lui avait parlé :
— Quoi ? Deaton ?
— Oui, lui-même, affirma le Protecteur.
En voyant l'incompréhension se peindre sur les traits du fils du shérif, le métamorphe précisa :
— Bon, il ne l'a pas fait de son plein gré, c'est sûr. Il s'est fait enlever environ quinze jours après Scott et s'est fait torturer avant de céder aux demandes de James et compagnie. Il a essayé de fausser leurs résultats, pendant un moment, mais quand ils s'en sont rendu compte, ils lui ont bien fait payer. Enfin, ils ne pouvaient pas trop l'abîmer non plus, parce qu'ils en avaient besoin.
— Je ne comprends pas pourquoi ils en avaient besoin … murmura Stiles en plissant les yeux.
Joackim haussa un sourcil.
— Pour ses connaissances sur les loups garous et les créatures surnaturelles ! lança-t-il comme si la réponse lui semblait évidente. Ils voulaient réussir à trouver les dosages parfaits pour pouvoir utiliser leur poison selon différents objectifs : neutraliser, tuer, assommer, éradiquer le côté surnaturel d'une personne …
Le Protecteur grimaça et se massa pensivement la base du cou.
— Ils avaient déjà fait un très bon boulot, si vous me permettez de donner mon avis. Je pense qu'en fait, ça leur faisait surtout plaisir de forcer quelqu'un de proche de Scott à le torturer. Ah, sacré James !
— Tu trouves ça drôle ? s'offusqua faiblement Stiles.
Joackim croisa les bras devant lui.
— Avant que tu ne me fasses un petit laïus méprisant en me disant que je n'ai pas le droit de me moquer parce que Scott est toujours dans le coma, je te rappellerai que moi aussi, j'ai été prisonnier et torturé et que si j'ai envie d'en plaisanter, j'en ai le droit.
Alors que le fils du shérif le fixait d'un air énervé, Derek intervint :
— Et tu as aussi le droit de compatir aux malheurs des autres. Et tu as également celui de dire la deuxième raison pour laquelle tu es venu nous déranger.
Le métamorphe fit la moue, mais choisit de répondre simplement, ce qui était rare chez lui.
— Je venais vous dire que les Protecteurs avaient pris une décision par rapport à James.
Joackim laissa passer quelques secondes, dans le but de ménager un petit effet de suspens. Mais en voyant les regards menaçants de Derek et Stiles, il renonça à laisser planer le mystère et annonça :
— Ils ont décidé qu'il était une menace trop importante pour les créatures surnaturelles. Ils vont tenter de l'arrêter à son laboratoire demain.
# #
Scott regarda s'évaporer la silhouette de son meilleur ami et fronça les sourcils en se tournant vers Claudia.
— Qu'est-ce qu'il s'est passé ?
— Je l'ai aidé à retrouver le monde des vivants, annonça la femme en faisant un geste de la main.
L'adolescent se retourna pour voir son meilleur ami ouvrir les yeux à côté d'un Derek à la fois ébahi et heureux.
— Mais … Je croyais qu'il voulait mourir avec moi … balbutia l'adolescent, perplexe.
— En effet, il était prêt à te suivre dans la mort, concéda Claudia. Mais il n'était pas vraiment ravi de quitter les gens qu'il aime. Il ne le faisait que pour toi.
— Et un peu pour vous aussi, souligna Scott.
— Tu as raison.
L'adolescent laissa passer quelques instants avant de grommeler.
— Alors, vous allez me forcer à vivre, moi aussi ?
— Je ne suis pas là pour ça, expliqua la femme. Je n'ai pas forcé Stiles à vivre. Il en avait envie. C'était ce qu'il avait choisi avant que tu ne dises vouloir mourir. Il n'aurait pas pu se réveiller s'il avait été prêt à quitter le monde des vivants.
— Donc, qu'est-ce qu'on attend pour partir ?
— J'aimerais savoir si tu es bien sûr de vouloir mourir plutôt que vivre.
Scott roula des yeux.
— Et vous allez vous y prendre comment ? Il faut que je passe un test d'aptitude pour la vie après la mort ? D'ailleurs, il y a une vie après la mort ? Je suppose que oui, vu que vous êtes là, à me parler.
— Je ne peux pas répondre à cette question, annonça Claudia.
— Par rapport à comment vous allez vous y prendre pour savoir si je peux mourir ou par rapport à la vie après la mort ?
La femme sourit.
— Je suis là pour te guider. Et ne change pas de sujet. Nous n'avons déjà presque plus de temps.
— Il n'y a pas besoin de me guider, je sais déjà ce que je veux, affirma Scott.
— Je ne crois pas que ce soit vrai, déclara Claudia. Ou alors, je serai déçue parce que je sais que tu aimes beaucoup Stiles. Alors, si tu pouvais me dire, en me regardant dans les yeux, qu'il ne te manquerait pas et que tu ne regretterais pas de ne pas être retourné avec lui, malgré l'amitié qu'il t'a témoigné, je saurais que tu as vraiment fait ton choix. Mais je ne pense pas que ce soit le cas.
L'adolescent baissa les yeux et les coins de la bouche de la femme se relevèrent tristement.
— C'est ce qu'il me semblait. Je t'ai déjà montré la peine que ta mort causerait à tes amis et tu sais ce que Stiles ressent à propos de ça. Mais j'aimerais te montrer encore deux choses. Après, il sera temps de prendre ta décision. D'accord ?
— Je pense que je n'ai pas vraiment le choix, soupira Scott.
Il jeta un coup d'œil derrière lui pour voir Stiles et Derek blotti l'un contre l'autre. Son regard glissa plus à gauche, vers sa propre chambre d'hôpital et il découvrir Louane, assise en tailleur au bout de son lit, silencieuse, se contentant de le regarder. Une infirmière entra et la chassa, lui rappelant qu'elle devait rester dans sa chambre. Le garçon détourna la tête, le cœur gros, et attrapa la main que lui tendait Claudia.
Il savait que, malgré l'amour que lui témoignaient ses amis, il n'avait pas le courage de retourner avec eux. Et rien de ce que lui montrerait la mère de Stiles ne le ferait changer d'avis.
# #
Stiles fulminait dans son lit. S'il en avait eu la force, il aurait arraché ses perfusions, jeté à terre l'écran qui contrôlait son rythme cardiaque et le taux d'oxygène dans son corps, et tout renversé dans sa chambre. Ou mieux, il se serait précipité hors de l'hôpital pour courir rejoindre Derek et lui dire de ne pas retourner là-bas, le serrer contre lui en le suppliant de rester avec lui.
Sauf que l'adolescent était beaucoup trop faible pour ne serait-ce que lever le bras ou parler. C'était d'ailleurs à cause de la fatigue intense qu'il ressentait qu'il n'avait pas pu retenir l'alpha, pour son plus grand malheur.
Joackim leur avait expliqué les motivations des Protecteurs. En plus de la menace pour les créatures surnaturelles que représentait James et le poison qu'il avait mis au point, il s'en était pris directement au métamorphe, le kidnappant et usant de son produit à base d'aconit pour le tester sur le garçon. Même si l'adolescent n'en gardait aucune séquelle, à part quelques souvenirs désagréables, et n'avait pas été assez intoxiqué par le poison de James pour perdre de son pouvoir, les Protecteurs avaient décidé qu'il fallait mettre un terme aux agissements de l'ancien Nettoyeur.
C'est pourquoi ils avaient décidé de ne pas perdre davantage de temps. Le laboratoire avait été mis sous surveillance afin de garder James à l'œil, mais s'il n'avait encore montré aucun signe de départ, personne n'était dupe. L'ancien complice de Keyra ne resterait pas indéfiniment au même endroit, maintenant qu'il avait été repéré. Et une fois qu'il se serait évaporé dans la nature, il serait compliqué de le retrouver.
Joackim avait à peine fini d'expliquer le projet des Protecteurs que Derek lui avait demandé d'y participer. Ou plutôt, il n'avait pas laissé le choix au métamorphe et lui avait affirmé qu'il ferait partie de ce plan, que l'adolescent soit d'accord ou non.
— Je me doutais bien que tu réagirais comme ça, même si j'avais peur que les récents événements ne te freinent un peu, avait alors répondu Joackim. On va avoir besoin d'aide, donc ça tombe bien que tu acceptes de nous prêter main forte. Combien d'entre vous participerez ?
— Juste moi, avait annoncé l'alpha.
Le métamorphe avait froncé les sourcils, perplexe.
— Euh … Je n'ai pas été assez clair sur la partie « on va avoir besoin d'aide » ? Je sous entendais qu'on avait besoin de renforts, donc de plus qu'un loup garou …
— Et c'est tout ce que tu auras, avait asséné Derek. J'ai mis ma meute en danger en tentant d'aller vous sauver, Scott et toi. Je ne prendrais pas ce risque une deuxième fois. L'un de mes bêtas est toujours dans le coma. Il est hors de question que je demande aux autres de mettre encore leur vie en péril.
— Alors, pourquoi toi, tu viens ? s'était étonné Joackim.
L'alpha avait soupiré d'un air exaspéré, comme s'il trouvait la réponse à la question évidente.
— Parce que James a fait beaucoup de mal à des gens que j'aime et qu'il est hors de question que je ne saisisse pas la chance qu'il m'ait donnée de lui montrer ce qui se passe lorsqu'on s'en prend à mes proches.
Le métamorphe avait hoché la tête et avait tourné les talons pour sortir de la chambre d'hôpital. Derek s'était alors levé, avait attrapé sa veste et après avoir embrassé Stiles sur le front, il avait suivi le Protecteur. L'adolescent était resté tout seul, la bouche entrouverte, le cerveau débordant d'arguments pour faire changer d'avis l'alpha, le cœur serré à l'idée de le perdre, incapable de le retenir.
Lorsqu'une infirmière était entrée pour s'occuper de lui, il avait demandé si elle pouvait ramasser son téléphone dans un filet de voix et même si ses doigts ne se déplaçaient pas avec leur vitesse habituelle sur l'écran du portable, il avait aussitôt envoyé un texto pour demander au loup garou d'abandonner son idée de vengeance.
Il n'avait eu aucune réponse. Alors Stiles avait passé le reste de sa journée à bouder et à imaginer tout ce qu'il dirait à Derek lorsqu'il reviendrait le voir après avoir défait James – parce que l'adolescent se forçait à ne pas penser que son amoureux pourrait ne pas revenir de son affrontement avec le Nettoyeur.
Et lorsque ses amis étaient venus lui rendre visite, il avait feint de dormir à chaque fois. Non pas que le garçon ne voulait pas les voir. Mais il était tellement en colère après l'alpha qu'il savait que le reste de la meute allait pouvoir lire sur son visage qu'il était contrarié et qu'il serait obligé de leur avouer ce que comptait faire Derek, ce qui entraînerait les autres à vouloir participer à l'opération lancée contre le laboratoire, et donc, à leur faire prendre des risques. Ce que Stiles refusait.
Il était donc allongé dans son lit, ruminant sa colère contre son amoureux, lorsque la porte s'ouvrit une nouvelle fois. L'adolescent ferma instinctivement les yeux, maudissant celui qui était encore venu le déranger. Un léger couinement précéda les pas qui s'avancèrent dans la chambre et le garçon ne put s'empêcher de tendre l'oreille, intrigué.
— Tu dors vraiment ou tu fais semblant ? chuchota Louane.
Stiles soupira et souleva ses paupières. La jeune fille lui fit une grimace.
— Pourquoi tu fais comme si tu dormais ?
— Si je te le dis, tu ne le répèteras pas ? demanda l'adolescent.
La brune hocha la tête et le garçon soupira :
— Joackim veut aller attaquer James et Derek va l'aider, résuma-t-il.
— Et toi, tu voudrais qu'il reste en dehors de ça ? devina Louane.
— Oui.
La jeune fille lui lança un regard compatissant.
— Et les autres, ils en pensent quoi ?
— Rien, parce que Derek va faire ça sans leur dire, ragea Stiles.
Un air gêné se peignit sur les traits de la brune et l'adolescent baissa les yeux pour découvrir que le couinement qu'il avait entendu provenait d'un fauteuil roulant que la copine de Matt poussait devant elle. Alors qu'il levait un sourcil surpris, l'ancienne Protectrice s'expliqua :
— Je me suis dit que tu aurais peut-être envie de sortir de ta chambre et d'aller te balader.
— Je ne suis pas censé quitter mon lit, lui rappela Stiles.
— Même pas pour aller voir Scott ? insista Louane.
L'adolescent resta interdit un instant.
— Je ne crois pas que ce soit une bonne idée, finit-il par dire faiblement.
— Pourtant, je suis sûr que ça lui ferait du bien de t'entendre lui parler. Et ne me dis pas qu'il ne t'entendra sûrement pas, parce qu'on sait tous les deux où est Scott en ce moment et qu'il peut nous voir venir lui parler.
Le garçon fixa la jeune fille.
— Comment tu peux savoir qu'il est toujours … là-bas ?
— Je n'en sais rien, avoua la brune. Mais s'il y est encore, il te verra forcément.
— On ne me laissera jamais sortir …
Louane leva les yeux au ciel.
— Depuis quand tu respectes les règles qu'on t'impose ? Et je ne te demande pas d'aller braquer une banque, juste de faire deux mètres pour rejoindre la chambre de ton meilleur ami, qui se trouve juste à côté de la tienne.
L'adolescente rougit en réalisant qu'elle avait légèrement haussé la voix. Stiles ne répondit cependant pas alors elle abattit sa dernière carte :
— De toute façon, qu'est-ce qu'il peut t'arriver si tu sors de ton lit ? On est dans un hôpital, alors même si tu fais un malaise, tu ne pourras pas trouver meilleur endroit pour te soigner !
Le garçon n'eut aucune réaction et Louane baissa les yeux, déçue.
— Je pensais que c'était une bonne idée, moi. Désolée de t'avoir dérangé. Je pensais te faire plaisir …
Alors que l'adolescent faisait demi-tour avec son fauteuil roulant, la voix de Stiles l'arrêta dans son élan :
— Tu m'aides à me lever ?
