Derek se plaqua contre un mur et tendit l'oreille pour vérifier que la voie était libre. Joackim s'arrêta à côté de lui, ses yeux verts en amande plissés par la concentration.
— Il y a quelqu'un ? demanda le métamorphe.
L'alpha secoua la tête et s'élança dans le couloir. On lui avait donné pour mission de vérifier qu'il ne restait aucun otage dans les cellules du laboratoire. Les autres Protecteurs qui avaient pris d'assaut le bâtiment se chargeaient de faire prisonnier le personnel et James. Et d'après les coups de feu et les cris que le loup garou entendait, cela ne se passait pas dans la douceur.
Derek regrettait un peu de ne pas pouvoir prendre part à la vraie bataille mais au final, il préférait ne pas avoir à se trouver face à un complice de James. L'alpha n'était pas sûr d'être capable de se contrôler et déchiqueter un humain sous le coup de la colère devant les Protecteurs n'était assurément pas une bonne idée. Et puis, au moins, être loin des tirs lui permettait de ne pas se faire blesser. S'il revenait dans un sale état à Beacon Hills, Stiles serait capable de le tuer.
Le loup garou culpabilisait désormais de ne pas avoir dit convenablement au revoir à l'adolescent. Le garçon allait lui en vouloir et le jeune homme ne le comprenait que trop bien. Lui-même n'aurait pas apprécié que le fils du shérif aille se mettre délibérément dans le pétrin pour se venger de ceux qui avaient torturé Scott. Derek avait agi sans réfléchir, trop furieux pour penser aux conséquences de ses actes. Et maintenant, il était trop tard pour faire marche arrière.
L'alpha et Joackim atteignirent le couloir dans lequel Scott avait été retenu prisonnier, tout comme le métamorphe et Deaton. L'adolescent fronça le nez, se souvenant des moments peu agréables qu'il avait passé ici. Il n'y était pas resté très longtemps, mais ce qu'on lui avait fait subir avait été assez désagréable pour lui passer l'envie d'y revenir. En pensant au fait que Scott y était resté de longues semaines, Joackim comprenait que le garçon ne se soit pas encore réveillé. Il avait été brisé, aussi bien physiquement que mentalement, et il lui faudrait beaucoup de temps pour que son corps et son esprit s'en remette. S'ils étaient capables de guérir un jour …
Derek, quant à lui, plissa également le nez. Mais cette réaction n'était pas due à des souvenirs, mais plutôt aux odeurs qui l'agressaient. Il y avait l'urine, la sueur et le sang qui dominaient, mais aussi un mélange de rouille et de poussière qui venait lui chatouiller les narines. Et un peu moins perceptibles, mais bien présentes, des fragrances plus discrètes : la peur, la douleur, le désespoir, la solitude … C'étaient des odeurs que les humains ne pouvaient pas percevoir mais que l'alpha captait pleinement dans l'air.
Le loup garou félicita la personne qui avait eu l'idée de le tenir à l'écart du gros du combat. Le jeune homme n'aurait pas résisté à l'envie de punir ceux qui avaient fait souffrir Scott. La haine qui l'envahissait soudainement lui donnait envie de détruire à mains nues le laboratoire entier et d'éviscérer tous ceux qu'il croiserait sur son chemin. Derek dut inspirer plusieurs très lentement pour réussir à se calmer et à étouffer le sentiment de colère qui bouillonnait en lui.
— Ca va ? lui chuchota Joackim.
L'alpha hocha lentement la tête une fois et se força à faire un pas en avant, canalisant sa fureur, ses mains tremblant à cause de la rage qu'il contenait. Le métamorphe et le loup garou remontèrent le couloir, vérifiant que les cellules étaient vides. L'ampoule qui envoyait une faible lumière rendait l'ambiance encore plus lugubre qu'elle ne l'était déjà et leurs pas résonnaient autour d'eux.
Alors qu'ils arrivaient à la fin du couloir, une porte claqua dans un couloir non loin d'eux et des pas se mirent à retentirent. Les deux alliés se plaquèrent contre un mur, même si la personne semblait s'éloigner pour regagner un autre étage. Derek était un peu trop loin de l'intersection pour pouvoir découvrir qui était en train de marcher dans le couloir, mais son odorat lui permit de connaître l'identité de la personne dont le bruit des pas s'évanouissait peu à peu.
Son sang se glaça et la rage qu'il contenait se libéra soudainement dans tout son corps, le faisant frémir. Ses pupilles prirent une teinte rouge sang et ses crocs apparurent malgré lui. L'alpha gronda sourdement.
James était à quelques mètres de lui
# #
Allison était assise sur son lit, les genoux repliés contre elle, les doigts de sa main gauche caressant distraitement ceux de sa main droite, le regard dans le vide. Son teint était cireux et ses cheveux bruns retombaient d'une façon disgracieuse tout autour de son visage, comme si cela faisait plusieurs jours qu'ils n'avaient été ni coiffés, ni lavés. Le T-shirt et le pantalon que la jeune fille portait étaient trop larges pour elle, mais ils n'empêchaient pas de deviner sa maigreur.
Scott sentit son cœur se serrer en découvrant l'adolescente dans un état aussi piteux. Lui qui avait toujours eu de l'admiration pour elle et qui s'était toujours dit que la chasseuse était forte … Il n'arrivait pas à croire que c'était bel et bien sa copine qui était devant lui, les joues creuses, les yeux ternes, l'air triste et décharné.
Le garçon tourna la tête vers Claudia, le regard brillant de chagrin :
— Je ne veux pas voir ça … murmura-t-il.
— C'est normal. Personne n'aime voir ceux qu'il aime souffrir, annonça la femme. Mais il est nécessaire que tu vois les futurs d'Allison pour pouvoir prendre ta décision.
— Ma décision est déjà prise, grommela l'adolescent. Pas besoin de tout ça pour tenter de me faire changer d'avis …
La mère de Stiles pinça les lèvres mais n'ajouta rien. Le décor changea soudainement. Allison n'était plus assise sur son lit. Elle était perchée sur un tabouret, occupée à fixer un drap au plafond. Le sang de Scott se glaça dans ses veines lorsqu'il vit la jeune fille passer la boucle formée par le drap autour de son cou, puis, faire basculer le tabouret à l'aide de ses pieds. Le garçon se détourna brusquement, incapable de soutenir la vision de la chasseuse se suicidant.
— Pourquoi a-t-elle fait ça ? finit-il par bégayer, le corps secoué par des tremblements incontrôlables.
— Parce qu'elle n'arrivait pas à vivre sans toi, déclara doucement Claudia. Mais rassure toi, il n'y a pas que des futurs tristes pour Allison.
Scott se retourna pour, cette fois-ci, découvrir la jeune fille avec un grand sourire. Elle portait une robe blanche qui lui arrivait aux genoux et elle sautillait vers un jeune homme que l'adolescent ne connaissait pas.
— Dans certains futurs, elle saura reconstruire sa vie après ta mort, expliqua la mère de Stiles. Elle ne se laissera pas toujours dépérir.
Les traits de l'inconnu se modifièrent pour prendre ceux de Jackson et Scott fronça les sourcils sous le coup de la surprise.
— Si elle se dirige vers cet avenir là, cela implique qu'elle se fâche avec sa meilleure amie Lydia, grimaça Claudia. Ce serait triste de voir leur amitié se désagréger mais c'est parfois inévitable …
— Tous ces futurs … C'est uniquement des choses qui se passeront si je choisis de mourir ? demanda l'adolescent dans un souffle.
La femme pencha la tête sur le côté.
— Et bien, c'est un peu plus complexe que cela. Si tu choisis de vivre, rien ne t'assure que tu resteras avec Allison toute ta vie …Peut-être que vous vous séparerez et qu'elle sortira ensuite avec Jackson ou qu'elle mettra fin à ses jours suite à votre rupture.
— Vous dîtes ça comme si c'était tout ce qu'il y a de plus banal … s'offusque faiblement Scott.
Le regard de la mère de Stiles se teinta d'amertume.
— C'est parce qu'il me reste peu de temps avant que tout soit fini. Mais je t'assure que je trouve ça triste de voir ce que nous découvrons ensemble. Je trouve que chaque vie mérite d'être vécue jusqu'au bout et qu'il est bête de gâcher la sienne ou de ne pas en prendre soin …
Le fils de Melissa n'eut pas le temps de répondre. Les traits de Jackson se modifièrent à leur tour pour prendre ceux de Scott. Le garçon serrait Allison contre lui et ses mains descendaient sur un ventre rebondi. L'adolescent battit des cils.
— Mais … Ce n'est pas possible … Allison ne peut pas avoir d'enfant, balbutia-t-il, hébété.
— Il faut croire que dans certains futurs, elle pourra tomber enceinte, lança Claudia. C'est exactement comme pour toi : si tu trouves un moyen de rester ou de redevenir un loup garou, tu pourras trouver un moyen de guérir Allison.
— C'est marrant, railla Scott. J'ai l'impression que vous me montrez que ma mort entraînera le malheur des gens que j'aime alors que si je vis, ils seront tous heureux.
Claudia secoua la tête.
— Je ne peux pas promettre que si tu reviens sur terre, tout soit idyllique. Mais si tu t'en donnes les moyens, tu pourras arranger bien des choses.
Une vague de colère submergea subitement Scott. Le garçon en avait marre de voir les futurs qui concernaient les gens qu'il aimait. Il avait pris sa décision et ne voulait rien savoir de tout ça. Qu'on le laisse partir tranquillement et que les autres se débrouillent pour vivre sans lui !
L'adolescent se mordit violemment la lèvre avant de lâcher d'un ton excédé :
— Quand vous êtes morte … On vous a montré Stiles se suicidant ? Votre mari qui allait mal ? Vos amis qui refaisaient leurs vies ? Et pourtant, vous avez choisi de mourir ! Je fais le même choix que vous, en quoi est-ce si difficile à accepter ? Arrêtez d'essayer de me convaincre qu'il faut vivre !
Claudia sourit tristement.
— Je n'ai pas eu le choix, moi. Sinon, je serai retournée auprès de mon fils et de mon mari.
La bouche de Scott s'arrondit à cause de la surprise.
— Ah bon ? Vous n'êtes pas venue ici ? Mais j'avais cru comprendre que …
— Je t'ai dit tout à l'heure que je ne voulais pas expliquer mes choix parce que je voulais que tu arrêtes de me poser des questions, admit la femme. Mais tout le monde n'a pas la possibilité de choisir entre mourir et vivre. Moi, par exemple, on ne m'a pas laissé l'opportunité de revenir. De plus, la vision des différents futurs fait parfois peur aux gens qui fuient leur avenir alors que s'ils n'avaient pas été mis au courant, ils auraient choisi de vivre.
Les épaules de Scott s'affaissèrent et il murmura :
— J'ai bien conscience que je fuis. Mais je ne changerai pas d'avis. Mes amis et ma famille seront peut-être heureux sans moi, ou peut-être qu'ils seront très malheureux. Mais moi, je n'ai plus la force de vivre … Je n'en peux plus. J'ai trop souffert. Je veux que tout s'arrête … Alors arrêtez de me torturer avec des images des gens que j'aime et partons !
Claudia observa le garçon pendant un long moment.
— Si tu as pris ta décision, alors, plus rien ne nous retiens ici …
La femme lui tendit la main et le garçon jeta un dernier regard par-dessus son épaule. Toutes les personnes qu'il aimait étaient là, derrière lui, de grands sourires sur leurs visages. Sa mère avait posé sa tête sur l'épaule de Peter et serrait contre elle Aidan, tandis que le loup garou portait Emily. Chris était à côté d'eux, la main posée sur l'épaule d'Allison, dont le visage était baigné de larmes mais qui se tenait tout de même droite.
Stiles pleurait autant que la chasseuse mais il se forçait à sourire, la main liée à celle de Derek. Isaac, Erica, Danny et Boyd étaient émus mais lui adressaient des signes de tête. Jackson tentait de consoler une Lydia qui sanglotait contre son torse. Matt lui envoyait un sourire gêné tandis que Louane l'observait d'un air mi-réprobateur, mi-compatissant.
Derrière eux, il y avait une foule d'autres personnes, des lycéens que Scott connaissait plus ou moins bien, des joueurs de l'équipe de crosse, des professeurs comme Harris, Morrell ou Finstock, son patron, Deaton et tant d'autres … L'adolescent crut même voir son père. Mais il n'eut pas le temps de vérifier si c'était bien lui qu'il avait aperçu. Claudia lui posait la main sur l'épaule pour le faire se retourner.
— Il est temps de partir, annonça-t-elle. Tiens bien ma main pendant le voyage. Si tu la lâches, tu pourrais t'égarer et je ne sais pas quand, ni comment tu retrouverais ton chemin. Cela fait tellement longtemps que nous sommes dans l'entre-deux … On y reste beaucoup moins de temps, normalement.
Scott n'eut pas la curiosité de demander ce que sous-entendait la femme, ni où elle comptait l'emmener. Au fond de lui, il commençait à regretter d'avoir choisi la mort. Voir ses proches lui dire adieu l'avait bouleversé, et pour un peu, il en aurait oublié la douleur et l'absence de son loup.
L'adolescent inspira profondément pour se donner du courage. Il ne fallait pas flancher. Pas maintenant. Ses amis et sa famille s'en sortiraient bien sans lui. Sa mère et Peter élèveraient bien les jumeaux qui seraient des enfants modèles, Stiles finirait sa vie avec Derek et se remettrait de sa disparition et Allison tomberait de nouveau amoureuse, se marierait et aurait des enfants – et de préférence, pas avec Jackson.
Oui, tout se passerait bien. De toute façon, il était trop tard pour faire marche arrière. Scott sourit faiblement alors que tout devenait blanc autour de lui et qu'il avait l'impression que tout son corps le picotait, un drôle de pressentiment lui nouant le ventre.
S'il était si confiant, pourquoi avait-il cette impression que fuir n'était pas la solution ?
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Derek se précipita dans le couloir pour tenter de rattraper James. Joackim l'appela mais l'alpha ne l'écouta pas. Il ne prit même pas la peine de se retourner pour voir si le métamorphe le suivait. La rage qui l'habitait était si violente qu'il ne se rendait plus compte de ce qu'il faisait.
Son sang battait furieusement contre ses oreilles et son loup réclamait vengeance, ses griffes prêtes à se planter dans la chair. L'alpha monta une volée de marches à grandes enjambées, poursuivant James à travers le laboratoire. Mais son ennemi courrait vite et le loup garou n'arrivait pas à le rattraper. Le lycanthrope ne le voyait déjà plus et ne pouvait se fier qu'au bruit de ses pas pour le suivre.
Il puisa dans ses dernières ressources pour tenter de gagner de la vitesse, sauta au bas d'un escalier, fonça à quatre pattes au travers d'un couloir, prit un virage serré pour s'élancer dans une intersection et bondit sur la forme juste devant lui.
Derek immobilisa son ennemi et juste avant de lui planter ses griffes dans le cou, il arrêta son geste. L'alpha fronça les sourcils en reconnaissant Joackim. L'adolescent avait les yeux écarquillés et le teint pâle, mais se força à bégayer d'un ton ironique :
— J'aime quand tu t'énerves. C'est exci …
— La ferme ! cracha le loup garou. Où est James ?
— J … James ?
— Oui, James ! Je lui courrai après, il n'était pas très loin de moi et quand j'ai cru l'avoir rattrapé, je me suis retrouvé sur toi.
— Oh, la situation n'est pas pour me déplaire … plaisanta Joackim.
— Ca t'aurait sûrement moins plu si je t'avais arraché la gorge avec mes dents, grommela Derek en se relevant.
L'alpha observa le couloir, cherchant à repérer par où avait pu s'échapper James. Il n'arrivait plus à détecter son odeur. Il y avait trop de parfums différents. Le loup garou réalisa qu'il avait fait une boucle et qu'il était revenu au début du couloir où les prisonniers du laboratoire étaient enfermés. Par où avait pu s'éclipser James ?
— Tu ne l'as pas vu passer ? demanda Derek.
— Qui ? s'enquit naïvement le métamorphe.
En voyant le regard sombre de l'alpha, l'adolescent fit une grimace.
— Non. Tu m'as laissé en plant dans le couloir et j'ai voulu te suivre, mais tu allais trop vite alors je t'ai rapidement perdu. Du coup, plutôt que de déambuler tout seul dans le laboratoire, je me suis dit qu'il valait mieux que je remonte dans le hall principal, histoire de retrouver les autres. Et là, alors que je revenais sur mes pas, tu m'as sauté dessus.
Le loup garou jeta un dernier regard tout autour de lui.
— Tu n'as vraiment rien vu ? James était juste devant moi … Enfin, il n'était pas très loin.
Joackim fit la moue.
— Je te jure que si j'avais eu l'occasion de l'arrêter, je l'aurais fait. Mais il doit connaître cet endroit comme sa poche. Il a sûrement emprunté une porte dérobée ou il s'est enfermé dans une pièce secrète … Tu ne le sens pas ?
Derek secoua la tête. Il y avait trop d'odeurs et il était encore trop énervé pour réussir à se concentrer. Le métamorphe renifla avant de hausser les épaules.
— Bon, on retourne voir les autres ? Avec un peu de chance, James se sera jeté dans leurs bras.
Le loup garou hocha sombrement la tête. Il laissa Joackim passer devant et avec beaucoup de regrets, le suivit après avoir jeté un derrière coup d'œil derrière lui. Le jeune homme avait l'impression que son ennemi était caché tout près de lui, même s'il ne voyait pas où. Et ça le déchirait de savoir que James trouverait probablement le moyen de s'en sortir, une fois encore. Parce que s'il n'était pas arrêté aujourd'hui, cela voulait dire qu'il trouverait le moyen de revenir et de leur faire du mal.
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Stiles sursauta en réalisant qu'il s'était endormi et se redressa mollement dans son fauteuil roulant. L'adolescent grimaça. Il aurait aimé s'étirer, mais il n'en avait pas le courage. Alors, il coula un regard vers Scott, allongé dans son lit, les yeux clos.
— Si tu me faisais la conversation, je ne m'endormirais pas bêtement dans ta chambre ! lui reprocha le garçon.
Il était conscient qu'il n'aurait aucune réponse et il râlait surtout pour se décharger de la culpabilité qu'il ressentait de s'être endormi alors qu'il était là pour tenter de réveiller Scott.
Pendant qu'elle le poussait jusqu'à la chambre de son meilleur ami, Louane avait révélé à Stiles qu'elle se souvenait vaguement des histoires que Matt lui avait lues alors qu'elle était dans le coma. Il n'en avait pas fallu plus au fils du shérif pour se dire que parler à Scott pourrait l'inciter à ouvrir les yeux et il avait parlé à l'adolescent. Mais le garçon n'était pas sorti de son sommeil et Stiles avait fini par s'endormir quelques minutes.
Alors qu'il allait se lancer dans un nouveau monologue, le fils du shérif fut coupé par la machine qui donnait les signes vitaux de Scott. Des bips irréguliers commencèrent à se faire entendre et soudain, un sifflement aigu retentit tandis que sur l'écran, il ne restait qu'une ligne droite et des chiffres nuls.
Le cœur de Stiles tomba au fond de sa poitrine alors que dans le couloir, plusieurs infirmiers et médecins se précipitaient vers la chambre de Scott. Le fils du shérif savait ce qu'il se passait. Il avait déjà vu un écran de ce genre quelques années plus tôt. Et l'adolescent avait espéré ne jamais le revoir. Pourtant, il n'y avait aucun moyen de se tromper.
Scott était en train de mourir.
