Auteur : KawaiiTenshi27
Disclaimer : Les personnages et l'univers dans lequel ils évoluent appartiennent à JKR.
Note de la traductrice : Coucou à toutes (et à tous?). Je sais que je ne suis pas très en avance pour ce chapitre, mais j'ai eu un mois de novembre assez chaotique ; entre les maladies qui ne veulent pas guérir et qui amènent d'autres soucis, les cours qui m'intéressent de moins en moins, et les stages ennuyeux et terrirosants qui entraînent des nuits courtes et agitées par une même question qui revient encore et encore : qu'est-ce que je vais bien pouvoir faire?! Enfin bon, j'arrête là, je vais finir par devoir renommer cette partie 'Les infortunes de la traductrice' :-D
Sinon, rien de très spécial, juste une montagne de Merci à tayplayrock, Loulou2a, Ishtar205, LumyNuitey, Kuro-hagi et Zazo pour vos reviews, ainsi qu'un immense merci à ma béta, Cybèle Adam, tu as raison ma douce, cette nouvelle façon de corriger est bien plus pratique et efficace! MERCI! (par contre ça doit te faire plus de boulot, non?) Mais j'espère de tout coeur que tu apprécieras cette version!
Oh, si vous trouvez des trucs de mauvais goût ou alors très mal tourné, n'hésitez pas à me le faire savoir! J'aime les choses bien faites ;-p (ce qui signifie que je n'aime pas bcp ce que je fais :-)
One-Night Stand
Troisième partie
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Des yeux bruns-dorés fixaient le miroir, sondant leur propre image.
Qu'est-ce qui m'arrive? Se demanda désespérément Remus. Son Rêve l'avait ébranlé et il en était ressorti vraiment pâle. Il le hantait. Cela faisait maintenant cinq nuits de suite qu'il le faisait: chaque nuit depuis Cette Nuit-Là. Toujours le même. Et il se réveillait toujours en cherchant… cherchant… cherchant après quelque chose. Il ne savait pas quoi.
Il y eut de légers bruits de pas dans son dos, et le reflet de Sirius apparu derrière le sien.
"Parle-moi…" demanda le garçon aux cheveux sombres.
Remus détourna son regard de son propre reflet pour le poser sur celui de son ami.
Sirius se tenait derrière lui, un peu en retrait, les cheveux en désordre et les yeux légèrement voilés par le sommeil, vêtu d'un simple pantalon de survêtement et portant une expression quelque peu inquiète. Remus ne désirait rien de plus en cet instant que de s'appuyer contre ce garçon qui le dépassait juste un peu ; et, ignorant son esprit qui lui ordonnait de rester stoïque, son corps se mit à vaciller imperceptiblement.
Sirius posa une main sur l'épaule de Remus, l'aidant à reprendre son équilibre. A travers le mince tissu de son tee-shirt, il pouvait sentir la chaleur de cette paume qui irradiait, et ce contact l'électrisa. La léthargie qui avait envahit tout son être depuis les cinq derniers jours sembla s'évanouir, et puis Sirius le repoussa comme s'il venait de se brûler, et alors l'inexplicable et pesante lassitude réapparu.
"Je vais bien," parvint à insister Remus, bien que sa voix ne fût pas plus forte qu'un murmure.
"Tu ne vas pas bien!"
La véhémence de l'autre garçon fit tressaillir Remus.
Sirius se mordit la lèvre et baissa les yeux sur ses orteils. "Ecoute, je crois…" il mâchouilla la chair pendant un moment, et si ses yeux n'avaient pas été rivés au sol, il aurait vu le regard brun-dorés fixé sur sa bouche tandis que ses dents martyrisaient sa lèvre inférieure. "Je crois," recommença-t-il, toujours focalisé sur ses pieds, "Je pense qu'il faut qu'on parle."
"Parler?" Je croyais qu'on devait faire comme si rien ne s'était jamais passé.
"A propos de Cette Nuit-Là," précisa inutilement Sirius sans lever les yeux.
"Tu as dit qu'on devait faire comme si rien ne s'était jamais passé," lui rappela Remus, forçant ses yeux à rester sur le visage de l'autre garçon au lieu de les laisser voyager le long du torse hâlé et bien fait comme ils mouraient d'envie de le faire. Il était plus facile de se concentrer sur la direction de son regard que sur le couteau qui lui transperçait la poitrine tandis qu'il parlait.
"Remus, on… on a…" La phrase resta en suspens.
"Couché ensemble." Finit Remus, et quand il entendit le timbre terne de sa propre voix, il se demanda une fois de plus pourquoi il avait l'impression d'être pratiquement mort.
Une légère teinte rosée se répandit sur les joues de Sirius. "Hum, oui."
"Tu as dit qu'on était saoul," dit Remus, sa voix ne laissant rien paraître de l'agitation qui secouait le fond de son âme. "Tu as dis qu'on devait oublier."
"Hum, oui," répéta Sirius.
"Tu as dit qu'on devait faire comme si rien ne s'était jamais passé," répéta Remus et sans vraiment savoir comment, il trouva la force de passer devant l'autre garçon pour aller se réfugier dans la salle de bain.
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Le silence régnait dans la bibliothèque. L'expression 'silence de mort' résonna dans l'esprit de Remus comme il s'asseyait sur son habituelle banquette située sous la fenêtre au fond de son sanctuaire, et l'à propos morbide de cette expression le frappa ; après tout il s'isolait ici assez souvent, et c'était ce qu'il faisait encore maintenant, il se terrait -s'enterrait- dans le silence de la bibliothèque. Un silence de mort. Comme il s'enterrerait dans une tombe.
Il posa son front contre la vitre froide, regardant le vent fouetter les flocons au dehors. Il ne voyait que du blanc. La couleur de la mort.
Son livre pesait sur ses genoux : un ouvrage de stratégies sur les Echecs. Cela faisait une éternité qu'il voulait le lire, et maintenant qu'il avait le temps, il en avait perdu l'envie.
La lumière à la fois grise et blanche provenant de l'extérieur semblait irréelle.
Pendant un long moment, Remus regarda fixement son livre ouvert, sans vraiment le voir, puis il se retourna vers la fenêtre.
Il ne savait pas depuis combien de temps il était resté assis là. Le changement de luminosité était à peine visible, devenant simplement plus gris que blanc au fur et à mesure que l'après-midi avançait.
Remus savait que son compagnon de chambre était tout près de là un moment déjà avant que l'autre garçon n'apparaisse près des bibliothèques. Etrange. C'était comme s'il avait senti, plus qu'entendu, son ami approcher. Mais cela n'avait aucun sens. Il avait simplement dû entendre le bruit de ses pas sans s'en rendre compte.
"Je savais que tu serais là," lâcha Sirius sans préambule. Sa voix résonna d'une manière presque sinistre dans la tranquillité de l'endroit.
Remus se força à détourner les yeux du garçon aux cheveux sombres, pour le reporter sur la fenêtre grise. "Je suis toujours là," approuva-t-il. Même son timbre paraissait mort.
"Ben, oui, mais…"
Quelque chosa dans la voix de Sirius obligea Remus à se retourner et à faire face au garçon aux yeux gris. "Mais?" l'encouragea-t-il.
"Rien," marmonna Sirius en fixant le sol.
Remus attendit, mais rien de plus ne vint. Après un moment, il retourna à la contemplation du temps qu'il faisait dehors.
"Est-ce que tu veux qu'on aille dîner?" finit pas demander Sirius. "Il commence à se faire tard."
"Bien sûr," Remus ferma son livre et se leva. Il n'était pas particulièrement affamé, mais il savait qu'il devait manger. "Tu aurais dû y aller sans moi si tu avais faim."
"Je n'avais pas vraiment faim tout à l'heure," admit Sirius, ouvrant la voie hors de la sombre bibliothèque.
Pas faim, Sirius? Sirius avait toujours faim. C'était comme si le monde tournait à l'envers.
Perdu dans ses pensées, ne sachant pas pourquoi tout allait tellement de travers, Remus ne se rendit compte que Sirius s'était arrêté que lorsqu'il le percuta. Il laissa tomber son livre, lequel s'ouvrit en heurtant le sol.
"Désolé," firent les deux garçons au même instant.
Remus se pencha pour ramasser l'ouvrage. "Pourquoi tu t'es arrêté?" demanda-t-il.
"J'ai besoin de te parler…" commença Sirius, mais Remus n'écoutait pas.
Il avait les yeux fixés –rivés- sur le livre et sa main était restée figée dans les airs avant de l'atteindre.
Il s'était ouvert à la première page du chapitre treize: Checking and Mating. (Ndt : 'Echec et Mat')
"Rem? Ça va?"
D'un seul coup, tout devint clair.
Dans un brusque sursaut d'énergie, Remus rebroussa chemin, abandonnant le livre sur le sol ; ses pieds martelant la pierre comme il fonçait à travers les couloirs et piétinait aux croisements, déboulant dans la bibliothèque à peine quelques secondes plus tard. Il dérapa en stoppant face à la section Défense Contre les Forces du Mal, puis parcouru des yeux les références de tous les rayons avant de se hâter en direction de l'étagère consacrée aux créatures des ténèbres.
Le coeur battant à tout rompre, Remus s'arrêta pratiquement au bout des rayonnages, le regard fixé sur la grande bibliothèque dédiée à l'étude de la lycanthropie. Il n'avait pas feuilleté ces livres depuis des années.
Il prit une profonde inspiration, tendit le bras, et descendit un encombrant volume relié de cuir de l'étagère. Durant l'année qui avait suivit la révélation de son secret à ses amis, Remus avait passé une grande partie de son temps plongé dans des livres concernant les loups-garous. Il avait eu bien trop peur de le faire avant, mais dès qu'ils avaient su –dès qu'il avait été certain de ne pas les perdre, de ne pas être abandonné– il avait essayé de trouver tout ce qu'il pouvait au sujet de sa malédiction. Cet ouvrage avait été l'un de ses favoris à cette époque.
Il s'assit sur le sol et ouvrit le tome avec précaution, parcourant l'index, cherchant… cherchant…
Chapitre quarante-sept: Mating Habits of Werewolves (Ndt : 'Rites d'accouplement chez les loups-garous')
Il fixa le titre durant une longue minute. Il se souvenait avoir sauté ce chapitre pendant sa seconde années, complètement indifférent –à seulement douze ans– aux rites d'accouplement chez les loups-garous. Cette fois, il tourna frénétiquement les pages jusqu'à celle qu'il cherchait, et commença à lire.
A suivre...
Ndt :Vous aurez remarqué que j'ai laissé les titres de nos chapitres 13 et 47 en anglais et vous ai noté les traductions juste après. En fait, j'étais obligée de procéder de cette manière pour que l'on puisse se rendre compte du chemin qu'ont suivi les pensées de Remus ; en effet, en anglais, 'mating' fait à la fois référence à la mise en échec et mat du roi ('mater' en français) et au processus d'accouplement chez les animaux. Et franchement, je ne voyais pas du tout comment mettre en relation ces deux notions avec des termes français... alors pardon :-o
