Auteur : KawaiiTenshi27

Disclaimer : Les personnages et l'univers dans lequel ils évoluent appartiennent à JKR.

Note de la traductrice : Aaah! C'est n'horrible, j'ai mis tellement de temps à poster le chapitre 4 que tout le monde s'est résolu à aller lire la VO ! A quoi je sers moi maintenant?! Bon, bah je vais me consoler en me disant que je suis au moins utile à ceux qui ne comprennent pas un mot d'anglais... en même temps s'ils arrivent à naviguer sur ce site, c qu'ils doivent en connaître quelques uns... //soupire de découragement//

Bref, trève de jérémiades, je suis ici pour vous présenter le chapitre 5 -qui a mis moins d'un an à arriver, vous en conviendrez! Le 6 est déjà chez ma Cybèle pour correction!
Comme tjs si vous trouvez des fautes et/ou des phrases étranges, surtout faites-le moi savoir, je corrigerai!

Je finis dc avec les traditionnels remerciements à Sorn The Lucifer's Angel, Loulou2a, Abelforth Dumbledore, C Elise, aurélie, tayplayrock, Shmi, Alanisse, Cybèle Adam (ma si patiente et adorable béta! MERCI à toi!), Kuro-hagi, Harrie Zabbs, Eileen Ana, P'tit lion, Misschatelle, Oxaline (merci x4!!), GredW, Zazo, LumiNuitey, Nariel Alcarin, Tigrou19 et Bunny188, pour les reviews! J'espère n'avoir oublié personne ni écorché le nom de personne... //boulette de naissance//


One-Nigth Stand

Cinquième partie

-

Sirius le fixait depuis déjà de longues minutes et autour d'eux, le silence se faisait tellement pesant que Remus s'étonna vaguement qu'il ne les ait pas encore étouffés.

Puis Sirius tourna brusquement les talons, le livre toujours prisonnier de ses bras, et quitta la chambre.

Immobile, Remus le regarda partir et il lui fallut une bonne minute pour enregistrer la sensation glacée qui lui engloutissait l'estomac.

Qu'est-ce que j'ai fait? Songea-t-il alors que ses jambes se dérobaient sous lui et qu'il s'effondrait sur le sol en une masse disgracieuse.

Pour la troisième fois en quelques minutes, il se mordit la lèvre et le goût cuivré du sang envahit sa bouche tandis que les larmes lui montaient aux yeux.

Qu'est-ce que j'ai fait? Qu'est-ce que j'ai fait ? Qu'est-ce que je vais faire? Qu'es-ce que j'ai fait? Qu'est-ce que j'ai fait?

Il avait perdu son meilleur ami, la personne à laquelle il tenait le plus ; le garçon dont il était amoureux.

Le loup avait perdu son compagnon.

Mais le loup n'allait pas abandonner sans combattre.

Remus bondit sur ses pieds, décidant de lutter contre le loup, mais cette fois, la défaite de l'humain était déjà inévitable.

Il n'avait aucune idée de ce qu'il allait faire, mais il savait qu'il devait trouver Sirius. Il trouverait Sirius. Le loup trouverait Sirius.

D'un geste vif, il effaça rageusement les larmes mêlées de sang qui coulaient sur son visage et abandonna la pièce, laissant ses pieds le porter au bas des escaliers, le guider à travers la salle commune et lui faire franchir le portrait pour continuer dans le couloir.

Il savait que Sirius était là. Il le ressentait, dans son cœur, dans son sang. Le loup savait.

Il avançait à grandes enjambées -allongeant sa foulée ; il ne courait pas vraiment, mais il survolait les pierres à vive allure, se hâtant à travers l'obscurité et le calme qui régnaient dans le château, ressentant chacune des pulsations de son sang à l'intérieur de ses veines.

Il se retrouva devant la tapisserie de Barnabas le Follet avant même de se rendre compte qu'il était au septième étage. Les yeux dans le vide, il fixa le troll en tutu pendant un moment avant de s'en détourner pour faire face à la porte encastrée dans le mur opposé.

Sirius était à l'intérieur. Remus le savait. Le loup le savait. Et Sirius voulait que Remus le trouve, sinon il n'y aurait pas de porte.

Mais malgré tout, Remus hésita, la main tendue vers le bouton de cuivre.

Qu'est-ce que je vais lui dire? Est-ce qu'il voudra m'écouter, au moins? Est-ce qu'il va me parler? Qu'est-ce qu'il va dire? Est-ce qu'il va me dire qu'il me déteste? Est-ce qu'il me déteste? Est-ce qu'il ne va plus jamais vouloir me voir? Mais qu'est-ce que je fais ici d'abord?

Le loup gronda, Remus saisit la poignée, la tourna, et ouvrit la porte, ne sachant absolument pas ce qu'il allait trouver derrière.

Ce qu'il vit le déconcerta autant qu'il le surprit.

La Salle sur Demande ressemblait à s'y méprendre au dortoir des septièmes années de la Tour Gryffondor. Il n'y avait qu'un lit, mais il était l'exact réplique de ceux qui trônaient dans leur chambre, tout y était, même les lourdes draperies rouge. Il y avait également un épais tapis recouvrant le sol, et un feu ardent flamboyait dans l'âtre.

Lorsque Remus entra, Sirius s'extirpa du fauteuil rouge situé juste devant la cheminée et dans lequel il avait pris place.

Le garçon aux cheveux noirs contourna le fauteuil et s'avança au centre de la chambre ; il serrait toujours contre lui, le livre que Remus lui avait flanqué dans les bras.

Le bruit sourd de la porte se refermant sonna comme un canon et le crépitement du feu était presque assourdissant.

"Tu es venu," constata simplement Sirius d'une voix douce.

"C'est ce que tu voulais." Affirma Remus, mais il se demanda s'il n'aurait pas plutôt dû répondre par une question.

La tension qui régnait dans la pièce était pratiquement palpable.

Remus réprima un frisson.

Sirius se rapprocha, mesurant chacun de ses mouvements avec précision, presque comme s'ilétait un loup en train de traquer sa proie.

Remus n'arrivait pas à déchiffrer l'expression sur le visage de son ami, tout comme il était incapable de lire la moindre émotion à travers le lien.Est-ce que ça veut dire qu'il l'a rejeté? Se demanda Remus, sentant la nausée l'envahir en même temps que la peur. Ne sachant pas quoi faire d'autre, il attendit que Sirius parle.

Après un moment, ce dernier inclina légèrement la tête sur le côté et quand il se décida à parler, rien ne transparut dans le ton de sa voix."Ce que tu m'as raconté tout à l'heure, pourquoi tu me l'as dit?"

"C'était la vérité."

"C'était la vérité?"

"Tu sais que je ne mens pas. Pas quand c'est important. Pas à toi." Comment peut-il croire que j'inventerais quelque chose comme ça? Lui aussi il ressent les mêmes effets, il me l'a dit.

"Je ne suis pas sûr de saisir," avoua doucement Sirius.

Qu'est-ce qu'il y a à dire d'autre? Se demanda Remus. Comment lui faire comprendre? "Je –" commença-t-il.

Sirius le coupa. "Tu as dit que tu étais désolé."

Ne sachant pas vraiment ce que Sirius avait en tête –et en partie terrifié à l'idée de le découvrir– Remus se limita à un hochement de tête.Qu'est-ce que ça a à voir avec le fait qu'il ne comprenne pas ce qui se passe?

"Tu as dit que c'était de ta faute."

De nouveau, Remus hocha la tête.

"Mais tu ne te rappelles de rien."

"Je –" répéta Remus avant de s'arrêter. Il se mit à cligner des yeux, essayant de réfléchir, mais il avait beaucoup de mal. Sa mémoire concernant les évènements de Cette Nuit-Là refusait de fonctionner correctement. "Je ne me rappelle pas de grand chose,"finit-il par admettre.De vagues sentiments, des brides de sensations, de brefs flash. Alléchants. Appétissants. Sarcastiques. Rien de solide. Rien qu'il ne puisse qualifier de souvenir à proprement parlé.

Sirius hocha la tête une fois, puis deux,et sembla s'accrocher au livre emprisonné contre son torse. Il inspira profondément, ouvrit la bouche comme s'il s'apprêtait à parler, mais se contenta de relâcher son souffle.

Remus attendit.

Sirius reprit une profonde inspiration et baissa le regard sur le sol qu'il préféra fixer. "Moi, je m'en souviens," exhala-t-il si doucement que Remus cru avoir mal entendu.

"Quoi?"

"Je m'en souviens," recommença Sirius avec plus de force cette fois. Il arracha son regard du tapis et le plongea dans celui de Remus.

"Je me souviens de tout."

A suivre...