Titre : Le blond, le chimiste et... WHAT ?!
Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent bien sur pas, ils sont à ce cher Conan Doyle, et plus récemment, à Satan et son bras droit, alias Steven Moffat et Mark Gatiss.
Rating : K, mais ça changera sûrement selon les chapitres.
Paring : John/Lock, of course, vous vouliez que je fasse quoi ?
Résumé : Sherlock Holmes était un chimiste aguerri. Il aimait mélanger les produits, et expérimenter tout un tas de choses. Jusqu'à ce que l'une de ses expérience mène John Watson dans une très mauvaise mais si particulière posture.
Note : Bon, bon. Ceci sera probablement une fic en plusieurs chapitres. Combien ? Je n'en ai AUCUNE idée ! Je vais laisser cette fic partir dans le délire, et l'on verra bien où cela nous mènera ! Cette histoire est partie d'un rp – sms muhuhu – avec une amie. J'espère que vous aimerez !
Merci à Rhumanesque pour être ma bêta-lectrice adorée !
Chapitre II : Les trois premiers mois.
Cela faisait maintenant trois mois. Trois mois que Sherlock Holmes avait laissé son thé sur un coin de table et que John Watson l'avait bu d'une traite, comme si ce fut le meilleur breuvage au monde. Trois mois que le pire des cauchemar de l'ancien soldat avait commencé. Désormais, il arborait un fatigué et abattu, qu'il devait cacher sous de grands airs et de faux sourires. Il savait néanmoins que bientôt, il ne pourrai plus rien cacher.
Mais revenons en arrière. Une fois l'atroce révélation démontrée, une fois les tests fait, en toute confidentialité, John était maintenant persuadé d'être enceinte. Mon Dieu. Il n'aurai jamais pensé à quoi que ce soit de cet ordre là quand il s'était engagé, et quand il était rentre d'Afghanistan. Des fois, il se demandait même si sa rencontre avec Sherlock était la pire chose qu'il ne lui était jamais arrivé.
« - Sherlock, j'ai des nausées..., grogna John. »
Le silence pesait entre les deux hommes depuis l'annonce. Pourtant, le blond décida de briser la glace, et de parler à Sherlock. Ce dernier ne l'avait plus touché depuis, ni embrassé, ni même n'avait réclamé son baiser matinal. Il semblait froid, distant, faisant parfois semblant de regarder quelque chose au microscope, juste pour ne pas répondre à John. Parfois, ce dernier avait l'impression qu'une douche, un passage aux toilettes, un recoin de journal, tout était prétexte pour ne pas se parler. Pourtant, là, le brun était coincé. Le blond était désemparé, et son visage passait d'une seconde à un contentement total, à une tristesse infini, ces derniers temps. Sans doute les hormones, en avait conclu le détective.
« - C'est la première étape, répondit Sherlock.
- La première étape de quoi ?
- De la grossesse. Tu vas passer par quatre étapes.
- Qui sont... ? s'enquit John. »
Sherlock soupira. Il s'était énormément renseigné ces derniers temps. Et non, il ne faisait pas tout pour éviter John. Au contraire, il s'inquiétait. Qu'allait-il advenir de John ? De … son John ? Ils allaient devenir parents. La réalité frappa soudainement Sherlock au visage, comme un coup de poing, qui vint se loger droit dans son estomac. Ils allaient être parents. Un petit être, né de leur union. Il était réellement urgent de poser leur relation. Même Sherlock lui-même était conscient que la situation était trop précaire, trop instable, trop inapte à élever un enfant. Où allaient-ils le ou la mettre ? John voudrait-il le garder ? Trop, beaucoup trop de questions.
« - La première étape, ce sont les nausées. »
C'était le cas. Tous les matins, John se levait, après une nuit agitée de cauchemars et de délires de soldat, et était pris de soudaines nausées. Parfois, l'atroce envie de rendre son estomac passait, parfois, il se sentait obligé de sécher le boulot car cela durait toute la sainte journée. C'était réellement stressant pour le médecin. Bien sur, en tant que personnel soignant, il avait déjà pu observer des grossesses. Bien sur, il en avait vu de toutes les couleurs, à l'hôpital, et dans le soleil abrutissant de l'Orient. Mais en tant qu'homme, il était persuadé de ne jamais avoir à l'expérimenter. C'était sans compter sur le petit chimiste qui vivait au 221b Baker Street avec lui. John Watson maudissait Sherlock. Du plus profond de son âme. Ce dernier le mettait dans une situation réellement inconfortable. Etait-il seulement possible de renoncer à cette situation ? Les conséquences d'un simple thé pouvaient être catastrophique, et John se promit de ne plus jamais boire une goutte d'un moindre liquide dans cet appartement. Cette étape dura un mois.
« - La seconde étape, ce seront les bouffées de chaleur. Couplées aux nausées, bien sur. »
Bien sur. Comme si la situation n'était pas déjà assez inconfortable. Non, il fallait en rajouter. Ce fut donc un mois de nausées interminables, et un matin, pendant que John lisait son journal, il dut soudainement courir vers la salle de bain pour se passer la tête sous l'eau. Le soldat avait l'impression que sa tête état littéralement en feu. Comme si les flammes dévoraient ses cheveux de l'intérieur. Cela dura trois jours. Trois jours à devoir avaler des litres d'eau quand les bouffées de chaleur le prenait. Trois jours à être très énervé, à hurler sur la télé, ou dès que Sherlock avait le malheur d'ouvrir la bouche. Ce dernier avait d'ailleurs convenu avec lui-même de ne plus rien dire, et de s'enferme dans son Palais Mental dès que John était dans la même pièce que lui. Le détective se doutait bien que ce n'était pas facile pour le blond. Il ne se doutait juste pas à quel point.
Un après midi, John était même tranquillement en pleine consultation, quand il cessa de parler brusquement et du se précipiter vers le lavabo le plus proche, rejetant tout son petit déjeuner, et devant humidifier une serviette qu'il tint contre son cou le restant de la journée. Jusqu'au lendemain, même. La nuit fut humide et chaude, mais cette fois, Sherlock n'en était pas la cause.
La seconde étape dura donc deux semaines.
« - La troisième étape, c'est la confusion. »
Et c'était peu dire. John était passé du médecin soldat aguerri, à une toute petite chose, roulé en boule dans un coin, et soumis aux menaces sourdes de son corps devenu incontrôlable. Il se maudissait d'être ainsi. Si faible. Si … femme ? AH NON. Ah non, pas ça. Et pourtant...
Cette étape là dura un mois supplémentaire.
« - Et la quatrième ?
- La quatrième, c'est une sensibilité accrue. Tes hormones vont commencer à chambouler ton corps et remplacer tes hormones masculins.
- Génial, soupira John. »
Ce fut la, que ça devint drôle. John était tellement à fleur de peau, que Sherlock avait décidé d'en tester la portée. Nul ne pouvait arrêter le chimiste qui dormait à l'intérieur du plus jeune de la famille Holmes. Surtout quand ce dernier avait une idée en tête, il ne l'avait certes pas ailleurs.
Ce matin de Septembre, John s'étira dans son lit comme un chat. C'était le moment qu'il préférait de la journée. Le soleil réchauffait tout juste le pavement, les oiseaux gazouillaient tranquillement, comme si c'était le premier matin au monde, et de douces effluves de café et de pluie entouraient la ville. John s'étira donc, enfila un pantalon au hasard et …
« - AAAAAAAAAAAAAAH ! »
Un cri déchira l'appartement des deux colocataires. Sherlock, comme toujours aux aboies, courut à pleines jambes, et enfonça la porte de son ami d'un coup d'épaule rapide et précis, la panique dans les yeux.
« - John ?! Que se passe-t-il ? s'écria Sherlock.
- J'ai... j'ai... oh Christ... j'ai du ventre... »
Le plus bouclé des deux soupira. Oh, ce n'était que ça. Mais c'était le moment parfait pour tester la sensibilité de John. Il s'approcha donc du blond, et posa une main sur son ventre nu, le fixant droit dans les yeux. Le contact chaud de la main osseuse et fine de Sherlock fit fermer les yeux au soldat. Décidément, même si c'était trop rare, cette sensation lui manquerai toujours. C'était comme la caresse d'une plume. C'était comme un souffle. C'était chaud et réconfortant. Comme une douce mélopée chantée au creux de l'oreille. Comme un mot d'amour trop rare.
La main du détective remonta pour se poser contre le cœur de John. Ce dernier n'arriva bientôt plus à se contrôler. Mais que lui arrivait-il ? Pourquoi son cœur battait-il si fort ? Pourquoi ses pupilles étaient si dilatées ? Pourquoi avait-il soudainement envie de pleurer sous tant de sensations ? Il se contenta de réduire la distance et son amant occasionnel, et l'embrassa lentement. Tendrement. Sherlock répondit au baiser, et sans réellement s'en rendre compte, caressa le petit ventre de John du bout du pouce.
Ce fut comme une explosion. Ce simple geste rappela à John qu'il avait en lui un enfant. Une toute petite vie, qui grandissait, fruit de l'union de deux êtres qui ne pouvaient plus se passer l'un de l'autre. Fruit de soirées d'ennuis et de semaines d'abstinence. Aucun des deux ne pouvait dire comment cela avait commencé. C'était juste arrivé une soirée, où le film était trop ennuyeux. Où la ville était trop silencieuse. Où les deux hommes avaient simplement décidés de laisser tomber les barrières qu'ils avaient construit autour d'eux.
Le baiser dura quelques secondes, mais sembla s'éterniser encore quelques heures. Sherlock et John se séparèrent à contre cœur, et le brun vint récolter la larme qui roula le long de la joue de l'homme qu'il aimait.
« - Tout va bien ?
- Je... je ne sais pas pourquoi je pleure, pardonne-moi...
- Ce sont les hormones qui te chamboulent, lança Sherlock.
- Je sais, soupira John. Je ne le sais que trop bien. Ca va durer combien de temps ?
- Encore une semaine, je pense. Après, la grossesse suivra son cours. »
Sherlock marqua une pause, déviant son regard vers le petit ventre de John. C'était adorable. Lui qui pensait n'être capable d'aucune émotion, il dut avouer que cette protubérance de peau était beaucoup plus que ça. Le brun se surprit même à se dire qu'il aimait déjà la chose qui sommeillait sous le sang et les os.
« - John... souffla Sherlock.
- Oui ?
- Tu veux garder cet enfant ? »
Pour seule réponse, Sherlock reçu un long baiser. Et John s'éclipsa pour aller prendre un bain. Enfin, surtout pour observer son ventre qui s'arrondissait de jours en jours. Et bien. Cela promettait de folles semaines à venir...
CHAPITRE DEUX CLOS \o/ ! Alors, alors, qu'en avez-vous pensé ?! A vous de décider de la suite ! Ce sera une fic interactive ! Vous pouvez choisir de la suite des événements. John va acheter du pain et perds les eaux ? Sherlock fait une grande déclaration d'amour ? Lestrade se fiche de leurs pommes ? A VOUS DE JOUER ! Laissez-moi une review !
