Titre : Le blond, le chimiste et... WHAT ?!

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent bien sur pas, ils sont à ce cher Conan Doyle, et plus récemment, à Satan et son bras droit, alias Steven Moffat et Mark Gatiss.

Note : N'OUBLIEZ PAS. Ceci est une fic interactive, à vous de choisir le prochain élément ! Ce qu'il va se passer, ce que vous aimeriez lire !

Merci à Rhumanesque pour être ma bêta-lectrice adorée !
Merci à Coquelicoccinelle pour l'idée de ce chapitre !

o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o

-

-

o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o

Chapitre V : Une étude en rose fuchsia

C'était très rare, mais le soleil caressait Londres de ses rayons. La journée semblait paisible, les gens sortirent dans la rue pour profiter de la douce brise, fuyant l'air glacé et cinglant de l'hiver. En effet, Mars pointait doucement le bout de son nez, sortant lentement des draps de Février, s'étirant sur la ville comme on étale de la confiture sur une tranche de pain. Tout avait goût de fraise et de sucré, les passants semblaient plus heureux, le soleil lui-même semblait même rire. Il était rare d'avoir un temps pareil sur la capitale Britannique, et c'est ainsi que tous les habitants décidèrent en cœur d'en profiter, assis aux terrasses des cafés, parlant, faisant du bruit, rigolant. Tout avait des allures de joyeuse chamaillerie. Tous ? Non, tous, sauf deux. Tous, sauf Sherlock Holmes et John Watson. Les deux hommes étaient reclus dans leur appartement, se cachant derrière les rideaux poussiéreux du 221b Baker Street. En effet, la grossesse de John en était à son sixième mois, et donc impossible à cacher. Le soldat était le premier médical d'homme enceinte, il ne fallait surtout pas que quiconque l'apprenne, ou il deviendrai une sorte de rat de laboratoire, forcé à procréer comme un gentil petit lapin, enfermé entre quatre murs de verre pour qu'une équipe entière de scientifique véreux puisse l'observer. Et ça, il n'en était pas questions.

Ce matin donc ensoleillé de Mars, John était tranquillement assis sur son fauteuil, à lire le journal. Cela faisait plus de trois semaines qu'il n'avait pas réellement bougé de l'appartement, et l'appel de l'adrénaline se faisait sentir. Cette vie sédentaire et ennuyeux plongeait le blond dans un état apathique profond : il commençait à détester cette existence, détester Sherlock, détester le bébé, et même détester le vendeur de hot-dog ambulant qui passait régulièrement dans la rue, parce que John ne pouvait rien lui acheter, alors que ses hormones lui commandaient huit cent fois par jour de tremper une part de pizza dans de la confiture avant d'y rajouter de la crème glacée chocolat par dessus. Sans oublier la chantilly, bien sur. Le jeune homme ne comprenait plus rien de ce qu'il se passait, et à vrai dire, il avait simplement décidé de laisser les choses faire. Après tout, maintenant, la jolie Hope était en route. Elle était là, grouillante sons sa peau, nichée au creux de ses organes, grandissant, se délectant de chaque parole, de chaque souffle, se rapprochant jours après jours du moment où elle viendrai au monde.

La sensation était étrangement... bonne. John passait le plus clair de son temps à caresser la protubérance qui lui disait bonjour d'un gentil et violent coup de pied à chacun de ses réveils. Il se surprenait même, parfois, à lui parler, se faisant surprendre par Sherlock, rougissant, et arrêtant immédiatement. Il lui lisait des histoires, se demandait si son thé matinal faisait plaisir à Hope. Il lui arrivait même d'imaginer la petite, dormir dans son berceau, ses grands yeux ouverts – dont la couleur restait à déterminer- , ses deux papas penchés sur elle avec un sourire enivré. Sherlock avait également changé de perspective ayant tout d'abord passé les premiers temps à s'en vouloir ce qu'il faisait subir à son désormais petit-ami, il avait finit par accepter l'idée d'être père. Le détective s'était même découvert des sentiments qu'il ne connaissait pas. Il empêchait John de courir pour ne pas mettre la vie du bébé en danger. Il lui apportait le petit déjeuner au lit tous les Samedi matin à 8h35 précise. Il allait même faire les courses. Une fois, John avait versé une larme à ce geste. Fichues hormones, avait pensé le soldat. Mais c'était ainsi. Après six mois de grossesse, le détective et son bloggeur étaient désormais un couple on ne peut plus ordinaire. Sherlock était tendre, caressant le ventre de John, son visage, ses lèvres, John était protecteur, gentil, aimant, ne souhaitant jamais brusquer le brun, et le laissant prendre toutes les initiatives possibles. C'est d'ailleurs ce qui amena à la situation de cette matinée.

« - John, il faut que tu sortes d'ici. Tu es en manque d'adrénaline et... tu as visiblement apprécié la part étrange de pizza que tu as englouti hier soir. Je ne comprends d'ailleurs pas cette sombre envie que tu as d'avaler des choses sans réel lien entre elles. Mais c'est ton problème, après tout. Je vois aussi que tu as envie de manger des cornichons ? Pourquoi des cornichons ? Ce sont des fruits étrange, autant manger une tomate. Les tomates sont drôles. Tu savais qu'elles étaient un fruit aussi ? D'ailleurs, je pense que tu devrait...
- SHERLOCK
! interrompit John. »

Sherlock arqua un sourcil, il détestait être interrompu dans le fil de ses déductions. Le brun grogna en fronçant son visage tout entier, attendant ce que la future mère bourrée aux hormones avait à lui dire. John remarqua que son amant n'était pas du tout content de la tournure de la conversation, et soupira, se calmant, tentant malgré lui de bouger son gros ventre pour se placer correctement sur son fauteuil.

« - Oui tu as raison. Il faut que je sorte d'ici, j'en peux plus de rester dans ce satané appartement à attendre que les journées passent.
- Il te faut de l'action, en déduit Sherlock.
- Ce n'est pas compliqué à deviner, soupira John. Mais je ne peux pas sortir d'ici sans me faire repérer...
- J'ai une idée, lâcha Sherlock. »

Le détective consultant partit en trombe de la pièce principale, et se dirigea vers sa chambre. Dans son armoire – dont il refusait que quiconque y touche -, se trouvait tout un tas de déguisement, allant du simple policier, au gardien de musée, jusqu'à l'accoutrement parfait de femme. John, en voyant cela dans les mains de son amant, s'offusqua immédiatement, hurlant haut et fort que NON, il ne porterai pas ceci, même si ça voulait dire enfin sortir de ce trou. Mais tout de même, l'idée était alléchante. Non pas de s'accoutrer de la sorte, mais de faire un maigre sacrifice, en échange d'un peu d'air frais et de contact humain. Le blond accepta finalement, en grognant de mécontentement, enfilant un jean à pâte d'éléphant trop large pour lui, et un top très large à fleur fuchsia. Sherlock n'était pas très conscient que tous les regards sur porteraient sur eux. Mais qu'importe. Personne ne remarquerai son absence de poitrine sous ce top très large, et la longue perruque blonde et bouclée recouvrit rapidement les épis blondinets et grisonnants du médecin. Ce dernier manque pleurer en voyant son reflet dans le miroir. C'était tout sauf plaisant, et John avait déjà hâte d'être rentré pour enlever tout ça. Pour enlever ce jean stupide, ce haut horrible, cette perruque qui grattait, et, mon dieu, ce maquillage qui le faisait passait pour une prostituée qui se consacrait exclusivement aux clowns. Revenant dans le salon, Sherlock toussota pour cacher le petit rire sadique qui dévala le long de sa fine gorge, John était tout à fait ridicule ainsi. Mais c'était le prix à payer si il voulait enfin sortir du 221b.

« - Je me sens ridicule, Sherlock. Vraiment ridicule, soupira John.

- Selon les critères sociaux actuels, tu es la femme parfaite John. Ne te plains pas.

- Quel était ton idée d'ailleurs ? Où voulais-tu m'amener ?

- Hope sera là dans un peu plus de trois mois, John. Je pensais que nous aurions pu aller acheter des vêtements pour enfants, une commode, ainsi que le berceau, lança Sherlock, d'un ton tout à fait normal. »

L'idée plu tout de suite à John. Il sourit à pleine dent, oubliant totalement son ridicule accoutrement, et embrassa Sherlock du bout des lèvres, les entraînant dans un balai chaste et amoureux. Dieu que c'était bon. Aucun des deux n'aurait pu se passer de cette douce sensation. C'était comme une boule chaude niché dans leurs poitrines. C'était comme un grain de maïs éclatant pour se transformer en joli pop-corn beurré. C'était comme le caramel sur un gâteau déjà exquis. C'était leur petit moment de bonheur à eux, rien qu'à eux, les enfermant un instant dans une bulle de pur bonheur. Un simple baiser, et les voici à décoller, à se caresser distraitement du bout des doigts, oubliant un instant la ville grouillante de monde, oubliant les déductions, oubliant les criminels, et oubliant absolument tout ce qui existait autour. Il n'y avait plus qu'eux, et leur amour.

o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o

Les passants ne remarquèrent même pas John. Il était juste, à leurs yeux, une femme enceinte jusqu'à la glotte, au bras de son petit ami, se baladant dans un magasin pour enfants. Rien de plus normal pour un couple qui allait devenir jeunes parents. Parfois, certains chuchotaient, se demandaient quel était le coiffeur de John, parce que, « Wow, ses cheveux sont juste parfaits, j'me demande où elle va, parce que j'veux la même coiffure ! ». Une fois, ils entendirent même « Son mec à de la chance, elle est bonne, j'kiff son boule !», qui fit rougir John jusqu'à la racine de ses aux cheveux, et rendit le détective incrédule, ne comprenant rien à ce mode de communication. Sherlock se contentait de sourire, se demandant comment les gens ne pouvaient pas voir la supercherie. Lui, il l'aurait remarqué immédiatement ! Mais c'était bien connu, les gens étaient pour la plupart des poissons rouges, pour ne pas citer son très cher frère.

Et c'est ainsi qu'ils se retrouvèrent tous les deux, au rayon des berceaux. Une chose se produisit très rapidement, et retourna John jusqu'aux tréfonds de son âme. Sherlock. Sherlock Holmes, le seul et unique détective consultant au monde, bloc de pierre, cœur de glace, affublé du surnom de « freak », était penché par dessus un berceau. C'était purement professionnel pour le bouclé, bien sur, il vérifiait simplement les conditions de fabrication du berceau. Mais John y vit là la marque d'un futur plein d'amour pour la petite Hope. Sherlock penché au dessus de la petite fille, la berçant de sa voix de baryton. Sherlock penché au dessus du berceau, regardant sa fille dormir avec amour. Sherlock penché au dessus du berceau en train de lui parler de ses nombreuses expériences. Sherlock penché au dessus du berceau en train de...

« - John ? L'interrompit Sherlock.

- Oui Sherlock ? Ce modèle te plaît ? Il est un peu cher mais semble convenir.

- Il à été fabriqué en Finlande contrairement à ce que l'étiquette semble le laisser croire. Les barreaux sont résistants mais ne tiendront pas plus de trois ans. Je suis un peu plus sceptique à propos de la tête de lit. Il n'y aucune indication, pas une emprunte, rien.

- Sherlock, j'te rassure, c'est pas Moriarty qui à piégé le berceau. C'est un simple berceau. Tu peux pas te conduire comme un putain de mec normal pour une fois ? Il te plaît, ou il te plaît pas ? Si oui on le prends, si non, on en choisis un autre. »

Sherlock grogna une nouvelle fois, mais ne dit pas un mot. Sous ses grands airs, et même si jamais il ne l'avouerai, oui, il aimait beaucoup ce berceau, et voyait parfaitement sa petite fille dormir dedans. Encore une chose que le brun n'avouerai jamais, c'est qu'il adorerait qu'elle sois blonde comme les blés, comme son très cher père. Sherlock rêvait d'avoir une version miniature de John, une petite fille aux doigts puissants, au regard azuré et tendre, mais blonde, sentant comme une vaste étendue de fleur rougeoyante, les joues toujours souriantes. Et bien souvent, quand la futur maman dormait, le détective passait des heures à contempler le ventre arrondi, s'imaginant ce que serai l'avenir. Sûrement quelque chose proche de « fabuleux ».

« - Fais ce que tu veux, John. »

John prit ça pour un oui, mais à peine se dirigea-t-il vers la vendeuse qu'un très léger cri de douleur emplit le magasin. Sherlock fut très rapidement aux côtés de John, le soutenant, ce dernier plié en deux, les mains sur son ventre très douloureux.

« - John, tout va bien ? paniqua Sherlock.

- Pre... première... contraction... hn... »

John semblait réellement souffrir. Les yeux fermés, penché en avant, les épaules tendus, une goutte de sueur faisant son chemin le long du cou tendu. Le brun savait bien que c'était passager, que c'était un passage obligatoire dans la conception d'un enfant, que les contractions étaient au contraire le signe que le bébé était en vie, et en bonne santé, qu'il cherchait juste à se faire lentement un chemin vers la sortie.

Quinze minutes passèrent, où John se retrouva assis par terre, à respirer comme un petit chien essoufflé. Finalement, la contraction cessa, et les deux amants purent aller acheter le berceau. Mais en route vers la caisse, le soldat se figea. Il cessa de marcher, lâcha la main de Sherlock, et ses yeux s'agrandirent. Même ses pupilles se dilatèrent, et sa main droite se mit à trembler très légèrement. C'était là. Sous ses yeux. C'était là, et c'était totalement parfait. C'était ça.

« - Sherlock, soupira John, les yeux dans le vague.

- Oui ?

- Regarde... regarde cette petite couette … pour le berceau... c'est...

- Des petites fraises, John. Ce ne sont que des petites fraises. »

Le regard que lança John à Sherlock lui fit froid dans le dos. Jamais, ô grand jamais, John n'avait paru si viril et dangereux en cet instant. L'ironie voulait qu'il était en train de défendre son bout de steak pour une couverture rose fuchsia remplie de motifs fraise. Il leva les yeux au ciel, tirant une fois de plus sur ses muscles faciaux, et alla régler le tout à la caisse. John était, sous certains aspects, une vraie femme, depuis le début de cette grossesse.

Mais cette journée avait été fructueuse. En plus du berceau, ils avaient trouvés une jolie commode en chêne beige pour la chambre de Hope, une couverture fraise, un berceau d'ébène noir brillant, et une chaise à bascule pour que la personne qui s'occupera la nuit de la petite fille puisse rester et s'assoupir dans la chambre. Tout était parfait, et rien n'aurai pu déranger leur bonheur. Tout sauf...

*TING*

Le portable de John sonna.

* John, t'es bonne en nana, j'te jure, tu ferai des ravages. Dis à Sherlock de ne pas trop te bouffer les seins, il pourrait s'étouffer ! GL *

… tout sauf Lestrade, qui souriait et leur fit un grand sourire de l'autre côté de la vitrine du magasin. Après tout, en tant que futur parrain, il se devait de protéger le jeune couple, non ?

o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o

-

-

o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o-o

Note : Désolée du temps incroyable que ça m'a pris pour pondre ce chapitre, ma vie se trouve un tout petit peu chamboulée ces derniers temps, et puis j'avoue avoir totalement oublié ma fic, haha ! Honte à moi.

N'OUBLIEZ PAS. Ceci est une fic interactive, à vous de choisir le prochain élément ! Ce qu'il va se passer, ce que vous aimeriez lire !