Titre : Le blond, le chimiste et... WHAT ?!

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent bien sur pas, ils sont à ce cher Conan Doyle, et plus récemment, à Satan et son bras droit, alias Steven Moffat et Mark Gatiss.

Note : Et c'est parti pour ce qui sera sûrement le dernier ou l'avant dernier chapitre ! Je me suis personnellement mis les musiques du film Scott Pilgrim VS The World dans les oreilles, histoire de me donner de la motivation ! J'espère que ça vous plaira !

Merci à mon chéri qui m'a relu

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Chapitre VI : L'espoir au bout du tunnel

Sherlock Holmes était un homme aguerri. En plus d'être un très bon scientifique bien que non diplômé, il aurai très bien pu être un philosophe ou un politicien véreux. John Watson pensa souvent que si le brun retournait ses talents contre la loi, il aurait très bien pu être le nouveau Moriarty. Il aurai bien pu être le grand méchant de toute une génération, un vilain en puissance que rien n'aurai pu arrêté. Mais heureusement pour Londres et la planète toute entière, Sherlock était du côté des Anges, bien que n'en étant pas un lui-même. C'étaient les exacts mots de Moriarty, après tout. Sherlock était un gentil, sans en être un. Il était surtout un homme calme et posé, réfléchissant toujours avec sa tête, et non pas avec son cœur. Car pour lui, s'attacher était un désavantage. Cela ne permettait pas la réflexion, ni des déductions détachés. S'attacher était pour les perdants, pour ceux qui ne raisonnaient pas et n'étaient capable en aucun cas d'écarter la tangente des sentiments. Pourtant, le chimiste s'était découvert un attachement nouveau. Une nouvelle manière de voir les choses, de concilier sentiments et Travail. Et même si le Travail passait toujours en premier, et bien, les choses n'étaient plus tout à fait ce qu'elles étaient auparavant.

En effet, en l'espace de quelques mois, leur relation si souvent chuchotée par le monde entier était devenue réalité. Les deux hommes s'épanouissaient au fil des jours, heureux de vivre dans un cocon de sentiments qui leur était propre. Leur relation n'était pas très conventionnelle, qu'on se le dise. Ils n'étaient pas friands de rencards aux chandelles – bien qu'Angelo s'obstine à mettre toujours une bougie sur leur table –, ni ne s'offraient de petits cadeaux dans l'espoir de conclure. Sherlock détestait profondément tout ce qui marquait un certain attachement matériel. Mais parfois, John préparait le thé. Parfois, Sherlock ramenait un carton entier de litchis que le blond pouvait abondamment arroser de sauce piquante et de citron. Parfois, Sherlock ne réveillait pas John avec son violon, qu'il faisait bien souvent crisser à des heures bien improbables. Après tout, la future « maman » avait besoin de repos à ce stade de la grossesse.

Et puis les mois avaient passé, et le ventre John s'était arrondi comme une joli petite sphère. C'est en Juin que l'Espoir les frappa comme l'évidence même. C'est en Juin, quand les fleurs commencèrent à éclore, et que tout avait une bonne odeur d'été et de liberté, c'est quand les matinées étaient fraîches et les après-midi humides, que l'Espoir pointa le bout de son nez. Sherlock pouvait affirmer, maintenant, que son erreur – mettre une expérience dans du thé, quel stupide idée ! – était sûrement la meilleure chose qui lui était jamais arrivé. Cela avait permis que lui et John ne dépassent la barrière de leurs appréhensions pour former un couple. Un vrai, un vrai de vrai. Un couple aimant, un couple qui se dispute pour une chaîne de télévision, un couple qui s'embrasse de bon matin, un couple qui fait des cochonneries contre un mur quand l'envie devient trop dure pour attendre de monter quelques marches, un couple qui se cache aussi du regard du monde. Comment dire à la face du monde que, non seulement ils étaient des hommes, en couple, et qu'ils attendaient un enfant ? Non, le fantôme des murs d'un hôpital miteux traînait toujours au dessus de leurs têtes.

Sarah était d'ailleurs au courant de la date. C'était la semaine prochaine que tout était prévu. Un scalpel pour sortir Hope du ventre de John, une jolie couverture aux motifs de fraise pour l'envelopper quand elle serai venue au monde, et surtout, surtout, Mycroft pour falsifier tous les papiers nécessaires, et faire croire que la jolie petite fille venait d'une mère porteuse. Les deux hommes se demandaient parfois si les gens remarqueraient la ressemblance qu'Hope aurai avec ses deux papas. Mais qu'importe, ils feraient front ensemble, trouvant mille excuses et mille mensonges pour ne pas que leur petit bonheur ne sois mis en danger.

Sherlock était donc quelque de parfaitement posé et calme, quelqu'un qui raisonnait de manière tout à fait logique et posée plutôt que de se laisser emporter par les sentiments. C'était primordial dans son Travail, limite vital. En effet, il ne pouvait pas se laisser distraire, manquer de tourner de l'œil sur une scène de crime, ou tout laisser en plan pour rejoindre un John en manque de frites au beurre de cacahuètes. Pourtant, il y eut une fois, une seule fois, où Sherlock perdit son calme légendaire. Une fois où ses yeux s'étaient tellement écarquillés qu'ils semblèrent sortirent de leurs orbites. Une fois où ses mains tremblèrent si fort, qu'il manqua tomber dans les pommes. Une fois où il ne put rien contrôler, même pas les battements affolés de son cœur. Ce fut ce matin là, ce matin du 17 Juin. Un matin comme tous les autres, où John se leva pour prendre son thé, et grogner sur les nouvelles du jour, puis se dirigeant vers l'ancienne chambre de Sherlock qu'il transformait petit à petit en chambre d'enfant.

Les murs avaient été colorés d'un rose pastel très doux, rendant la pièce très lumineuse. L'armoire du détective avait fait place à une commode beige à trois tiroirs, où des petites chaussettes et tout un tas d'habits miniatures y avaient élus domicile. Il y avait même une toute petite paire de chaussons blancs posés sur l'habitacle. Tout était prêt. Le berceau noir brillant était en place, en plus milieu de la pièce, surplombant un tapis bleu pastel. La chaise à bascule trônait à côté du berceau, attendant que quelqu'un la remplisse de son être. Le plafond avait été peint de la couleur d'un ciel de nuit d'été, remplit de grosses étoiles jaunâtres. Pour que la petite Hope n'ait que des étoiles dans les yeux, en plus des deux étoiles dans sa vie. Tout était définitivement prêt, il ne manquait que la petite fille pour illuminer un peu plus la pièce. John s'était néanmoins opposé à ce que Sherlock décore la chambre avec des étagères remplies d'éprouvettes. Le détective avait déclaré que ce n'était que du liquide uniquement coloré, et non dangereux, mais les expériences du brun tournaient bien trop souvent à la catastrophe, surtout quand elle étaient censés être inoffensives, et ne faire « révolutionner le monde de la science ».

Et donc en ce matin du 17 Juin, une seule petite phrase, une seule intonation de voix, sortit Sherlock de son état de transe, l'extirpant de son Palais Mental pour le transformer en une espèce de guimauve tremblante. Une seule.

« - Sher... SHERLOCK... oh mon dieu... Sherlock je... j'ai perdu … j'ai … J'AI PERDU LES EAUX ! »

En cet instant, l'unique détective consultant au monde fixa la flaque visqueuse au sol, et ne bougea plus. Ses mains se mirent à trembler, ses yeux s'écarquillèrent, et sa bouche s'ouvrit comme si il s'était décidé à gober toutes les mouches de Londres. Un chenil entier aurai pu y élire domicile. John quand à lui faisaient les cents pas dans l'appartement, secoué toutes les vingts minutes d'insupportables contractions. Il jura à de très nombreuses reprises contre la conditions humaines, en des termes que je ne peux décemment pas mettre dans une fanfic. Le brun, au bout d'une bonne heure, n'avait toujours pas bougé. Fixé, les yeux au sol, les mains tremblante comme un petit vieux atteint de Parkinson, incapable de former le moindre mot. Des fois, il essayait. Il relevait la tête, sa bouche s'ouvrait en un « O » parfait, mais... rien. Juste rien. Rien ne sortait. Alors il prenait une grande inspiration, tentant de se calmer, et il voyait John paniqué sous les yeux. Et c'était reparti de plus belle ! Et comme à chaque fois que le détective était dépassé par les sentiments, il lui fallait tout analyser. Sauf qu'aujourd'hui, la situation était inédite. À situation inédite, analyse inédite, le tout parlant du plus vite qu'il était capable, ordonnant à peine ses pensés.

« - John tu as des contractions toutes les vingts minutes ce qui signifie que Hope sera probablement là d'ici moins d'une dizaine d'heure. Je vais aller récupérer le sac d'affaires que tu as préparé la semaine dernière... d'ailleurs, tu as mis la petite couverture que tu aimes tant dedans ? Oh oui je suis bête tu l'as probablement fait. Nous devrions peut-être appeler Sarah, pour qu'elle prépare une salle d'opération. Sarah à été adorable ces derniers temps d'ailleurs, je ne pensais pas qu'elle serai d'une aide pareille étant donné la taille minuscule de son cerveau et sa capacité en tant que femme à n'être uniquement dirigé que par ses hormones. Tu savais que le centre des hormones est situé dans...

- JE SAIS TOUT CA, MERDE SHERLOCK JE SUIS MEDECIN ! le coupe John. Maintenant, tu vas fermer ta grande gueule ou je t'explose la face ET VA CHERCHER MON SAC BORDEL DE MERDE ! »

Autant John était quelqu'un de normal dans sa façon de s'exprimer – un peu vulgaire, mais pas trop –, autant là, la douleur des contractions lui avait fait perdre le peu de retenu qu'il avait. Ce n'était visiblement pas le moment de paniquer pour l'ancien soldat, étant donné que l'incapable de détective de colocataire qu'il se coltinait était aussi efficace dans une situation pareille qu'un bébé chien venant juste de naître. Mais ce n'était pas du tout le moment pour que John tienne la main de Sherlock et le rassure de douces caresses et de bonbons en forme de nonosse. Non, là, Sherlock devait prendre les choses en main vu le petit bébé qui menaçait des déchirer les entrailles du blond si rien n'était fait pour l'éviter. En effet, le corps d'un homme n'était pas réellement prévu pour l'expulsion de la vie. Il fallait donc, dès les premiers signes, rapidement procéder à une césarienne, pour ne pas mettre la vie de la future maman en danger. Mais Sherlock n'avait toujours pas bougé. Et si il y à une chose que John avait appris de ces longues années au côté du détective, c'était que des actes valaient bien mieux que des paroles.

*CLACK*

La gifle qui s'écrasa sur la joue de Sherlock – wow, des pommettes si saillantes, ça à du faire mal –, le fit revenir sur Terre plus rapidement qu'une chute libre en haut du plus haut pont du monde. Il bredouilla quelques mots, et partit en courant pour trouver le sac de John, et le lui déposer au pied comme une gentil toutou. Tout était prêt, il ne manquait plus qu'un quelconque moyen de transport. C'est là que ça poserai problème. Entre deux cris de douleur de John, Sherlock se saisit de son téléphone, et appela Lestrade. C'était le seul capable de mobiliser rapidement un véhicule aussi rapidement qu'un taxi pour les amener à destination. La vitesse était bien sur un facteur clef, et dans la situation actuelle, toutes secondes que les deux hommes réussiraient à gagner étaient essentielles. Sherlock envoya rapidement un SMS à Sarah – *Bonjour Sarah, préparez la table d'opération, nous serons là dans une demi heure, John à perdu les eaux. SH* –, puis appela rapidement l'Inspecteur Lestrade.

« - Inspecteur Détective Lestrade, j'écoute ?

- GRAHAM ! C'est Sherlock, vous devez nous...

- C'est GREG, crétin, GREG ! le coupa Lestrade.

- John à des contractions, il à... il à perdu les eaux je... vite, amenez une voiture, quelque chose, nous... nous devons aller à l'hôpital ! paniqua Sherlock.

- ET GROUILLES TOI DU CON J'AI MAAAAAAL ! vociféra John suffisamment fort pour que son ami l'entende.

- Oh putain ! J'suis là dans cinq minutes les gars ! Pas de panique j'arrive vite ! »

Sherlock se retourna vers John, s'approcha, et plaça une main dans son dos, l'autre sur son ventre, tout en l'accompagnant dans son périple des cent pas au milieu du salon. Le visage du blond était crispé, et le brun put voir la mâchoire de son petit ami tendue, ses poings serrés, et ses yeux durs. Il souffrait vraiment. Dieu que ça devait être dur pour lui. Le détective se sentit profondément désolé, pris d'une soudaine mais néanmoins nouvelle empathie, pour John.

« - Pardon John je... si je n'avais pas fait cette expérience … tu n'en serai pas là, soupira Sherlock.

- Tais-toi crétin... je regrette pas, je crève juste de douleur... putain c'est comme ça pour les bonnes femmes ?

- Visiblement. Elles méritent tout notre respect pour cet acte, John.

- Aaaaaan... ça fait mal... »

Lestrade arriva en trombe, faisant hurler les sirènes de la voiture de police avec toute la discrétion dont l'homme était capable. Rapidement, les trois individus furent arrivés à l'hôpital, où Sarah les conduisit immédiatement, mais néanmoins par la porte de derrière, dans une sale d'opération isolée. Histoire d'être totalement tranquille. John ne disait plus un mot, le visage crispé. Il se retrouva en quelques instants dans une robe d'hôpital immonde, le derrière ouvert aux yeux affamés de Sherlock. Ce dernier essayait de faire ce qu'il pouvait pour détourner son attention de ce qu'il se passait. Et le derrière de John lui était gentiment offert. John le remarqua, et lui grogna dessus comme une maman tigre en manque de sang. Le détective ne dit absolument plus rien, tentant de calmer son appréhension avec ce qui lui tombait sous la main. Les infirmières offrirent leurs lots de déductions, ce qui occupa un peu le brun. Mais rapidement, les soupirs de douleur de John le ramenèrent à la réalité. C'était LE moment. Celui qu'il attendait et redoutait. C'était le moment où la petite qui avait été conçu, certes par erreur, mais avec amour, allait leur arriver droit dans les bras. Le détective se questionna. Qu'était-on censé ressentir dans ses moments là ? Oui il avait déjà tenu des enfants entre ses bras musclés, mais tout ce qui lui était passé à l'esprit était que ces bêtes là sentaient le jambon par frais et les couches pleines. Que ces machins là braillaient un peu trop, et se reposaient trop peu. Et pourtant, cette fois, c'est différent. Cette fois, Sherlock attendait avec impatience que la petite soit enfin dans ses bras. Même si elle lui arrachait ses belles boucles, même si elle bavait des litres, même si elle hurlait en plein milieu de la nuit.

« -Sherlock, va me chercher un verre d'eau, pitié, j'ai soif... »

John grognait dans sa chambre d'hôpital, rongé entre l'envie d'un verre d'eau, et impatient que la petite soit sorti de son ventre. Sherlock s'exécuta, laissant son amant seul pour aller lui chercher ce qu'il désirait. Cela lui permit également de sortir un peu de la chambre, et de respirer à grand air. Tout cela était bien trop stressant pour le détective, qui n'avait pas vraiment l'habitude de situations telles que celle là. Oh, bien sur, il avait l'habitude d'avoir l'adrénaline qui poussait dans ses veines, tels le plus puissant des poisons, mais c'était là une toute autre forme de stress. C'était de l'attente et de l'impatience pure et dure, dans sa forme la plus forte. Le brun se retrouva donc devant la fontaine d'eau, dos au personnel médical – certaines souriant d'ailleurs, reconnaissant là les signes du papa dont la petite-amie allait accoucher –, lorsqu'il sentit quelque chose de dure et froid derrière son dos. Instinctivement, il reconnut le canon d'une arme à feu et de son silencieux, et se tendit, serrant le verre en plastique entre ses longs doigts. Quelque chose clochait. Que se passait-il ? Une voix féminine et glaciale s'éleva dans les airs. Une voix qu'il ne connaissait que trop bien.

« -Tu ne t'y attendait pas, n'est-ce pas, Sherlock Holmes ? Pour un génie, tu es plutôt idiot, tu sais ? John est sans défense à présent, et tu sais à quel point j'ai des dettes en ce moment. J'ai pris des dizaines de photos, et c'est un atout, que vous m'ayez fait confiance pour les analyses. J'ai toutes les preuves qu'il me faut pour vendre ton petit copain au plus offrant. Une chance de vous avoir connu, au final. Mais tu vois, mon cher, je n'ai jamais digéré que tu m'aies pris John. Je n'ai jamais voulu que ça tourne ainsi, mais tu n'aurai pas du t'immiscer entre lui et moi. Maintenant, je vais te l'arracher comme tu me l'as pris. »

Sherlock sentit soudainement les doigts de la jeune femme derrière lui se tendre sur la détente, mais elle ne tira néanmoins pas. L'hésitation fut son erreur. Le brun se retourna et fit face à la traître, tenant à son tour l'arme entre ses mains. Si il y avait une chose que l'inconnu ignorait, c'est que Sherlock Holmes se fichait de la plupart des gens, de ce qui leur arrivait, de ce qui leur arriverait. Mais il y avait trois personnes auxquelles il ne fallait jamais toucher. Tout d'abord, Graham, Gunther, Gary, ou quelque sois son nom. Puis, Madame Hudson, qui était comme une mère de substitution pour le brun, et enfin, John. Personne ne touchait à John, et personne ne pouvait avoir la prétention de vouloir s'en prendre au soldat pour atteindre le détective, sans s'attirer les foudres de ce dernier. Et Dieu seul savait ce dont un Sherlock en colère était capable. Il avait toujours trouvé cela inadmissible, et resserra donc son emprise sur l'arme, en proie à une colère froide. Personne n'avait le droit de gâcher leur bonheur, et certainement pas en jour très spécial.

« - Re-bonjour, Sarah. Quel plaisir de te voir ici, ironisa Sherlock.

- Laisses moi partir. Je ne pratique pas cette opération, personne ne le fera, Sherlock. Et John mourra, le bébé lui déchirera les entrailles, et mourra. Ils mourront tous les deux. Une opération est inévitable. Et tu le sais.

- J'aurai du m'en douter, tu étais trop parfaite.

- Tu es trop attaché, Sherlock, tu te soucies tellement de John, soupira la jeune femme, caressant la joue de Sherlock. Il était évident que tu laisserai passer son bien être avant une enquête.

- Je ne t'ai pas volé John, Sarah. C'est lui qui à choisis, conclut Sherlock.

- Tu as tout fait pour l'éloigner de moi. Rappelles toi, le cirque, sourit Sarah.

- Tu avais tout planifié depuis là... tu es dangereuse, Sarah. Tu n'oserai pas mettre la vie de John en danger.

- Alors laisses moi opérer. »

Tout passa en une fraction de seconde. Sherlock calcula les possibilités. Il pouvait comme prévu laisser Sarah pratiquer l'opération, mais il faudrait ensuite faire très vite. L'avantage, ce que la jeune femme ne savait pas, c'était que Lestrade était resté dans les parages, pour parer à toute éventualité. L'inspecteur serait leur meilleur atout. Mais il pouvait également attirer la femme médecin hors de l'hôpital, l'enchaîner quelque part, et laisser encore une fois les forces de police faire ce qu'ils savaient faire de mieux. Mais cela impliquerai qu'il devrai faire l'opération seul. Et cela, Sherlock ne s'en sentait pas capable. Pas de pratiquer l'opération, mais la suite. Il faudra refermer John, nettoyer l'enfant, et ensuite le lui présenter. Sans matériel ni personnel médical, cela relevait de l'impossible. Il lui fallait donc trouver une solution rapidement. Le sacrifice de John semblait, en cet instant, inévitable pour la santé de Hope. Discrètement, Sherlock envoya un sms à Lestrade, et cacha l'arme dans son manteau, dirigeant Sarah vers la salle d'opération où John les attendaient.

Sarah entra dans la salle, et revêtit son habit de chirurgien, rassurant un John pratiquement dans les vapes tellement la douleur était insupportable. Il ne remarqua même pas l'air tendu et plus du tout affolé du brun. John fut allongé, et un drap fut mis devant son visage pour qu'il ne voit rien de l'opération. Il n'y avait que son ventre qui était anesthésié, et ainsi, il fut parfaitement conscient de tout le déroulement des événements. Sherlock quand à lui était venu se poser à côté de John, tenant sa main, mais ne le quittant néanmoins pas des yeux. Il savait que Sarah ne tenterai rien du tout sur le bébé, elle en avait besoin prouver ce qu'elle vendrai aux sociétés pharmaceutiques. Ainsi, tout l'accouchement se déroulerait sans encombres. Et ça commença. Sarah incisa, John grimaça, et fixa Sherlock d'un air de pitié, comme inquiet de ce qu'il se passait. Sherlock rassura de ses mots, il caressa, il embrassa, il chuchota, il sourit, et enfin, enfin, vint le moment que tous attendaient.

Un cri. Un tout petit cri d'enfant. Le premier cri d'un nouveau né, dont les poumons goûtent pour la première fois à l'air. Un tout petit cri d'un enfant qui vint au monde. Le temps se suspendit, les deux amants fixèrent vers le drap, attendant avec impatience. John avait les larmes aux yeux, attendant, et Sherlock... Sherlock ne pensait pas qu'un simple cri ait un tel impact sur lui-même. Son cœur battait la chamade, ses yeux écarquillés, les joues roses de joie. Une larme perla au coin de ses yeux sans pour autant s'égarer sur ses joues, suspendu dans le temps, attendant le verdict.

« - John, je te recouds, je vais nettoyer la petite, et je vous l'amène. Elle est en parfaite santé, ne t'en fait pas. »

Le soldat hoqueta de plaisir, comme ramené à la réalité par la voix de Sarah, et fixa son amant d'un air qui signifiait « pitié, qu'elle se dépêche, je veux voir notre petite fille ». Sherlock sourit tendrement, et suivit Sarah discrètement. Tout alla rapidement. Elle était dans une salle adjacente, prenant des photos de la petite, lorsque Lestrade la saisit rapidement, et la plaqua tête contre un mur pour lui passes les menottes. Il lui récita ensuite ses droits, et donna un clin d'œil à Sherlock. La voie était libre, la petite sauvée, John était sain et sauf, tout danger était écarté. Et enfin, le détective put s'approcher de sa petite fille, tendrement enveloppée dans un pyjama orangée, avec un tout petit bonnet sur ses débuts de cheveux. Il inspira, son air soudainement coincé dans sa gorge. Était-ce possible d'avoir un si petit être, si parfait ? Elle avait de grands yeux bleus-gris, de toutes petites mains, et une figure toute rose et pâle. Ses cheveux étaient blonds, mais de fines bouclettes brillantes parsemaient ci et là son petit visage angélique. Elle grogna même en sentant Sherlock près d'elle, ouvrant et fermant ses petits poings. Sherlock la saisit tendrement au creux de ses bras, et rentra dans la salle d'opération, vers un John en proie à des sanglots de joie.

« - Hope, je te présente ton papa, John Watson. Bienvenue dans ce monde, Hope Hamish Aëlys Holmes-Watson. »

Au nom complet de son enfant, John laissa s'échapper de ses lèvres de tendres soupirs de joie, prenant enfin son enfant contre lui. Ils étaient si heureux. Tous les trois. La petite s'assoupit contre son père, et les deux amants se regardèrent, leurs yeux emplis de larmes de joie. Même Sherlock avait concédé à laisser passer quelques larmes.

« - Sherlock... elle est parfaite je... je suis si heureux... si heureux...

- Oui John... elle à ton nez c'est... c'est adorable, souffla Sherlock.

- Mais elle à tes yeux, je suis si heureux, pleurnicha John.

- Tu voulais qu'elles aies mes yeux ?

- Je rêvais qu'elle aies tes jolis yeux... »

La journée avait été forte en émotions. Sherlock prit la décision de ne jamais parler de l'incident de Sarah à John. Rien ne devait venir les perturber en cet instant parfait. Quelques heures plus tard, ils rentrèrent tous les deux au 221b, installant pour la première fois la jolie petite princesse dans son berceau. Tout deux étaient désormais parents d'une adorable petite fille. Hope était parfaite. John s'interrogea un moment sur ce que serait leur avenir. Hope serait-elle une détective, comme son père ? Serait-elle musicienne ? Ou serait-t-elle quelqu'un de tout à fait ordinateur ? Oh, non, pas dans une famille comme la leur. Et tout en prenant tendrement la main du bouclé dans la sienne, John Watson fit intérieurement le bilan de ces derniers mois. Ils n'avaient pas été faciles. Pourtant, l'expérience de Sherlock leurs avaient permis d'enfin se mettre ensemble, et ils étaient là, enfin, chez eux, une toute nouvelle vie commençant.

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Note : N'OUBLIEZ PAS. Ceci est une fic interactive, à vous de choisir le prochain élément ! Ce qu'il va se passer, ce que vous aimeriez lire !