Titre : Le blond, le chimiste et... WHAT ?!

Disclaimer : Les personnages ne m'appartiennent bien sur pas, ils sont à ce cher Conan Doyle, et plus récemment, à Satan et son bras droit, alias Steven Moffat et Mark Gatiss.

La chanson dans cette fic est de Karliene ( KarlieneMusic ), je suis littéralement tombée amoureuse de ce qu'elle fait !

Note : Et c'est parti pour le dernier chapitre ! Merci à tous ceux qui auront laissés des reviews, ça me fait très très plaisir, merci à tous ceux qui ont suivi cette fic', ça me fait aussi très plaisir, et merci à mes relecteurs! J'vous love !

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Chapitre final : We are family.

La vie avait prit un drôle de tournant. À cause d'une erreur de Sherlock, John Watson s'était retrouvé enceinte. Mais au fur et à mesure de jours et des mois, l'erreur n'en fut plus une, ce fut plutôt une bénédiction. Les mois s'étaient égrainés comme du pollen, se dispersant au fil de l'air, devenant aussi doux et confortable que du coton. Les deux hommes s'étaient rapprochés, aimés, caressés, et maintenant, ils pouvaient le dire, ils étaient une famille. Oh, bien sur, pas la plus parfaite des familles. Après tout, l'un de ses membres se définissait lui-même comme un sociopathe de haute fonction, ce qui, en soit, n'aidait pas dans les relations humaines. Mais il apprenait, lentement, doucement, sous la protection de ce qui fut autrefois un gros ventre plein d'envies étranges et bourrées aux hormones. Petit à petit, il avait appris à aimer, à chérir, et protéger, et même à apprécier. Ce n'avait pas été facile, mais pourtant, ils en étaient là : ils étaient une belle petite famille. Hope était venue au monde dans un cri, hurlant au monde sa présence, elle fut accueillie à bras ouverts.

Et le temps avait passé. Cela faisait maintenant un an et demi que la petite fille aux joues roses était née. Elle était belle, terriblement belle. Hope possédait les belles billes argentées de son père, et les cheveux blonds de son père, et avait déjà hérité des traits de caractère de ses deux papa. En effet, elle avait tendance à hurler à plein poumons à trois heures du matin, quand l'ancien soldat tentait de se reposer, et quand le brun avait décidé que c'était une heure parfaite pour faire crisser son violon. Mais personne ne changerai Sherlock Holmes.

Dans la fraîcheur de ce matin d'automne, John Watson s'éveilla dans son lit, le cœur léger. Il se sentait comblé, et, même si il était seul dans son lit ce matin là, il se sentit aimé, et chéri. Il se leva, s'étirant de tout son long, et rejoignit le salon du 221b Baker Street, chantonnant un air qui sentait bon la joie et la bonne humeur. Sherlock était bien sur là. Mais au lieu d'être en train de courir après les criminels sans un mot, ou d'être le nez collé derrière une expérience étrange – tout deux savaient où la dernière les avaient conduits – il était assoupi sur le canapé, une petite boule d'amour toute aussi endormie sur son ventre. Le tableau qui était offert ce matin là aux yeux de John Watson le fit sourire plus fort que jamais. C'était … parfait. Juste parfait. Il prit la petite dans ses bras, qui ronchonna à peine, puis alla la déposer dans son petit lit, celui qui était dans le salon. Elle se rendormit immédiatement, sans un mot. John l'observa, comme souvent. Elle était très belle. Parfois, il se surprenait à en rigoler : il avait l'air d'une parfaite maman, ainsi, à regarder sa fille dormir, penché sur le berceau d'ébène. Mais après tout, le blond se fichait bien des stéréotypes, ils étaient une famille heureuse, et c'était tout ce qui comptait.

Alerté par le petite rire de John, Sherlock ouvrit les yeux. Il les frotta, et se leva pour enlacer son amant par derrière, humant l'odeur de son cou.

« - Enfin debout, petite marmotte ? ricana John.

- C'est à cause de Hope, quand elle est sur moi je m'endors immédiatement.

- Je devrais la mettre dans notre lit pour que tu conserves un VRAI rythme de vie alors !

- John, notre lit nous sert à autre chose, siffla Sherlock d'un air on ne peut plus pervers. »

Tout en disant cela, le détective embrassa goulûment le cou de son amant, et remonta ses main sous le t-shirt de ce dernier. Les réveils de Sherlock étaient pour la plupart ainsi, il était pris d'une frénésie soudaine, d'une faim que seul John pouvait calmer, si vous voyez ce que je veux dire. Mais John n'était pas d'humeur coquine ce matin, seulement câline. Il se retourna vers son petit-ami, et caressa son visage avec amour. Sherlock comprit immédiatement et l'embrassa tendrement. Ce que le blond ne savait pas, c'est que la journée serai forte en émotion. En effet, le brun avait préparé quelque chose. C'était l'unique cadeau qui avait été fait dans cet appartement depuis le début de leur « partenariat ».

« - Tout va bien Sherlock ? Tu fais une drôle de tête, s'enquit John.

- Je suis nerveux.

- Nerveux ? Pardon ? Toi ?

- Oui. Je t'ai préparé une surprise, conclut Sherlock. »

Sans un mot, Sherlock se dirigea vers la chambre de la petite, et sortit de sous le matelas sa petite cachette fétiche un disque. John haussa un sourcil, mais que préparait donc Sherlock ? Ca ne lui ressemblait pas du tout, de faire des cachotteries, et encore moins des cadeaux.

« - J'ai fait enregistré ceci par une connaissance. Les paroles sont de moi. »

Sans un mot, Sherlock fit tourner le disque dans le lecteur, et planta ses yeux dans ceux de John. Les premières notes de piano résonnèrent dans la pièce, et une voix douce et féminine emplit l'air, chantant des paroles magnifiques, douces, celle du détective. Le cœur du soldat s'emplit de fierté. C'était sûrement la plus belle chose qu'on ait fait pour lui.

Total disconnection / Totale déconnexion

Alone was my protection / Être seul était ma protection

Till you, / Jusqu'à toi,

You walked into my life. / Tu es entré dans ma vie.

Love was just a weakness, / L'amour était juste une faiblesse,

Till you left me speechless / Jusqu'à ce que tu me laisses sans voix

Till you / Jusqu'à toi,

Opened up this heart of mine. / Tu as ouvert mon cœur.

Les paroles étaient sincères, semblant sortir tout droit du cœur de Sherlock. C'était rare, quand il parlait avec cet organe, et non pas avec sa tête. C'était vraiment le plus beau des cadeaux, car le brun ouvrait son cœur. Même si il ne parlait pas directement, il ouvrait son cœur, et parlait librement, au travers des notes, déclarant ses sentiments pour John. Sherlock n'avait jamais avoué un « je t'aime », ou toute autre forme de niaiserie parlé. Mais pour une fois, pour une seule fois en plus de six ans, il se laissait aller. Et le médecin lui en serai éternellement reconnaissant. Son propre cœur battait à tout rompre, ses yeux étaient embués. Dieu que c'était bon.

And I'll never see / Et je ne verrai jamais

What you see / Ce que tu vois

When you look at me, / Quand tu me regardes,

But I'll never cease / Mais je ne cesserai jamais

Never sleep, / Ne dormirai jamais,

Till I'm worthy of your love, / Jusqu'à ce que je sois digne de ton amour,

Till I'm worthy of your love. / Jusqu'à ce que je sois digne de ton amour.

Bien sur que Sherlock était digne de l'amour de John. Mais ce dernier l'ignorait, trop encré dans ses croyances de sociopathe. C'était sûrement la raison pour laquelle le brun ne dormait pas. Il attendait le jour où il serait vraiment digne de son amant. Ce qu'il était déjà ! À ces paroles, John caressa la joue de Sherlock, souriant comme si c'était le plus beau jour de sa vie. Ce qui, en un sens, était le cas. Leurs regards se perdaient l'un dans l'autre, battant des paupières au rythme de la musique.

I've never been accepted, / Je n'ai jamais été accepté,

So love and protected, / Si aimé, si protégé,

Till you, / Jusqu'à toi,

Your friendship knows no bounds. / Ton amitié ne connaît pas de limites.

But I've been keeping secrets, / Mais j'ai gardé des secrets,

Lodged in me like bullets, / Déposés en moi comme des balles,

Can you / Peux-tu

Help me take these bullets off ? / M'aider à extraire ces balles ?

Le cœur de John se serra. Non, jamais il ne laissera Sherlock se prendre une balle, il sera toujours là pour faire barrière, préférant être blessé plutôt que le brun. C'était bien sûr son caractère d'ancien soldat qui parlait là. Et même si les secrets emplissaient le cœur du détective, le blond sera là pour les connaître, un par un, sans jamais fléchir. C'était ça, l'amour, après tout. Tout accepter de l'autre, tout connaître, mais ne jamais fuir. Alors John restait, restait encore, et ne partira jamais. Pas maintenant qu'ils étaient une jolie famille, pas maintenant qu'Hope dormait paisiblement, pas maintenant qu'il avait dépassé les barrières de son appréhension et pouvait enfin exprimer tout l'amour qu'il avait gardé en son cœur pendant des années.

I must confess, / Je dois avouer,

Must express, / Je dois exprimer,

What I think you know, / Ce que je pense que tu sais,

But I so damn scared, / Mais j'ai sacrément peur,

Unprepared, / Je n'étais pas préparé,

To declare what's in my heart / À déclarer ce qu'il y à dans mon cœur

To declare what's in my heart. / À déclarer ce qu'il y à dans mon cœur.

Bien sûr, Sherlock n'avait pas été prêt de suite à dire ce qu'il avait sur le cœur. Les sentiments n'étaient pas tellement son rayon, et, même si il lui avait fallu plus de six ans pour enfin, enfin exprimer ce qu'il ressentait, John en restait reconnaissant. Car le brun n'aimait pas ça. Il n'aimait pas exprimer ce qui était évident. Les gestes et les regards étaient là pour dire tout ce que la parole ne faisait pas. Alors quel était l'intérêt d'exprimer tout cela ? Aucun. Et pourtant, voilà qu'ils en étaient là, à se dire ce qu'ils ne s'étaient jamais dit. Le cœur de John se serra dans sa poitrine, une larme menaça de dévaler le long de sa joue bronzée. C'était inattendu, mais d'autant plus magnifique.

Never knew I had a heart / Je ne savais pas que j'avais un cœur

Till it beat for you / Jusqu'à ce qu'il batte pour toi

( I'd do anything for you ) / ( Je ferai n'importe quoi pour toi )

Never knew I had a heart / Je ne savais pas que j'avais un cœur

Till it beat for you / Jusqu'à ce qu'il batte pour toi

( I'd do anything for you ) / ( Je ferai n'importe quoi pour toi )

Never knew I had a heart / Je ne savais pas que j'avais un cœur

Till it beat for you / Jusqu'à ce qu'il batte pour toi

( I'd do anything for you ) / ( Je ferai n'importe quoi pour toi )

I'd do anything for you. / Je ferai n'importe quoi pour toi.

I'd do anything for you / Je ferai n'importe quoi pour toi

I'd do anything for you / Je ferai n'importe quoi pour toi

I'd do anything for you / Je ferai n'importe quoi pour toi

I'd do anything for you. / Je ferai n'importe quoi pour toi.

Bien sur, avoir un cœur était une option, pour Sherlock. Un malheureux désavantage. Cela forçait à s'inquiéter, à avoir peur pour l'autre, à sans cesse penser à une autre personne, et le travail en pâtissait. Pourtant, il avait découvert peu à peu, au fil des années, que cela le rendait aussi plus fort. Que cette présence au-dessus de lui, comme une épée de Damoclès, le rassurait et le calmait. Il s'ennuyait de moins en moins, n'était presque plus tenté par les affres sombres de la drogue. Maintenant, il avait quelqu'un sur qui compter, à qui parler – oh le crâne était triste d'être remplacé –, il avait quelqu'un qui, le soir, l'attendait à la maison, et le soignait quand le besoin s'en présentait. Oui, décidément, cette vie était bien mieux que l'ancienne, John Watson était devenu une part entière de la vie de Sherlock Holmes. Ces deux là étaient indissociables, comme une seule et même personne, deux parties d'une âme sœur enfin réunies. Et l'un comme l'autre, ils étaient arrivés au point où il feraient absolument tout au monde pour l'autre, comme tuer quelqu'un de sang froid, ou sauter du haut d'un toit. Tant que cela sauvait la vie de l'autre, alors tout était acceptable.

Shadows in your eyes say, / Les ombres de tes yeux disent,

I'm already too late, / Que c'est déjà trop tard,

No I have to let you go / Maintenant je dois te laisser partir

Now I have to let you go ! / Maintenant je dois te laisser partir !

Leur univers cessa d'exister un instant. Ils s'enlacèrent, au milieu du salon, collés l'un contre l'autre, sentant le cœur de l'autre batte dans sa propre poitrine, et ils valsèrent. En silence, seulement bercés par la musique, ils se balancèrent au rythme des notes. Tout n'était qu'amour et sentiments en ce moment. Et même si Sherlock n'était pas très à l'aise avec cette situation, avoir John, tout contre lui, si ému, si heureux, suffisait à éloigner de lui cette idée. Finalement, les sentiments n'étaient pas si mauvais. Et aucun des deux ne laisserait jamais partir l'autre.

Never knew I had a heart / Je ne savais pas que j'avais un cœur

Till it beat for you / Jusqu'à ce qu'il batte pour toi

( I'd do anything for you ) / ( Je ferai n'importe quoi pour toi )

Never knew I had a heart / Je ne savais pas que j'avais un cœur

Till it beat for you / Jusqu'à ce qu'il batte pour toi

( I'd do anything for you ) / ( Je ferai n'importe quoi pour toi )

Never knew I had a heart / Je ne savais pas que j'avais un cœur

Till it beat for you / Jusqu'à ce qu'il batte pour toi

( I'd do anything for you ) / ( Je ferai n'importe quoi pour toi )

I'd do anything for you. / Je ferai n'importe quoi pour toi.

Ils furent tous deux sortis de leur torpeur par le gazouillement d'une petite fille. La musique continua en fond, alors qu'ils se dirigeaient tout deux vers la petite. Sherlock la pris dans ses bras, et tous trois étaient collés. Soudainement, Hope ouvrit la bouche, regarda tour à tour ses deux papas, et tenta de dire quelque chose. Dans le premier temps, cela ressembla plus à des gazouillements sans réel but, des petits minauderies d'enfant. Mais ensuite, les lettres se formèrent entre les lèvres petites et roses, et le monde entier sembla se fermer encore plus autour du couple et de l'enfant.

« - Pa... aa... papa... PAPA ! »

Never knew I had a heart / Je ne savais pas que j'avais un cœur

Till it beat for you / Jusqu'à ce qu'il batte pour toi

( I'd do anything for you ) / ( Je ferai n'importe quoi pour toi )

Never knew I had a heart / Je ne savais pas que j'avais un cœur

Till it beat for you / Jusqu'à ce qu'il batte pour toi

( I'd do anything for you ) / ( Je ferai n'importe quoi pour toi )

Never knew I had a heart / Je ne savais pas que j'avais un cœur

Till it beat for you / Jusqu'à ce qu'il batte pour toi

( I'd do anything for you ) / ( Je ferai n'importe quoi pour toi )

I'd do anything for you. / Je ferai n'importe quoi pour toi.

Aucun des deux ne pensait réellement aimer avant l'arrivée d'Hope. Pourtant, elle était bien là, prête à faire prendre à leurs vies une toute autre dimension. La musique cessa, et John essuya une larme au coin de son œil, souriant à son amour, caressant les cheveux de sa fille. La vie était juste parfaite, ainsi. Les crimes se faisaient rare, John s'inquiétait donc beaucoup moins pour Sherlock, et ce dernier prenait quelques repas en compagnie de son médecin adoré pour lui faire plaisir, et tendait à avoir une vie un peu plus saine. Bref, tout devenait de mieux en mieux, et aucun des deux ne regrettait leur décision d'avoir eu Hope. Un cadre photo traînait sur la cheminée, les montrant tous les trois, Sherlock souriant même.

« - Je t'aime Sherlock.

- Je t'aime aussi, John. »

Oui, décidément, l'avenir s'annonçait ensoleillé.

FIN.