De nouveau, violence, sang et autres sont de la partie. C'est pour cela que la fiction est classée M.
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Sur l'île des hommes poissons : qu'est-ce qu'un sentiment ? Part 4
Le sang coulait, s'écoulait, glissait de ma peau et ne faisait plus qu'un avec l'eau. Malgré tous mes efforts, j'en avais encore sous les ongles. Peu importe, j'avais l'habitude d'avoir du sang sur les mains. J'avais abandonné ma victime il y a quelques minutes maintenant, il devait être mort à l'heure actuel, vidé de son sang. Je me devais de partir, l'amas de chair qui était autrefois un homme poisson m'avait prévenu qu'on viendrait le chercher, il serait préférable quand je ne sois plus là quand les renforts arriveront.
Tranquillement, je me relevais et marchais en direction de Tansui Kingdom. Je n'avais aucune idée de la distance que j'avais à courir mais je m'en moquais. J'avais tout le temps que je voulais devant moi. De plus, j'attaquerai de nuit et le soleil ne se coucherait pas avant quatre heures au minimum selon mes estimations, cela me laissera largement le temps de faire quelques repérages à la faveur d'une semi pénombre et peut-être même de dormir un peu. Après tout, les hommes poissons aussi devaient dormir. Sans doute. Peut-être. Peut-être pas. J'en savais strictement rien en fait. Mais je partais du postulat qu'ils dormiraient probablement, comme beaucoup de créatures sur cette terre, la nuit.
En étudiant un peu le bâtiment une fois sur place, je pourrais établir par quelle voie j'allais entrer dans le domaine. Puis je tuerai au fur et à mesure ces pirates les uns après les autres dans leur lit – toujours en partant du principe qu'ils en avaient. Si ce n'était pas le cas ou pire, s'ils dormaient dans des réfectoires, j'allais devoir ajuster un peu ma méthode. Une fois de plus, peu m'importait, la Marine voulait me tester, bien, j'allais par la même occasion tester mes propres limites ainsi que celle d'Angry.
Je marchais toujours en milieu boisé et cela semblait ne pas se finir. C'était arrangeant en même temps. Marcher seul dans une plaine m'aurait fait repérer à coup sûr. J'entendis du bruit au loin et je sus que j'allais pas tarder à arriver. Des rires, des cris, des intonations à voix hautes, le brouhaha d'une assemblée en somme. Je ralentis prudemment et observai le ciel. Il prenait une teinte orangée en hauteur et sombrait dans le violet à l'horizon. Une fois de plus, je tirais sur ma capuche et soupirais. Bien évidemment, elle était toujours trop courte pour se rabattre. Les tics sont une des multiples choses de l'humanité que je ne comprenais pas, bien que je semblais les avoir acquis.
Il ne faisait pas encore sombre pour que je puisse faire des repérages sans risquer de me faire voir. Je montais donc dans l'arbre le plus proche et le plus grand afin de me trouver un endroit où dormir mais aussi avoir un point d'observation en hauteur.
Le bâtiment principal était véritablement très laid. Il gâchait l'ensemble de la structure qui était plutôt bien fait sur le plan architectural. Hormis cette tour géante en forme d'ananas, Tansui Kingdom était composé seulement de deux bâtiments supplémentaires, qui encadraient de part et d'autre l'ananas, et d'une immense cours intérieur en sable et plantes exotiques avec des statues rocambolesques que je ne pouvais voir précisément d'où j'étais. Le tout étant bien entendu entouré d'un mur de deux mètres. A priori, les pirates dormaient tous dans la tour ananas. J'estimais qu'il n'y avait pas assez de place dans les autres bâtiments qui devaient tenir lieu d'entrepôts. Cela me poserait problème. Généralement dans une tour, il y a seulement une entrée … et beaucoup d'escaliers. Je n'avais pas de quoi escalader le bâtiment et je n'irais pas loin seulement avec mes propres moyens. Deux étages tout au plus si j'avais de bonnes prises.
Pas soucieux ou embêté pour autant, je redescendis de quelques mètres et me trouva une branche épaisse où dormir, une petite sieste fera passer le temps. A peine les yeux fermés, je me sentis sombrer .
Je me réveillai une poignée d'heures plus tard à cause de la douleur qui semblait éclore partout dans mon corps. Paralysé par la douleur, j'attendais quelques minutes que cette dernière parte puis doucement, je me relevais petit à petit et m'époussetant. J'oubliais souvent qu'il fallait s'attacher pour dormir dans un arbre, j'avais donc l'habitude de tomber pendant mon sommeil. C'était à chaque fois tout aussi douloureux. Méticuleusement, je fis rouler mes articulations, tournais la tête, secouais mes jambes. Pas de dégâts.
Avec un peu de retard, je constatais qu'il faisait nuit et que la lune était obstruée par les nuages. Parfait. Je parcourus la maigre distance qui me séparait de Tansui Kingdom d'une marche rapide, regardant régulièrement autour de moi si personne ne surgissait. Une fois face au mur, je me rendis compte qu'il était plus grand que je ne l'avais soupçonné. L'un des désavantages d'avoir un corps bloqué dans l'adolescence était sans conteste ma petite taille. Même en sautant et avec les bras levés, impossible d'atteindre le rebord du mur et cela d'au moins trente bons centimètres. Je fis le tour au petit trot, espérant une branche, un roc, quelque chose qui me permettrait de dépasser cet obstacle mais rien. Patiemment, je retournais donc devant la porte d'entrée que j'avais dépassé quelques minutes plus tôt. Elle était en bois, bien trop solide pour moi, et de toute façon la détruire ferait un boucan de tous les diables. En l'observant, je remarquais des finitions qui donnaient un rebord horizontal de cinq centimètres maximum au milieu de la porte. De quoi mette le bout des pieds avec un peu d'habileté. Souplement et le plus silencieusement possible, je pris appui sur ce petit rebord, les doigts crispés sur le rebord vertical du second battant de porte afin de ne pas tomber. J'étais dans une position abracadabrantesque avec le bas de mon corps sur le battant de porte gauche et le haut sur celui de droite. Au fur et à mesure, je réussis à me remettre droit et saisit le haut de la porte.
Doucement, je me hissais juste de quoi jeter un coup d'oeil. Personne. Pas de ronde, pas de garde. Etaient-ils inconscients ou juste trop sûrs de leur puissance et du marché passé avec mes supérieurs ? A peine eus-je mis un pied dans le jardin que je me déplaçais à couvert derrière un drôle de buisson de toutes les couleurs. Qu'il y ait eut des gardes ou non m'importait peu, devoir les chercher dans la tour ananas ne faisait que retarder leur mort. Constatant l'inutilité de me cacher plus longtemps, je me redressais, mis mes mains dans mes poches et fit le tour de l'ananas très laid. Comme je l'avais supposé, il n'y avait qu'une entrée malgré une circonférence importante du bâtiment. Malheureusement, l'architecte n'avait pas représenté les interstices de l'ananas physiquement mais par couleur, ce qui faisait que je n'avais aucune prise pour escalader. J'allais donc une fois de plus rentrer par la porte principale. Quels soldats pouvaient se vanter d'avoir déjà pénétrer par la porte d'entrée d'un repaire d'hommes poissons pirates … Je demanderai à Fury en rentrant.
Machinalement, je saisis la poignet et la tournais. Fermé. Tout de même un minimum de défiance. Une fois de plus, je ne pouvais pas juste défoncer la porte au risque de me faire repérer immédiatement. Si j'avais Angry, si j'avais le poing de la fureur, ce serait si facile de broyer la serrure. Seul, devant cette porte, la main gauche sur le bracelet symbolisant Angry, je fermais les yeux et essayais de me concentrer pour l'appeler. En vain. Je savais que je devais me mettre en colère pour l'invoquer mais j'essayais toujours avant de l'amener par ma seule volonté.
De nouveau, je me concentrais mais pour cette fois-ci me plonger dans la colère, la rage, la fureur ou au moins m'énerver un petit peu pour ne serait-ce que le faire apparaître. Que m'avait-on conseillé déjà ? De penser à des choses révoltantes. Mais … qu'est-ce qui est révoltant ? Je n'avais rien vu de tel depuis mon arrivée sur Konomi. Goa … serait-ce humainement considéré comme révoltant ? Non. C'était le résultat d'une succession de faits : des pirates ont attaqué, les habitants n'ont pas su se défendre, il y a donc eu mis à sac et victimes. Enchainement de faits d'une logique implacable qui n'ont rien avoir avec un quelconque sentiment d'injustice ou de révoltes. Mon comportement avec l'homme poisson ? Non plus. C'était un ennemi, il ne mérite donc rien de ma part.
J'essayais, repensant à la fois où j'avais éviscéré le voleur de Syrup grâce à Angry mais je ne me rappelais pas de ce qu'était ressentir la colère. C'est bien pour cela que j'avais tant de mal à l'invoquer en combat. J'allais chercher un autre moyen d'entrer quand la porte s'ouvrit subitement. Si je ne m'étais pas décalé pendant ma recherche de colère, je me la serais prise violemment dans le nez. Je restais quelques instants derrière la porte, laissant l'individu sortir un peu plus dehors dans ce qu'il croyait être son jardin à l'abri. Silencieusement, je rabattis légèrement la porte, cachant le futur assassinat de cet homme.
– Putain, il fait chier Gyaro. Il peut pas rentrer comme tout le monde à l'heure au lieu de traîner au delà du couvre feu. C'est encore moi qui doit aller le chercher sous prétexte que je suis son frère.
Rapide, je saisis le menton et l'arrière du crâne de ma victime et effectuais une torsion violente à 360° degrés. Il n'eut pas le temps de réaliser ce qui lui arrivait qu'il tombait déjà à terre, mou et sans vie. Cette famille devait avoir été maudite dans une autre vie.
Après l'avoir déplacé de quelques mètres, je rentrais par la porte qu'il m'avait involontairement ouverte. Je fus ébloui quelques secondes par la lumière du hall. C'étaient des secondes où j'étais vulnérable de par mon aveuglement mais personne ne m'attaqua. Lorsque ma vision revint à la normale, j'observais attentivement la pièce. Elle était spacieuse, carré, avec un escalier en colimaçon sur le côté ouest de la pièce, une porte sur ma droite et une en face de moi. Pas de décorations, pas de plans, pas de victimes gémissantes ou autres spectacles qui pouvaient indiquer un territoire pirate. La disposition des lieux mémorisées, j'éteignis de nouveau la lumière. Aucun faisceau lumineux ne filtrait sous les deux portes. Bien, elles étaient soit vides, soit occupées par des personnes endormies. J'hésitais. Devais-je entrer dans ses pièces et y tuer les éventuels occupants ou monter au plus haut pour trouver le fameux Tansui ?
Tuer ceux du rez de chaussé sera au moins déjà cela de fait si je n'arrivais pas à atteindre discrètement le leader mais d'un autre côté, tuer au fur et à mesure les infortunés sur ma route contenait le risque que je n'arrive pas à les tuer tous du premier coup et qu'un d'entre eux sonne l'alerte. Les deux stratégies étaient risquées. Toutefois je décidais de commencer le massacre dès maintenant. Au moins, j'étais sûr d'avoir accompli une partie de ma mission si les choses dégénéraient avant que je ne tue leur capitaine. Fonçant droit sur la porte en face de moi, je tâtonnais seulement une fois avant de trouver la poignée. Lentement et avec délicatesse, je tournais la poignée faisant le moins de bruit possible. Un bruit quasi imperceptible me fit comprendre que la porte n'était pas verrouillée. A peine dans la pièce, je compris que ce n'était pas une chambre. Cela sentait l'animal, la vache plus précisément. Bref, j'étais dans un placard où pendait des vêtements en cuir.
Avec la même prudence, je refermais derrière moi et ouvris la porte à l'opposée des escaliers. Cette fois-ci, je ne sentais rien mais j'entendais le bruit d'une respiration régulière. L'absence de volet ou de rideaux faisait de la chambre une semi obscurité où je voyait un monde gris. Et dans ce monde, il y avait un lit où dormait un homme poisson. Il était bien différent des deux que j'avais tué. Leur race ne ressemblait-elle donc à rien ? Il semblait n'y avoir aucune similitude entre eux hormis dans la partie humaine.
Les doigts raidis, je fondis sur le cou à découvert de ma victime endormie et les enfonça de part et d'autre de la trachée, resserrant ma prise pour étrangler et ne permettre aucun son de sortir de cette gorge que je meurtrissais. Si j'avais eu Angry, j'aurais pu la lui arracher et en finir rapidement. Le pirate se réveilla et j'enfonçais qu'avec plus d'ardeur mes doigts derrière larynx et trachée dans son cou mou comme celui des humains. Par surprise ou manque d'oxygène, le mourant ne pensa pas à utiliser son avantage physique qu'était l'ensemble de son corps. Il ne mit que ses mains autour des miennes pour me faire desserrer. En pure perte. Je sentais les pulsations s'agiter sous ma paume pour finalement cesser. Ainsi donc, il dormait seul. J'avais donc une quarantaine de chambre à visiter ce soir.
Je sortis avec moins de précaution et plus d'empressement de la pièce cette fois-ci et commençait à gravir l'escalier en colimaçon quand je heurtais un corps dur et immense. Le choc fut tel que je rebondis et me retrouva propulser à bas des quelques marches que j'avais franchies. Je n'eus que le temps de voir une bouche qui semblait à l'envers, des bras disproportionnés marrons, que déjà je me prenais une droite vigoureuse sur la joue gauche. Rien à voir avec celui que j'avais capturé précédemment. Celui-ci frappait dur et fort. Sonné, je reculais maladroitement essayant tant bien que mal de retrouver une vision claire dans cette pièce noire. De nouveau, je fus ébloui. Je n'aurais jamais dû éteindre cette satanée lumière.
Le souffle coupé par un nouveau coup, je m'affaissais en me tenant le ventre. Il était rapide, je recommençais tout juste à y voir normalement et n'arrivais pas à m'éloigner suffisamment pour me mettre en garde ou riposter. De nouveau, il me frappa d'un revers au visage. Je sentis ma lèvre inférieure éclater et du sang se répandait dans ma bouche. Le coup m'avait propulsé au moins deux mètres en arrière. Difficilement, je me remis sur pied et en garde, enfin plus ou moins prêt à me battre.
– Un intrus hein … il ricana dédaigneusement, tu es si faible, petit enfant, que je n'ai même pas besoin de sonner l'alerte.
Mon adversaire semblait pratiquer un genre de karaté étrange que je ne connaissais pas. De toute façon, je ne connaissais pas le karaté classique, songeais-je, tout à fait hors à propos dans ma situation. Du plat de la main, il essaya de nouveau de me frapper le torse mais je me coulais sur le côté et attrapa son bras d'une main, son avant bras de l'autre et soumis son coude à un angle non habituel. Du moins ce fut mon ambition mais son bras ne bougea pas d'un pouce. Rapidement, voyant un coup de pied circulaire arriver, je roulais sur lui, remontant jusqu'à son épaule pour asséner un coup du tranchant de ma main sur sa glotte.
Mon coup fut arrêté net et il me fit passer à bras le corps par dessus de lui, me plaquant violemment avec sa force surhumaine au sol. L'air fut chassé de mes poumons par le choc et je me retrouvais momentanément incapable de respirer avec une douleur éclatant dans mes côtes. Nul doute que je devais en avoir une si ce n'était deux de cassées. Son poing, fulgurant, s'abattit sur mon ventre. Tout mon corps s'arcbouta et je crachais bien involontairement du sang. Ma tête tournait et je sentais le sang me battre les tempes.
Il était temps de me battre sérieusement. J'essayais de nouveau de me mettre en colère mais rien ne venait. J'avais toujours ce vide en moi, dans mon cœur, dans mon être, seule ma tête était remplie par un mot : esquive. Un coup de plus et je perdais connaissance. Je sentais que j'approchais de la limite. Absorbé par ma recherche de la colère, je ne réussis pas à esquiver assez vite et l'homme poisson me saisit durement le poignet droit, refermant sa prise pour me le briser. Aussitôt je sentis un picotement et une chaleur familière. Cela grondait en moi, cela chassait toutes pensées tactiques que je pouvais avoir. La colère montait en moi, tapageuse et puissante. Non pas parce qu'il allait me briser le poignet, mais parce qu'il maltraitait le bracelet d'Angry qui était précisément sur ce poignet.
Grâce à ce sursaut de colère, Angry se matérialisa enfin prêt à me donner ma puissance réelle. Tout du moins quand je serais encore plus en colère. Visiblement, je n'avais pas assez de fureur en moi car ce fut un Angry en phase 1, comme l'appelait les Marines, qui s'était matérialisé. Mon fidèle compagnon, mon dragon violet, n'était à présent pas plus grand que mon poing fermé.
– C'est une blague, pouffa l'homme poisson en se moquant ouvertement de mon compagnon.
De nouveau, je sentis ce seul et unique sentiment que je connaissais m'enivrer et monter en moi, m'habiter littéralement. Je ne supportais pas que l'on se moque d'Angry et lui aussi. Mon dragon était furieux et sa propre colère entrait en moi par des vagues d'énergie. Je le voyais grandir, grossir, devenir un dragon de la taille d'un bras avec des griffes puissantes et une peau épaisse à l'épreuve de tout ce que j'avais connu à ce jour. Puis soudain, il disparut de ma vue. Ma main droite était incroyablement chaude et débordante de vitalité. La fusion entre mon bras droit et Angry venait de se faire.
Ébahi, mon adversaire se reprit tant bien que mal et frappa avec la même technique que précédemment. Cette fois-ci, je ne me dérobais pas et encaissais le coup sur le poing de la fureur. Je ne ressentis rien. C'était à mon tour d'attaquer. Ivre de rage, je raidis mes doigts devenus griffes et frappais d'un coup ascendant partant de l'aine jusqu'au menton. Le résultat fut le même que si j'avais attaqué avec une épée. Les quatre lacérations de mes griffes ouvrirent un chemin de sang dans sa chair. Je pouvais voir par endroit des organes ou des os. Un bras sur son torse, l'homme poisson essaya une contre attaque par un coup de pied crocheté sur ma nuque. Je bloquais aisément et comme à mon habitude, enfonçait mes ongles dans la chair. Mes ongles étant devenus griffes, ils s'enfoncèrent comme du beurre dans sa cheville que je broyais.
– Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa ….
Je lui saisis le cou comme avec l'endormi mais comprenant que j'allais l'achever il termina son cri.
– ttaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaque !
Je lui arrachais sa trachée mais aussi un fragment de sa colonne vertébrale ce qui eut pour résultat sa décapitation. Son corps s'effondra en tenant toujours ses entrailles qui tentaient de se faire la belle.
Un brouhaha sourd s'éleva dans la tour ananas, les hommes poissons s'éveillaient et se précipitaient au cri de leur confrère mort tandis que j'essayais tant bien que mal de conserver toute ma rage et par la même, le poing de la fureur.
J'en aurais besoin avec trente cinq hommes poissons ivres de vengeance face à moi.
